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ENVIRONNEMENT - Page 49

  • LES RESULTATS DU BETON DEPOLLUANT A VANVES

    Les vanvéens qui ont assisté Mardi dernier au Comité Consultatif Environnement – Développement Durable, ont eu en primeur les résultats de l’expérience réalisée rue Jean bleuzen.

     

    SATISFAISANT MAIS PAS SUFFISANT

     

    Rappelez-vous, c’était durant l’été 2007, la rue Jean Bleuzen était réaménagée par le Conseil Général qui avait proposé à la ville de Vanves de tenter une expérience  : Utiliser un revêtement de la chaussée en béton de ciment collé (BCMC) qui donne un effet de grand dallage et pavés de béton sur le trottoir, sur deux sites de 250 m, l’un avec du TiO2 (entre Insurrection et Ibis), donc du béton dit dépolluant, l’autre sans (entre Ibis et le Métro) pour faire des comparaisons. Et installer deux stations avec des analyseurs à 1,7 m du sol pour recueillir des données grâce à des mesures régulières (toutes les secondes moyennées sur 5 mm puis 1H). Et cela durant 18 mois à 2 ans, car la pollution peut varier d’un mois à l’autre. L’objectif était de déceler le NO2, dioxyde d’azote composant le plus néfaste pour la santé dont les pics sont observés en hiver.

    Cette rue avait été choisi, tout simplement parce qu’il en fallait une en « U » genre canyon, perpendiculaire aux vents dominants, ensoleillée avec une circulation dense qui sont généralement sujettes à de fortes pollutions que le TiO2 peut amortir. Résultats : « En période de fort pic, comme ce fut le cas fin décembre 2007, durant 6 jours, les concentrations horaires en NO2 sur la zone traitée étaient de l’ordre de 100µ par m3, valeur bien inférieure au seuil critique de 200 µg par m3 atteint sur la zone non traitée. Mais voilà, 13 mois plus tard, durant 2 jours consécutifs de pics sans vent, aucun abattement, à cause de l’encrassement des revêtements » ont expliqué les responsables de la voirie du Conseil Général dont Laurent Gignou, son directeur .

    « Ainsi les pics de pollution majeurs et très rares en NO2, tels que ceux observés fin 2007 par vent nul et gradient de température favorable peuvent être réduit de moitié par ce procédé. Lorsque le revêtement est propre, l’objectif initial de réduction des pics est parfaitement respecté » ont-ils ajouté. « Par contre l’encrassement du revêtement défini comme ce qui peut subsister en dépit d’un nettoyage régulier, induit une perte d’efficacité difficile à appréhender car les pîcs sont rares et imprévisibles. C’est pourquoi nous conseillons de procéder à un nettoyage additionnel sous pression, une fois par an, au début de l’automne de façon à restaurer les propriétés phytocatalytiques du revêtement avant la période hivernale qui, statiquement est la plus critique vis-à-vis de la pollution aux oxydes d’azote » ont-ils expliqué en constatant que « la coloration des pavés semble être un handicap à la performance dépolluante »

    Mais voilà, deux enseignements de cette expérimentation de chaussées en béton dépolluant de Vanves sont à tirer : Tout d’abord, elle participe de la volonté forte des acteurs professionnels d’être en capacité de développer des voiries plus « vertes » tout en gardant « les principes de voiries fiables, sûres et intégrées »… « La démonstration est faîte de l’efficacité de la technique. Les domaines de pertinence sont mieux précisés quant aux typologies de rues, leur rapport à la lumière, au vent et à la température ». Ensuite « cette expérimentation appréhendant la qualité de l’air pour le citadin riverain, le cycliste, le piéton prouve aussi que la caractérisation de la fonction dépolluante des différents systèmes techniques sur échantillon en laboratoire ou in situ ne suffit pas pour garantir un résultat ressenti positivement pour les acteurs de l’espace public urbain dont la démarche « La Voirie Pour Tous » nous rappelle la diversité et les exigences » indique t-il en souhaitant d’autres expérimentations de même nature « de manière à consolider le début de doctrine issu de ce premier chantier de béton dépolluant en France ».  

  • 100 ANS APRES COPENHAGUE, VANVES EN 2109

    Et si on s’amusait à se faire peur alors que le sommet de Copenhague tire à sa fin avec la présence des chefs d’Etat à partir d’aujourd’hui. Vanves et la région Ile de France devraient connaître quelques surprises selon nos spécialistes.  

     

    Si rien n’est fait, à la fin du XXIéme siécle, les températures auront augmentés de 2 à 5° selon le scénario du Hadley Center. Pour Vanves comme pour Paris et ses consoeurs franciliennes, cela signifiera un climat équivalent à celui en vigueur dans le sud de l’Espagne. « Comme l’ont montré les épisodes de canicules, particulièrement en 2003, nos villes ne sont pas adaptées à ces vagues de chaleur » expliquent nos spécialistes. Ces quelques petits degrés de plus transformeraient le climat de notre ville en celui d’une commune andalouse, « telle que celle de Badajoz, prés de Cordue, aujourd’hui caractérisée par des étés brûlants et arides » explique ce scénario. Peut être y aura-t-il une toute autre végétation dans le parc F.Pic : Des palmiers, des cactus etc…avec une mer de sable plutôt que nos chères pelouses. Rappelez-vous la canicule avec ses 15 000 victimes… Dans des périodes aussi extrêmes, nos villes sont encore plus vulnérables : « A l’époque les nuits dans l’agglomération parisienne affichaient 9° C de plus que celles des communes de la périphérie ».

     

    Vanves pourrait vivre des événements extrêmes comme la tempête de 1999, des pluies ou des sécheresses ou des vents plus intenses, sans compter des inondatons pour les communes riveraines de la Seine. « Il faudra mettre de côté plus d’argent pour la prévention et la réparation des dommages qu’on avait l’habitude de le faire. L’Ile de France qui est un centre régional extrêmement imperméabilisé, ce qui fait qu’elle est à la merci d’une crue comme en 1910 mais qui avec les mêmes précipitations,  monterait de 70 cm plus haut, avec une perte de l’ordre de 10% du PIB Ile de France, de 30 milliards d’euros de dégâts. La question n’est pas de savoir si cela va arriver mais quand ? On voit bien qu’on n’a pas l’habitude de ce genre de phénomènes, vivant dans un climat tempéré, comme dans d’autres pays comme les USA  qui connaissent un hiver très rigoureux, des ouragans ».

     

    1° de + c’est comme si les éco systémes remontaient de 200 km vers le Nord ou descendaient de 250 m en altitude. En plus, il faut que la pluie, la chaleur… arrivent au bon moment. « En 2006, Mai, Juin, Juillet ont été plus chaud et sec, alors que c’est à cette période que les plantes ont besoin d’eau, et avec un Août avec 1° plus froid et de la pluie, ce qui a provoqué des récoltes de légumes en Europe qui ont baissé entre 5 et 50%. Ce qui a ensuite un effet sur les prix. Il faudra faire la révolution verte, en changeant les pratiques agricoles pour avoir des associations d’espèces plus robustes… et qui rendent aussi l’agriculture moins émettrice d’effet de serre et moins consommatrice d’énergie. Et ce n’est pas la substitution qui régle le problème. Il faudra mettre en place des méthodes de productions assez drastiquement modifié, relativement vite, sur des bases scientifiques qui n’ont pas assez été développé jusqu’à présent (agriculture intégrée, intensive, du bio intensif…) ».

     

    Beaucoup de spécialistes expliquent que ces changements climatiques pourraient être source de vives tensions, mais auraient aussi des répercussions économiques, notamment sur la fréquentation touristique : « 25% de touristes en moins, des milliers d’emplois supprimés ». Plus de colonies de touristes japonais à l’hôtel Mercure… et de Hara Kiri à SuperMarket. Le fait que la météo soit plus ératique avec une tendance à l’assèchement de l’été et de l’automne, posera des questions sur la qualité de l’eau, l’approvisionnement de la Région Capitale dans ses périodes, la question du partage de l’eau entre l’agriculture et les entreprises, la question du recyclage des eaux usées, la question de la navigation sur les fleuves et les canaux, des centrales thermiques qu’il faut refroidir… « La Région va être amené à gérer ou piloter ou assumer ou expliciter un partage conscient des ressources entre les acteurs, là où les choses étaient implicites tant qu’il y en avait beaucoup ». 

  • VANVES ET LA CONFERENCE DE COPENHAGUE : Réactions (Suite et fin)

    Vanves Au Quotidien a interrogé nos élus de Vanves sur la conférence sur le Climat qui s’ouvre aujourd’hui à Copenhague où tous les yeux du monde seront tournés. A vous de juger leurs réponses. Nous continuons par le Conseiller général et les élus PS

     

    Guy Janvier, Conseiller Général

    Quel est l’enjeu de Copenhague pour une ville comme Vanves et ses habitants ?

    Les Verts ont organisé mercredi soir à Vanves une réunion tout à fait intéressante sur le sujet, intitulé : « Sommet de Copenhague pour le climat, la planète a rendez-vous avec son avenir ». J’ai assisté avec une soixantaine d’habitants de Vanves et de Malakoff aux exposés de Denis Beaupin, adjoint au maire de Paris, chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat, Karima Delli, députée européenne Europe Ecologie, et Jean-Pierre Girault conseiller régional Ile de France Vert chargé des transports. Le débat était animé par Marc Lipinski.

    Le but recherché de cette réunion était de sensibiliser la population de nos deux villes aux enjeux du prochain sommet. Le défi est considérable : les experts prédisent un dérèglement climatique inéluctable si nous ne réduisons pas drastiquement les émissions à effet de serre sur la planète. Les  conséquences du réchauffement de la planète seraient des centaines de milliers de morts et de réfugiés dans les zones inondables, la privation d’accès aux ressources naturelles, et notamment en eau, pour des millions de personnes, leur maintien en vie…

    Je ne peux donc que partager les objectifs du sommet de Copenhague, et notamment celui de réduire de façon drastique l’émission des gaz à effet de serre. Malheureusement, comme on sait qu’il sera très difficile de parvenir à un tel résultat (- 40% à l’horizon 2020) il faut au moins limiter l’ampleur des crises et s’adapter aux effets inéluctables.

    Sur quoi souhaitez-vous insister à l’occasion de ce sommet de Copenhague ? 

    Je n’entrerai pas dans le détail des propositions qui sont faites par les écologistes et qui demandent pour chacune d’elle d’être discutées, à la fois sur le fondement et sur leur faisabilité immédiate. Je pense en particulier à la fiscalité, au nucléaire…

    Ce que je crois – et c’était l’axe majeur du programme que j’avais défendu lors des dernières municipales – c’est que le développement durable doit être une priorité des politiques, à tous les niveaux. J’avais préconisé que nous fassions, à Vanves, un exemple de développement durable, avec la réhabilitation du quartier Jacques Cabourg.

    Le développement durable repose sur trois piliers que sont l’environnement, le social et la solidarité, et l’économie. Le tout, avec une gouvernance démocratique. « Ce dont le monde a besoin, ce n’est pas de plus de pétrole, c’est de plus de gouvernance » a-t-il été dit lors de cette soirée, et cela est très vrai.

    Le développement durable passe par la réduction des inégalités, dans nos pays, et entre le Nord et le Sud de la planète.

    A Vanves, nous avons notre part à jouer dans ce grand défi. Pourquoi le Maire n’organiserait-il pas, à l’occasion de ce sommet, alors que nous discutons du futur plan local d’urbanisme, de la prochaine intercommunalité, et du Grand Paris, un grand débat où l’ensemble de nos concitoyens seraient appelés à donner leur avis ? Pourquoi ne pas décréter chaque année dans notre commune une journée sans voiture ? Le lycée Michelet a donné le bon exemple en faisant travailler les élèves pendant toute une année, travail qui a abouti à une charte du développement durable.

    Voilà. Il existe de multiples façons de faire participer nos concitoyens  au grand enjeu du sommet de Copenhague et de sensibiliser l’ensemble de nos concitoyens à l’avenir de la planète.

     

     

    Lucile Schmid (PS), Conseillère Régionale :

    Quel est l’enjeu de Copenhague pour une ville comme Vanves ?

    Il est de deux ordres :

    Pour les Vanvéens comme pour les citoyens de tous les pays européens et développés, prendre conscience qu’aujourd’hui, si tout est encore possible pour limiter le réchauffement climatique, nous devons prendre collectivement des décisions qui modifieront profondément notre vie, notre consommation, notre logement, notre manière de produire pour y arriver. Certaines choses relèvent des politiques, d’autres des entreprises, d’autres encore des citoyens. C’est une responsabilité partagée et chacun y joue un rôle ;

    Les défis écologiques d’aujourd’hui montrent que la responsabilité des ctoyens est double : d’abord individuelle, ensuite d’évaluation de la conduite des responsables politiques. Il leur appartient d’être attentifs au fait que la conversion écologique de tous les responsables politiques soit mesurée aux actes et aux politiques effectivement menées.

    Sur quoi souhaitez vous insister ?

    Sur notre responsabilité à l’égard des pays du Sud. A Vanves existent de nombreuses associations qui soutiennent un projet de solidarité avec le Sud. Nous ne devons pas nous contenter d’une aide financière. Ce sont de nouvelles manières de produire et de se développer que nous devons inventer avec les pays du Sud dont la richesse humaine n’a aujourd’hui le plus souvent pour débouché que la migration.

    Fabian Estellano (PS), conseiller municipal

    Quel est l’enjeu de Copenhague pour une ville comme Vanves et ses habitants ?
    L'enjeu de Copenhague est exactement une exigence vanvéenne. En commission municipale, je rappelais justement qu'il nous fallait prendre de vraies mesures à Vanves d'écoresponsabilité dans les constructions, dans la gestion des tâches quotidiennes et dans les restrictions des fastes individuels comme les repas de dignitaires (jumelage, remise de médaille à Santini,...) et de fastes collectifs comme des décorations de Noël mangeuses d'énergie électrique. La responsabilité signifie penser sa consommation pour éviter tout excès. Vanves doit avancer à ce sujet.

    La première chance pour les Vanvéens est de posséder un réseau de transports en commun régional exceptionnel. Là où la Région est une actrice principale des transports, les Vanvéens sont des franciliens privilégiés. Nous avons le métro, le bus et le train de banlieue. Nous sommes proche égaelement de la ligne 12 du métro et du tram. Franchement, un Copenhague à Vanves serait d'avoir une politique des transports aussi audacieuse que celle de la Région de Jean-Paul Huchon. La navette issue du partenariat Arc-de-Seine/Vanves est insuffisante. Les anciens ont besoin d'une navette plus accessible pour les gens à mobilité réduite. Ils cherchent à se déplacer au marché, à consommer proche de chez eux et Vanves ne les aident pas. Aidons à consommer vanvéen, transportons collectivement nos Vanvéennes et Vanvéens et là, nous pourronsn nous enorgueuillir d'un sommet de Copenhague réussi !

    Sur quoi souhaitez-vous insister à l’occasion de ce sommet de Copenhague ?

    L'exigence que nous devons avoir envers le sommet est de négocier les contributions de chacun à hauteur des responsabilités actuelles, à venir et historiques. Certains, et les pays riches en particulier veulent une négociation sur les émissions de CO2 qui favoriserait le Nord plus que le Sud. C'est honteux ! Nous avons toujours pollué en Europe, à nous de montrer une nouvelle voie maintenant. L'Europe a été le guide dans le chemin de la démocratie moderne, à nous de devenir le modèle d'une vie écoresponsable.

    En Europe, nous sommes dans l'impasse libérale. Nous connaissons en France comme la puissance de l'argent domine. Les cimentiers, amis de l'UMP, sont maîtres. La pression des routiers actuellement (pour de vraies revendications sociales) est forte car c'est un lobby qui est puissant. Les routiers peuvent paralyser notre économie, il s'agit bien là de la meilleure démonstration que le pouvoir polluant est tenace. Faisons des choix clairs et d'avenir, l'Europe sera alors première, innovante et redeviendra exportatrice d'idées, de technologies et de compétences.

    Retour de l'Europe, transfert technologiques facilités vers le sud et péréquations entre les pays riches et les pays en développement, voilà enfin le vrai combat de Copenhague. Finalement, lutter pour un environnement meilleur n'est que le prolongement de notre lutte contre les inégalités. Copenhague doit être dès maintenant une donnée qui s'intègre au combat pour le progrès social !