Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ville de vanves - Page 1546

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : INQUIETUDES, SURCOUTS ET DEGRADATIONS DANS LES TRANSPORTS !

    Durant la semaine passée les vanvéens comme les franciliens ont appris que la Société du Grand Paris  a fait ses premières acquisitions foncières pour 5,4 M€ à Issy les Moulineaux pour pouvoir réaliser la gare Issy RER de la ligne Rouge Sud du super métro automatique qui passera par Vanves au niveau du clos Montholon. Mais surtout que Grand Paris Express coûtera plus cher que prévu : 30 Milliard au lieu de 20.

     

    Jean Paul Huchon, président de la Région Ile de France a évoqué un surcoût de 10 milliards d'euros devant les députés siegeant à la Commission du Développement Durable de l’Assemblée. Une estimation qui prépare le terrain à l'annonce par le gouvernement d'un étalement des travaux en ces temps de crise. « J’ai fait valoir que cette opération coûtera plus cher que prévu,  de l'ordre de 30 milliards au lieu de 20 milliards…Bien sûr qu' on le sait depuis le début…mais nous sommes conduit à aller jusqu’au bout » a-t-il expliqué en revenant sur le rapport de Pascal Auzannet qui doit faire le point sur le coût estimé de ce projet majeur d'infrastructures de transports et  permettre au gouvernement de décider de l'étalement des travaux en fonction des besoins des populations. Il a indiqué « qu’une grande partie de ce surcoût proviendra des interconnexions, des nouvelles gares », au nombre de 72 pour rythmer les 200 km de nouvelles lignes en rocade autour de Paris. Il a aussi mis en cause la SGP ( Société du Grand Paris) qui aurait fait une erreur dans ses calculs :  « Elle  n'a compté que sa participation et pas le montant total des travaux ».  Ses propos ont suscité quelques réactions notamment dans l’entourage de la ministre de l’Egalité des Territoires : « Si ce que dit Jean-Paul Huchon est vrai, cela vient plutôt confirmer des inquiétudes qu'avait Cécile Duflot, et ce depuis un moment ». Rappelons qu’opposante au projet quand elle était chef de file des écologistes au conseil régional, elle avait dénoncée un coût sous-estimé. Mais depuis qu’elle est chargée du dossier Grand Paris, elle n'a eu de cesse de dire que l'Etat poursuivrait ce chantier de supermétro automatique, qui doit voir le jour à l'horizon 2025.

     

    Dans le même temps, il est intéressant de noter que les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD, CFDT, FO de la RATP et de la SNCFse  sont unies pour déposer une « alarme sociale ». Leur objectif était de mettre en lumière les dysfonctionnements qui touchent notamment la ligne B du RER – qui traverse du Nord au Sud toute la Région Capitale – et la nécessité de prendre des mesures  pour améliorer la qualité de service et la ponctualité sur cette ligne parce que sa situation est devenue invivable tant pour les salariés que les usagers. Mais à travers leurs déclarations, c’est une situation explosive qui était décrite et qui touche l’ensemble du réseau de transports franciliens, métro, RER et transilien comme peuvent le constater les vanvéens qui empruntent régilèrement la ligne 13 sursaturée, ou la ligne transilien Paris-Motparnasse : « Les employés viennent travailler la boule au ventre. Les menaces verbales et physiques, les agressions se multiplient » indiquaient ses syndicats qui tirent la sonnette d’alarme après avoir constaté une progression de ses événements depuis 5 ans, et essaient de se rapprocher des usagers pour interpeller le gouvernement. 

     

    Ces syndicats ont aussi insisté sur une situation des transports qui se dégradent, sur un réseau vieux de 30 ans : « Faire rouler  des trains sur les mêmes infrastructures est devenu une prouesse quotidienne » expliquaient ils en s’inquiétant des déclarations d’élus qui invitent les franciliens  à laisser leurs véhicules dans leur parking et prennent des mesures pour les dissuader de venir en auto à Paris : «Si nous avons 5 à 7% de franciliens en plus, nous ne pourrions plus les transporter, car les transports sont sur-bookés » indiquaient ils donnant cet exemple significatif : « Il est devenu courant d’avoir 200 à 250 km de bouchons chaque matin, alors que nous n’avions atteint ce chiffre qu’en 1995 lors de la grande grève ». C’est pourquoi il est, certes, urgent de bien programmer le réseau de transport de demain comme Grand Paris Express mais surtout d’améliorer le réseau de transport existant avec un plan de mobilisation lancé par la Région qui tarde à se faire sentir.

  • COMPTE RENDU DE MANDAT DU CONSEIL GENERAL PS DE VANVES : GUY JANVIER EN TERRE VANVEENNE UDI ET UMP

    Après avoir animé avec ses 6 collégues du groupe PS au Conseil Général un compte rendu de mandat le 24 Novembre dernier dernier devant une assemblée de militants socialistes altoséquanais, Guy Janvier a fait préau d’école comble à Max Fourestier mercredi soir pour son compte rendu de mandat annuel devant les vanvéens. L’ensemble des élus de l’opposition municipal,  de Claire Papy (EELV) à Claudine Charfe (FdeG/PC) avec Lucile Schmid (EELV), et tous les élus PS….était présent à cette réunion qui fut très animée avec beaucoup de questions et d’interventions

     

    « Beaucoup d’événements se sont déroulés depuis le 8 Décembre 2011, date de mon précédent compte rendu de mandat : un président, un premier ministre, un  gouvernement de gauche. Un livre : « itinéraire d’un socialiste en pays sarkozyste » où je parle des raisons de faire de la politique » a-t-il d’emblée déclaré en reprenant l’exposé voilà plus de quinze jours sur « un département riche mais inégalitaire » et sur « une politique départementale qui aggrave les inégalités » avec quelques chiffres significatifs : 26,6% de logements locatifs sociaux, 13 villes sur 36 ne respectant pas le seuil légal de 20% de logement sociaux. 19,55% de logements sociaux à GPSO et 23% à Vanves « ce qui permet à Bernard Gauducheau de dire que l’on passera bientôt à 25%. Mais ce n’est pas cela qui résoudra le problème du logement social à Vanves, ce qui est assez inquiétant ». 

     

    RSA

    Un potentiel fiscal par habitant de 1 034 € qui varie de 570 € à Bagneux à 2 258 € à Levallois. 35 571 allocataires du RSA dans le 92 dont 4000 à Villeneuve La Garenne, 1971 à Gennevilliers,  266  à Bourg La Reine… et plus de 400 à Vanves. Lucile Schmid (EELV) a demandé « si le passage du RMI au RSA avait permis une meilleure insertion ? » - « Aucune action d’insertion n’est menée par le département. Les allocataires ont seulement droit à un accompagnement ! » a-t-il répondu en insistant sur le fait que « Patrick Devedjian dépense plus pour la Vallée de la culture que le social » et  en démontrant que « les dépenses de solidarité sont inférieures dans le 92 (57,3%) à la moyenne nationale (61,2%) alors que nous devrions mettre beaucoup plus l’accent là-dessus. Le Conseil général diminue les dépenses  d’aides sociales (-0,2%), de prévention sociale et médico-sociales (-3,45%), les subventions aux associations d’aides sociales lorsqu’il ne les supprime pas, les crédits pour la prévention spécialisée, le fonds solidarité logement (FLS), le fonds d’insertion des Jeunes (FIJ)…sans parler du désengagement des centres PMI et des postes non pourvus dans les CVS (circonscription de la vie sociale) » 

     

    CARTE SCOLAIRE

    Il a insisté sur les deux dossiers qui lui tiennent à cœur et sur lesquels il se bat depuis qu’il est conseiller général, et qui ont avancé : la rénovation du collége Saint Exupery, inscrit au PPI des colléges par le Conseil général. Et la réfection des équipements sportifs du lycée Michelet inscrit au PPI Lycée par le Conseil régional. Et sur un troisiéme qui est sous-jacent : le trop grand nombre d’éléves à Michelet – plus de 2000 – qui entraînent des dégradations des conditions de travail. « L’idée est de diminuer le nombre d’éleves au collége Michelet pour les mettre à Saint Exupery. 100 éléves peuvent y être transférés (lorsque la rénovation aura été faite bien sûr). Nous pouvons changer la carte scolaire, mais le maire freine des 4 fers. Et elle dépend du Conseil général pour les colléges » reconnaissait Guy Janvier. « La question se posait déjà en 1995 ! » a indiqué Pierre Bousquet ex-proviseur du lycée Michelet à la retraite, pour qui « la rénovatin du lycée a entraîné la création de divisions qui sont dévoreuses d’espaces. Et on s’est rendu compte de problèmes de locaux. Nous avions deux solutions avec les mercredis après-midi et les samedis. Mais la solution préconisée était de répartir les éléves dans les colléges ».

     

    ARISTIDE BRIAND

    Guy Janvier  a fait part de ses inquiétudes sur le devenir de la CVS (circoncription de la vie sociale) et des terrains de la rue Aristide Briand (5237 m2) à proximité de la gare Vanves-Malakoff. « Une partie appartient à la ville  où se trouve la PMI, la CVS et le CMP. Le Conseil municipal de Vanves a passé contrat avec Seine Ouest Aménagement. Et le maire a décidé de vendre ce terrain, en expliquant que cela permettra de désendetter la ville après l’opération cabourg. L’autre partie appartient au Conseil Général, avec l’ex-CPAM, la DDE. J’ai du mal à croire que le maire n’ait pas regardé de prés les possibilités de constructibilité sur ces terains. Selon le directeur de la Vie Sociale, le maire aurait dit « pas touche aux services sociaux ! ». Et bien je demande : « prouvez-nous le ! ». La discussion s’est alors engagée avec la salle sur notamment la pétition initiée par les élus municipaux de gauche à l’initiative d’Anne Laure Mondon  et mis en ligne sur le site du PS. « On s’est fixé 1000 signataires » a-t-elle indiqué. Alors que Claudine Charfe constatait qu’il n’y avait « rien de nouveau pour le personnel de la CVS qui s’attend à déménager de Vanves ».

     

    UN TROISIEME GYMNASE ?

    Jacques Dumont a posé la question d’un troisiéme gymnase sur ces terrains Aristide Briand, notamment pour « le hand qui a dû mal à s’entraîner et à jouer à Vanves, come à Issy les Moulineaux et à Malakoff. Sans parler des zizanies avec le basket. Et ce gymnase pourrait servir à d’autres sections du Stade Vanves qui ont du mal à trouver des salles ». Guy Janvier a botté en touche : « Cela reléve de la mairie ! ». Du coup Lucile Schmid en a rajouté une couche : « On ne peut pas considérer que ne pouvoir aller à Issy les Moulineaux est impossible. La Région a financé à 33% ce Palais des Sports dédié à l’interco ! C’est une question importante. Car André Santini le loue à des entreprises ! ». Puis elle a expliqué que « le risque, avec cette question de la CVS, est de voir partir des services publics à Issy, de devenir un satellite d’Issy, de se retrouver dans une ruralité urbaine car on est à côté d’une grande commune ».

     

    Le Conseiller général a terminé son compte rendu en souhaitant aider les AMAP de Vanves à se développer, et créer un SEL (Service d’Echange Local), avec quelques mots sur la réforme territoriale, en regrettant que Patrick Devedjian ait refusé d’organiser un débat sur la gouvernance du Grand Paris, et la décentralisationn qui devrait voir les cantons évoluer avec une extension à 70 000 habitants, deux représentants, un homme et une femme -  Guy Janvier et Valérie Mathey sont candidats a-t-on compris -  et surtout la suppression du conseiller territoriale avalisé par le parlement voilà quelques semaines.

  • Vanves béta testeur d’une plateforme Internet de démocratie participative franco-allemande

    Fin Août le Parisien indiquait que la ville de Vanves avait été sélectionnée pour tester une plate-forme Internet européenne de démocratie participative, qu’elle recherchait des béta-testeurs c'est-à-dire des habitants pour échanger, réagir, faire remonter des informations et proposer des idées sur le théme du bruit. L’objectif étant de permettre avec les données reccueillies, de réaliser une carte du bruit pour localiser les zones à préserver ou à améliorer, et alimenter les plans d’action de la ville. Puis plus rien. Ce qui ne veut pas dire que rien ne s’est passé. Cinquante vanvéens ont bien joué les béta-testeurs et une réunion des initiateurs de ce projet franco-allemand  s’est déroulée la semaine dernière avec le Directeur Général des Services pour dresser un premier bilan

     

    Ce test a été mené par  l’institut Minc Télécom, partie prenante du consortium « Open Cities », programme européen, qui met en place différentes expérimentations de ce type avec des villes comme Paris, Londres, Berlin, Rome, Amsterdam, Bologne, Helsinki, Bacelone. Ivan Meseguer,  chef de projet de l’institut Minc Télécom, est  en charge de la  bonne conduite et mise en place des béta-tests des différentes expérimentations dont celle de Vanves sur le  bruit : « Nous testons à petite échelle, pour que nos interlocuteurs puissent avoir une première idée de quoi, il s’agit comme à  Vanves qui a été choisi pour la mise en place d’une plateforme de participation locale, de démocratie participative. Sachant pertinement que culturellement en France, nous n’avons pas l’habitude de ce type de démarche comme en  Allemagne. Mais nous  essayons de faire en sorte que les éléments d’innovations,  de cultures et de technologies des autres pays soient transmis en France et que nous même, nous transmettions à nos chers voisins européens nos propres innovations pour en faire la promotion » explique t-il.

     

    Bernard Gauducheau, maire UDI de Vanves,  a donné son aval pour cette expérimentation, avec 50 vanvéens, sur le théme du bruit. « A l’origine, les allemands étaient tout à fait enthousiaste à l’idée de pouvoir réaliser cette expérimentation dans le cadre des élections présidentielles et législatives. Mais nous leur  avons expliqué que, pour des raisons culturelles et organisationnelles, ces élections nationales n’étaient pas vraiment adaptées à un béta-test. Nous avons choisi un sujet précis pour une raison  très simple : Nous ne pouvions pas nous permettre sur ce type de démarches de parler de tout et de n’importe quoi, de disgrécer. Il n’était pas question de censure, ni d’empêcher les gens de s’exprimer,  mais de se concentrer sur le sujet traité, pour que cette expérimentation ait un sens. Si l’on traite d’un sujet, il faut s’y tenir pour obtenir un résultat optimum. Ce qui n’interdira pas d’en ouvrir un autre par la suite » explique Ivan Meseguer.

     

    Durant ce test, les vanvéens ont pu  poser des questions et se sont exprimés sur ces sujets de leurs libres choix, sans aucune contrainte, mais sur le bruit qui a de multiples sources comme notamment la voie SNCF, les hélicopéres, le Périph et la circulation en général, mais aussi de la vie de tous les jours.  « Ils ont été en mesure d’avoir des réponses de la mairie, ou par des citoyens mieux informés. Je prends comme exemple la voie SNCF, dont beaucoup de vanvéens s’étant plaint du bruit. Mais peu étaient au courant des procédures administratives et des acteurs impliqués. Il n’y a pas eu de questions sur le bruit provoqué par le vol des hélicoptéres. Mais beaucoup sur la vie quotidienne : bruit de voisinage, du périph, des  travaux. Ce qui n’est pas anodin, car il est vrai que les gens n’ont pas forcément la connaissance immédiate du calendrier des travaux, pour pouvoir eux, aménager leur propre vie, en fonction des nuisances sonores provoqués par les travaux ». Tout à fait d’actualité avec notamment les chantiers d’Hachette et du Conservatoire de Musique, en attendant ceux de la rue Aristide Briand dont la problématique des nuisances sonores a été posée.

     

    Cette forme (virtuelle) de participation locale, si elle est appelée à se développer, n’empêchera aucunement les réunions publiques qui se sont énormément développées à Vanves depuis 2001, chaque semestre pour faire le point quartier par quartier, sur chaque chantier engagé par la ville et même des maitres d’ouvrages et d’oeuvres privés. Par contre, comme les vanvéens ont pratiquement tous un ordinateur, cette expérimentation montre qu’il est possible d’y faire participer tous ceux qui ne peuvent pas se déplacer pour différentes raisons à ces réunions publiques. « Il n’y a pas de raisons pour que ces personnes soient exclues. Là, elles sont à même, à partir de leur ordinateur, de pouvoir participer sur une plateforme dédiée. Cela ne créé pas de rupture violente dans le processus décisionnel, mais permet aux gens de s’exprimer, mais aussi de clarifier les choses pour les insitutionnels et les politique sur des choses qui ne sont pas claires dans la tête des citoyens. L’idée de travailler sujet par sujet est prépondérante, puisque les gens veulent avour des réponses concréts par rapport à la législation, la réglementation. Cela permet d’être plus au courant du sujet dont on parle, plutôt que d’en parler dans le vague avec des préjugés ».