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Aménagement local - Page 42

  • LA TRIBUNE DU PMS DE VANVES : UN PROJET INVERSE MAIS PAS RENVERSANT !

    Le réaménagement de la tribunes du PMS (Parc Municipal des Sports) était à l’ordre du jour de la dernière réunion publique de quartier (Hauts de Seine) le 22 juin dernier. Un projet sur lesquels planchent les services techniques et des sports en lien avec les sections du Stade Vanves concernées. « Il s’est passé du temps parce que la première mouture ne nous convenait pas, impactant de façon trop importante les pavillons de la rue Mansart à l’arrière. Ce qui a généré un décalage du chantier d’un an, c'est-à-dire qu’il commencera non pas à la Rentrée 2015 mais à la Rentrée 2016. On joindra à ce chantier l’installation d’une pelouse synthétique sur le terrain d’honneur » a indiqué Bernard Gauducheau, maire de Vanves.

    L’architecte a finalement totalement inversé l’ordre des choses autour de cette tribune vétuste, non accessible aux PMR (Personnes à mobilité réduite) avec des vestiaires non conformes. Puisque deux extensions étaient prévues de chaque côté. Afin de limiter l’impact sur les pavillons qui se trouvent derrière un mur séparatif de 3 à 4  m jusqu’à 10 m. A gauche de la Tribune, à l’emplacement de la buvette, des bureaux de la section Athlétisme avec  la salle de musculation, le bâtiment prévu sera assez bas – « on a pris en référence la hauteur de la buvette (3m) » a indiqué l’architecte -   et à sa droite le bâtiment sera plus haut (avec une mezzanine et un balcon) qui suivra le mur mitoyen  et son talus qui sera végétalisé. Avec les 8 vestiaires sous la tribune qui sera repeintes avec des vrais sièges (300 places), sont prévus d’autres vestiaires,  une salle de musculation, 3 bureaux… les toitures seront végétalisées, les façades seront vitrées, avec des ossatures en bois, de la brique pour les cloisons des vestiaires. Un nouvel accès sera aménagé sur le haut de la rue Jean Baptiste Potin  - qui servira pour le chantier -  car selon les normes footballistiques, un stade doit comporter deux accès afin que les deux équipes ne se rencontrent pas, ainsi que les arbitres et le public. « On a fait avec ce que l’on a car une reconstruction de la tribune nous aurait coûté 250 000 € en plus » a indiqué le maire. Les services comme l’architecte sont même allé très loin en ayant réalisé une étude d’ensoleillement démontrant que les pavillons à l’arrière préserveront leur part de soleil : « c’est la première fois que l’on nous présente une telle étude d’ensoleillement. Un travail tout en finesse ! » a-t-il constaté

    Un riverain s’est inquiété de la sécurité et du bruit, et de savoir s’il sera toujours gêné par la fumée des merguez : « Mes enfants ont appris un langage assez fleuri ! »- « Nous sommes assujettis à des règles de constructions, isolation thermique et phonique du bâtiment. La salle de musculation qui existait déjà, sera isolée avec un revêtement spécifique. Il n’y aura plus de fenêtres aux vestiaires qui sont enterrées d’un mètre. Et le toit en pente atténue la réverbération du bruit du stade » a indiqué le maire qui est revenu, à la suite d’une autre question sur les conditions de circulation et d’accès qui vont être revues. Il ne cache pas être favorable à des cartes d’accès magnétiques au PMS A.Roche afin d’en renforcer la sécurité.

    Enfin, la question du mur en briques qui sépare les jardins des pavillons et la tribune d’honneur a été abordé. D’après les études, il appartient aux riverains, mais ses fondations reposent sur le terrain du PMS A.Roche. La ville a proposé de procéder à sa démolition, et à sa reconstruction sur le terrain municipal. Mais voilà certains riverains ont des appentis dans leur jardin. Une discussion s’est engagée entre les riverains et la municipalité pour savoir quelle serait la meilleure solution pour tous, la ville insistant sur la nécessité de refaire ce mur qui serait alors celui du fonds de leur jardin, édifié sur le terrain du stade.

  • LE PLATEAU DE VANVES FACE A DES OPPORTUNITES DE TRANSFORMATIONS ET DE RENOVATIONS

    La première des 3 réunions publiques de quartier de printemps s’est tenu jeudi soir à l’école Marceau pour le Plateau et a duré plus de 3 h. Beaucoup de sujets étaient inscrits à l’ordre du jour dont 3 reviendront à chaque réunion (et sur lequel le blog reviendra) : Les modifications apportées au PLU voté en 2011 suite à des ajustements provoqués par le SDRIF (Schéma Directeur Régional) et le nouveau PDUIF (Plan de Déplacements Urbains) de la Région Ile de France, qui doit faire l’objet d’une nouvelle enquête publique et d’une nouvelle délibération au Conseil Municipal, et bien sûr le budget 2015. Si l’on doit retenir une chose de cette réunion, ce sont les prémices d’une mutation de ce quartier provoquée inévitablement par la transformation et la modernisation du parc des expositions avec son futur centre européen des congrés, et la construction de la tour Triangle qui doit repasser devant le Conseil de Paris le 30 Juin prochain après quelques transformations apportées par Unibail. Elle n’accueillera plus uniquement que des bureaux mais aussi un hôtel, un centre de conférence…

    Il y a un vrai besoin de chambres d’hôtels ou d’hôtes dans ce quartier. Ce qui n’a pas échappé aux dirigeants de Fêtes et Feux dont le siège social est installé face au parc des expositions et son palais Sud à l’angle des rues M.Yol et H.Martin : « C’est une opportunité pour nous car se construit le plus grand centre de congrès européen en face de nous ! » .  D’autant plus qu’à côté des feux d’artifices et de l’événementiel, cette société vanvéenne se lance dans les résidences hôtelières, comme ses responsables l’ont expliqué devant les vanvéens en présentant leurs projets : Une résidence hôtelière de 4 étages  (15 m de haut) dont le dernier est en retrait, avec 12 chambres-studios et 4 appartements disposant chacun d’une kitchenette, à l’emplacement du bâtiment actuel. Leur siège social resterait toujours là puisque des locaux professionnels sont prévus où ils installeraient leurs bureaux. Ils ont répondu à de nombreuses questions leur permettant de préciser qu’il n’y a pas de parkings car la parcelle est trop étroite, qu’il s’agira d’une résidence hôtelière luxueuse et de haut standing, avec services de petits déjeuners, lingeries, ménages….nécessaires pour obtenir ce label de résidences hôtelières.

    Le maire a indiqué qu’il venait d’être informé du projet d’une résidence classique d’habitation de même hauteur tout à côté face à l’entrée des parkins du Parc des Expositions. « Je croyais qu’on était dans un quartier pavillonnaire » s’est étonné un riverain. « Les propriétaires qui vendent leur pavillon veulent toujours en tirer un bénéfice !  » répondit un maire fataliste. Un peu plus tard un  propriétaire s’est plaint que les arbres de la rue Marcel Yol soient trop hauts suscitant des désagréments aux pavillons. Une voisine est même venu déposer un sac représentant 2 jours de poussières qu’elle a ramassée et bouchent les gouttières. Enfin un troisième s’est inquiété des nuisances provoquées par les rassemblements dans la salle Orillard, à la veille du Ramadan (17 Juin), notamment lors de la rupture du Ramadan chaque soir. « Pour l’instant cette salle reste la propriété de la ville. L’association qui l’occupe signe un bail chaque année avec la ville. Leur projet d’installation rue de l’Avenir n’avance pas. Et l’association reste pour l’instant dans ce local » a indiqué le maire

    Lors de cette réunion,  une habitante s’est plainte de la dégradation du Plateau  (graffitis, fissures, fuites, eaux stagnantes…) et a demandé ce que souhaite faire la municipalité ? Bernard Gauducheau a fait un rapide historique qui a amené ses services à dilligenter une étude de géométre pour définir les espaces privatifs et publics, avec l’aide de GPSO. Avant d’engager un chantier d’étanchéité,  de la place des Provinces à la place du 19 Mai. « Les services sont en train d’estimer le coût, le phasage de 3 à 10 ans. Et on commencera par ce qui est le plus abimé ». Mais ce n’était pas fini, car une habitante de la résidence Auvergne s’est plainte d’un problème de sécurité incendie qui a amené le bailleur à faire assurer par un sapeur pompier une veille pendant 10 jours. « Je ne peux pas faire à la place du bailleur ! » lui a répondu le maire.

    Enfin, les riverains du siège social d’Hachette se sont plaints de ne pas avoir été invité à l’inauguration (début Mars) : « Ses responsables ont présentés leur projet dans ce préau d’école avec champagne et petits fours. 3 ans après, les riverains ont été évités. Ils ne nous ont même pas invités à l’inauguration, ni même pour visiter leur siège » s’est plaint l’un d’entre eux, oubliant qu’Hachette avait glissé une invitation dans la boîte aux lettres des riverains pour leur dire merci et leur offrir un livre de leur choix à l’accueil. « 80% des riverains sont venus » a fait remarquer le maire en expliquant que « cette inauguration était destinée à leurs clients. Hachette Livre regroupe 30 éditeurs. Mais ils organiseront une visite pour les riverains lorsqu’ils seront bien installés »

  • REQUALIFICATION DE L'AVENUE JEZEQUEL A VANVES : UN DOUBLE SENS CONTRAINT ET FORCE !

    L’inauguration de la requalification de l'avenue Jacques Jezequel est l’évébement de la semaine. Elle se déroulera Vendredi prochain à 18H30 et sera présidée par Pierre Christophe Baguet président de GPSO et de Bernard Gauducheau, maire de Vanves, avec l’ensemble de la municipalité. A 3 jours prés, l’inauguration aurait coïncidé avec cette soirée qui se tenait voilà un an, dans la salle Henri Darien, un certain 19 Mai 2014, où au cours d’une réunion publique, les riverains avaient voté à 53 voix pour le double sens, 30 pour l’instauration d’un sens unique place de l’Insurrection-gare SNCF qui était souhaité par le maire de Vanves. Mais beaucoup n’en voulait pas, et surtout les commerçants, qui avaient un allié de poids avec le maire adjoint chargé du commerce qui ne s’en cachait pas et a tout fait pour y arriver. Ce qui a laissé quelques traces au sein de la majorité municipale et surtout de l’UDI, le jeune maire adjoint Jeremy Coste étant furieux de la façon dont avait été menée la réunion et surtout le vote. Mais le maire avait au moins un mérite en répétant l’une de ses phrases fétiches : « Je ne veux surtout pas faire le bonheur des vanvéens contre leur volonté ».

    Dans son discours, vendredi prochain, Bernard Gauducheau, ne reviendra pas sur ce bel exercice de démocratie locale, mais au moins, il est l’un des rares élus à respecter la décision de ces administrés car beaucoup d’autres collègues, et pas très loin, ont même organisé des référendums locaux pour prendre finalement la décision contraire à celle qui avait obtenu la majorité.  

    Mais il rappellera que cette requalification de l'avenue Jacques Jezequel est la dernière étape de la municipalisation de la voie départementale constitué par l’axe Pasteur-Marcel Martinie et Jacques Jezequel. L’état et le diagnostic de cette voie établi par le cabinet SCE était accablant : 260 m de long, 9 m de largeur pour la circulation, en mauvais état (fissures, nid de poules) avec 4200 véhicules/jour dans un sens (Insurrection-gare) et 2400 dans l’autre (Gare-Insurrection) avec 100 à 150 véhicules/heure heures de pointe uniquement le matin, trottoirs encombrés et étroits, hors norme PMR (Personne à mobilité réduite) par endroits, 18 arbres d’alignement dont 16 avaient des lésions et des saignées, l’éclairage était vétuste, hétérogène, disparate… avec 20 places de stationnements...

    Le bureau d’études avait constaté plusieurs besoins : dépose-minute au niveau de la place de la gare qui avait besoin d’être apaisée avec élargissement des trottoirs, volonté d’avoir un espace de commerces vers la place de l’insurrection, de redimensionner cette rue à une chaussée de 6 m au lieu de 9, avec une limitation de vitesse de 30 km/h, de renforcer le stationnement à 35/40 places, et de changer les candélabres pour améliorer l’éclairage urbain, de prévoir du nouveau mobilier urbain (bancs…). La chaussée est aménagée sur un plateau surélevé, la place Albert Culot a été  rétrécie, avec suppression du petit îlot central et déplacement de la plaque commémorative sur la place donnant sur la gare, avec un dépose-minute, une piste cyclable, une vingtaine de places de stationnement. Le coût de ce projet s’élève 1,250 000 € financé par le département et GPSO, avec les travaux d’assainissement (300 000 €) très important et d’aménagement (950 000 €) qui ont nécessité le blocage au moins d’une partie de la voie en  créant un sens giratoire Victor Basch-Ernest Laval-Jacques Jezequel limité dans le temps, mais dont ne voulaient pas les riverains et les commerçants.