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morts pour la france

  • PASSAGE DE RELAIS A LA FNACA DE VANVES ENTRE JACQUES DUMONT ET PAUL HAJDER

    Le passage de relais est toujours poignant, au sein d’une association, là  d’anciens combattants. Jacques Dumont qui a animé avec cœur et âme le comité de Vanves de la FNACA a passé le relais à Paul Hajder, après 28 ans de présidence et à un moment où le parlement vient d’entériner la date du 19 Mars pour laquelle il s’est enormément démené comme  ses camarades de combat.

     

    Ils étaient tous là du maire au conseiller général de Vanves, avec beaucoup d’élus en ce samedi matin 17 Novembre 2012 à la salle Panopée. Daniel Noyer faisait un historique approfondi, en remontant aux origines, de la guerre d’Algérie et du 19 Mars pour finalement conclure que l’on pouvait faire du 19 Mars une « pré-date de la paix » puisque, comme en 14-18 ou 39-45, les combats ont continué après le 11 Novembre 1918 ou le 8 Mai 1945 avec son lot de morts. Guy Janvier (PS) conseiller général a rappelé que lorsqu’il était maire de Vanves (1995-2001) il avait inauguré cette stéle du 19 Mars (sur le Plateau) pour inscrire cette date dans la pierre. « Il n’y a rien de pire que la méconnaissance. Tout le monde essaie de trouver un consensus sur ses dates mémorielles surtout avec la disparition des derniers témoins de ces conflits. Il est de notre devoir de faire en sorte que ces dates soient commémorées » car « commémorer c’est arracher à l’ignorance »

     

    « C’est bien français, on empile les dates officielles avec maintenant le 19 Mars et le 5 Décembre. Sans avoir abrogé l’autre date. Et je suis à l’aise pour en parler. J’ai toujours mis les choses sur le plan de la concorde plutôt que la discorde. Car le maire cherche à rasssembler, à ce que tout le monde se mette d’accord. A Vanves, je souhaite que l’on continue à vivre ensemble, unis. Rappeler la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour la France, est sans commune mesure, car là, il ne peut y avoir qu’unanimité »déclarait Bernard Gauducheau. Il faisait écho aux propos de Michel Judde président du Comité Local des Anciens Combattants qui avait insisté sur le fait que « les monuments aux morts ont été créé pour qu’y figurent tous les morts pour la France quel que soit le conflit. Et je militerais pour que ce soit le cas sur le monument aux morts de Vanves ».

     

    Bernard Gauducheau a annoncé que les Archives de la ville de Vanves sous la direction de son directeur N’Guyen avaient dressé la liste de l’ensemble des Vanvéens morts pour la France. « Il a découvert, à cette occasion, un combattant mort en Algérie qui n’avait pas été comptabilisé, un certain Chaillet ». Le parlement a prévu que les noms devront être inscrit sur le monument aux morts ou un lieu approprié tout proche dans toutes les communes de France. Bernard Gauducheau envisage de mettre une plaque avec les noms sur le mur de l’escalier d’honneur de l’hôtel de ville face à la grande plaque des morts vanvéens en 1914-18. « Elle sera ainsi à l’abri ». Occasion de revenir sur sa réflexion lors des cérémonies du 11 Novembre 2012 : « Lorsqu’on voit le nombre que l’on ait, cela laisse songeur par rapport à la population de vanvéens. Alors que l’on parle de devoir de mémoire ». Il n’a pas caché qu’il ne comprend pas pourquoi tous les vanvéens ne se sentent pas concerné, mobilisé en ces jours feriés d’hommage à ses morts pour la France, et ne fassent pas l'effort de participer à ces hommages « au lieu de rester sous ca couette  ou d’aller pique-niquer »

     

    Il a salué Jacques Dumont qui a passé la main à Paul Hajder après 18 ans de combat, d’engagement à la FNACA, et son service à la France. « On ne peut qu’avoir du respect pour le nivea de son engagement afin de faire vivre la mémoire de tous ceux qui ont combattu en Algérie. Paul Hajder sera à la hauteur de la tâche. D’autant que je connais son intérêt et sa passion pour l’histoire. Tu sauras mener l’association comme il se doit ». D’ailleurs ce dernier a annonczé que Jacques Dumont a été élu Président d’Honneur du Comité de Vanves de la FNACA

  • DEVOIR DE MEMOIRE A VANVES : LES PREMIERS VANVEENS MORTS POUR LA FRANCE EN 1939-40 N’ONT PAS LEUR PLAQUE COMMEMORATIVE

    Hier soir, Vanves a commencé à célébrer la victoire du 8 Mai 1945 avec la projection au Théâtre du film « La rafle » réalisé par Roselyne Bosch dans le cadre des célébrations du 8 Mai 1945 qui relate l’histoire de la rafle du Vel d’Hiv à Paris en Juillet 1942 à travers les yeux des enfants. Une exposition dans le hall d’entrée de l’hôtel de Ville rappelle à travers plusieurs panneaux  la vie et l'action de Jean Moulin, héros de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale dont les cendres reposent au Panthéon des grands hommes de la République française.

    A cette occasion, le Blog Vanves au quotidien a décidé de contribuer au devoir de mémoire des vanvéens à travers plusieurs articles en parlant de ses vanvéens qui sont morts pour la France et notamment les premiers  durant « la Campagne de France » entre le 10 Mai et les 22 et 24 Juin 1940, voilà presque 70 ans. Et en rappelant au moins le souvenir de deux d’entre eux demain et après demain.

     

    I - LA CAMPAGNE DE FRANCE

     

    « Cinq semaines, dont 25 jours de combat, qui feront près de 100 000 morts (officiellement 97 310) et 200 000 blessés. Cette courte période aura été plus meurtrière que les trois premiers mois de 14-18, ou que les pertes américaines durant les sept premiers mois de la Libération en 1944. La France aura perdu en 39-40 la moitié du nombre des combattants tombés  à Verdun entre 21 février et le 31 décembre 1916. De plus, près de 40 000 prisonniers décèderont en captivité, sur un million et demi de prisonniers ! chiffre énorme. Un  mois et demi de combats âpres, et cette campagne aura également ses soldats de l’honneur ! » racontait le président de l’UNC de Vanves Paul Guillaud lors d’une Assemblée Générale.

    « Il est nécessaire de réparer une injustice tenace et faire oublier cette période souvent décrite comme la « honteuse débâcle de 1940 ». Mal commandés et mal utilisés, ils auront infligés aux allemands des pertes sévères, souvent méconnues. L’armée allemande aura perdu 40% des ses chars, 60% de ses autres véhicules, 1300 avions auront été abattus soit près de 30 % de ses appareils volants. Le drame de nos armées fut l’absence de communication et d’informations, le GQG, grand quartier général, ignorant parfois où étaient ses troupes……ou l’ennemi ! Mais partout ou les soldats furent armés, ravitaillés, commandés, et surtout partout où les ordres leur furent communiqués à temps, les combattants de Mai-Juin 40 n’ont pas démérités de leurs aînés de 14-18. Leur courage était réel et le matériel de bonne qualité » continuait il.

    « Mais voilà cette armée avait instruite et armée pour la défensive alors que l’armée allemande avait été entraînée pour l’offensive. Résultats : Sur 234 officiers généraux d’active, 9 sont tombés au champ d’honneur, 130 sont prisonniers. 40 000 officiers ont disparus, tués ou blessés, dont 14 500 d’active, tués ou captifs. Même dans les services de l’arrière, en principe à l’abri du feu, 20 000 officiers ont été tués, blessés ou prisonniers, sur 59 000 ».

     

    Le premier mort vanvéen de la seconde guerre mondiale sera Marius Guéret, le 25 septembre 1939. Il y aura aussi Robert Pignard le 16 octobre 1939. Sur les 131 morts recensés à Vanves durant la guerre 39-45, 43 seront décédés durant la Campagne de France, dont plusieurs en Belgique,  le dernier étant Roger PACINI, en Moselle, le jour de l’armistice de Rethondes ! Deux vanvéens l’ont été le jour de l’appel du 18 Juin 1940 : Georges Caron et Fernard Oudea

    Leurs noms ont été retrouvés grâce aux recherches de Madame Sala voilà une dizaine d’années et de Jacques Marillier. Mais contrairement à ce que pourraient penser les vanvéens, leurs noms ne sont pas inscrits sur le monument du Carrefour de l'Insurrection, ni sur un autre d’ailleurs, ce dernier ne comportant que les victimes décédées à partir de l'occupation allemande. Mais peut être qu’un jour, alors que les anciens de 1939-45 recevront le diplôme d’honneur des anciens combattants cette année, la ville décidera de rendre hommage à ces premiers morts vanvéens de la seconde guerre mondiale par une plaque commémorative.

     

    Voici la liste de ces vanvéens dans l’ordre chronologique :

     

    AVANT LA CAMPAGNE DE FRANCE : LES PREMIERS MORTS

    Gueret Marius 38 ans, (habitait 12 rue E.Baudoin) soldat au 45è RAD,  le 25 Septembre 1939 de blessures de guerre

    Augier de Montgrenier Jacques (10 bis Villa de la Gare) FOA Ecole spéciale, décédé le 28 Septembre 1939 à l’Hôpital D.Larray de Versailles

    Pignard Robert, 30 ans (61 Bd du Lycée) le 16 Octobre 1939  à Koppelberg (Allemagne) aux Armées

    Bonneau Albert, adjudant chef 9è Train 1ére Cie (48 rue de la République, décédé à Tours le 15 Décembre 1939  

    Binet Lucien, 21 ans (13 rue de Châtillon), le 22 Janvier 1940 de blessures de guerre à l’hôpital de Grâce

    Schoeder René  Soldat (13 rue Michel Ange) en 1940 à Blanzy La Salonnaise

    Hans Louis, 23 ans (6 rue des Chariots) en 1940 à Blanzy La Solonnaise.  Aux armées

    Binet Lucien, 22 ans, Caporal au 107è Bat de l’Air (13 rue de Châtillon) le 22 Janvier 1940 de blessures de guerre à l’hôpital Val de Grâce

    Menager Gaston, 26 ans (3 rue JB Potin)  le 2 Avril 1940 à St Jean de Bassel (Moselle)

     

    PENDANT LA CAMPAGNE DE FRANCE : LES 43 VANVEENS

    Debroyer Victor, 28 ans (159 av de Clamart) décédé à Ahnée (Belgique) le 14 Mai 1940. Aux armées

    Sgard Maurice, (44 rue Murillo) le 14 Mai 1940 à Mormelon (Marne)

    Lebailly André, 34 ans (35 rue de la Mairie) Le 14 Mai 1940 à Raucourt (Ardennes). Aux Armées.

    Fargeix Francisque,  29 ans (45 rue S.Carnot) le 14 Mai 1940 à Rochehant (Belgique) ; Aux Armées.

    Weiss Georges, 24 ans (3 rue Solférino) le 16 Mai 1940 à Dizy Le Gros (Aisne), 1er acte dressée à) Dizy

    Taillanter Gustave, 36 ans (32 rue Raspail) le 20 Mai 1940 à Buigny St Maclou (Somme)

    Barbes Paul, 24 ans (146 rue de Paris) le 20 Mai 1940 à St Etienne sur Suippe (Marne). Aux Armées

    Potelune Pierre, caporal au 332è R.I. 7é Cie (23 rue de la République), décédé le 20 Mai 1940

    Roton Achille Caporal Chef 43è R.I.C. ( 5 rue J.Jaurés) décédé le 20 Mai 1940

    Lelois Lucien, 29 ans (16 rue J.Jaurés) le 27 Mai 1940 à Bulskampe (Belgique). Aux Armées.

    Goosens Jean Baptiste, escadron cycliste G.D.I (23 rue Corot) le 27 Mai 1940

    Lenoir Roger, 31 ans (15 rue de la Mairie) le 29 Mai 1940 à Dunkerque (Nord). Aux armées

    France Marius (13 rue Marceau), le 31 Mai 1940 à Bourges

    Berdoulat Paul, commandant Etat Major de l’Air (8 place de la République), le 31 Mai 1940 à 1 km à l’est de Sains en Aurienois (Somme)

    Moreau Prosper, soldat au 117è R.IL 2éBon, 6è Cie (143 rue de Paris) le 2 Juin 1940, tué à l’ennemi à Montgerain (Oise).

    Deletz Marcel, (20 rue Corot), 30 ans le 3 Juin 1940 à Dunkerque (Nord). Aux Armées

    Raoul Gaston, (25 rue d’Issy), soldat sur la liste Mort pour la France le 5 Juin 1940

    Bourel Paul, soldat au 2èG.R. Corps d’armée ( 5 rue Falret), tué à l’ennemi le 8 Juin 1940 à Sauvilliers Mongival (Somme)

    Andres François soldat au 102è Régt d’infanterie (25 rue Larmeroux), tué à l’ennemi le 9 Juin 1940 à Cauxaillon (Aisne)

    Hamon Louis, soldat de 2éme classe au 46è R .I. 5è Cie (7 rue L.Blanc), tué à l’ennemi le 9 Juin 1940 à Asfeld (Ardennes)

    Danthu Georges, 7è R.I. C.A. 3 ( rue Gambetta), tué à l’ennemi le 1er Juin 1940 à Zuydcoote (Nord)

    Tanchoix Lucien, 23 ans (48 rue de la République) le 10 Juin 1940 à Herpy l’Arlésienne (Ardennes)

    Galut René, Maréchal desMLogis  8èR.A. (32 rue Jullien) le 11 Juin 1940 à Veule les Roses (S.Inférieure)

    Legendre André, 35 ans, le 11 Juin 1940 en mer à bord du Niobé entre le Havre et Amsterdam

    Surget Marcel, 28 ans (10 Av.V.Hugo), le 12 Juin 1940 de blessures de guerre à Suresnes

    Vaisiéres Pierre, 32 ans (37 rue Raphael) le 12 juin 1940 à Troyes. Aux Armées.

    Vavasseur Paul, 30 ans (38 bis rue Solférino), le 13 Juin 1940 à Braux St Remy (Marne)

    Swekels Robert, 35 ans (106 rue de Paris), le 14 Juin 1940 à Lille

    Dandre Aimé, 24 ans (16 rue de Solférino) le 15 Juin 1940 à Vaux les Palameuix (Meuse). Aux Armées

    Gros Jules, 40 ans, (18 rue des Chariots), le 15 Juin 1940 à Fontvannes (Aube).

    Labroche Camille, 31 ans (20 rue A.Duru), le 15 Juin 1940 à Sarrebourg (Moselle)

    Tissier Jacques, 29 ans (6 av. du Parc), le 16 Juin 1940 à St Thibault (Aube)

    Remy Roger (20 rue Rabelais), le 17 Juin 1940

    Jouan Jules, 34 ans (175 av. de Clamart), le 17 Juin 1940 à Void (Meuse). Aux armées

    Caron Georges, 33 ans (22 rue Marceau), le 18 Juin 1940 à Vitrimont (M&M). Aux armées).

    Oudea Fernand, soldat au 6èR.I. 31è B.I.C.A. (56 rue J.Jaurés) tué à l’ennemi le 18 Juin 1940 à Brienon-sur-Armançon (Yonne)

    Farnier Marcel, 22 ans depuis 2 jours (10 rue Vieille Forge) le 18 Juin 1940 à Vitrimont (M&M). Aux armées

    Thiesset Jean (14 rue Massenet) le 20 Juin 1940 à Mereville (M&M)

    Corot Marcel, 30 ans (46 av.Pasteur), le 20 Juin 1940 à Limoges (Hte Vienne)

    Lorot Marcel, 30 ans, soldat au 38éme Dépt Général (46 bis av.Pasteur), le 20 Juin 1940 à Limoges (Hte Vienne). Aux Armées).

    Andrieu Roger, Caporal 33 ½ Brigade de chasseur à pied (1 villa de la Gare), tué à l’ennemi le 20 Juin 1940 à Hadigny les Verrière (Vosges)

    Barret Louis, 39 ans (3 rue Larmeroux) le 21 Juin 1940 à Créteil

    Pacini Roger, 29 ans (4 rue Pérard), le 22 Juin 1940 à Abreschwillers (Moselle)

     

    A SUIVRE…