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ENVIRONNEMENT - Page 44

  • BLACK OUT A VANVES ! UN SCENARIO CATASTROPHE INSOUTENABLE POUR LE GRAND PARIS !

    Black out à Vanves comme dans tout le Grand Paris ! C’est le sénario catastrophe sur lequel commencent à travailler les pouvoirs publics francilens. Ils se sont rendus compte que le projet du Grand Paris, avec  son réseau de transports (Grand Paris Express), son développement économique (création de 800 000 d’emplois)  et de logements (70 000 construit par an) avec l’arrivée de 1,4 million de nouveaux franciliens, devrait engendrer une demande nouvelle de puissance estimée à plus de 3.000 mégawatts d'ici 2025. Ajoutons pour l’anedocte, qu’il n’y a pas que le Grand Paris qui peut susciter la grande panne d’électricité du siécle – souvenez-vous du milieu des années 70 – mais aussi un soleil en super activité comme c’est le cas actuellement. Souvenez-vous du film « Blow Up » qui rappelle un tel scénario !  Rassurez-vous les Pouvoirs Publics sont sur le coup. Ils ont inventés le terme très technocratique de « soutenabilité » du Grand Paris (bien sûr) en approvisionnement électricité qui a fait l’objet récemment d’un séminaire  comme ce sera le cas plus tard sur la distribution d’eau potable, l’assainissement, les déchets, les risques industriels ou naturelles.  

     

    Ainsi ces 3.000 MW nécessaire au Grand Paris d’ici 2025/30, représentent une augmentation de 20% de la puissance actuelle et sont l'équivalent de la puissance de trois centrales nucléaire de Chinon ou encore 1500 éoliennes à puissance maximale. Elles sont destinés à faire face à la volonté affichée de développer les activités high tech et donc de l'accroissement de data centers, très gourmands en énergie (1.000 MW des 3.000 prévus),  à alimenter les nouveaux logements et les commerces de proximité (1.150 MW), à faire fonctionner le futur métro automatique Grand Paris Express (350 MW) ou encore les 350 à 400.000 voitures électriques (450 MW) attendues sur les routes.  ERDF et RTE ont d’ores et déjà identifié 8  zones de fort développement en IDF : La Défense et sa périphérie, Paris Nord Est, Paris Rive Gauche, Paris Batignolles, la Plaine Saint-Denis, Marne la Vallée tirée par Euro-Disney, Roissy plaine de France, OIN Seine Amont, OIN Paris-Saclay et vallée des biotechnologies  avec l’OIN Seine Aval (Pays Mantois et Poissy).

     

    Les réseaux de transports et distribution de l’électricité  avec les capacités de transformations doivent donc être étendus ou renforcés dans ces zones. Des études ont été menées, d’autres sont actuellement en cours d’approfondissement sachant que l'électricité est acheminée sur les lignes haute tension jusqu’en IDF où elle  passe par des postes transformateurs dit « postes source » (265 dans le Grand Paris), d'où elle ressort, acheminée cette fois par ERDF pour la desserte d'environ 100.000 habitants par poste source. « L’essentiel des difficultés que pourrait rencontrer le distributeur se situe au niveau de ses postes sources et de leur alimentation HTB. Il faudra donc en construire un certain nombre sachant qu’il faut au minimum de 4 à 6 ans d'anticipation pour le faire. L’appui des collectivités locales et des pouvoirs publics est nécessaire dés que les projets d’aménagement sont arrêtés pour optimiser l’emplacement des terrains des futurs postes sources et ainsi déterminés des « emplacements réservés » dans les documents d’urbanisme » explique t-on à la DRIEE.

     

    Elle précise qu’il faut 5000 m2 en milieu urbain pour un tel poste-source et 5 à 10 ans pour l’implanter entre la décision et son ouverture, et 25 m2 pour un poste de distribution alimentant en moyenne 200 clients (un tous les 10 km). ERDF ne cache pas que l’accélération de la construction de logements et de  bureaux entraînera un doublement des opérations de raccordement,  et la création d’un nouveau réseau de transports en commun entrainera le déplacement d’une grande quantité d’ouvrages existants. Les investissements devraient ainsi passer de 200 à 350 M€ entre 2008 et 2013 pour augmenter les capacités du réseau et le renforcer, raccorder les nouveaux utilisateurs (+150 M€ par an). 

     

    En amont, la sécurité de l’alimentation de l’Ile deFrance  qui produit moins de 10% de l’électricité qu’elle consomme s’appuie sur deux éléments : Le maintien des sites de production à proximité de Paris (Vitry sur seine, Porcheville, Gennevilliers, Vaires sur Marne, Montereau, Champagne sur Oise) car « plus encore que la croissance de la consommation, la disparition de moyens de production en IDF pourrait avoir des conséquences sur la tenue de tension et sur le passage de la pointe hivernale, nécessitant la mise en place de moyens de « consommation » significatifs sur le réseau de transports » indique RTE qui insiste sur leur rôle de renforcement du réseau en terme de robustesse lors des pics de consommation. La nécessité de partager le caractère stratégique de réseau de transport existante avec ses pénétrantes 250kV avec les acteurs de l’aménagement du territoire : « Ce réseau essentiel pour l’alimentation électrique du Grand Paris doit en effet faire face à une pression foncière de plus en plus forte »

  • LE MUR ANBTI BRUIT FERRE DE VANVES RELANCE PAR LA REGION

    Enfin, une éclaircie dans la longue opération de lutte contre les nuisances de la voie ferrée Paris Montparnasse, avec le coup d’accélérateur donné par le conseil Régional Vendredi matin dans sa politique en faveur de la résorption des nuisances sonores provoqués par les voies ferrées et la route.

     

    40 M€ seront investis pour  finaliser les dernières opérations identifiées au programme 2001 pour lutter contre les points noirs ferrioviaires, notamment à Vanves-Malakoff (Transilien) avec 4 autres opérations. Elles font partie du coup d’accélérateur que la Région a donné dans sa lutte contre les nuisances sonores  avec un engagement de 290 M€ sur les 10 prochaines années, soit pour le ferré un effort financier multipié par 4 par rapport à la période 2000/10  jusqu’en 2025, et 25% de plus pour le routier avec la résorption des 10 principaux points noirs. D’ici 2020, la Région lancera de nouvelles études de chantiers expérimentaux et à définir, mais elle demandera à la RATP et à la SNCF de lancer un programme de  recherche sur de futurs matériels roulants plus silencieux.

     

    C’est une bonne nouvelle pour les vanvéens concernées au premier chef qui ne cessaient d’interroger le maire lors des réunions de quartier pour savoir où en était le mur anti bruit,  comme ce fut le cas en Juin dernier : « On a réussit à faire prendre en compte ce dossier. Mais on se heurte à RFF qui fait traîner le dossier à cause d’une technostructure qui considére que notre affaire n’est pas importante. Nous avons financé les études qui permettent de déterminer s’il faut mettre là le mur anti bruit et dans un autre endroit, des doubles-vitrages. Mais encore faut il maintenant que les agents de RFF rendent visite aux riverains sur le terrain pour le déterminer » avait répondu Bernard Gauducheau.

     

    Il faut rappeler que le projet consiste, entre la gare de Vanves et le Clos Montholon à réaliser un mur anti bruit de 700 m de long accompagné d’isolation de façades et de fenêtres. Des mesures et les études acoustiques avaient définis un secteur entre la gare de Vanves/Malakoff et le Pont du Clos Montholon sur la ligne Paris-Montparnasse, où le bruit s’étend dans un rayon de 300 m de part et d’autre de la voie ferrée. 27 bâtiments avaient été déterminés à Vanves, 5 à Malakoff, mais plus d’une centaine étaient plus ou moins impactés.

     

    Le traitement choisi devrait être des écrans acoustiques étalé sur 730 m à Vanves de prés de 2 m de haut, couplés pour certains immeubles (plus haut que l’écran acoustique)  par des isolations de façades. A l’époque de son lancement le coût de cette opération se montait à 600 000 € si l’isolation des façades était retenu ou 3,5 M€ si les écrans acoustiques étaient choisis en sachant que le financement est assuré à 50% par RFF, et 50% pour les collectivités locales (25% pour la Région, et 25% à se répartir entre le départements et les deux communes de Vanves et Malakoff).  

    Malakoff avait accepté d’y participer même si l’impact du bruit est moins important de son côté. Mais dés le lancement de la phase de l’étude, RFF considérait que Vanves n’était pas un des secteurs les plus prioritaires. Mais voilà, le chantier ne pouvait commencer qu’après la réalisation d’une série d’enquêtes individuelles auprès des riverains qui devaient être consultés sur le choix d’une isolation phonique individuelle (fenêtre et./ou façade) ou collective (mur anti bruit).

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : Une politique ambitieuse pour la conversion écologique

    Le Conseil Régional où a siégé Bernard Gauducheau Jeudi et Vendredi dernier a adopté  un Plan Régional pour le Climat (PRC) qui est articulé autour de trois axes (avec une série de 24 actions thématisées) : L’exemplarité des politiques publiques régionales à travers la gestion du patrimoine,  les financements et la commande publique ; la réduction les émissions de gaz à effet de serre ; l’adaptation du territoire aux effets du changement climatique. Il offre ainsi à la fois une vision stratégique et un plan d’actions opérationnel de courts et longs termes.

     

    « Aujourd’hui, nous passons un cap. Avec ce Plan, l’ensemble des actions menées ou aidées par la Région ne pourra plus se faire sans prendre en compte l’urgence écologique et sociale que nous impose la situation actuelle. Ce Plan est un programme concret qui va considérablement transformer le visage de l’Ile de France dans les 20 prochaines années » a indiqué Jean Paul Huchon, son président La Région intègrera dorénavant la règle « d’éco-compatibilité » dans l’ensemble de ses politiques publiques, mettra en place un plan de déplacement de l’administration,  créera un réseau francilien des achats publics durables. Mais ce plan concernera aussi le fret ferroviaire et le transport par voie d’eau des marchandises, la lutte contre la précarité énergétique, accompagner les TPE/PME dans le domaine de l’énergie du Climat… grâce notamment à un nouvel outil régional innovant : Une SEM Île-de-France Energies Nouvelles. Mais ce n’est pas tout, car la Région s’engage aussi contribuer à limiter les impacts de notre activité sur le changement climatique en luttant contre les îlots de chaleur, en assurant une meilleure gestion de l’eau

     

    « Les écologistes considèrent que l’enjeu est avant tout de transformer sur le long terme l’ensemble des politiques régionales et d’anticiper les grands bouleversements climatiques de demain afin d’engager la conversion écologique du territoire » a expliqué Héléne Gassin, vice présidente EELV (Environnement). « Le Plan Régional pour le Climat met en œuvre des mesures transversales à travers de puissants leviers dans l’ensemble de ses politiques : transports, santé, biodiversité, eau, agriculture, bâtiments, etc. Par ailleurs, outre son rôle de mobilisation du territoire francilien, la Région entend être un acteur politique incontournable à travers les processus nationaux et internationaux dans la lutte contre les changements climatiques. Il voit loin et haut : il représente l’engagement d’actions cohérentes sur l’ensemble du territoire, avec tout le monde, dès aujourd’hui et pour plusieurs décennies. N’y cherchez pas de remède miracle : le Plan Climat annonce l’engagement d’un traitement de fond ! Réduire nos émissions de plus de 75% en une génération, c’est immense défi qui mérite vision et constance bien plus que des petites annonces trop vite périmées » explique Hélène Gassin.

     

    « C’est en effet un véritable rôle de chef de file que la majorité de gauche impulse aujourd’hui, pour réaliser la transition du modèle énergétique de l’Île-de-France. Car la lutte contre le réchauffement climatique appelle des actions concrètes » a réagit Guillaume Balas, président du Groupe PS  qui n’a pas manqué de constater que « le quinquennat Sarkozy peine à mettre en œuvre les objectifs du Grenelle II de l’environnement : seuls 10% des décrets d’application sont parus à ce jour ». Pour que l’ÎDF enclenche une dynamique d’entraînement et d’accompagnement des communes, associations et entreprises, les élus socialistes ont voulu que la Région montre la voie en engageant la rénovation thermique de son patrimoine immobilier, et en s’attaquant aux prioritairement aux lycées et bases de loisirs les plus énergivores. Ils ont  ouvert les actions de lutte contre la précarité énergétique en direction des ménages économiquement les plus fragiles. « Force est de rappeler que le nombre de coupures de gaz pour cause de défaut de paiement est passé de 10 000 à 300 000 en 3 ans et que les tarifs de l’électricité ont augmenté de 10 % en un an ».