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pandémie

  • CHRONIQUES VANVEENNES DE CONFINEMENT : Pas de messe avant le 2 juin !

    En dévoilant son plan de déconfinement devant l'Assemblée nationale, Edouard Philippe, premier Ministre  a expliqué que les rassemblements religieux restaient interdits jusqu'au 2 juin. La décision gouvernementale a exaspéré l'épiscopat catholique

    Et pour cause comme l’expliquait le pére Bertrand Auville, curé de Vanves mais aussi chargé des relations avec les élus par l’évêque de Nanterre lors de l'apéro Zoom de Dimanche dernier  : «Les évêques avaient devancé la réunion avec le président de la République en envoyant des propositions concrétes avant leur réunion avec lui la semaine dernière. Il faut que le déconfinement cultuel puisse être appliqué au plus vite, avec reprise dés le week-end suivant le 11 Mai en ne se limitant pas à un nombre de personnes, mais à une proportion de personnes présentes par rapport à la capacité d’une église. Si celle-ci a 300 laces, par exemple un tiers pourrait y rentrer, avec respect les gestes barrières, de distanciation, l’usage de a communion à la main plutôt qu’à la bouche,  avec des masques, un gel… . » expliquait il

    Il semblerait que le président de la République n’ait rien écouté. Les évêques ont souhaité qu’il y ait un deuxiéme tour avec l’intervention d’Edouard Philippe devant l’Assemblée Nationale.  Mgr Aupetit qui parle fort et direct comme à son habitude, a prévenu  «qu’il fallait arrêter le cirque ! Si les uns  crient fort, on satura aboyer très fort !» La conférence des Evêques  fort de ce levier de l’Archevêque de Paris qui a des communication plus posée plus sensée, plus pondéré au nombre desquels celle de  Mgr Rougié, Evêque des Hauts de Seine, a dit qu’il serait incompréhensible que le déconfinement commençant le 11 mai, l’exercice du  culte catholique ne puisse pas reprendre. Une tribune est parue dans le Figaro signé par une centaine de prêtres demandant le retour des sacrements, des appels ont appelés à avoir une liturgie avec d’autres etc.. »

    La réaction mesurée de la Conférence d’Evêques de France (CEF)  teintée d'irritation n’a pas empêché la colère spontanée de nombreuses ouailles ainsi que des prélats qui, individuellement, ont dit plus vertement encore le fond de leur pensée sur les réseaux sociaux, comme celle de Mgr Rougié evêsque des Hauts de Seine relavé par le pére Auville sur le site Facebook des paroisses de Vanves, et qui n’est pas «piqué des hanetons» : «Nous sommes conscient que la situation sanitaire est difficile. Nous avons toujours dit que nous étions solidaire de l’effort collectif. Mais je trouve que les trois lignes sèches et lapidaires du premier Ministre à propos des cultes sont vraiment inacceptables. IL y a un défaut de respect des croyants et de la liberté religieuse qui est incompréhensible» réagissait Mgr Rougié qui ajoutait sévère : «Je comprends très bien le souci très lourd  pour l’exécutif d’avoir à accompagner cette crise sanitaire et je comprends très bien que cela soit éprouvant, et extrêmement difficile. Il ne s’agit pas de jeter la pierre sur ce point. Ensuite il y a une sorte de tropisme anticlérical en général et anti catholique en particulier qui a pris le dessus chez le président de la République et du Premier Ministre par obéissance à l’égard du chef de l’exécutif. Je crois que les catholiques doivent comprendre que pour certains de nos dirigeants qui n’ont aucune vie spirituelle, aucune expérience de la foi, l’idée que notre vie sacramentelle soit vraiment importante, est totalement en dehors de leur champ d’expérience.  Et donc pour eux, c’est tellement quantité négligeable le questionnement spirituel que, dans un contexte où la responsabilité politique est très lourde, ou en plus il y a des équilibres partisans importants à gérer, les questions spirituelles passent à la trappe» remarquait l’Evêque de Nanterre. «Comme toujours, il faut que l’église catholique soit, à la fois ouvert et paisible. IL ne s’agit pas de s’énerver, d’entrer dans un esprit de révolte, mais en même temps, il faut dire par différents moyens combien nous somsme choqués de la manière de traiter la question des cultes » concluait il

    Devant une situation similaire en Italie, le pape François a préféré joué l'apaisement, en ouverture de sa messe matinale à Sainte-Marthe mardi dernier indiquait le Journal la Croix : «En cette période où il commence à y avoir des dispositions pour sortir de la quarantaine» le Saint-Père a appelé à prier «le Seigneur pour qu’Il donne à tous la grâce de la prudence et de l’obéissance à ces mesures, pour que la pandémie ne revienne pas !».

    Du coup, l’équipe paroissiale autour du pére Auville a décidé, «avec gravité, pas la mort dans l’âme, de reporter un certain nombre de célébrations qui auraient dû être vécu avant l’été» : les premières communions des enfants du cathé seront célébrés les 19 et 20 Septembre, la confirmation des jeunes de 3e sera célébré le 12/13 Septembre, avec les professons de foi des jeunes de 5e. « Ces enfants qui se préparent à recevoir ces sacrements depuis des mois, vont avoir une part de déception légitime. Nous avons voulu être cohérent dans la préparation qui n n’a pas pu se faire, depuis le confinement. En revanche, je continue à avoir bon espoir de pouvoir baptiser avant les vacances  d’été les 4 adultes qui auraient dû être baptisé à Päques, ainsi quelques jeunes de l’Aumonerie et du cathéchisme, dans les proportions possibles Mon rêve serait une grande célébration baptismale un samedi APM à moins de devoir la tronconner»