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circulation - Page 6

  • LES REPUBLICAINS PROPOSENT DETRANSFORMER LE PERIPH AUX PORTES DE VANVES EN AGORA

    Une équipe d’architectes et d’urbanistes ont planché sur un réaménagement du boulevard périphérique  et identifiés 4 sites potentiels : Portes d’Aubervilliers, des Lilas, d’Ivry et de Vanves. Ils parlent même de transformer les frontières actuelles en « agora » en s’inspirant de ce qui a été fait à Hambourg, à Madrid et même à La Défense   

    Il en a été question dans le journal « Le Monde » et à l’occasion d’une niche déposée par le grroupe LR  au conseil de Paris qui s’est réunit voilà une quinzaine de jours. Ce groupe présidé par NKM a, de nouveau, défendu, une couverture du boulevard Périphérique qui constitue l’épine dorsale du réseau routier métropolitain et dont la suppression pure et simple relève de l’utopie. « Ce n’est pas le périphérique qui est anachronique, mais la coupure urbaine qu’il représente entre Paris et sa banlieue » explique ce groupe politique qui veut en faire un espace de respiration. D’autant plus que 396 000  parisiens et banlieusards habitent et 238 000 travaillent dans un rayon de 400 m. Mais « il fait l’unanimité contre lui par l’image négative qu’il véhicule, enfermant pour les uns, infranchissables pour les autres, formant une barrière sclérosante qui nourrit les inégalités au coeur même de la métropole, source de pollution et de bruit ». Pour l’instant sur ses 35,04 km, 6 sont couverts grâce à quelques projets de couvertures menées à leur  terme (Porte de Vanves et de Montreuil) mais d’autres ont été mis à l’arrêt. « Les regards semblent ces dernières années portés exclusivement sur l’hypercentre de la ville, achevant de créer un Paris à plusieurs vitesses ».

    Le projet du groupe LR propose de « lancer un appel à projet visant à estomper le périph, à faire émerger des projets aussi créatifs que réalisables, variés et destinés à résoudre des problèmes laissés depuis trop longtemps de côté » expliquait-il  en prenant l’exemple des portes de la capitale qui sont un exemple parmi d’autres. « Alors qu’elles devraient être les places du Grand Paris, elles marquent aujourd’hui davantage des frontières, tant elles sont imperméables pour nombre de personnes, en particulier les piétons et les cyclistes ». Et les portes Brancion et de la Plaine en sont un exemple criant. La forme de l’appel à projet aurait pour objectif d’assurer la viabilité financière des opérations à travers la valorisation foncière. D’autant plus que les finances publiques sont aujourd’hui incapables de supporter le  coût de la couverture intégrale ou de l’enfouissement du linéaire. Certaines portes pourraient ainsi accueillir des gestes architecturaux puissants, vecteurs de curiosité et de dynamisme sur le territoire.

    Les écologistes ont réagis  à cette proposition  qui « marque la volonté de la droite de pérenniser cet axe routier ad vitam aeternam, de continuer dans une politique de la voiture-reine sans se soucier de la santé des gens et surtout des plus fragiles. Enfouir et cacher cet axe qui est le principal émetteur de particules fines à Paris, ne résoudra pas le problème de la pollution dans la ville. Le groupe des élus Républicains s’amuse à faire l’autruche quand un Parisien sur deux respire un air qui ne respecte pas la réglementation. Enterrer le périphérique, c’est aussi conforter la fracture urbaine qu’il trace entre Paris et le reste des territoires de la métropole » ajoutaient ils en expliquant qu’ils souhaitent réinvestir cet espace et le transformer ainsi en boulevard urbain à horizon 2030. « Le périphérique peut devenir un lieu de rencontre et d’activité, une véritable liaison entre Paris et la banlieue qui regrouperait un peu de circulation, des mobilités douces, des espaces verts, des commerces. Pour transformer l’usage du boulevard périphérique d’ici à 2030, il faudra sensibiliser les Franciliens pour lutter contre la pollution de l’air et pour commencer à se réapproprier les 35 km de la ceinture périphérique, nous avons obtenu qu’un événement festif soit organisé sur cette autoroute urbaine. Pour que l’espace d’une journée, nous puissions imaginer un périphérique sans voiture »

  • VANVES AUX PORTES DE LA PREMIERE ZONE DE CIRCULATION RESTREINTE CRAINT UN REPORT DE CIRCULATION POLLUANTE

    Paris est la première ville à mettre tout son territoire en « Zone à Circulation Restreinte » pour  améliorer la qualité de l’air en limitant les émissions de particules du trafic automobile. Les vignettes Crit’Air sont obligatoires depuis aujourd’hui sur son territoire et les véhicules les plus polluants ne peuvent plus circuler entre 8h et 20h, du lundi au vendredi. Seul la rue Louis Vicat est concerné à Vanves.   « Plus d’1,4 millions de vignettes Crit’air ont d’ores et déjà été commandées à ce jour en France. Cette mobilisation des citoyens, et en particulier des Parisiens et Franciliens, est un signal très positif en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air » a salue vendredi Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris en charge des déplacements

    La création d’une Zone de Circulation Restreinte (ZCR)  à Paris  est une première en France rendu possible par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTE). Elle repose sur l’interdiction de circulation des véhicules les plus polluants dans les zones sensibles pour la qualité de l’air selon une classification environnementale définie par l’Etat selon 7 catégories : non classés, classés de 5 à 1, classe électrique. L’objectif de la ville de Paris est d’interdire ainsi progressivement les véhicules considérés comme les plus polluants d’ici 2020, les véhicules non classés depuis  le 1er Janvier 2017 (date de circulation des véhicules particuliers avant le 01/10/1997 pour les diesels et avant le 01/10/1997 pour l’essence, et à partir du 1er Juillet 2017 pour les NC+ 5 (Diesel avant le 01/01/2001 et essence avant la 01.01/1997). 

    Il apparaît selon les premières études et analyses prospectives d’AirParif, si l’on prend Paris et les 22 communes voisines concernées par la circulation alternée lors des pics de pollution, que l’impact réel de ces mesures reste mal connu pour les communes situées en limite du territoire parisien comme Vanves. L’impact positif sera clairement moins important en dehors de Paris qu’intra muros. Pour la première étape de la ZCR, les gains en émission seraient de 2% en dehors de Paris pour l’ensemble des polluants atmosphériques (particules et oxydes d’azote), soit deux fois intérieur au gain attendu sur Paris. Mais le niveau estimé des gains pour ses communes est en fait mal connu car les études ne prennent pas en compte les reports de circulation de véhicules polluants sur le Périphérique et les voies proches qui ne sont pas concernés par les mesures décidées dans la ZCR, comme par exemple le CD 50 qui traverse Vanves.

    « Il est à craindre que nos résidents de ces voies subissent un accroissement de la circulation constituée qui plus est de véhicules polluants interdits de circulation au sein de Paris intra muros » constatait le conseil municipal de Vanves  dans l’avis  (négatif) qu’il a donnée sur la création de cette ZCR. Tout en constatant que « cette mesure décidée par la ville de Paris n’a pas fait l’objet en amont d’une concertation suffisante qui aurait permis une mise en  place plus harmonieuse et surtout prenant en compte la qualité de vie et la qualité de l’environnement des résidents de petite couronne soumis aux mêmes nuisances que les résidents parisiens aux abords des grands axes »   

    Une des conséquences de cette ZCR et des vignettes sera, en cas de pic de pollution, de remplacer la circulation alternée  par la mise en place de la « circulation différenciée ». Celle-ci consistera à interdire progressivement la circulation des véhicules, selon leur niveau effectif de pollution et selon l’intensité et la durée du pic, cela dans tout le périmètre compris à l’intérieure de l’A86. « Avec Anne Hidalgo, nous sommes déterminés à poursuivre cette action en faveur de l’amélioration de la qualité de l’air dans Paris. C’est un enjeu majeur de santé publique qui nécessite l’implication de tous » explique Christophe Najdovski. Ce qui n’empêchent pas les opposants de s’exprimer notamment sur  les réseaux sociaux. Parmi les plus vifs, Anne Hidalgo a gagné un surnom : « Après Isabelle la Catholique,  nous connaissons une nouvelle forme d’inquisition, avec Anne La catalytique, reine de la pastille ». 

  • DES REPERCUSSIONS A VANVES DE LA FERMETURE DE LA VOIE G.POMPIDOU ?

    Depuis la Rentrée, les vanvéens ont constaté que l’on circule plus mal à certains moments de la journée ou de la semaine. Il est vrai que le chantier de la gare du Grand Paris Express Fort d’Issy/Vanves/Clamart provoque de gros embouteillages aux heures de pointe du matin et du soir dans tout le quartier du Clos Montholon. Ainsi que le chantier de la résidence NIWA rue Aristide Briand qui a supprimé un itinéraire malin et provoque aussi des embouteillages le matin. Mais le grand débat qui agite les maires de la Métropole du Grand Paris concerne les répercussions de la neutralisation de la voie sur berges Georges Pompidou sur la rive droite que la maire de Paris veut rendre piétonne. Région, métropole, préfecture de police, ville de Paris se livrent à une guerre des chiffres sur les conséquences en terme de temps de parcours au cœur de la capitale et en banlieue notamment à l’ouest, c'est-à-dire dans les Hauts de Seine   

    Ainsi un  nouveau  rapport d’étape de la Région Ile de France  constate que le trafic et les temps de parcours ont augmenté en comparant  septembre 2015 à Septembre 2016 sur 145 km de voies à Paris et en banlieue. Il montre que  «les hausses de temps de transport liées aux voies sur berge sont beaucoup plus importantes que ce que la mairie de Paris nous donne et surtout, et ça c'est très important, que cette fermeture des voies sur berges a impacté la banlieue» selon Valérie Pécresse présidente de la Région Ile de France. Il note ainsi des «augmentations de trafic particulièrement fortes» au centre de Paris : les rues à proximité des voies sur berges ont connus des augmentations de trafic particulièrement fortes :+51% par jour sur les quais hauts à l’approche de la place du Châtelet, +21% par jour sur le boulevard Saint Germain au niveau des thermes de Cluny à toutes les heures de la journée et en particulier aux périodes de pointe (+ 58% sur les quais hauts au niveau du Louvre, entre  27% et 35% sur le Bd St Germain ). 56% des anciens usagers de la voie Pompidou le matin et 70% le soir se distribuent ailleurs. Certaines axes éloignés des voies sur berges connaissent des variations notables : +25% de trafic rue de la Convention ou boulevard de l’Hôpital rive gauche que les vanvéens empruntent.

    Le rapport note des «hausses significatives» de trafic à l'ouest, où la situation s'est «dégradée», sur le boulevard périphérique qui est touché – «si les périodes de pointe ont tendance à enregistrer des baisses de débit, le bilan est néanmoins plutôt à la hausse sur la journée entière» constate t-il -  l'autoroute A13 et certains axes départementaux : Il faut par exemple 4,5 minutes supplémentaires pour aller de la porte de Saint‐Cloud à la porte d’Orléans sur le périphérique. Plus loin hors de Paris, il souligne une dégradation de la circulation sur l’autoroute A86 notamment entre Thiais et Créteil, tronçon sur lequel le temps de trajet s’élève aujourd’hui à 11 mn (+ 28 %) le matin et à 14 mn (+ 22 %) le soir. Ou encore entre Vélizy et Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) où la durée du parcours atteint 12 mn (+16 %) le soir.  «Des tendances qui demandent à être confirmer ou infirmer ces premiers résultats pouvant être soumis à des facteurs externes à la piétonisation des voies sur berges» note ce rapport