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ENVIRONNEMENT - Page 29

  • VANVES FACE AU RISQUE D’UNE CRUE DECENNALE : PAS AUSSI A L’ABRI QUE CELA !

    Depuis quelques jours, les vanvéens comme les parisiens entendent parler de cet exercice  particulier d’une ampleur sans précédent qui se déroule dans le Grand Paris qui vise à se préparer à une crue décennale, à tester la réactivité de nombreux acteurs sous le pilotage du Secrétariat général de la Zone de Défense et de sécurité de la préfecture de police de Paris. : EU Sequana 2016. Il s’agit de tester les dispositifs grâce à des exercices sur table et sur le terrain, sensibiliser l’opinion publique car elle s’est éloignée d’une culture du risque, même si un plus grand nombre souhaite être  associé à la gestion des risques après les attentats.

    Le risque inondation est le premier risque naturel majeur en Ile de France, région-capitale qui héberge 12 millions d’habitants, 1/3 de l’activité économique française et les principaux lieux de décision politiques et économiques. «Une crue de type 1910 (crue centennale de référence) aujourd’hui causerait jusqu’à 30 milliards d’euros de dommages directs et aurait des répercussions à plus long terme sur la croissance économique, le fonctionnement des infrastructures franciliennes et le cadre de vie des habitants». La boucle nord de la Seine dans notre département  est le territoire le plus exposé comme le montre un petit film en 3 D réalisé par l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile de France (que l’on peut voir sur son site Internet).  Jean François  Carenco le préfet de Région  a exprimé sa crainte qu’une nouvelle crue n’aura rien à voir avec 1910, en prenant cette image : «A Fukushima, il manquait 10 cm à la digue, à Paris il manque 25 cm aux parapets. Et là tout va s’arrêter, même pour ceux qui n’ont pas les pieds dans l’eau». Comme à Vanves qui est pourtant bien située à l’arrière sur les coteaux du Val de Seine contrairement à  Boulogne, Issy les Moulineaux, Meudon sur sa partie rive gauche seine, pour ne citer que les communes constituant GPSO

    Personne ne se souvient des précédentes crues en dehors de la crue décennale qui s’était déroulée du 25 Janvier au 2 Février 191, et notamment de ses effets économiques et sociaux qui ont été graves, les parisiens ayant mis longtemps à s’en remettre après 35 jours de décrue. A l’époque, c’était parait il monnaie courante, en 19874, 1876, ou 1882, les rues étant envahies par les eaux que refoulaient les égoûts à la suite de l’exhausement du niveau du fleuve. Sur le territoire du val de seine, ce furent toutes les villes riveraines du fleuve qui furent touchées. Ainsi le 29 Janvier 1910, la crue atteignait une côte exceptionnelle attestée à Issy les Moulineaux par une inscription sous le porche du 31 rue du Gouverneur  Général Eboué qui indique un  niveau de 1,70 m au dessus de la chaussée. Toute la plaine fut touchée jusqu’à la limite des rues Ernest Renan, Général Leclerc, Victor Cresson, de Verdun, finalement de Corentin Celton à la Ferme, avec ses rues transformées en canaux déserts avec des passerelles de fortune établie à l’emplacement des trottoirs, des barques à fond plats, des literies entassées sur les toits, des châssis flottants au milieu de terrain maraîchers…

    Deux autres ont suivis en 1924 et en 1955 moins grave. Si une nouvelle crue décennale intervenait, Vanves serait plutôt touché indirectement par les conséquences diverses et variées  touchant les réseaux  (eau, télécommunications, transports…), et les services urbains (  enlévement des ordures, distribution de l’eau potable, logistique avec l’approvisionnement des magasins …) sans compter la mise au chômage technique de nombreux salariés ne pouvant plus aller travailler ou parce que leur outil de travail sera bloqué, comme à Issy les Moulineaux où la grande plaine inondée est occupé par des bureaux et pas des moindres (Microsoft, Bouygues Immobilier...)  avec l'usine d'incinération Isséane qui serait hors service, en attendant les tours du pont d'Issy, sans compter l'Hôpital Européen Georges Pompidou et la préfecture Ile de France construits en zone inondable

    Tout le monde garde en souvenirs les cartes postales de l’inondation de 1910 qui font sourire, mais ce fut une véritable catastrophe avec des immeubles effondrés à Gennevilliers, Villeneuve la Garenne, une pénurie alimentaire dont ont beaucoup souffert les  parisiens. Sans parler du sous sol car la ville s’est énormément étendu sous terre depuis plus d’un siécle, et on n’imagine pas tout ce qui s’y déroule. Et il faudra compter avec la solidarité de proximité et de voisinage avec les publics fragiles comme ce fut le cas lors de la canicule. Le rôle des maires sera là aussi capital.

  • AGIR POUR LE PLATEAU DE VANVES : UNE NOUVELLE ASSOCIATION DE QUARTIER ET DE PROXIMITE

    « Vous avez été nombreux à vous mobiliser en 2015 autour d’un collectif afin de préserver la qualité de vie sur le plateau de Vanves fin 2015. La preuve a été faite que la défense de nos intérêts passe par l’information, l’échange et la discussion en toute transparence. L’abandon du projet de la Station GNV et le maintien du skate-park (modalités en attente) sont maintenant acquis grâce à vous.  Nous avons imaginé poursuivre l’action et le dialogue entamés en créant une association de quartier, AGIR POUR LE PLATEAU » annonce un tract qui circule depuis quelques temps sur le Plateau à l’initiative de plusieurs personnes dont Patrick Lauverjat, son président et Pierre Bousseau, son secrétaire que le blog Vanves Au Quotidien a rencontré

    Vanves Au quotidien- Est-ce  l’une des conséquences positives que vous avez  tirés de cette affaire de la station GNV ?

    Pierre Bousseau : « On s’est rendu compte que les structures administratives, mairie, GPSO, métropole du Grand Paris  n’ont pas d’interlocuteurs au niveau des quartiers et que la structure des Conseils de Quartier n’est ni assez vivante, ni assez représentative de sa population pour créer et susciter un dialogue constructif.  Nous avons la place pour faire vivre une association qui aurait pour objectif principal le cadre de vie du quartier du Plateau. Nos ambitions sont limitées : Nous ne cherchons pas à couvrir toute la ville, le Plateau nous suffit largement. Nous avons eu un mouvement d’adhésion initial qui peut se prolonger de  cette façon positive.

    Patrick Lauverjat : « Nous allons très clairement au-delà du problème spécifique de la station GNV, qui a été l’élément déclencheur, parce que de nombreuses demandes, protestations, doléances ont été exprimées à cette occasion, de la part des habitants. Pour certains qui sont venus spontanément rejoindre le collectif, qui l’ont soutenu, ce n’était pas tellement la station GNV qui était un élément prépondérant. Ils exprimaient une demande de rapprochement autour d’une structure beaucoup plus localisé, pour se faire entendre. Pour eux, la mairie ou GPSO, sont des organes lointains qui gèrent une multitude de choses et de problèmes, et à leurs yeux, il manque un relais local qui fasse le recensement de toutes leurs demandes. Et il y en a : des habitants se plaignent du marché rue J.Jaurés le vendredi soir, mais l’enlever c’est retomber sur un site sans âme, sans élan,  ni animation, avec du béton tout autour, avec pour seule présence humaine,  les jeunes,  qui sont là pour des raisons diverses et variés,  et parce qu’ils n’ont pas d’autres endroits pour se retrouver. Le Plateau n’a plus de marchands de journaux, surtout depuis que le kiosque de la station de métro a fermé. Certains ont dû s’abonner à leurs journaux et revues habituelles etc…

    V.A.Q. - Qu’est-ce qui va et  ne va pas dans ce quartier qui a mal finalement vieilli ?

    P.B.  : « Toutes ces questions avaient l’objet d’un tour de tables notamment à l’école Marceau lors de la réunion publique, puis lors d’une réunion qui a suivi avec les responsables de conseils syndicaux durant laquelle nous avons exposé un certain nombre de problématiques d’environnement, d’encombrants sauvages, d’embellissement du quartier. Ce qui  nous a donné l’idée  de faire un tableau sur lequel serait inscrit  tout ce qu’a fait et fait  la municipalité, et en le complétant par des remarques et des doléances des habitants, ou des constats de notre part en essayant de conforter chaque demande par des éléments tangibles (photos, vidéo) afin que ce ne soit pas seulement des sentiments.

    P.L.: « On est plus sur des demandes qui touchent à l’hygiène, la sécurité au sens large, le cadre de vie (stagnation de flaques d’eaux sur la dalle, ramassage des ordures…) sur lesquels tout le monde se renvoie  la balle considérant que ce n’est pas de sa compétence, tout en étant conscience des incivilités, certains ne respectant pas les règles sur les encombrants par exemple. Même s’il y a une étude recensant espaces privatifs et publics, il faut veiller à ce que les choses se fassent réellement, même s’il faut l‘étaler dans le temps pour des raisons de coûts Mais on sait comment fonctionnent nos politiques, car il y a tout le temps des urgences pour reporter et les crédits ne sont inépuisables. Notre objectif est d’être convaincant et de faire des piqûres de rappel.

    V.A.Q. –Par quoi allez-vous commencer ?
    P.B. et P.L. :
    « Nous avons commencé par mettre en place l’association, en ayant déposé les statuts, constitué un bureau, ouvert les adhésions en distribuant un tract annonçant notre création avec un bulletin d’adhésion. Nous avons envoyé un courriel à la nouvelle conseillère municipale responsable du quartier pour lui demander de la rencontrer. Nous allons lancer une action d’envergure en faisant du boîtage dans l’ensemble des immeubles et pavillons de ce quartier. Nous allons creuser dans tout ce qui a été dit lors des réunions avec les maires, et  beaucoup de choses ont été dite. Il y a des discussions en ce moment, nous semble t-il sur le réaménagement de la circulation sur la rue J.Bleuzen.  On a eu une réponse de la mairie sur les encombrants sous le porche de la rue S.Carnot avec la mise en place du stationnement réglementé pour l’empêcher, et la recherche d’une solution pour déplacer l’emplacement des containers des immeubles sociaux de la rue A.Comte. Nous avons l’intention  d’organiser une réunion pour les  adhérents et les habitants du Plateau afin  de recenser toutes ces problématiques.

  • AU CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES : STATION GNV ABANDONNEE ET POLICE MUNICIPALE ENFIN ARMEE

    En dehors de l’accueil de deux nouveaux conseillers municipaux (Antoinette Girodo et Gérard Jeanne Rose), l’élection d’un nouveau maire adjoint avec la suppression de deux postes d’adjoints au maire et des changements de délégations, que retenir de ce conseil municipal de presque 4H qui s’est déroulé Mercredi soir et sur lequel reviendra le Blog Vanves au Quotidien, notamment sur le DOB (Débat d’orientation budgétaire), la modification de la carte scolaire, le PLU de Clamart contre lequel s’est prononcé l’opposition …  Une confirmation et une annonce déjà annoncée sur ce blog 

    STATION GNV : DES QUESTIONS PERSISTANTES

    A l’occasion d‘une délibération sur le SIGIEF, Anne Laure Mondon (PS) a pris acte de la décision du maire d’arrêter le projet d’une station GNV à Vanves Nous pensons effectivement que c’est une sage décision. Mais selon vos propos, celle-ci fait suite « à une situation de blocage et de refus du dialogue ne permettant pas de prendre une bonne décision ». Ayant été publiquement accusés de « relayer une mauvaise foi et des procès d’intention sur fond de démagogie, de mensonges et de manipulations ». Elle n’en a pas moins rappelé les différentes interventions et interrogations du groupe PS, notamment à travers une tribune dans V.I. et une question orale sur 5 points précis  « afin que vous puissiez tenter de lever certaines interrogations encore persistantes » en souhaitant avoir un éclaircissement sur les études diligentés par le SIGIEF qui devaient être présentés début 2016, et notamment ceux sur la circulation. « Nous les attendions en toute sérénité car nous étions certains que leurs résultats permettraient d’illustrer le bien-fondé de nos craintes et vous feraient changer d’avis… C’est le discours que nous avons tenu auprès de chaque Vanvéen qui nous interrogeait sur ce sujet. Nous avons tout simplement fait preuve de vigilance, comme vous l’auriez certainement fait face à ce type de projet si vous vous étiez trouvé à notre place. Et nous adopterons demain le même comportement si cela est de nouveau nécessaire en alliant discernement et responsabilité »  a-t-elle prévenue. Ce qui a énormément déplu  au maire pour qui « c’est une histoire du passé" même s’il a n’a pas manqué de rappeler que dans les attaques contre ce projet, « ll y avaient des sous-entendus à la limite diffamatoires ! ». Il n’en pas moins prévenu que « lorsque vous parlerez d’environnement, je vous rappellerai tout cela ! ».

    Cette affaire a une suite avec la création d’une association de quartier « Agir pour le Plateau » : « Vous avez su vous mobiliser en 2015 autour d’un collectif afin de préserver la qualité de vie sur le plateau de Vanves fin 2015. La preuve a été faite que la défense de nos intérêts passe par l’information, l’échange et la discussion en toute transparence. L’abandon du projet de la Station GNV et le maintien du skate-park (modalités en attente) sont maintenant acquis grâce à vous » écrivent leurs fondateurs dans un bulltetin d’adhésion qui circule sur le plateau où ils les invitent à rejoindre cette association pour poursuivre l’action et le dialogue entamés. « Son but est de rassembler tous les acteurs du quartier, de les représenter avec détermination et d’être une force de proposition auprès de la municipalité et des diverses instances. L’association est animée par le souci de maintenir, d’entretenir et d’améliorer notre cadre de vie dans les meilleures conditions. Nous y traiterons des questions relatives à l’environnement du Plateau : aménagements piétons, espaces verts, aires de jeux, propreté, bruits, circulation et stationnement, sécurité, etc. Il s’agit d’être une force de proposition auprès des diverses instances et de rassembler vos observations, remarques et suggestions significatives, et bien sûr avec votre participation ».

    POLICE MUNICIPALE : ENFIN ARMEE !

    Bernard Gauducheau a profité de deux délibérations sur la sécurité concernant des subventions pour le financement des actions annuelles de prévention de la délinquance au conseil départemental  et à la vidéoprotection, pour faire une communication sur l’armement de la police municipale. Il a expliqué qu’aprés « les terribles événements de janvier et novembre, les policiers municipaux, dépositaires de l’autorité publique, sont désormais devenus aussi des cibles pour les terroristes. Aujourd’hui, 30% des polices municipales du département des Hauts-de-Seine sont armées, et ce chiffre pourrait s’élever prochainement à 50% ». C’est la raison pour laquelle alors qu’il était défavorable par le passé à l’armement des polices municipales, ce nouveau contexte l’a conduit à ouvrir la réflexion au sein de son équipe municipale : « Et nous avons en définitive pris la lourde responsabilité de doter les policiers municipaux d’armes létales avant tout pour assurer leur sécurité en cas de situation exceptionnelle et de légitime défense. Ainsi les 5  policiers municipaux qui  sont des professionnels et  ont déjà maniés des armes de ce type dans des expériences professionnelles antérieures, seront équipés et  amenés à suivre des formations extrêmement poussées et à suivre des procédures strictes encadrant le port d’armes ». Mais cette décision ne vient pas modifier la feuille de route qui leur ait confié : Assurer essentiellement un travail d’ilotage et de contact, sur des missions de proximité qui s’exercent de jour. Ne pas s’exposer dans des situations où leur vie pourrait être mise en danger. Et de rappeler que « l’armement de la police municipale a été dicté par l’état d’urgence dans un souci d’assurer à nos fonctionnaires municipaux des conditions de sécurité maximum », et qu’il n’a pas l’intention d’augmenter ses effectifs « dans un contexte marqué par la baisse des dotations de l’Etat ».

    Jean Cyril Le Goff (PS) n’a pas râté l’occasion de lui demander s’il a l’entention de bénéficier de l’aide de l’Etat annoncé par le président de la République lors de son intervention devant le Congrés après les attentats. « Je préfére aller jusqu’au bout de ma démarche en les équipant d’armes nouvelles et pas d’occasion comme le propose l’Etat » lui a répondu Bernard Gauducheau. « Nous avons besoin d’être rassuré. Je ne pense pas que ce soit une mesure qui évitera un nouvel attentat ! » a constaté Lucile Schmid (EELV). « Il y a malgré tout une volonté de revaloriser leur métier et les considérer comme des policiers à part entière et non de seconde zone » lui a répond Bernard Gauducheau. Ainsi c’est la ligne dure de l’UDI qui l’a emporté