Depuis le 7 août, un arrêté préfectoral impose, à Paris et en petite couronne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine) donc à Vanves, le port d’un casque et d’un équipement rétroréfléchissant aux conducteurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) : trottinettes électriques, gyropodes, monoroues, hoverboards. L’amende forfaitaire est de 35 euros en cas d’absence de gilet de haute visibilité, 135 euros pour l’absence de casque. « 136 accidents corporels ont impliqué depuis le début de l’année des engins de ce type. C’est la seule catégorie des usagers de la route qui augmente en matière d’accidents corporels à Paris » indiquait la préfecture de police de Paris. En 2025, 79 utilisateurs d’EDPM (+76%) et 235 cyclistes (+5%) sont décédés, selon la Sécurité routière.
Plusieurs départements ont déjà rendu obligatoire le port du casque et d’un gilet rétro-réfléchissant, comme la Seine-et-Marne, les Alpes-Maritimes, le Vaucluse ou encore l’Yonne. Dans les Hauts de Seine, la mesure était déjà en vigueur depuis le 2 Juillet 2026 : « Leur essor s’accompagne d’une augmentation préoccupante des accidents, souvent liés au non-respect des règles de circulation ou à un équipement de protection insuffisant», mettait alors en avant le préfet du département Alexandre Brugère qui appelait «les usagers à adopter un comportement responsable et à respecter les règles en vigueur afin de garantir une cohabitation apaisée entre tous les usagers de l’espace public ».
Les autorités publiques altoséquanaises avaient réagi après la mort d’un adolescent de 13 an après avoir percuté une voiture alors qu’il circulait sans casque à trottinette à Rueil qui avait beaucoup ému la population. Quelques semaines plus tard, le maire de la ville Patrick Ollier avait publié un arrêté municipal rendant obligatoire le port d’un « casque homologué », dans le but d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
La préfecture des Hauts de Seine rappelait également plusieurs éléments de réglementation en matière d’usage des trottinettes électriques et autres engins du même type : interdiction d’en conduire un avant 14 ans, limitation de la vitesse maximale à 25 km/h et interdiction de toute débridage, obligation d’être couvert par une assurance couvrant la responsabilité civile, obligation que les feux avant/arrière, catadioptres, freins et avertisseur sonore fonctionnent, limitation à une seule personne sur l’engin, interdiction de transport de marchandise et enfin interdiction de l’usage d’écouteurs, d’un casque audio ou d’un téléphone portable durant la conduite. Tout manquement à ces points de réglementation pourra donner lieu à une amende dont le montant peut aller jusqu’à 1 500 euros.