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ELECTIONS - Page 66

  • LES DEPUTES DE VANVES ET D’ISSY : 12 DEPUIS 1848 ET ANDRE SANTINI DEPUIS 1988

    12 députés ont représentés Vanves et Issy les Moulineaux qui ont lié leur destin législatif depuis 1848. Ils ont fait parti des 1 146 parlementaires qui ont incarné la Région-Capitale entre 1848 et 2012 à travers une demi-douzaine de régimes successifs et 2 assemblées (Assemblée Nationale et Sénat).

     

    Vanves a toujours lié son destin à Issy les Moulineaux car ses habitants ont été représentés par les mêmes députés dans les limites d’une circonscription qui s’est modifiée 17 fois jusqu’en 1967 (date de l’application de la nouvelle réorganisation administrative de la région parisienne avec 8 départements décidé en 1964), se retrouvant soit dans l’une des circonscriptions de la Seine lorsque le système de la proportionnelle était appliqué, soit l’une des circonscriptions de l’arrondissement de Sceaux lorsque le scrutin majoritaire était en vigueur. 9 députés se sont succédés : Louis-Désiré Véron (1852-1863), Eugéne Pelletan (1863-1871), Benjamin Raspail (1876-1885), Louis Belleval (1889-1893), Jules Coutant (1893-1898), Auguste Gervais, ancien maire d’Issy (1898-1910), Claude Nectoux (1910-1928), Frédéric Pic, maire de Vanves (1928-1936), Louis Piginnier (1936-1939).

     

    Entre 1945 et 1958, durant la IVéme république, nos deux villes (inclus dans la 4éme circ de la Seine avec d’autres) ont été représentées par Maurice Thorez, Marie-claude Vaillant-couturier, entre autres, comme le racontaient jusqu’à maintenant les vieux communistes. Mais ils avaient été élus au scrutin proportionnel, c’est à dire sur une liste. Enfin, sous la Véme République, 4 députés se sont succédés jusqu’à présent dans la 11éme circonscription constituée de Vanves-Malakoff-Issy : René Plazanet, maire de Vanves (1958-62), RPF puis Républicain social,  Léon Salagnac (1962-64), maire communiste de Malakoff qui fut remplacé par son suppléant Guy Ducoloné (1964-1986) conseiller général, implanté à Issy les Moulineaux qu’il n’a jamais pu conquérir au niveau municipal. Il fit équipe avec Léon Figuières, maire de Malakoff, comme suppléant aux élections de 1967 où il a battu André Roche, maire gaulliste de Vanves, et fut réélu plusieurs fois, en 1968 malgré une forte vague de droite démontrant sa popularité et son ancrage à Issy les Moulineaux, en 1973 contre un jeune candidat giscardien Alain Madelin, puis en 1978 et en 1981 face à André Santini qui était devenu maire d’Issy les Moulineaux entre-temps (Janvier 1980).

     

    Au scrutin de listes départementales des législatives de 1986, Guy Ducoloné fut le seul député sortant communiste réélu avec Michel Margnes, conseiller municipal socialiste d’Issy les Moulineaux.   Enfin André Santini est élu depuis 1988 grâce à un découpage fort habile de Charles Pasqua, ministre de l’intérieur, qui élimina Malakoff de la circonscription (10éme) en ajoutant des quartiers de Boulogne (Billancourt)  et Meudon (Bas Meudon). Il a eu face à lui,  en 1988 Michel Margnes (PS) et Guy Ducoloné (PC) qui furent battu, en 1993 et  en 1997 Guy Janvier qui était devenu  maire socialiste de Vanves entretemps, puis en 2002 et en 2007 Lucile Schmid (PS), énarque qu’il retrouve face à lui pour la 3éme fois mais sous l’étiquette EELV. Hier matin, André Santini a réuni l’ensemble des élus UMP et NC de Vanves et d’Issy Les Moulineaux pour annoncer qu’il se représentait pour un 6éme mandat avec pour suppléant Françoise Saimpert, maire adjointe UMP de Vanves.

  • ELECTIONS LEGISLATIVES A VANVES : UNION DANS L’OPPOSITION PRESIDENTIELLE AVEC UN TICKET SANTINI/SAIMPERT, DIVISION DANS LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

    Si vous voulez rencontrer les candidats aux Législatives dans la 10 éme circoncription des Hauts de Seine, pas de problème, il suffit de vous rendre à Issy les Moulineaux, un vendredi en fin d’après midi, lors du célébre marché installé autour de la mairie. Ils sont tous là comme hier : André Santini (NC) avec une cravate rouge, qui doit réunir ce matin à 12H au PACI, les élus UMP et NC pour présenter officiellement sa candidature, avec pour suppléante, Françoise Saimpert (UMP), Maire adjointe de Vanves qui a été la suppléante de Bernard Gauducheau (NC) aux Cantonales de 2011. Lysiane Alezard (FdeG) distribuait un tract dénonçant la lâche agression cntre le local du PCF/FdeG d’Issy, Lucile Schmid candidate EELV/PS son dépliant annonçant et confirmant sa candidature et présentant son  programme tout comme les militants du PS vanvéens dans le bas de Vanves. Enfin, Laurent Pieuchot, dissident PS qui fait acte de candidature malgré l’accord PS/EELV

     

    Rappelos que pour la 10 circonscription (Vanves-Issy), au 1er tour des présidentielles,  la gauche était à 51,28% et la droite à 44,39%, en notant que dans cette circonscription, le vote Hollande a devancé Sarkozy : 33,07% contre 31,3%. Rappelons qu’à Issy les Moulineaux, 184 voix séparaient Nicolas Sarkozy (32,49%) de François Hollande  (31,91%),  et qu’à Vanves, Hollande avec 35,01% était devant Sarkozy (28,85%). A deuxiéme tour, François Hollande faisait 53,46% contre 46,54% à Nicolas Sarkozy. Du coup, Le Monde comme Le Figaro classait le député André Santini en situation difficile. Pourtant, tout est fait à gauche pour que cela ne soit pas le cas et d’assurer finalement sa ré-élection pour la sixiéme fois puisqu’il est député depuis 1988, dans la 10éme circonscription taillée sur mesure par Charles Pasqua lorsqu’il était ministre de l’intérieur entre 1986 et 1988, malgré quelques bureaux difficiles pour lui,  dans le Bas Meudon et à Billancourt.

     

    Dés le surlendemain de la victoire de François Hollande, alors que Lucile Schmid a été désigné comme candidat unique EELV/PS dans cette circonscription réservée aux Verts après l’accord PS-Verts, Laurent Pieuchot, conseiller municipal socialiste à Issy les Moulineaux annonçait sa candidature : « Le choix d’imposer la candidature de Lucile schmlid, transfuge du PS, dans cette circonscription n’est pas de nature à accompagner le changement voulu par les électeurs. Les très bons résultats de François Hollande dans les villes de droite UMP-NC de la circonscription sont le résultat de la mobilisation exclusive des militants du PS. Ce sont eux qui ont porté pendant des années les valeurs Républicaines, qui ont été présentes sur le terrain, dans les associations et qui ont fait campagne. La victoire de François Hollande est celle des militants socialistes. Seul un candidat implanté, reconnu et présent dans l’action a une chance de transformer la victoire de la présidentielle en électioon d’un député porteur des engagements de notre président de la République » expliquait il dans un communiqué de presse.

     

    Lucile Schmid avait lancé sa campagne hier matin, par une distribution de ce dépliant au métro de Vanves dés 7H30 et par une conférence de presse à 10H30 dans un endroit tout à fait mythique de Vanves, la Fonderie qui est devenu son QG de campagne. Elle a d’ailleurs décidé d’y tenir la réunion hebdomadaire du Comité de campagne constitué des leaders vanvéens et isséens d’EELV et du PS. Elle n’a pas décidé de réagir trop brusquement à cette candidature dissidente. Philippe Berrée, son suppléant enverra une lettre aux militants socialistes pour expliquer que « ce n’est pas le moment de se diviser ».  Elle attend la clôture des candidatures de vendredi prochain à la préfecture des Hauts de Seine : « Nous verrons bien s’il y a une dissidence ou non ! Laurent Pieuchot a toute sa place dans la campagne. Mais à la veille de l’entrée dans la réalité, il y a des expressions qui veulent se faire entendre. La dynamique est sensible depuis les Européennes, les Régionales, les Cantonales, même si les élections municipales ont été une parenthése. Avec les Présidentielles, une forte dynamique s’est faite. Il fait préserver cet élan, maintenir cette mobilisation et la rendre semblable à celle des présidentielles » expliquait elle. « François Hollande a besoin d’une majorité pour faire face aux défis qui se posent à nous, surtout au niveau européen, de soutiens ferme au Parlement et à l’assemblée Nationale » ajoute t-elle en se mettant à espérer obtenir un député Vert dans les Hauts de Seine, et de surcroit une femme. Il est vrai que’en dehors d’un sénateur Vert depuis Septembre 2011, il n’y a jamais eu de parlementaire Vert. Quand au dernier député PS dans les Hauts de Seine,  il remonte à 1993.     

  • ELECTIONS PRESIDENTIELLES A VANVES ET EN ILE DE FRANCE : LE GRAND PARIS A LA SAUCE HOLLANDE

    François Hollande (PS) avec 2.871.982 voix (53,32%) a battu Nicolas Sarkozy (UMP) avec 2.514.037 (46,68% ) dans notre région capitale. Jean-Paul Huchon s’est félicité de  son ancrage à gauche : « Pour la 1ère fois dans une élection nationale, un candidat de gauche franchit la barre des 53% en Ile de France… Ainsi, la Gauche obtient, au 2éme tour, 260.000 suffrages supplémentaires en Ile-de-France par rapport à 2007 (2.870.000 contre 2.610.000). Le vote des Franciliens en faveur de François Hollande est supérieur à la moyenne nationale (53,32% contre 51,63%) et progresse dans l’ensemble des départements. Cette dynamique permet à François Hollande d’être majoritaire dans cinq départements franciliens sur 8 : un score historique de 65,32 % en Seine-Saint-Denis et 55,6 % à Paris, 56,47% dans le Val-de-Marne, 53,91% dans le Val d’Oise et 53,43% dans l’Essonne. La progression de la gauche se confirme également dans les autres départements franciliens : avec 49,48% des voix dans les Hauts-de-Seine, 45,7% des voix dans les Yvelines, et 49,25% des voix en Seine-et-Marne, François Hollande fait encore progresser la gauche dans ces départements (+3 000 voix dans le 77 et +37 000 voix dans le 92 par exemple) ».

     

    Pour Jean-Paul Huchon, « le clivage qui subsiste encore entre le cœur d’agglomération et les zones péri urbaines franciliennes constitue un défi pour les années à venir. Le débat qui va s’ouvrir pour un 3ème acte de la décentralisation devra nous permettre d’impliquer l’ensemble de nos territoires dans l’avenir et le développement de l’Ile-de-France ». François Hollande a donné une idée de ses positions sur les différentes problématiques franciliennes comme la crise du logement, le Grand Paris, la péréquation financière ou la gouvernance durant la campagne du 1er tour, en répondant au questionnaire de l’AMIF (Association des Maires d’Ile de France) envoyé à tous les candidats. Il  a assuré les maires franciliens que « L’Etat ne restera pas indifférent à la situation de la Région Capitale » en faisant « toute confiance aux élus pour définir ensemble les outils de la solidarité métropolitaine et pour mettre en place la structure et l’administration nécessaire à la mobilisation de tous. Je serai bien entendu très attentif à ce que le projet du Grand Paris se poursuive car les accords trouvés méritent d’être menés à bien. On ne balaie pas d’un revers de la main, les travaux et l’énergie consacrés depuis quelques années sous prétexte d’une nouvelle élection présidentielle. Par ailleurs, nous ne devons prendre aucun retard. Reste à trouver les financements nécessaires pour aboutir puisque le gouvernement qui a proposé la création du réseau de transport du Grand Paris, n’a pas su trouver les financements pour atteindre l’objectif final. Il nous laisse des engagements pris auprès des citoyens. Nous étudions actuellement la meilleure manière de financer les promesses pour être à la hauteur de leurs attentes ».

     

    Le logement fait partie de ses priorités franciliennes en annonçant qu’il prendrait des mesures fortes : L’encadrement des loyers, la cession gratuite des terrains de l’Etat en vu de construire beaucoup plus de logements sociaux, le doublement du plafond du livret de Caisse d’Epargne pour le porter à 30 000 € afin de mobiliser les financements en faveur du logement (prés de 20 Milliards). « Les communes qui ne jouent pas le jeu de la loi SRU seront pénalisées. Si certains élus font preuve de mauvaise volonté manifeste, je demanderai aux préfets de se substituer aux maires pour la délivrance des permis de construire. Cette possibilité n’est jamais mise en œuvre. Demain elle le sera » prévient il en se prononçant pour une haute autorité du logement en IDF défendu par Jean Paul Huchon et Bertrand Delanoê.

     

    La solidarité territoriale est la troisième de ces urgences « encore plus grande ici que partout ailleurs dans le territoire. Je ne peux plus accepter que des villes soient coupées de tout, alors que d’autre refusent de mutualiser leurs ressources. C’est pourquoi je donnerai une feuille de route aux élus : définir collectivement des outils pour la mise en œuvre de politiques plus efficaces. La péréquation sera un préalable incontournable. Malgré les récentes avancées, la solidarité entre les communes est encore trop faible. Cela dit, je ne vois aucune objection à prendre en compte les exigences de péréquation régionale aux côtés des exigences nationales. Cela vaudra d’ailleurs pour d’autres régions. Si les élus ne parviennent pas à s’entendre, la loi décidera des modalités de réallocation de ressources fiscales, avec pour objectif de réduire de moitié, les écarts de richesse dans chaque catégorie de collectivité » écrivait il alors

     

    Depuis son élection, beaucoup parlent d’un ministére de l’égalité territoriale qui se voudra un élément phare du gouvernement. Il s’attaquera justement à la loi SRU  en mettant en œuvre ce qu’il a annoncé dans le courrier de l’AMIF, à la lutte contre la désertification médicale dont la grande couronne franclienne commence à être victime comme les parties les plus reculées de l’hexagone, à la mise à disposition des collectivités locales les terrains de l’Etat pour la construction de logements. Enfin, il est quasiment certain, et ce, dés l’automne, que le conseiller territorial sera supprimé, que les régions se verront confier davantage de compétences….

    Ainsi Bernard gauducheau (NC) et Guy Janvier (PS) préserveront leur siége de Conseiller régional et de conseiller général, ce qui ne les empêchera pas de s’affronter sûremment de nouveau pour siéger à Nanterre. Par contre, le nouveau chef de l’Etat ne reviendra pas sur Grand Paris Express qui doit passer par Vanves, puisque le travail accompli depuis 2 ans est irréversible. Par contre, il faudra trouver « la meilleure manière de financer les promesses ». Des réflexions seront même entamées pour rapprocher STIF, haute autorité des transports de la Région et la SGP (Société du Grand Paris).