Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

europe - Page 3

  • VANVES ET LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES : UN FRONT DE GAUCHE QUI RONRONNE DANS SES NEURONES REVOLUTIONNAIRES

    « Chacun a pris la parole ! Tout le monde s’est écouté et après ? » a demandé l’un des participants à la réunion du Front de Gauche (FdeG) hier soir à l’école Max Fourestier. Plus d’une quarantaine de militants, sympathisants, de curieux s’étaient déplacés pour écouter Manser Naouri (syndicaliste, économiste) et Catherine Jouanneau, secrétaire nationale du Parti de Gauche) sur le théme « La dette : un pretexte pour détruire les services publics ». Bastien Lachaud animait cette réunion  à laquelle participait Lysiane Alezard, candidat du FdeG dans la 10 éme circonscription dont il est le suppléant, et Claudine Charfe, conseillère municipale à Vanves.

     

    Occasion d’annoncer que le FdeG est mobilisé sur le terrain vanvéens pour cette présidentielle  avec une réunion chaque premier Lundi du mois à l’espace Tuileries, des soirées citoyennes comme celle-ci, des écoutes collectives des discours de Jean Luc Mélenchon puisqu’ils seront diffusés sur Internet dorénavant, et pour commencer,  une distribution de tracts samedi prochain, 28 Janvier, sur le marché et devant la Poste. « Le moyen de briser le silence des médias, c’est notre travail » a déclaré Bastien Lachaud. « Et distribuer des tracts, c’est parler aux gens » a ajouuté une participante à cette réunion.  Ses militants et sympathisants sont manifestement pas du tout satisfait du traitement par les médias de leur candidat qui pourtant créve les écrans TV. Pas un jour sans déclarations, ni reportages, sans compter France 2 voilà prés d’une quinzaine de jours. Mais ils n’ont pas aimés l’image  - « orchestrée par les médias » - montrant Jean Luc Mélénchon et Marine Le Pen au Parlement Européen, ni les reportages du Petit Journal de Yann Barthés.

     

    Ils étaient loin, dans certaines interventions du théme de la soirée « cette dette, pretexte pour détruire le service public ! », « cette dette qui est la dernière invention pour nous faire avaler la pilule », et « la volonté du Front de Gauche de remettre le service public au cœur de l’Etat ». Surtout lorsque l’un des participants a commencé à aborder la question de « la manipulation de l’information concernant les principaux candidats (Sarkozy, Hollande, Bayrou) en ignorant les petits comme Mélenchon. Comment peut on stopper cette fausse communication ? ». Un  autre  a expliqué qu’ils devraient « arrêter de pleurnicher puisque François Hollande reprend même leur théme en ayant notamment déclaré que « son principal ennemi, c’était les finances ! » auquel a répondu Bastien Lachaud : « Si l’ennemi de F.Hollande est la finance, cela ne l’empêche pas de participer du diner du « Siécle » (un clib politique très sélect), sans parler des amis de Nicolasx Sarkozy ! Et nous, on sait où les trouver pour leur prendre leur argent. Notre objectif est d’abattre cette oligarchie ! ».

     

    Pourtant certains ont réagis moins violemment comme Catherine Jouanneau : « On est plutôt content ! Et on dit que c’est très bien ! Sauf lorsque F.Hollande veut faire supporter par les impôts locaux des missions de service public de l’Etat » en citant bien sûr la santé « où on a vu qu’il y avait contradiction sur le financement de la sécurité sociale entre le Fdeg et le PS ». Et en  invitant à « placer les candidats devant leurs contradictions ! ». Un jeune a constaté que « depuis le début de la campagne, F.Hollande fait une campagne social-démocrate. C’est une posture idéologique ! Il y a une opposition radicale entre Fdeg et PS, surtout avec ce que l’on voit en Europe. Et si jamais, F. Hollande l’emporte, il ira vers les centristes et les éclogistes ». Auquel a répondu un autre en déclarant « la Gauche ne peut pas être majoritaire sans se rassembler ! Le vote utile est mélechon…pour éviter au PS d’être social démocrate. Plus nos idées seront présentes, et plus on rendra le PS plus révolutionnaire, avec cette partie de la gauche qui refuse le capîtalisme ».  Enfin Lysiane Azélard a déclarée « le discours de F.Hollande refléte l’opinion publique. Le fait que JL Mélenchon se soit adressé directement aux socialistes (à Nantes ?) me semble intéressant. Ce qui fera la différence, c’est  la rupture que F.Hollande accepterait sur le plan européen » en constatant « qu’il ne s’est pas prononcé sur la régle d’or. On a 3 mois de campagne pour montrer quelle est la différence ».

     

    Ils ont bien évidemment parlé des sondages « qui ignorent que  Jean Luc Mélenchon  existe», et de la saisine du Conseil Constitutionnel par le FdeG, de la VIéme République avec la suppression du Président de la République élu au suffrage universel et l’instauration d’un régime parlementaire, de l’Europe qui a une grande responsabilité dans cette crise en posant la question du rôle de la BCE… Alors que les invités ramaient un petit peu pour revenir sur le théme de la dette et du service public. « On voit bien qu’ils vont tout faire pour qu’on ne prenne pas la parole. Ce qu’on fait ce soir est important pour convaincre les gens qu’il y a du possible…qui se traduit dans le vote ».

  • VANVES ET LES PRESIDENTIELLES 2012 : UNE VANVEENNE DANS LE STAFF D’EVA JOLY (EELV)

    Une vanvéenne participe au staff de campagne de l’une des candidates à la présidentielle, Eva Joly,  où elle s’occupe du projet présidentiel. Il s’agit bien sûr de Lucile Schmid, candidat EELV de surcroît dans la 10éme circoncriptioon des Hauts de Seine (Vanves-Issy). Elle est pratiquement la seule élue verte des Hauts de Seine dans ce cas avec deux autres élus régionaux qui sont assez impliqués comme David Nbanza,  Françoise Diehlmann et sont été des soutiens d’Eva Joly de longue date, au moment des primaires. Marc Lipinski, autre élu régional,  par ses connaissances en matière de recherche, est actif sur le théme, au sein d’un conseil des experts

     

     Lucile Schmid s’occupe avec Philippe Mérrieu et Pascal Ganface du projet présidentiel et travaille sur la question des idées qui est une de ses obsessions en politique : « comment remettre du projet au cœur des campagnes, et au fond, refaire le lien entre pouvoir et projet. Nous travaillons à partir du projet d’EELV qui a été adopté le 18 décembre dernier. En sortiront entre 5 et 10 idées phares de la campagne d’Eva Joly qui annoncera son projet en Février. Chacun de ses axes du projet seront décliné sur une proposition concréte pour montrer comment les écologistes ne sont pas seulement dans une vision  de long terme, mais savent répondre à la crise, et sur une double approche française et européenne » explique t-elle en citant  le théme de la santé, « car les écologistes ont beaucoup à dire sur les comportements , l’alimentation, la prévention, la médecine de prévention  - qui est un parent pauvre en  France, les Verts ayant toujours  dit qu’il fallait consacré 1% du budget santé à la prévention - la médecine du travail à un moment où les dégradations de la vie au travail devient un sujet sur lequel les français ont marqué leurs préoccupations dans toutes les enquêtes d’opinion faîtes… ». Un certain nombre de conventions thématiques sont prévues pour développer certains points du projet EELV. « A chaque fois Eva Joly en sera l’invité d’honneur et dévoilera une partie de son projet : Elles porteront sur la santé, le logement, la culture, l’agriculture… » confie t elle à Vanves Au Quotidien

     

    « Nous travaillons en lien avec les permanents qui travaillent au jour le jour avec Eva Joly, gére son agenda, voit la cohérence entre le projet et les déplacements de terrain. Un conseil stratégique se réunit toutes les semaines pour définir des orientations stratégiques de la campagne en lien avec le projet. Un séminaire de l’équipe rapprochée a eu lieu ses derniers jours  pour discuter plus approfondie que la réunion hebdomadaire. Et je communiquer avec Philippe Mérrieu et Pascal Ganfain quotidiennement pour affiner le projet » explique t-elle en ajoutant : « Ce qui me marque chez elle ! Elle est une femme de dossier, qui aime l’écrit, lire, étudier les dossiers. Alors qu’on considére lorsqu’on est un politique de haut niveau, qu’on n’a plus le temps de lire, qu’on est d’abord dans la communication, la représentation. Ce n’est pas le cas d’Eva Joly. C’est quelqu’un qui pourra lire une centaine de page et se passionnera pour les aspects techniques d’un dossier parce qu’elle veut connaître les choses. Sa relation au savoir et à l’écrit est important et essentiel pour moi ».


    Lucile Schmid a une profonde admiration pour Eva Joly parce que « c’est quelqu’un qui a été engagé sur d’autres combats que ceux d’un parti politique, comme juge,  et qui en fait, se prolonge dans cet engagements politique et citoyen. Au fond, lorsqu’elle a affrontée les puissants, lorsqu’elle était juge, elle a montrée ses capacités à être la candidate prête, avec courage, à renverser le rapport de force par rapport à des intérêts économiques ou de pouvoirs dominants. L’affaire Elf a de vraies résonances dans ce qui peut se passer dans les Hauts de Seine. Car le sujet est de savoir  comment on organise les liens entre la séparation des pouvoirs, entre pouvoirs économique et politique. Eva Joly est la personne qui incarne le mieux la séparation des pouvoirs. Toute la question des liens est beaucoup plus suivie sur le plan juridique dans les pays anglo-saxon. Cela va de pair avec le non cumul des mandats. Et sur la question  des étrangers qui devient un point de fixaton aujourd’hui du côté de la majorioé présidentielle. Eva Joly incarne les valeurs françaises dont nous pouvons être fier ».

     

    Ce qui ne l’a pas empêché de se montrer critique sur les débuts de campagne d’Eva Joly : « On doit trouver pour Eva Joly un rythme de campagne. On était dans la pré-campagne à la fin 2011, et maintenant on est dans une campagne qui commence. Il faut dans notre rythme de campagne, articuler un projet global. On ne peut pas se contenter de la sortie du nucléaire, parce que les français attendent des propositions assez concrétes sur les questions d’emplois, de santé, et européennes parce que c’est un point essentiel. Eva Joly a proposé une initiative eurpéenne en écrivant aux différents candidats à la présidentielle, qui relaie ce qu’a proposé Cohn Bendit sur l’idée que « l’Europe ne pouvait pas être laissé aujourd’hui à des questions partisanes, que c’était un sujet suffisamment important pour se mettre tous autour de la table. Eva Joly refait le lien entre sa campagne et les positions des écologistes au parlement européen parce que c’est un point fort. Dans une campagne présidentielle, il faut savoir trouver ses références, articuler les choses par rapport à ce qui a pu être réussi dans le passé proche. Ce n’est pas un hasard si la question européenne est posée, car elle peut être un nouveau point d’ancrage pour Eva Joly ».

  • LES CHEFS D’ENTREPRISES ET LES COMMERCANTS PESSIMISTES A VANVES COMME EN ILE DE FRANCE

    Le sauvetage de l’Euro et de l’Europe qui se joue aujoud’hui à Bruxelles, la crise qui perture depuis l’été, jouent énormement sur le moral  des chefs  d’entreprises de notre région et les acteurs économiques de nos communes franciliennes comme Vanves. Une enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) passée inaperçue refléte bien une montée du pessimisme et de l’inquiétude que n’arrangent guère les événementsde ces derniers jours. Il sufffit d’en parler avec les commerçants, les chefs d’entreprisees (TPE et PME) installés à Vanves  

     

    La 36éme enquête d’opinion sur la conjoncture économique de la CCIP (réalisée avec médiamétrie en Septembre)  qui est menée régulièrement chaque année, pratiquement sur les mêmes thémes, montre bien que 60% des chefs d’entreprises considèrent comme inévitable une dégradation de la situation économique de la France. Elle traduit une inquiétude persistante de ses dirigeants dans le cadre d’une conjoncture ralentie, accentuée par la crise financière. Ce pessimisme record atteint le niveau de celui exprimé lors de l’enquête de Septembre 2008 à l’époque des premiers effets de la crise internationale avec Leichmann Brothers.

     

    Différents indicateurs traduisent un ralentissement de l’activité des entreprises sur les 6 derniers mois et une inquiétude réelle pour les 6 mois à venir : Léger recul de leur chiffre d’affaires ( de -2% à - 3% ), stabilité de leur situation financière corrélée à leur activité (de -2 à +1), des investissements  et de l’emploi. La situation du commerce de détail non alimentaire est particulièrement préoccupante par rapport aux Services qui s’en sortent mieux. Seulement 15% des dirigeants de PME/PMI prévoient d’embaucher dans les 6 prochains mois. Pour 59% d’entre eux, la crise financière en cours est susceptible de remettre en cause des projets d’investissements, et 55% leurs projets d’embauches. Par contre, aucune tension n’est soulignée entre les chefs d’entreprises et leurs banques.

     

    Mais ce n’est pas tout, car la  période post-présidentielle les rend toujours attentistes : « Cette période est toujours marquée par un fort immobilisme. Mais là, on n’a jamais connu un début de campagne aussi alternante, et cela durant une crise financière. Cette période est pour eux anxiogéne » constate t-on à la CCIP. 61% des PME pensent que les élections présidentielles et législatives de 2012 auront un impact sur la situation économique  de la France. Pour 86% d’entre eux, il faut procéder à une baisse des dépenses publiques en rationalisant les dépenses publiques (54%) afin de rétablir l’équilibre des finances, sachant que 12% préconisent une augmentation des prélévements obligatoires (Réduction des niches fiscales pour 36%, augmentation de la taxation  du capital pour 31%, hausse de la TVA pour 19%).

     

    Leurs priorités pour la politique économique françaises sont d’assainir les comptes publics (29%), lutter contre la désindustrialisation (22%), adapter l’activité économique aux exigences d’une croissance durable (18%), restaurer la compétitivité française (16%). L’issue la plus favorable de la crise de la zone serait d’aller vers plus d’Europe (39%), vers une Europe à plusieurs vitesses (26%), accepter la sortie de la zone euro des pays trop endettés (30%).