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Lycée - Page 14

  • VANVES DANS LE CREUX DE L’OREILLE

    UNE MESSE MARONITE POUR LES CHRETIENS D’ORIENT

    Une messe selon le rite de l’Elise Antochienne Syriaque Maronite a été célébrée en fin d’après-midi vendredi dernier dans l’église Saint Remy en présence de nombreux vanvéens et quelques élus. Elle était présidée par Mgr Maroun-Nasser Gemayel Evêque de la nouvelle éparchie en France, qui a expliqué avec beaucoup de pédagogie et de bonhommie  - « vous n’êtes pas trop perdu ! Vous êtes en orient avec nous, ce soir » - les rites de cette église d’orient qui dépend de l’église d’Antioche : « ce n’est pas très différents, mais il y a  beaucoup de phrases, de chants,  dans une langue siriaque, langue aranéenne possédant son propre alphabet  qui est la plus proche de celle que le Christ parlait. Vous allez goûter cette différence entre un rite latin très intérieur et le notre où l’on, chante plus ». Les participants n’ont pas vu ce temps de prière passer pour « des chrétiens qui souffrent,  sont martyrisés sans cause » a-t-il expliqué : « Il faut nous aider à rester en Orient. Il faut arrêter la guerre. Avec des armes que l’Occident leur fournit. Il y a beaucoup de martyrs vivants. Mais pas à ce point là quand même ! Manuscrits détruits, églises brûléers…Pourquoi ? Pour quel projet politique ? »  s’est il interrogé en souhaitant que « ce christianisme ne quitte pas l’Orient » et en prévenant : « Si notre héritage est dissous, on aura perdu une église apostolique ! ». Mgr Maroun-Nasser Gemayel est devenu l’évêque du plus récent diocése de France  et du plus étendue puisqu’il  couvre tout l’hexagone avec des communautés dans plusieurs grandes villes de province, et un siége qui se trouve à Meudon à côté de Vanves, dans le territoire de GPSO qui sera inauguré dimanche prochain   

    UN CAR DE LYCEENS DE MICHELET BRULE

    Incroyable, mais il y avait comme un goût de brûlé, de cendre  dans l’air vendredi soir à Vanves, dû à un incendie en Seine Saint Denis d’un entrepôt de vêtements qui a étonné plus d’un vanvéen, alors que beaucoup partaient en vacances. Mais cela n’avait rien à voir avec ce bus de la société SAVAC qui a accidentellement pris feu mercredi soir rue du Pont Colbert à Versailles. « Vers 18 h 50, l’engin circulait sur la route départementale 53 en direction de Jouy-en-Josas quand le moteur s’est enflammé. A l’intérieur se trouvaient 26 élèves du lycée Michelet de Vanves (Hauts-de-Seine) qui se rendaient à l’école HEC située à Jouy. Les occupants du bus ont pu descendre sans encombre avant que l’incendie se propage et détruise entièrement le bus. Les sapeurs-pompiers présents sur place, ont maîtrisé le sinistre. La circulation a été coupée dans les deux sens afin de faciliter les opérations. Les lycéens quant à eux ont pu regagner leur destination dans un autre bus » racontait Le Parisien 

    CONSEIL DEPARTEMENTAL : Isabelle Debré a participé vendredi dernier à la seconde séance de mise en place de l’assemblée départementale des Hauts de Seine avec notamment la répartition des représentations dans différents organismes, comme titulaire (t) ou suppléante (S) alors de Jean Didier Berger  : Le syndicat mixte de l’Ile Saint Germain (S), le Syndicat Mixte des Côteaux des Hauts de Seine (T), la SA HLM Le Logement Français (T), l’association des départements cyclables (T), Le syndicat mixte du Bassin Versant de la Seine (S), Le syndicat mixte Ouvert « Autolib » (T), les maisons de retraite « Larmeroux » à Vanves (T), «Sainte Emilie » à Fontenay à Clamart (T), le hury de concours pour la restructuration du collége de la Paix à Clamart et de la construction d’un gymnase au collége d’Issy les Moulineaux (T), les conseils d’administration des colléges Michelet (T), et St Ex (T) à  Vanves, le syndicat mixte Berges de Seine, le conseil départemental des anciens combattants et victimes de guerre et la Mémoire de la nation (T). 

    BENEDICTINES : Une vingtaine d’altoséquanais ont visité le prieuré Saint Bathilde dans le cadre de « Hauts de Seine autrement » du CDT (comité Départemental du tourisme) 92 » guidé par Sœur Pascale et accueille par Sœur Marie Madeleine, la mére Prieure. Ils ont pu entrer en « clôture », ce qui est exceptionnel,  dans ce prieuré où vivent 20 sœurs bénédictines et 10 étudiantes. Il a été  construit par Don Bello pour 80 sœurs et accueille sur une partie de ses terrains, la maison d’accueil pour handicapés de l’association Simon de Cyréne.  Ils ont découvert ce monastère plein de couleur grâce au soleil mettant en valeur la variété des couleurs des briques (de Vaugirard) utilisées comme matériaux. Occasion d’apprendre de nouveaux petits détails comme cette volonté de la fondatrice de cette congrégation religieuse à ce que les sœurs aient le maximum de confort dans leur cellule, considéré non pas comme des cellules de prison, mais de vie car elle avait énormément souffert du manque d’hygiéne et de confort

    CURE DE VANVES : Après six ans passé à Vanves, Vincent Hauttecœur curé de Vanves a été nommé par l’Evêque ded Nanterre, Mgr Michel Aupetit, Supérieur de la Maison Madeleine Debrel, maison de fondation spirituelle dite « propédeutique, à compter du 1er Septembre 2010. Une messe de départ est préparée par l’Equipe d’Animation pastorale (EAP) dont la date a été fixée au dimanche 28 Juin 2015 à 10H30 à Saint Remy.

  • LYCEE MICHELET DE VANVES ET LA RENOVATION DE SES EQUIPEMENTS SPORTIFS : ENFIN…PRESQUE !

    Une des 125 délibérations examinées ce matin en Commission Permanente du Conseil régional – où siége Bernard Gauducheau, maire de Vanves – concernera le lycée Michelet et l’individualisation de crédits permettant de lancer les études d’un vaste programme, attendu et négocié, des équipements sportifs de cet établissement scolaire. Henriette Zoughebi, vice présidente (FdeG/PC) chargée des lycées, n’a pas cachée que c’était une première, car ce programme de rénovation est financé par trois partenaires, la Région, l’Etat et la ville de Vanves.

    Rappelons que cette cité scolaire réunit collége, lycée d’enseignement général et de classes préparatoires aux grandes écoles dans des bâtiments qui ont fait l’objet d’une vaste rénovation menée dans les années 1980/90, dont certains sont inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques. Ils sont entourés d’un vaste parc de 17 Ha. Elle dispose d’infrastructures sportives composés de plusieurs terrains extérieurs (football, rugby, athlétisme, basket ball, handball…) d’une superficie de 38 406 m2 avec un immense gymnase de 5000 m2 de plancher  incluant une piscine couverte, construit dans les années 60… qui ont beaucoup perdus de leurs qualités (vieillissement et conception anciennes) 

    Le rapport du Conseil Régional constate qu’une grande partie de ces équipements extérieurs existants  - 2 terrains de foot de 6000 et 2267 m2, 1 terrain de rugby de 8260 m2, 1 terrain multisport de 2313 m2, 2 pistes d’athlétisme de 581 m2 et 635 m2 -  ne sont aujourd’hui, plus utilisés en raison de leur vétusté. Le programme prévoit donc de réaménager plus de 19 000 m2 d’espaces pour l’exercice des activités de plein air, avec 1 terrain multisport, 1 plateau de lancer (disque, poids, javelot), 1 anneau d’athlétisme (dont espace de saut – 8 couloirs extérieurs),  1 terrain de foot/rugby avec un éclairage extérieur. Le pavillon existant à l’entrée du parc, serait réaménagé de manière à compléter le programme des vestiaires et des locaux de rangement. Les travaux s’effectueraient en site occupé en plusieurs phases garantissant le fonctionnement de l’établissement et la sécurité des personnes.  

    Le coût des études, dans une première phase, se monte à 1 328 800 € pour un montant total d’opération estimé à 7,5 M€, car il restera à s’occuper du gymnase et de la piscine par la suite.   

  • LES JOURS D’APRES L’ATTENTAT CHEZ CHARLIE HEBDO : A VANVES, LES LYCEENS DE MICHELET « ONT ETE REMARQUABLES ! »

    « Les lycéens de Michelet ont été remarquable individuellement et collectivement » pour Bernard Gary, proviseur du lycée Michelet qui revient  sur la façon dont la communauté scolaire de Michelet a vécu les événements tragiques de la semaine dernière

    « Les élèves étaient tous bien informés, émus, à telle enseigne que le Mercredi soir, ils m’ont dit qu’ils avaient l’intention de se regrouper Jeudi matin, de faire un rassemblement pacifiste et paisible dans la cour des pyramides. Dés 7H du matin, nous sommes allés à leur rencontre, car ses lycéens qui arrivent si volontiers une minute avant les cours, ce matin là, étaient très nombreux dés 7H. Nous avons beaucoup écouté, discuté, et nous avons réussi à les convaincre que rester dans la cour des Pyramides, en lien direct avec l’extérieur, était quelque peu menaçant. Ils nous ont écouté et se sont rendus dans la cour des Tilleults, côté parc, protégé par les bâtiments scolaires. La plupart des éléves sont montés en classe, car, par ailleurs, nous avions décidé, avec les enseignants, de modifier le déroulement des cours et de parler avec eux, afin qu’ils expriment leurs incompréhensions, leurs craintes, leurs doutes. Nos cours se sont transformés de façon systématique, y compris au collége, en échanges, étant entendu qu’il ne s’agissait pas de forcer les éléves à parler s’ils n’en avaient pas envie, mais qu’il n’était pas question de continuer comme si de rien n’était » raconte Bernard Gary,proviseur du lycée Michelet qui a invité ceux qui voulaient rester dehors, à échanger avec leurs camarades moins bien informés qu’eux, « car tous ne le sont pas comme eux, afin d’alerter tout le monde sur ce qui se passait ». Les riverains comme les passants, ont pu s’apercevoir que les lycéens avaient mis des affichettes sur les grilles d’entrée « Je suis Charlie ».

    La tuerie de Montrouge qui est intervenue à quelques kilométres du lycée, durant cette matinée, a provoqué le confinement de cet établissement scolaire comme beaucoup d’autres dans le secteur. «  Nous avons reçu de la préfecture, la consigne de ne laisser sortir aucun élève sous aucun prétexte. Nous avons commandé, en catastrophe, aux boulangeries 1000 sandwichs, parce qu’il s’agissait de nourrir les élèves externes qui n’étaient pas prévus à la demi-pension. Cela nous a donné l’occasion de poursuivre le débat. A l’heure de la récréation de 10H, les élèves voulaient sortir sur le parvis pour fumer, puisque c’est interdit dans l’établissement. Là encore, ils ont accepté d’y renoncer, en restant dans l’enceinte de l’établissement en comprenant bien que si quelqu’un tuait des innocents à quelques centaines mètres, ce n’était pas une bonne idée d’aller sur le parvis. D’autant qu’au moment où nous leur parlions, personne ne savait où était le tueur et qu’il aurait pu très bien passer devant le lycée ».

    Comme prévu, comme dans tous les établissements scolaires de France, un rassemblement a été organisé à midi dans la cour des Tilleuls, avec éléves, professeurs, personnels, tous les élèves étant très attentif, lorsque le proviseur leur a parlé, lu quelques strophes d’un magnifique poéme d’Aragon de 1944, « la rose et le réséda », en phase avec l’actualité qui résume bien ce qui se mobilise tant de monde aujourd’hui, et qui commence par « celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas ». Il leur a parlé des valeurs de la République, « de ne pas avoir peur »  et que « c’était la dignité qui devait l’emporter ». Tous ont  respecté une minute de silence, des prépas aux petits du collège, dans un silence impressionnant et tous spontanément, se sont mis à chanter la marseillaise. « Un moment très émouvant » pour le proviseur et son équipe. « Ils se sont comportés avec beaucoup de dignité. Je les ai trouvé remarquable individuellement et collectivement. A la fin, comme ils pouvaient sortir, puisque la Préfecture nous avait fait savoir que le confinement n’était plus à l’ordre du jour, et sous forme de clin d’oeil, je leur ai indiqué qu’on avait 1000 sandwichs à leur disposition. Tous sont restés pour grignoter et ont continué d’échanger »

    Leurs réflexions étaient liés pour une bonne part à l’émotion, les discussions tournaient beaucoup autour de la laicité, du « tu ne tueras point », « comment peut on en arriver à des extrémités pareilles », des réflexions très généreuses sur « il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier », « il ne faut pas s’en prendre aux musulmans, ils n’y sont pour rien », « J’ai des copains musulmans, ils sont aussi choqués que moi ». Beaucoup de question sur « qu’est-ce que l’on pourrait faire individuellement et collectivement pour réagir, et essayer de faire en sorte que cela ne recommence pas » dans le lycée, et à l’extérieur, avec  bien sûr,  la marche républicaine qui était prévu ce fameux dimanche 11 Janvier. Beaucoup de lycéens s’étaient donnés rendez-vous sur le parvis, pour y aller ensemble. « La communauté scolaire en est ressorti renforcée, content de pouvoir compter sur l’autre, d’avoir pu échanger de façon libre avec les adultes. Tout le monde était assez fier de ce que le Lycée a fait dans son ensemble » constatait le proviseur. Une semaine après, les lycéens continuent à en parler beaucoup car ils sont branchés sur les chaînes infos, avec les obséques à Jérusalem, dans la cour de la préfecture de police de Paris, les discours des uns et des autres… « Mais, ce qui est rassurant, je ne sens pas de peur chez les élèves, juste une prise de conscience qui a été celle à l’image des adultes, et quelque chose de précieux : Ces événements ont soudé les élèves et les adultes. Une atmosphère assez apaisée mais déterminé régne dans ce lycée ».    

    Evidement, le renforcement du plan Vigipirate a changé beaucoup de choses dans la vie quotidienne de la communauté lycéenne. « Nous avons évidement renforcé les mesures de précautions à l’entrée du lycée, tout en sachant bien que le mur du Bd du lycée est interminablement long et qu’on n’a pas les moyens humains de le surveiller. Les sorties scolaires sont interdites, ainsi que les voyages par avion et train. Nous avons été obligé d’annuler et de reporter les journées portes ouvertes destinées aux élèves qui se préparent aux grandes écoles et qui devaient avoir lieu samedi dernier et samedi prochain. D’autant plus que nous invitons beaucoup de familles sans savoir qui va venir, puisque les invitations sont adressées aux autres établissements, certains venant du bout de la France. Le Carrefour des Métiers qui doit se tenir le premier samedi de Février n’est pas sur de se tenir »