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gréve

  • POURQUOI LES ORDUNES N’ONT PAS ETE ENLEVES NORMALEMENT MEME A VANVES 

    A Vanves, cela se voit moins, contrairement à certains quartiers de Paris, et des villes voisines comme Issy les Moulineaux,  mais le ramassage des poubelles était toujours perturbé ces jours-ci, à cause de l’arrêt des trois incinérateurs d’ÎDF (Saint Ouen, Isséanne à Issy les Moulineaux, et Ivry) à l’appel de la CGT Énergie, pour protester contre le projet de réforme des retraites. Le préfet de police a réquisitionné à la demande du Syctom des personnels des usines pour «permettre le retour à un fonctionnement minimal» a indiqué le Syctom, organisme intercommunal qui gère les déchets d’une partie des communes d’ile de France, qui reconnaîssait que «la situation devient critique».  

    Un seul four a fonctionné sur les sept répartissur ses 3 usines, car le syndicat avait mis en place un filtrage des bennes entrantes à Saint-Ouen et un arrêt de la gestion des fosses à Isséane et Ivry-sur-Seine. Résultat: les bennes ne pouvaient plus déverser leurs déchets et repartir faire la collecte jusqu’au week-end dernier. Mais la galère devrait commencer à se régler, avec parait il le redémarrage d’Isséanne, mais il faut environ deux jours pour redémarrer les fours, et un retour à la normale. En attendant, alors que le Syctom récupère 6 000 tonnes par jour, une partie a été envoyée dans d'autres incinérateurs de la région, vite saturés. Le reste, environ 5 000 tonnes par jour, a dû être enfoui.

    Pour Hervé Marseille, sénateur UDI des Hauts-de-Seine que les vanvéens connaissent bien, le blocage coûte énormément d'argent au contribuable. Il déplore l'absence de prise de position des écologistes : «On ne les entend pas, ils sont muets dans cette circonstance. Et en plus l'État ne fait rien. On a demandé à ce que la police interviennent pour faire rouvrir les centres. Mais l'État attend parce qu'ils ne veut pas faire d'histoire. Il attend que les poubelles soient dans les rues» affirmait-il ses derniers jours. En outre, l'incinération contribue au chauffage urbain, et l'arrêt des fours prive la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) d'une partie de son approvisionnement.

     

  • ATMOSPHERE DE GREVE A VANVES EN CE DEBUT D’ANNEE ET DE FIN DE TREVE DES CONFISEURS

    Vanves est paru désert à certains jours et certaines heures de cette trêve des confiseurs, même si la circulation était souvent dense aux heures de pointe sur les grandes axes pour ceux qui ne sont pas partis. Il est vrai que les lignes 12 et 13 du métro étaient fermées (quelques rares rames circulent sur la 12 depuis quelques jours mais pas l’ensemble de la ligne), les bus archi-bondés. Le fait que les lignes 89 et 58 démarrent de Vanves, avait l’avantage pour les vanvéens de pouvoir trouver une place assise, mais dés les premiers arrêts passés le Périph, les bus se remplissaient, à tel point, qu’ils avaient du mal à en sortir.

    Ces difficultés de déplacement ont eu des répercussions qu’on imagine pas pour certaines catégories de la population comme les personnes âgées ou handicapés, leurs auxiliaires de vie ayant du mal à venir ou à tenir leurs horaires. Ou même pour assurer les services publics comme par exemple  des créches à l’enlévement des ordures ou des encombrants, leurs personnels habitant quelques loin de Vanves.  Certains commerces ont constaté le retour d’une certaine clientèle qui ne pouvaient plus courir les magasins à Paris, comme la librairie des bénédictines ou certaines boutiques isséennes proches d’Issy où les vanvéens ont leurs habitudes vu le peu de diversité du commerce vanvéen, sans parler des restaurants fermés ou qui ont fait relâches. C’est la première fois qu’il n’y aurait pas eu de réveillon dans un restaurant vanvéen un 31 Décembre, alors qu’à une certaine époque celui du Pavillon de la Tourelle était une tradition...Peut être à cause des gréves qui ont limités les déplacements comme à Paris. Enfin, la veille du réveillon, le 30 Décembre, des militants cégétistes et communistes ont manifestés devant Carrefour Market sur le Plateau contre le manque de personnel dont une dizaine de salariés auxquels s’étaient joint Boris Amoroz conseiller municipal (FG/PC) et Claudine Charfe (sur la photo)

  • VANVES ET LA GREVE : DES CONSEQUENCES MULTIPLES ET VARIES

    Quel mois de décembre avec cette gréve qui risque de durer encore et encore pendant et après les fêtes. Elle a marquée les esprits et les corps, suscitée nombre de discussions, chez les vanvéens comme les parisiens et les franciliens. Dans les conservations, beaucoup s’inquiétaient, surtout parmi les seniors, s’ils auraient leur train, ce week-end, réservé longtemps à l’avance, la SNCF ayant ou devant annoncer  ceux qui sont maintenus ou supprimés, pour rejoindre leurs familles et petits enfants, en essayant de réserver un taxi, en rappelant sans cesse leurs proches.

    Comme les vanvéens sont nombreux à partir dés qu’il y a des vacances, et c’est l’une des caractéristiques de Vanves, beaucoup se sont repliés sur leurs véhicules, ou de location lorsqu’ils en trouvent. Certains sont prêt à faire du covoiturage, alors qu’ils n’en ont pas l’habitude, plus pour rendre service comme Isabelle Debré que pour financer essence et péage. Alors que les chauffeurs Uber ont doublé leur tarif comme l’ont remarqué des vanvéens. Certains grévistes sont des agents RATP  qui n’ont pas caché d'être chauffeurs le soir ce qui peut paraître choquant, comme l'ont révélé les médias.

    Cette gréve s’est traduite par des embouteillages à Vanves sur les axes fortement empruntés, les deux roues ayant du mal à se faufiller entre les véhicules ainsi que les trottinettes venant de tous les côtés, comme c’était le cas sur le CD 50, le Clos Montholon au niveau du pont SNCF, ou sur l’axe J.Bleuzen-R . Marcheron-Larmeroux.  

    Certains se sont inquiétés de leur impact sur la pollution, le trafic routier représentant en effet plus de 50% des émissions de dioxyde d'azote (NO2) et environ 25% des émissions de particules fines PM10 et PM2.5, selon Airparif, la grève n'a eu que très peu d'impact sur la pollution, qui est restée globalement faible depuis le début du mouvement le 5 décembre. «Pour comprendre ce paradoxe, il faut regarder la météo, un paramètre essentiel de la qualité de l'air. Avec de la pluie, du vent et des températures plutôt douces pour la saison, la météo de ce mois de décembre en Ile de France est particulièrement favorable à une bonne qualité de l'air. Les polluants sont balayés par le vent et lessivés par la pluie» explique t-on à AirParif. Par contre, si les concentrations dans l'air restent faibles, les émissions de polluants et de gaz à effet de serre (CO2 et CH4) liés au trafic routier ont bien augmenté.  «Nous n'avons pas battu de record, mais nous avons calculé environ 5% d'émissions en plus [par rapport à la normale] sur la journée».

    Cette gréve se traduit aussi par ses poubelles qui traînent dans les rues, les ramassages ne s’effectuant plus régulièrement. Et pour cause, beaucoup d’agents des sociétés d’enlèvement d’ordures n’ont pas pu se rendre sur leur lieu de travail ou arrivé plus tard, retardant l’heure de la collecte. Sans compter le blocage régulier des incinérateurs d’ordures ménagères à Ivry, Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen. Ceux-ci ne sont parfois pas disponibles à certains moments de la journée. Le 10 décembre, seul un incinérateur sur trois était en fonctionnement. «Les camions-bennes doivent alors se diriger vers les incinérateurs disponibles et cela fait perdre beaucoup de temps» indiquait un professionnel.

    Mais aussi par l’augmentation des arrêts maladie comme l’ont constaté certains médecins généralistes de Vanves :  En l'absence de transports, la multiplication des trajets à pied à l'approche de l'hiver aurait eu un impact sur la santé des Franciliens. La fatigue se fait sentir au bot de plus de 15 jours : Rallongement des trajets domicile-travail, et en plus les enfants à gérer lorsque l'école est fermée. Sans parler d’une forte augmentation d'accidents parmi les cyclistes : plus 20% selon les Pompiers de Paris. « En termes de prévention, il va falloir rendre le casque obligatoire. On voit une augmentation des traumatismes crâniens graves, aussi bien avec les vélos qu'avec les trottinettes, notamment en fin de nuit quand les gens ont bu de l'alcool et pensent que c'est facile d'en faire. Donc nous avons une traumatologie grave, mortelle» expliquait Patrick Pelloux, médecin-urgentiste la semaine dernière