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ENVIRONNEMENT - Page 45

  • VANVES ET SA REGION FACE A LA SECHERESSE QUI N’EMPECHE RIEN !

    Après les radars, le grand sujet de ce week-end prolongé sera la sécheresse, ce qui parait quand même bien plus sérieux que ces dénonciations d’aprésx DSK et  débats politico-graveleux sur les politiques coureurs de jupons et autres qui prend une tournure déplorable…et font oublier l’essentiel : le syndrôme chinois au Japon avec Fukushima, les conséquences de l’effet de serre dans le monde et en France avec notamment la sécheresse en Ile de France et le nord de l’hexagone. Les vanvéens sont concernés comme les franciliens au premier chef. N’avez-vous pas remarqué que c’est la première fois qu’un tournoi de Roland Garros n’a pas été perturbé par la pluie…Depuis des années, puisque c’est aussi l’événement de ce long week-end avec les finales dames et messieurs, où des vanvéens seront sûremment présents…parmi les « petites mains » comme aiment à le répéter certains membres de la section Tennis du Stade de Vanves ou les spectateurs …très chanceux.  

     

    En Ile de France, c’est le printemps le plus sec…depuis le début des relevés météo parait il. La sécheresse s’est installée dès le mois de mars en touchant surtout l’ouest et le nord de la France.  En avril, le déficit pluviométrique a atteint 70% sur les trois quarts du pays et les températures élevées ont aggravés la sécheresse. Mai est le troisième mois qui a présenté un déficit pluviométrique important sur de nombreuses régions, dont l’Ile de France qui a été épargnée par les orages, avec seulement 1 mm recueilli à Paris depuis le 1er mai pour une moyenne de 65 mm. Pas plus de 1 mm aussi à Creil (60), 2mm à Beauvais, 3 mm à Trappes (78), 4 mm à Saint-Quentin. « Pour le moment la situation n’est pas aussi critique qu’en 1976 car l’automne et le début de l’hiver ont été plus arrosés. En revanche, la sécheresse de surface est plus importante qu’en 1976 en raison des fortes températures que nous subissons depuis début avril. L’impact est donc très important dans le domaine de l’agriculture avec un manque de fourrage pour les éleveurs et des rendements qui s’annoncent médiocres pour les céréaliers » expliquent les spécialistes.

     

    Evidemment, beaucoup de vanvéens comme d’autres, essaient de savoir si cette sécheresse est vraiment exceptionnelle et si elle est comparable à la dernière grande sécheresse de 1976. Selon les données de la station de Paris-Monstouris et sa série de données pluviométriques, les grandes sécheresses du siècle dernier  remontent à  1921 qui est l’année la plus sèche jamais observée à Paris. « Il ne tombe que 267 millimètres entre janvier et décembre alors que la normale est de 640 millimètres. Entre le 22 mai et le 11 juillet, il ne pleut que 2 millimètres ! A noter que c'est une année chaude et particulièrement ensoleillée avec 2314 heures de soleil pour une moyenne de 1650 heures » indiquent elles. Puis en  1929 entre janvier  et septembre avec seulement 194 mm pour une moyenne de 480 mm ; entre Janvier et Juin  1938 où il ne tombe que 70 millimètres pour une moyenne de 265 mm soit un déficit de l'ordre de 75% ; durant le printemps et l’été 1949 qui ont été très chaud et sec et où il n’a plut que 159 mm entre février et août contre 371 mm en moyenne ; entre Avril et Octobre 1959 : avec des records d'ensoleillement entre juillet et septembre. Enfin en 1976, avec cette longue période de sécheresse qui débute dès décembre 1975 et qui se poursuit jusqu'au mois d'août. « On recueille 216 mm entre janvier et août à Paris pour une moyenne de 425 mm. Les températures particulièrement élevées enregistrées en juin et juillet qui s'ajoutent à la sécheresse entraînent de très faibles récoltes de céréales ». Un impôt sécheresse est même voté pour aider le monde agricole par le gouvernement Chirac bien sûr.

     

    35 ans plus tard, les spécialistes ont observé un déficit pluviométrique important depuis février avec 57 mm enregistré entre le 1er février et le 15 mai à Paris alors que la moyenne est de 175 mm. « Le déficit pluviométrique est donc très important et comparable aux dernières grandes sécheresses sur cette période de 2 mois et demi. Toutefois, le bilan ne pourra être établi que dans quelques mois pour savoir si elle sera durable ou non et de même ampleur qu'en 1976. Au niveau des nappes phréatiques, la situation est moins grave qu'en 1976 car l'automne et le début d'hiver ont été plus arrosés. En revanche, en ce qui concerne la sécheresse agricole qui concerne la partie superficielle des sols, la situation est plus grave qu'en 1976 à cette époque de l'année car avril 2011 a été beaucoup plus chaud qu'en 1976. Les conséquences pour les agriculteurs sont d'ores et déjà importantes avec un manque de fourrage et des rendements en céréales qui s'annoncent médiocres ».

     

    Les services préfectoraux franciliens se mobilisent et se préparent aux effets d’une sécheresse exceptionnelle. « La région Ile de France  subit, comme toute une partie du territoire national, une situation exceptionnellement précoce de diminution des niveaux des eaux superficielles et souterraines.  Le maintien à des niveaux très bas de la majorité des nappes dans le bassin parisien après un hiver moins pluvieux que la normale entraîne une forte sensibilité des cours d’eau à la sécheresse sur l’ensemble de la Région » indiquent ils dans un communiqué faisant état « des niveaux d’étiage des petits cours d’eau qui présentent une évolution à la baisse particulièrement rapide et brusque : le débit du Lunain, cours d’eau du département de Seine-et-Marne, est passé en-dessous du seuil d’alerte. Le débit de la Vanne, cours d’eau du département de l’Yonne, est passé en-dessous du seuil de crise.  Ces deux cours d’eau participent à l’alimentation en eau potable de Paris. Le débit de la Marne est passé en-dessous du seuil de vigilance. Celui de la Seine en est très proche,  ce qui a conduit au déclenchement exceptionnellement précoce du dispositif de soutien d’étiage des Grands Lacs de Seine ». Et d’appeler, devant la sensibilité de la situation à « une utilisation de l’eau de manière raisonnée et économe.  Que l’on soit particulier, entreprise, service public ou collectivité, toute consommation d’eau a une incidence sur la ressource, en quantité ou en qualité ». Ainsi les franciliens sont prévenus.

     

    Le Préfet de Région Daniel Canépa a donné instruction aux Préfets de département d’appliquer le dispositif de gestion d’eau, et de réunir dès juin le comité de suivi de la sécheresse pour le bassin Seine Normandie pour prendre  toutes les dispositions nécessaires pour pallier le déficit d’eau : examen de chaque situation départementale, mise en place d’éventuelles mesures de régulation, modalités de soutien de l’étiage par la régulation des grands lacs de Seine. Du coup, le préfet des Hauts de Seine, Pierre-André Pleynel a pris un arrêté préfectoral lundi soir prenant  acte du  franchissement du seuil de vigilance et instaurant « des mesures provisoires de sensibilisation des usages de l’eau ». Il rappelle « l’importance d’utiliser l’eau de manière raisonnée et économe, que l’on soit particulier, entreprise, service public ou collectivité » et appelle à réduire les consommations « qui ne sont pas indispensables ». L’arrêté, mis en ligne sur le site Internet du site administratif départemental et sur sa page Facebook, a également été transmis à toutes les communes du département.

  • DEVELOPPEMENT DURABLE A VANVES : VŒUX PIEUX OU ACTIONS CHIFFREES ?

    A l’occasion de la réponse de Bertrand Voisine, maire adjoint chargé notamment du Dévevelopement Durable, à Claire Papy, conseillère municipale EELV, sur l’agenda 21 de GPSO, la ville a apporté quelques éléments intéressants sur sa traduction dans le territoire vanvéen. Un fonctionnaire de la Communauté d’Agglomération avait présenté cet agenda 21 au début de ce conseil municipal qui s’était déroulé voilà une semaine. Point n’est besoin de revenir sur cet exposé où il a été précisé que cet agenda 21 comporte 6 axes proritaires et 40 actions qui composent cette stratégie et permettra à chaque commune de décliner ses actions propres. « Nous avons eu la volonté d’avancer vite pour passer à la phase concréte des actions, avec les communes. Un certain nombre d’actions sont prévues à Vanves qui seront précisées à la Rentrée avec la nomination d’un Conseiller Municipal délégué pour conduire cette mission sous la houlette de Bertrand Voisine, maire adjoint » a précisé Bernard Gauducheau, vice président  de GPSO qui a suivi de trés prés  et mené à bien depuis un an l’élaboration de cet agenda 21. Mais il a laissé finalement à son maire adjoint chargé du développement durable la mission de répondre sur la traduction dans les faits de l’action en matière de développement durable de la commune qui a pris différents aspects. Ce qui n’a pas empêché de Pierre Toulouse (EELV) de demander : « Est-ce que les actions ont été chiffrées ou sont elles des vœux pieux ? »- « Elles seront élalées sur 3 ans » s’est contenté de répondre le maire.

     

    Bertrand Voisine a donc  apportée des précisions à Claire Papy (EELV) sur plusieurs points :  

     

    Enquête : « 60 Vanvéens ont répondu à l’enquête  sur l’Agenda 21 de GPSO. Le rapport d’analyse complète de cette enquête est en cours de mise en ligne sur le site Internet de GPSO. Dans cette enquête, les grands domaines perçus comme prioritaires sont les suivants : La protection des ressources naturelles ; le maintien des commerces de proximités ; le renforcement de l’offre de transport en commun ; la préservation et le renforcement de la qualité des équipements et des services publics adaptés aux besoins des habitants ; la maîtrise de la consommation d’espace liée à l’urbanisation ; mieux prendre en compte les personnes fragiles »

     

    Comité Consultatif : « Depuis sa refonte en 2008 (fusion des comités « Environnement » et « Développement durable »), le comité consultatif de Vanves s’est réuni 5 fois (dont 2 fois où l’ordre du jour portait exclusivement sur le PLU).  Les réunions ont eu lieu de 18/12/2008 (mise en place et présentation du Comité), les 23 mars et 15 décembre 2009 et les 15 juin et 24 novembre 2009 (pour la présentation du PLU). Les thèmes abordés ont été les suivants : débat sur l’avenir du Parc Pic (prise en compte du développement durable dans les aménagements et les manifestations se déroulant dans le parc), participation à la mise en place de l’Agenda 21 (avec GPSO), promotion d’une politique de l’eau (récupération des eaux de pluie), incitation à l’utilisation des transports en commun et promotion des circulations douces,  réflexion sur la place des artisans et des commerces dans le développement durable ».

     

    Informations : « Des actions d’information dans le Vanves Info sont envisageables. Néanmoins, cela reviendrait à présenter nos actions communales, qui se concentrent plutôt sur le volet efficacité énergétique dans les bâtiments communaux. A ce sujet, une information régulière est d’ores et déjà portée à la connaissance des habitants par l’intermédiaire du Vanves Infos et du site internet de la Ville ».

     

    Mairie : « S’agissant des services communaux, différentes actions ont été menées pour impliquer les personnels de la Ville. On y retrouve entre autre  la mise en place du tri sélectif sur l’Hôtel de Ville et le Centre Administratif (présentation des enjeux et des bons gestes), l’envoi de différents autocollants présentant une série d’éco-gestes aux chefs d’établissement scolaires. Un suivi des consommations de papier par le service achats (photocopieurs, écoles, …), une sensibilisation du personnel encadrant dans le cadre de la campagne Display sur l’école élémentaire Larmeroux ».

     

    Chargé de Mission : « Pour ces actions, la Commune a recruté un chargé de mission Energie – Développement Durable rattaché à la direction des services techniques de la ville. Ses missions s’articulent principalement autour de l’efficacité énergétique dans les bâtiments communaux (optimisation et suivi des fluides, mise en place d’un plan pluriannuel d’investissement, recherche de subventions, etc.), mais aussi sur des questions liées au développement durable (lancement de la campagne Display, mise en place du tri sélectif, sensibilisation du personnel et des habitants, etc.) . De fait son action sera dans le rapport d’activité de la commune ».

     

    Actions communales : « Sur l’accompagnement d’INDDIGO, bureau d’études en conseil et ingénierie en développement durable, la Ville doit faire évaluer ses besoins (s’ils existent) en matière d’assistance à la concertation locale et à la construction du volet communal. Une fois le devis établi, une convention doit être signée entre la Ville et GPSO pour permettre à INDDIGO d’intervenir et pour que la Ville rembourse les sommes engagées alors. C’est à nous de voir comment on veut utiliser cette possibilité d’accompagnement en fonction de notre planning pour développer le volet communal de l’Agenda 21. Pour info, le plus gros devis établi à la demande d’une ville dépasse de peu les 10.000 €, le plus petit ne dépassant pas les 2.000 € ».

     

    TCA Awards : « S’agissant des TCA Awards, j’indique pour ceux qui se demande ce que sont les « TCA Awards » : Toward Class A = vers le classement (énergétique) A, qu’il sagit d’un concours européen qui récompense la campagne de communication la plus créative qui permet d’améliorer la performance énergétique des bâtiment. Notre participation à la finale est venue récompenser notre démarche environnementale au travers d’une reconnaissance européenne. Les jurys ont ainsi souligné le fait qu’il s’agissait de notre première participation et que nous étions la ville la moins peuplée des six finalistes ».

  • LORSQUE LES HABITANTS DE VANVES RETROUVENT LE CHEMIN DE LA FORET

    Selon un une enquête IFOP, 95% des franciliens et des vanvéens bien sûr se prononcent pour des forêts ouvertes à un moment où la  reprise des débats sur une éventuelle privatisation des forêts, ainsi que les enjeux liés au développement de la filière bois - notamment en réponse aux objectifs du Grenelle 2 (construction et énergies renouvelables) - engendre des conflits d’usages des forêts!

     

    Ces questions seront au centre des débat  d’un colloque sur « La forêt, lieu d’innovation – Quelle forêt pour demain ? » organisé par l’Agence des Espaces Verts (AEV) de la Région Ile de France qui se tiendra le 27 avril 2011 au Muséum d’Histoire Naturel avec le président de la Région, Jean Paul Huchon, et la ministre Nathalie Kosciusko Morizet. Il est intéressant de donner les résultats de ce sondage de l’IFOP commandité par l’AEV qui  a ainsi sondé les Franciliens sur leur rapport à la forêt à un moment où les vanvéens comme les autres retrouvent le plaisir de s’y promener avec ce très beau temps qui marque le week-end de Pâques.

     

    Cette étude révèle que 88% des franciliens déclarent apprécier aller en forêt,  85% s’y rendent au moins de façon occasionnelle. En termes d’accessibilité, si 85 % des personnes interrogées estiment qu’elles sont accessibles en voiture, seuls 27 % considèrent qu’il est facile de s’y rendre en transport en commun. « Les forêts franciliennes semblent donc souffrir d’un certain nombre d’a priori auprès des individus qui ne fréquentent pas ces espaces verts ». Par contre, elles disposent d’une image plutôt positive auprès des habitants de la région : plus des trois quarts d’entre eux (77%) jugent qu’elles sont bien entretenues et quasiment les deux tiers (64%) qu’elles sont bien aménagées pour les loisirs et le sport.

    En dépit d’une fréquentation majoritairement occasionnelle, les franciliens ne sont pas prêts à renoncer à une accessibilité totale aux forêts de leur Région : 95 % estiment qu’elles doivent être ouvertes aux franciliens. Mais ils se révèlent partagés quant à l’idée de fermer les forêts partiellement au public pour des motifs écologiques (49%) et d’exploitation forestière plus intensive (72%). « Cette étude nous conforte dans le choix que nous faisons au quotidien, à savoir une gestion durable des forêts. Nous devons continuer à allier préservation, usages récréatifs et développement économique. Les Franciliens l’ont clairement exprimé : toute sylviculture intensive au mépris des autres enjeux et activités est à bannir » indique Olivier Thomas, Président de l’AEV