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ENVIRONNEMENT - Page 43

  • A COTE DE VANVES, ISSYGRID : Une préfiguration des quartiers à énergie positive de la ville de demain

    Tous les Médias vont en parler, si ce cela n’a déjà commencé dés hier, pour être relevé dans ce blog consacré à Vanves principalement. Mais le lancement du premier quartier  à énergie positive de la ville de demain ne devrait pas laisser indifférent tant notre maire qui signait récemment sur son blog un article consacré à la télégestion de l’éclairage publique – « De la lanterne bogie à l’électronique » - que son équipe municipale. D’autant plus qu’il se déroule tout à côté à Issy les Moulineaux : « IssyGrid  marque un tournant décisif qui préfigure les quartiers à énergie positive de la ville de demain » constatait André Santini (NC), son député maire  qui a rappelé que  cette opération pilote a reçu le label Grand Paris.

     

    Ainsi le  premier site pilote en France d’optimisation énergétique à l’échelle d’un quartier, IssyGrid, est  à Issy Les Moulineaux après un an de gestation : Développé en 2012 au sein du quartier d’affaire Seine Ouest à Issy les Moulineaux, ce projet sera étendu au quartier résidentiel du Fort d’Issy en 2013. « Nous sommes partis de deux territoires qui ne consomment pas au même moment » expliquent ses initiateurs : Une collectivité locale (Issy Les Moulineaux), dix grands entreprises (Alstom, Bouyges Immobilier etTélécom, EDF, ERDF, ETDE, Microsoft, Schneider, Steria et Total ) et 3 Starts Up. L’objectif est triple : « Consommer mieux – moins et au bon moment – tout en incluant les nouveaux usages de consommation d’énergie, intégrer harmonieusement la production locale d’énergies renouvelables, optimiser la gestion de l’énergie à l’échelle d’un quartier (bureaux-logements-commerces-équipements publics) en l’intégrant harmonieusement au réseau de distribution publique et en ayant recours à des moyens de stockage…notamment de l’énergie, ce qui est totalement nouveau ».

     

    La phase opérationnelle qui a démarré  avec des tests, devrait très rapidement monter en puissance  : Tout d’abord dans le résidentiel avec la mise en place les logements de compteur communicants qui permettront suivre les consommations par type d’usage (chauffage, éclairage, eau chaude sanitaire…),  de prises communicantes pour suivre la consommation des équipements branchés et de les piloter à distance (réfrigérateur, Poste TV, PC informatique…), de capteur de température, de thermostat communicant permettant de régler le chauffage à distance … Les informations seront récoltées via la box internet en temps réel et de manière anonyme, vers le systéme d’information énergétique central (VGIE). Ainsi grâce à des alertes SMS, l’habitant sait  où il faut faire un effort en lui donnant des moyens d’agir.

     

    Ensuite,  les bureaux verront  la mise en place d’une interface logicielle, véritable tableau de bord intelligent permettant d’obtenir une mesure précise des consommations d’énergie ventilées suivants les différents usages (éclairage, informatique et télécommunications, chauffage, ventilation, climatisation….jusqu’à la recharge des véhicules électriques)…. Envoyées et centralisés vers le centre d’information, d’analyse et de service énergétique central (VGIE) qui proposera au fur et à mesure de l’évolution du quartier des options d’améliorations aux particuliers et aux entreprises en lien avec le gestionnaire de réseau. Il est prévu de mettre  en place des moyens de productions d’énergies renouvelables (photovotaïque, géothermie…) et des outils de stockage  de l’énergie particulièrement innovant, des systémes d’éclairage  innovants permettant de faire converger réseau électrique et réseau numérique. Ainsi les candélabres pourront être pilotés individuellement et l’éclairage pourra s’adapter en fonction du trafic routier. Comme quoi, on revient aux préoccupations du maire de Vanves concernat l’éclairage public.

  • LES PRESIDENTIELLES A VANVES ET EN ILE DE FRANCE : LA POLLUTION DE L’AIR SUSCITE LA POLEMIQUE

    Depuis quelques jours les vanvéens comme les franciliens se sont aperçus des pics de pollution atteints en Ile de France grâce notamment aux panneaux d’informations du Périph qui invitent les automobilistes à réduire leur vitesse de 20 km/h, ou aux bulletins d’AirParif sur France 3 Paris Ile de France et  son site Internet.  Le « seuil d'alerte » pour ces particules (dites PM10), émises notamment par les véhicules, certaines industries et la combustion de déchets verts aurait été atteint hier. Depuis début Mars, le seuil d’alerte, niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l'ensemble de la population, a été dépassé trois fois dans le Grand Paris. Selon la Mairie de Paris, le nombre de jours de pollution atmosphérique a dépassé les seuils d’alerte dans le Grand Paris,  2 jours sur 5 depuis le début de l’année. Ainsi sous un très beau soleil se cache la pollution qui suscite la polémique.

     

    « La vague de froid est terminée et la pollution reste inquiétante. L’arrivée des beaux jours semble même aggraver le phénoméne » constatait la Mairie de Paris dans un communiqué. « Face à cette situation, le gouvernement parle mais n’agit pas. L’Etat demande aux collectivités d’engager des études de zones interdites aux véhicules (ZAPA), lance la révision des plans régionaux pour la qualité de l’air et de protection de l’atmosphére…Et le Préfet de police (dans un communiqué) recommande aux automobilistes de veiller à essayer de réduire leur vitesse si c’est possible, et aux enfants et personnes âgées de privilégier les activités calmes et éviter l’activité physique. Le Préfet de police n’a baissé la vitesse limite qu’un seul jour sur les 22 de dépassement des seuils depuis début 2012 » ajoute Bertrand Delanoë (PS) dans son comuniqué, relayé par Eva Joly, candidate EELV aux élections présdentielles :  « Plutôt que d'agir, le gouvernement préfère demander aux personnes fragiles de se protéger. Pire, il prévoit des dérogations aux objectifs de lutte contre la pollution et laisse les organismes en charge de la mesure de la pollution en situation d'asphyxie financière. Si le gouvernement voulait casser le thermomètre pour cacher la pollution, il ne s'y prendrait pas autrement ». 

     

    Ainsi Bertrand Delanoë, maire de Paris dés Vendredi dernier, Eva Joly candidate EELV aux Présidentielles, hier matin lorsqu’elle s’est rendu au parc André Citröen, où le ballon d’AirParif diffuse en temps réel les indices de la qualité de l’air,  ont dénoncé l’inaction du gouvernement devant le drame sanitaire qu’est la pollution de Paris. « Alors que l'Ile-de-France et de nombreuses autres agglomérations traversent un nouvel épisode de pollution de l'air, il est temps de dénoncer l'inaction du gouvernement devant ce drame sanitaire » indiquait l’ex-juge, en proposant, avec le maire de Paris  « une liste de mesures concrétes faciles à mettre en œuvre par l’Etat » : Obliger les poids lourds en transit à contourner le centre de la métropole, imposer une baisse des vitesses de 20 km/h sur les grands axes dès lors que les seuils sont dépassés et même baisser la vitesse limite du boulevard périphérique à 70 km/h. « L’argument de la perte du temps par les automobilistes  -  à peine quelques minutes perdues – est totalement dérisoire au regard de l’enjeu de santé publique » selon la Mairie de Paris.  « Il faut surtout préparer l'avenir en dotant la France d'une Agence de l'air et en supprimant progressivement tous les avantages dont bénéficie le diesel, gros émetteur de particules dangereuses pour la santé. Cela commence par la prise en compte dans le bonus-malus automobile de toutes les émissions polluantes »ajoutait Eva Joly relayé par Denis Baupin, adjoint au Maire EELV de Paris en charge de l’environnement : « Au-delà des actions d'urgence en période de pics, il convient que les pouvoirs publics prennent enfin conscience que la fuite en avant dans la dieselisation du parc (automobile) est un non-sens sanitaire ! ».

  • VANVES, UN TERRITOIRE RICHE EN EAUX GRACE A SES SOURCES ET SES ACQUEDUCS

    La France a accueilli le Forum Mondial de l’Eau qui s’est déroulé cete semaine à Marseille. Deux organismes bien connus des franciliens et des vanvéens  s’y sont distingués : Le Syndicat des Eaux d’Ile de France présidé par André Santini qui a annoncé qu’il s’engage à consacrer à l’horizon 2015 un million d’euro supplémentaire à ses actions de solidarité internationale, soit 2,4 M€ par an grâce à un prélévement de 0,6 centime d’euros pour chaque métre cube d’eau vendu par le SEDIF. Le SIAAP qui s’occupe de l’assainissement dans la Région Capitale a interrogé les franciliens sur les enjeux environnementaux de l’eau et de l’assainissement : 95% considérent qu’il est important d’agir sur la pollution de l’eau, devant la pollution de l’air (94%), l’extinction des espéces animales et végétales (88%), le réchauffement climatique (84%), l’étalement urbain (68%)…

    L’assainissement est au cœur des enjeux car l’absence d’épuration des eaux aurait pour conséquence « des maladies graves chez les individus » (96%),  « des menaces pour les écosystémes la diversité des espéces vivantes » (95%). Ils considérent l’eau comme une ressource limité (82%), déclarent faire attention à la quantité d’eau qu’ils utilisent (91%) et aux recommandfatioons qui leur sont délivrés sur son usage (86%). Enfin, la moitié considére que l’eau est un produit marchand (49%) et l’autre mpoitié un bien commun ded l’humanité (49%).  Ce Forum Mondial de l’Eau est l’occasion de rappeler que Vanves est une ville d’eaux avec un sous-sol riche en sources qui expliquent l’implantation de blanchisseurs à une certaine époque.

     

    Plusieurs cartes anciennes conservées aux Archives de la Ville recensent le nombre de puits creusés et forés, et dressent le plan de l’admirable réseau d’aqueducs souterains qui captaient ses eaux pour alimenter fontaines et lavoirs. En dehors des nappes d’eaux souterraines dans lesquels puisaient ses blanchisseurs, un ruisseau ou rû traversait Vanves prenant sa source aux environs de la Mairie de Clamart, coulait vers le Clos Montholon, traversait une grande propriété devenue le parc F.Pic , le Centre Ancien (rue Gaudray, Place du Maréchal de Lattre de Tassigny dite du Val, le parc du Lycée Michelet (ex-propriété des Condés) qui s’étendait jusqu’à la rue d’Issy, pour se jeter dans la Seine après Corentin Celton…Il fut recouvert d’une voûte à la fin du XVIIIéme siécle.

     

    C’est le plus connu, mais il n’était pas le seul, puisqu’à l’occasion d’un effondrement de la chaussée de la rue JB Potin, en 1995, fut découvert un aqueduc qui conduisait un ruisseau provenat du fort d’Issy. D’ailleurs deux aqueducs ont canalisé cette eau à Vanves : Le premier était dénommé « l’antique aqueduc » construit au XVIIéme siécle pour alimenter la grande fontaine où les habitants venaient puiser l’eau potable et le lavoir public de la rue des Chariots. Son eau partait alors vers les propriétés de la rue Vieille Forge avec sa petite fontaine dénommée «  La Pissoire »  et les dépendances du Lycée Michelet en alimentant la petite fontaine de la place du Val. Le second long de 400 m, dénommé « l’Aqueduc du Lycée Louis Le Grand » ou « Canal du Prince de Condé », partait de la place du Val pour desservir le Château (Pavillon Mansard) et sa piscine découverte au bas du parc, les fontaines du lycée et au bout des d’Issy/Vanves et Minard à Issy les Moulineaux.

     

    Ces aqueducs ont été les prémices d’un réseau de distribution d’eau potable qui a commencé à être mis en place au milieu du XIXéme siécle, la première convention avec la Compagnie des Eaux remontant à 1860 lorsque celle-ci s’engagea à fournir 200 m3 d’eau par jour pour « les besoins du Lycée Impérial ». La seconde fut signée le 22 Juin 1869 lorsque cette Compagnie s’est engagéer pour 50 ans à fournir de l’eau aux vanvéens à raison de 250 à 1000 litres/jour. Vanves est même devenu l’un des points stratéghiques de la distribution de l’eau grâce à la station Lafosse en dessous du carrefour des rues de Châtillon et du Docteur Lafosse. Une chambre souterraine de vannes automatisée a été inaugurée en 1993 qui est une des plus importantes interconnexions des 8700 km de canalisations du SEDIF : 5 canalisations de transit convergent dont deux arrivant de l’usine de Choisy le Roi pour desservir Vanves, Issy les Moulineraux, Malakoff, le sud ouest et le centre des Hauts de Seine. A partir de là, une multitude de canalisations desservent chaque rue et chaque habitation vanvéennes, soit 36,6 km de longueur et plus de 2000 branchements.