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ville de vanves - Page 1018

  • A VANVES, LES PAVILLONS AU COEUR DU DEBAT SUR LA DENSIFICATION DU GRAND PARIS

    La réunion publique du quartier des Hauts de Vanves, Jeudi soir à l’école Larmeroux,  a été quelque peu perturbée lors de la présentation d’un projet de petit immeuble à l’angle des rues Mansart et du Docteur Arnaud face à l’entrée du PMS André Roche lorsqu’a déboulé l’une des  voisines du  projet, prévenue par téléphone de cette présentation dont elle n’avait pas été informée, ni d’ailleurs les autres participants qui n’étaient pas au courant des sujets abordés, comme à l’habitude. Les échanges qui ont tournées au vinaigre, sont tout à fait symptomatiques de ce qui se passe à Vanves actuellement, et devrait toucher plus particulièrement ce quartier du clos Montholon comme en a prévenu le maire, quel que soit la qualité du projet en lui même.

    « C’est le premier projet qui apparaît dans ce quartier du Clos Montholon, et ce ne sûrement pas le dernier ! On a des contraintes d’urbanismes qui empêchent de faire n’importe quoi en matière de hauteur. Là, il s’agit d’une petite opération  mais on en aura d’autres, plus importantes, à l’emplacement de pavillons qui disposent de plus de terrains » a prévenu Bernard Gauducheau après la présentation du projet de résidence de 11 logements (de 3/4 piéces)  par le promoteur L&P Immobilier représenté par M.Lurette et l’architecte Chesnay à l’emplacement d’un pavillon à l’angle des rues Mansart et du Docteur Arnaud : D’après les photos et les plans présentés, sa façade sera constituée d’un jeu de terrasses en espaliers comme si 3 petites maisons avaient été mises l’une sur l’autre, avec d’un côté, un triplex et de l’autre un petit bâtiment rappelant un atelier d’artiste.  Un soin particulier a été apporté aux matériaux. Les travaux seront réalisés entre Septembre 2017 et Janvier 2019.

    « Je suis triste de voir que mon quartier se dégrade ! » déclare alors la voisine de ce futur immeuble qui est arrivée entretemps. « Je ne peux rien faire. Ce sont les propriétaires qui déclenchent l’opération ! Ce n’est pas moi ! » tente de répondre le maire face à cette femme qui lui dit alors « que la propriétaire de ce pavillon l’a prévenu » - « Mais elle m’a informée de rien du tout » assure alors le maire. « Le probléme n’est pas le projet en lui-même, mais ce que je vais vivre pendant deux ans. Lorsque j’ai acheté cette maison, on a dû construire un radier pour stabiliser le sol sur lequel repose la maison. J’espére ne pas voir glisser ma maison dans un trou que je viens justement terminer de payer » a-t-elle alors expliquée face à Pacal Vertanessian, maire ajdoint à l’urbanisme qui constate que dans ce quartier beaucoup de maisons ont peu de fondations. Il est vrai qu’il le connait bien pour avoir habité un des pavillons justement de la rue Mansart. « Ma vie s’est arrêtée lorsque ma voisine m’a prévenu qu’elle avait vendu à un promoteur ! » confie t-elle. « Et bien vous allez la voir et vous lui proposez de racheter son pavillon ! » répond alors le maire. « Densifier ! Densifier ! Mais que va devenir Vanves » commence alors à réagir certains participants à cette réunion         

    Et ils ne sont pas les seuls à réagir comme les Amis de la gare de Vanves/Malakoff qui se déménent actuellement pour préserver de la destruction, ce fameux pavillon du 21 rue René Coche, une petite merveille architecturale de style « Art Nouveau » inspirée de l'école Guimard. « Un projet immobilier (voir la photo) prévoit la démolition de cette maison qui présente une co-visibilité avec le clocher de l'église Saint-Rémy inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Cette maison figure non seulement sur la liste du patrimoine de Vanves dans l'inventaire général des monuments et richesses artistiques des Hauts-de-Seine, mais  aussi dans l'inventaire général du patrimoine culturel d'Ile-de-France. Elle est l'un des derniers témoins des lotissements de la fin du XIXème siècle construits au moment de l'ouverture de la gare de Vanves-Malakoff en 1882. Elle est construite dans le prolongement du vieux centre à la même époque que la reconstruction du clocher de l'église Saint-Rémy daté de 1871 à 1874. Ces édifices (le clocher, la gare, la maison) appartiennent à une même période d'extension urbaine. Ces architectures témoignent de l'élan bâtisseur de nos sociétés au tournant du XXème siècle avec l'arrivée du chemin de fer. Elles constituent aujourd’hui le patrimoine de la ville dont l'église et son clocher restent l'élément repère, dominant les perspectives que l'on ne peut masquer ou anéantir en niant la composition urbaine de l'époque » explique cette association sur son site internet

    Elle appelle d’ailleurs  à signer une pétition contre « l’autorisation donnée par la ville de Vanves pour démolir cet édifice par un promoteur, au détriment de l'histoire de notre quartier et de notre ville » soutenu  par l’association Agir Pour le Plateau: « Même s'il faut bien que chacun voit ses affaires profiter y compris les promoteurs immobiliers et les particuliers qui leur concèdent un bien, il est toujours regrettable qu'un morceau de l'histoire commune, communale, disparaisse. Nous sommes donc émus à l'idée que cet immeuble, témoin de notre Histoire, notre culture,  puisse disparaître ou tellement déformé » indiquent ses responsables en appelant les vanvéens à signer cette pétition . D’ailleurs les Amis de la gare de Vanves Malakoff ont précus de déposer un recours gracieux

  • LA NAVETTE MUNICIPALE PAYANTE A VANVES AU PRIX D’UN TICKET DE BUS +

    Le dossier de la navette municipale a été abordé tant lundi soir à Marceau qu’hier soir à Larmeroux et le sera le 12 Novembre prochain à l’hôtel de ville lors des réunions publiques de quartier. Pour résumer, la ville a pour projet de rendre payant ce service qui était gratuit jusqu’à présent pour de multiples raisons  qui ont été expliquées lors de ces réunions.

    Rappelons que cette navette municipale a été créée en 1983 par Gérard Orillard et qu’elle a été exploitée pendant plus de 20 ans en régie directe jusqu’en 2004. Sa gestion a été reprise en main par GPSO et elle est assurée par un prestataire privé, le groupe SAVAC depuis 2006. En 2010, le STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France) a transféré sa compétence (transport local) à GPSO et donc la gestion de cette navette comme de toutes celles qui existent dans les communes de ce Territoire de la Métropole. Elle effectuait trois parcours - Un circuit le matin, un autre en journée et un troisième le soir - avec un fonctionnement réduit au matin, les jours de marché, pendant les vacances. En 2015, GPSO a passé un nouveau marché public en créant un service plus visible et lisible, avec une offre simplifiée et quelques suppressions  : La boucle passant par la rue 4 Septembre pour créer une correspondance et le tramway T2 dont profitaient très peu de vanvéens, le Bd du lycée avec des arrêts peu fréquentés du fait qu’ils sont déjà desservis par les bus 126 et 189, ainsi que les rues du Docteur Delafosse et Aristide Briand remplacé par un passage rue Raymond Marcheron. Trois nouveaux arrêts ont été créé devant le conservatoire de musique, l’Ode, le Commissariat de police avec avenue du Général de Gaulle pour créer une correspondance avec le bus 394.

    « On a ainsi pu réinjecté des kilométres les jours d’été qui n’étaient pas assuré. Les horaires ont été adaptés. De nouveaux poteaux ont été installés aux arrêts » a indiqué Alexis Gatauer qui suit ce dossier à  GPSO en annonçant une surélévation des trottoirs aux arrêts pour rendre plus accessible aux PMR et personnes en fauteuil cette navette qui est assuré depuis plus d’un an par un véhicule électrique à plancher bas. Il a surtout indiqué qu’elle est fréquenté à 75% par les jeunes et les seniors, et des utilisateurs dont 25% possèdent un abonnement (Pass Navigo) et 57% ont l’habitude d’utiliser des tickets et de payer leur transport en commun. C’est pourquoi la ville avec GPSO a décidé de rendre payant la navette en pratiquent la tarification normale de tous les modes de transports existant dans la Région Ile de France avec la possibilité d’utiliser le même ticket lors de correspondances avec des bus, des tramways de la RATP (mais pas le métro) dans une période de 1H30. « Cette tarification permettra de garder les horaires adaptés et de couvrir 18% du coût du service » a-t-il indiqué

    « Tout a un coût. Les chose ne sont plus gratuites. On n’était plus que 3 communes sur 7 de GPSO à avoir une navette gratuite. Ainsi tout le monde sera traité de la même façon ! » a ajouté Bernard Gauducheau le maire en faisant remarqué que « Vanves est l’une des villes les mieux desservie d’Ile de France » et en parlant des projets en cours de réalisation ou d’études : La gare du Grand Paris Express Fort d’Issy/Vanvces/Clamart qui désenclavera le  Clos Montholon, mais aussi le prolongement du bus 58 jusqu’à cette gare, une nouvelle ligne entre Montparnasse jusqu’à la gare du GPE Issy-RER via la gare Fort d’Issy/Vanves/Clamart, sans parler de la mise en place sur la ligne 189 de véhicules articulés pour transporter plus d’usagers notamment aux heures de pointe (du matin).

  • PORTE BRANCION : UN SECTEUR QUI ATTIRE LA SCOUMOUNE A VANVES

    « On ne peut pas faire « métropole » si on parle encore d’entrée ou de sortie de ville plutôt que d’un espace urbain » constatait Pascal Vertanessian, maire adjoint chargé de l’urbanisme en présentant le dossier de  ce secteur des portes de la Plaine et Brancion  qui a été retenu comme site parisien/Vanvéen pour l’appel à projet « Inventons la Métropole du grand Paris ». « On a essaie de  retisser  ce tissu urbain de qualité » a-t-il expliqué lors de la réunion publique du Plateau lundi dernier en donnant quelques éléments de ce dossier et le calendrier.

    Il s’agit d’intéresser des aménageurs  à travailler sur ce site qui s’étend de part et d’autre du Périph à Vanves et à Paris, avec,  une façade bâtie continue de bureaux, de logements, de parkings et d’hôtels de qualité inégale côté Vanves, la ceinture verte de Paris de l’autre côté qui englobe le boulevard périphérique et s’étend jusqu’au boulevard Lefebvre,  accueillant un grand centre sportif, des logements sociaux et une école dont l’ensemble est à l’étude en vue de leur requalification. Et aux deux extrémités,  deux portes difficile à traverser pour les piétons, très circulantes, et dont les riverains considérent qu’elles ont été abandonnés et délaissés, devenus même des lieux malpropres servant de dépotoirs à certains endroits : La porte de la Plaine avec  le Parc des expositions de la Porte de Versailles qui a entrepris en 2015 de grands travaux de modernisation et accueillera face à l’avenue de la Porte de la Plaine de nouveaux hôtels. La porte Brancion avec ce faisceau ferré qui la sépare de  la porte de Vanves, le boulevard périphérique ayant été couvert grâce à une  dalle accueillant le jardin public Anna Marly et un jardin partagé inaugurés en 2013, avec le projet d’une résidence étudiante qui serait bâtie sur l’ouvrage du boulevard périphérique non encore utilisé.

     La ville a reçu une délégation de la MGP le 28 Août pour leur présenter ce site qui a été sélectionné et 3 mois plus tard quelques aménageurs pour leur faire visiter ce secteur. Comme l’a laissé entendre Pascal Vertanessian, en répondant à des questions, les possibilités sont limitées : Tout d’abord parce que la place des Insurgés de Varsovie (Porte de la Plaine) repose sur une dalle au dessus du Pétiph  dont la résistance ne permet pas de constructions, et elle est, de surcroit, traversée dans son sous sol, par des réseaux techniques. Ensuite parce qu’une couverture du Périph entre ses portes serait extrêmement coûteux d’autant plus que sa chaussée remonte à ce niveau  par rapport à la section comprise entre les portes Brancion et deVanves qui a été couverte. Enfin 3 espaces constructibles  auraient été recensés et notamment porte Brançion, au niveau des deux dalles nettoyées cet été qui se trouvent au dessus du Périph entre les bretelles de sortie et d’accès, et un terrain situé à Vanves à l’angle L.Vicat/J.Bleuzen. Sur l’une des deux dalles (850 m2), la ville de Paris voulait y installer un dépôt de voirie que refusait la ville de Vanves, ce qui a bloqué la requalification de cette porte, chacun campant sur ses positions,  sur l’autre (1040 m2),  côté Malakoff, lors de la signature du protocole d’accord entre Paris et Vanves signé par MM Delanoë et Gauducheau, avait été envisagée la construction d’un hôtel qui a été abandonné à cause de ce blocage entre les deux villes.

    Ainsi ce dossier de cette requalification de la porte Brancion a trainé jusqu’à ce que ses deux villes proposent « ce site de la Porte Brancion qui incarne leur ambition commune de réaliser des continuités innovantes entre Paris et sa proche banlieue » à cet  appel à projets qui est « l’occasion de transformer ces espaces de jonction en véritables lieux de vie et d’urbanité, répondant aux défis de l’Arc de l’Innovation, au bénéfice des habitants ». Ce site pourrait accueillir non pas de  l’habitat mais des activités innovantes en lien avec le futur Centre de Congrès international à Vanves (Palais Sud) ou des espaces de co-working, des occupations légéres comme l’agriculture urbaine hors sol. Mais voilà, ce secteur attire vraiment la scoumoune. Car la visite des aménageurs potentiels n’a guére suscité l’intérêt à entendre l’un des participants à cette visite, qui a confirmé que leur attention s’est finalement portée que sur  les deux terrains de la porte Brancion qui sont sur le Bd Périphérique pour y installer une pépinière d'entreprise, un équipement sportif … et des  terrain des jeux pour les jeunes sur le terrain vanvéen. Seule information : l'immeuble de logement Paris habitat à la porte Brancion devrait être démoli. Ce qui démontre bien que larequalification de cette porte commune à Paris et à Vanves est loin d’être réalisé, à croire que ce secteur attire la scoumoune