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Lycée - Page 11

  • LES 10 ANS ZEUGMA AU LYCEE MICHELET DE VANVES (Suite et fin ) : UN MEDIA LYCEEN VRAIMENT LIBRE !

    Un journal lycéen a une durée de vie de 3 ans en moyenne. 10 ans c’est énorme ! Mais c’est le cas au lycée Michelet avec le célèbre ZEUGMA    dont la renommée a explosée et dépassé les limites de Michelet. D’autant plus qu’il a un statut particulier car il est très actif, pouvant dépêcher des rédacteurs sur des événements comme les Journées de la Refondation de l’Ecole. « Même si on est loin d’être des journalistes professionnels, au niveau de l’Education Nationale, on est reconnu, car la ministre souhaite développer les médias lycéens » selon Tristan Vertanian, l’un de ses deux rédacteurs en chef.  Zeugma se classe parmi  les7 premiers média lycéens français. Sa rédaction a  participé au concours médiatic organisé par l’Education Nationale et son institut qui s’occupe de la presse jeune et son journal s’est vu attribué le 2éme prix académique du rectorat de Versailles

    « Les médias lycéens souffrent d’un manque de reconnaissance, l’un des grands problèmes en France étant que l’on compare souvent les jeunes à des ignorants. On ne pense pas qu’ils peuvent avoir une opinion, des idées. C’est très réducteur. A l’occasion de ce colloque sur la refondation de l’école, nous avons interviewé un haut fonctionnaire qui nous a expliqué qu’il ne voyait pas la légitimité pour qu’un jeune s’exprime sur ce sujet lors d’une table ronde sur « la refondation et les jeunes » où il n’y en avait aucun. Il considérait que permettre à un jeune de s’exprimer à un événement de ce type, pouvait être décalé. Ce qui nous a profondément choqués.  D’autant plus que des jeunes majeurs comme nous vont voter. Pourquoi quelqu’un qui est presque en âge de voter, ne pourrait pas donner son avis, n’aurait pas la pleine possession de ses moyens intellectuels pour discuter d’un sujet, autant qu’un ministre ou le patron d’un entreprise » s’interroge t-il.

    Tout en reconnaissant qu’il y a aussi un manque de représentation de la jeunesse dans la société : « certes il y a des instances collégiennes, lycéennes, avec des délégués de classes, des représentants au sein du conseil d’administration  du lycée… mais très souvent lorsqu’il y a une réforme qui les concerne,  leur avis n’est pas vraiment pris en compte ou en considération. Il pourrait y avoir presque un conseil national lycéen ou de la jeunesse. C’est qu’à voulu mettre enplace la ministre Rossignol avec un haut conseil de la Jeunesse ». Encore faut il que ses jeunes y participent et persévérent tout au long de leur mandat.

    Et c’est bien le problème du CRJ (Conseil Régional des Jeunes )  de la Région Ile de France dont les bilans d’exercice mettent en évidence la désaffection progressive de ses membres : 22 assistaient à la dernière réunion du mandat 2009-11 sur 140 et le mandat 2013-15 avait commencé avec seulement la moitié de ses membres

    Mais revenons à Zeugma : « On  a vraiment la chance d’avoir un média libre,  alors que beaucoup de journaux lycéens ont du mal à se créer, à exister,  parce qu’ils sont bloqués par l’administration, victime de la censure et même de procés contre le directeur de la publication  comme ce fut le cas pour un dessin provocateur présenté en »Une »d’un  journal lycéen de province, avec une femme nue. C’est d’ailleurs un rôle important pour les rédacteurs de faire attention à ce qu’il n’y ait pas de délit de presse (injure, diffamation, prosélitysme). On a la chance d’être un journal conséquent avec une énorme rédaction, une liberté d’expression totale et reconnu » constate Tristan Vartanian  qui reconnaît avoir un besoin de s’exprimer, de partager ses opinions, d’informer les gens. « Ce qui m’a encouragé à continuer sur cette voie est l’ambiance que l’on a créé au sein de Zeugma, tous les rédacteurs étant traité de manière égal, pouvant discuter, débattre notamment lors de la conférence de rédaction mensuelle que nous animons. On arrive à avoir une cohésion entre 1ére et Terminal et entre toutes les filières, d’autant plus qu’elles communiquent pas entre elles, que nous avons des profils très différents entre terminal S et Terminal L. Et Zeugma nous permet à tous de nous rencontrer, ce qui n’aurait jamais été le cas ! »   Tout comme Yahya  Derouich qui l’acccompagnait lors de cette rencontre avec l’auteur de ce blog : « C’est le seul journal que je lis comme eux. Ecrire dans ses colonnes m’offre une vraie liberté d’expression, de faire découvrir des choses vers lesquels les jeunes ne seraient pas allés.  Une trés belle expérience avec une super ambiance. J’ai fait les meilleures rencontres durant cette année grâce au Zeugma ». Longue vie à Zeugma.   

  • LES 10 ANS ZEUGMA AU LYCEE MICHELET DE VANVES (Suite) : 10 BOUGIES ET LE PETIT JOURNAL

    Un journal lycéen a une durée de vie de 3 ans en moyenne. 10 ans c’est énorme ! Mais c’est le cas au lycée Michelet avec le célèbre ZEUGMA    dont la renommée a explosée et dépassé les limites de Michelet lorsque sa rédactrice en chef a eu l’idée d’organiser une collecte de vêtements et de denrées non périssables au sein du lycée pour les réfugiés à l’automne dernier. 10 ans après sa création, son équipe pour son action de solidarité vis-à-vis des réfugiés, est passée à l’émission culte du moment : Le Petit journal de Yann Bartés

    A la Rentrée  2015, Florine Hausfater,  sa rédactrice en chef a eu l’idée, au début de la crise des réfugiés, d’organiser une collecte de vêtements et de denrées non périssables au sein du lycée pour eux, suite à une rencontre avec une militante de SOS Racisme. « SOS Racisme nous a aidé à la mettre en place, Bernard Gary le proviseur nous a donné son feu vert ! Le Zeugma a fait campagne pour cette collecte qui a eu un énorme succès. Un journaliste du Monde a fait un article sur Florine et la collecte, le Petit Journal s’est intéressé à nous, et on a connu une grosse période médiatique qu’on a essayé de modérer pour ne pas en faire trop. Cela nous intéressait qu’on en parle, mais pas trop, pour montrer notre vision des choses, faire émerger dans l’esprit d’autres lycéens l’idée de reprendre cette initiative. Du coup, on a réactivé nos réseaux sociaux, créant un énorme engouement pour le Zeugma » raconte Tristan Vartanian, l’un des deux rédacteurs en chef.

    «L’ancienne équipe  qui était encore en place,  est passée de 25 rédacteurs à 50 aujourd’hui, ce qui était  assez compliqué à gérer tout seul. C’est à ce moment là que Florine Hausfater a  décidée de me nommer rédacteur en chef pour mieux maîtriser le journal, afin de réaliser des numéros de qualité avec du contenu, maintenir  sa périodicité mensuelle ». Imprimé au lycée, il est tiré entre 800 et 1000 exemplaires par mois, et uniquement distribué au lycée, pas au collège, gratuitement. « Aucune appartenance à une obédience politique, mais on traite de la politique, de l’actualité que l’on privilégie. On a vraiment voulu, avec Florine, cette ouverture sur l’extérieur, la société, en parlant de politique,  de l’actualité qu’on privilégie, d’économie, de société,  et maintenant de culture qu’on a développé  pour que les lycéens s’informent ».

    Ainsi, ce journal  ne s’intéresse pas seulement à des événements propres concernant le lycée, fort heureusement d’autant plus si les lycéens lisent très peu les journaux: Ses rédacteurs ont réalisés un  dossier sur «Nuit Debout », « la loi El Khomri »,  le film « Merci Patron », les élections américaines, la mort de Prince, mais aussi des articles d’opinion pour que tout le monde puisse s’exprimer librement comme sur « les hommes se maquillent » ou un autre qui a fait beaucoup de bruit en Novembre 2015 sur le « dress-code au lycée » : « Qu’est-ce qui est décent ou moins décent, et comment peut on  s’habiller au lycée », car il y avait beaucoup de problèmes à l’entrée, de nombreux lycéens se faisant refouler, et  considéraient que les critères étaient très strictes, l’auteur de l’article jugeant cela comme de la perte de temps, car on vient étudier, pas pour repasser chez soi se changer  et revenir une heure plus tard. Est-ce qu’un trou au genou était suffisant pour se faire refouler ? Ce qui suscite débat » reconnaît il en indiquant qu’il  s’est investit dans l’interview de personnalités surtout politique, comme Isabelle Debré,  la ministre de L’Education Nationale, Vallaud Belkacem, Louis Pasquier, rédacteur en chef de la Miuette Baillonnée …,  Dans l’actualité du lycée, Zeugma a parlé de la collecte, la Maison des lycéens, association lycéenne, présidée par une élève, qui a beaucoup de projets : Elle réhabilité la cafétéria du lycée, organise le bal du lycée… et la conférence de Claire Péretié, conseillére auprès du Parlement Européen.  A suivre...

  • LES 10 ANS ZEUGMA AU LYCEE MICHELET DE VANVES : UNE LONGEVITE INCROYABLE !

    Un journal lycéen a une durée de vie de 3 ans en moyenne. 10 ans c’est énorme ! Mais c’est le cas au lycée Michelet avec le célèbre ZEUGMA  dont la renommée a explosée et dépassé les limites de Michelet lorsque sa rédactrice en chef a eu l’idée d’organiser une collecte de vêtements et de denrées non périssables au sein du lycée pour les réfugiés à l’automne dernier. Son équipe rédactionnelle est même passée au Petit Journal de Yann Barthés après un article dans Le Monde. Le Blog a ainsi décidé de donner quelques coups de projecteurs sur ce journal lycéen  qui a survécu au fil du temps à un moment où ses rédacteurs bachotent ou ont commencé à passer leurs examens  

    Zeugma  n’a pas toujours été ce qu’il est aujourd’hui avec une rédaction aussi importante – 50 rédacteurs -  et n’a pas toujours été aussi actif, les sujets traités n’étaient pas les mêmes, ni la ligne éditoriale. Il a pour  rédactrice en chef actuelle  Florine Hausfater, et un adjoint  Tristan Vartanian,  qui passent le bac cette année, le directeur de la publication étant un jeune mineur, et non un adulte qui dirige et relit,  comme c’est le cas dans d’autres lycées. Il est vraiment indépendant, personne d’autres que les rédacteurs n’ayant un droit de relecture des articles. Il est soutenu par le proviseur Bernard Gary,  qui a tout de suite vu l’importance de l’existence d’un tel journal qui donne l’occasion à de jeunes lycéens de s’exprimer, d’ouvrir leur esprit critique. «Le Zeugma a été crée en 2006  par un groupe d'élèves du lycée Michelet de Vanves suite à de nombreuses tensions avec un autre journal du lycée Le K-Fteur. Il s'agit donc du renouveau du K-Fteur qui ne survivra pas aux querelles, deux lycéens dont Annelle Loison créant leur propre journal, le Zeugma, en se voulant ouvert à toutes les approches politiques. Il connaîtra en 2011 une grande influence de gauche due à l’arrivée d'un nouveau rédacteur en chef appartenant aux jeunesses communistes, jusqu’en 2012, mais arrêtera d’être publiée pendant un an, car c’était devenu un organe de propagande politique. Il a été repris en 2013 par Fiona Gillard qui a effacé toute engagement politique,  redynamisé le journal en obtenant sa maîtrise totale pour devenir un journal pour les lycéens, fait par les lycéens. Elle tenait à ce qu’il ait une véritable identité lycéenne » racontent   Tristan Vartanian et Yahya Derouich.

    Il s’est diversifié avec le temps et ses 3 dernières années pour devenir un journal où la liberté d'expression est le mot d'ordre, avec une ligne éditoriale beaucoup plus large. «Nous étions alors une quinzaine de rédacteurs. Fiona Gillard a réussi à augmenter le tirage  - 450 exemplaires. Florine Hausfater lui a succédé et continué dans la lignée de Fiona, en popularisant le Zeugma grâce à une véritable liberté d’expression, une équipe soudée. Il a acquis cette popularité avec les attentats, notamment contre Charlie Hebdo en Janvier 2015, puis le 13 Novembre 2016, car la liberté d’expression a été vraiment  touchée. Dans l’esprit des jeunes, ils ont compris qu’il fallait défendre cette valeur, et notamment chez les lycéens qui ont été très touchés, l’ambiance était tendue. Les lycéens ont réagis en défendant leur presse, sachant que beaucoup de lycéens ne lisent aucun journal, seulement Zeugma, qui est leur seul intermédiaire avec l’actualité et la société actuelle. Il  y a eu une appartenance presque sentimentale à cause de ses événements car Zeugma a réagit avec un  numéro spécial «Charlie Hebdo » pour rendre hommage aux victimes. Ils se sont approprié le journal. D’autres rédacteurs sont venus nous rejoindre, faisant passer le groupe de 15 à 25 rédacteurs. A Suivre….