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ville de paris - Page 22

  • PARIS REDUIT SA CONSOMMATION, MAIS PAS LE PARC DES EXPOSITIONS A VANVES

    En raison du grand froid, le réseau électrique français est particulièrement sollicité. À l’initiative d’Anne Hidalgo, la Ville de Paris a donc décidé  réduire sa consommation d’électricité ces jours-ci pour  prévenir d’éventuelles coupures sur le territoire national, qui pourraient impacter les particuliers ou les professionnels.

    Ainsi, depuis mardi soir, les éclairages extérieurs de 330 bâtiments publics parisiens contrôlés à distance sont éteints. « Avec ces extinctions, nous voulons aussi envoyer un signal aux professionnels et aux particuliers : pour éviter que des foyers se retrouvent privés d’électricité, soyons tous solidaires en réduisant pendant quelques jours nos consommations d'énergies» explique t-on à la Mairie de Paris.

    Il est dommage de constater que certains grands établissements parisiens, concessionnaire de la mairie de Paris, n’aient pas pris d’eux même l’intiative de suivre l’exemple de la ville de Paris, comme ont pu le constater les riverains du parc des expositions. Il est resté éclairé toute la nuit de mardi à Mercredi et de Mercredi à Jeudi, alors qu’il n’y a pratiquement pas d’activités nocturnes comme c’est le cas à la veille ou à la suite de grands salons. D’ailleurs la question vaudrait d’être posé à Viparis, le gestionnaire du parc, s’il est vraiment nécessaire de le laisser éclairer toutes les nuits, sauf durant les vacances, comme ce fut bizzarement le cas entre Noël et le nouvel an

  • UN CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES EN PLEINE ACTUALITE METROPOLITAINE

    Le conseil municipal de mercredi soir fut court mais en pleine actualité lors de cette seconde journée de circulation alternée à cause d’un pic de pollution extrêmement long et intense. L’une des ses 22 délibérations concernait d’ailleurs  la création d’une Zone Restreinte de Circulation (ZRC) par la ville de Paris sur l’ensemble de son territoire intra-muros, pour interdire de circulation les véhicules les plus polluants sur laquelle le conseil municipal devait se prononcer comme d’autres dans les communes  riveraines de la capitale.

    Tout le monde est d’accord pour dire que « La circulation alternée ne rime à rien puisque l'interdiction de circuler en fonction des plaques est aléatoire et ne permet pas de cibler les véhicules les plus polluants ».  C’est pourquoi le systéme de vignettes à 6 niveaux identifiant leur niveau de pollution qui seront obligatoires à partir du 16 Janvier 2017 sera beaucoup plus efficace. Tout simplement parce que les pouvoirs publics pourront décider en fonction de l'intensité de l'épisode polluant d'interdire les véhicules arborant les vignettes correspondant aux plus mauvais résultats. Finis le tour de passe-passe pour ceux qui avaient deux véhicules, l’un pair et l’autre impair

    Mais voilà, comme toujours la politique reprend le dessus : La ville de Vanves a émis un avis défavorable sur cette ZCR qui ne toucherait que la rue Louis Vicat  en expliquant que « l’on peut comprendre ce projet, mais il est regrettable qu’il n’aît pas fait l’objet d’une concertation plus en  amont et avec les communes où se reportera la circulation où leurs habitants sont soumis aux mêmes nuisances que les résidents parisiens aux abords des grands axes. D’autant plus à un moment où tout le monde parle de métropole » constatait le maire de Vanves qui considére que c’est un sujet qui fait débat : « J’ai tendance à penser qu’il faut ouvrir les yeux. Mais des décisions sont prises sans nous consulter lors que ce sont des sujets sur lesquels on doit travailler en commun, définir une méthodologie ».

    Le groupe PS s’est abstenu  car il considére que ce gente de décision doit être collégiale et métropolitaine . «  En l’absence de réelle concertation avec les communes limitrophes, et de prise en compte des incidences induites par cette décision unilatérale, mais face à la nécessaire prise en compte des impératifs de santé publique mis en avant par la Mairie de Paris, nous nous abstiendrons sur cette délibération.Toutefois face à cette guerre Paris / Banlieue ranimée et à celle des chiffres et données contradictoires, face aux communiqués de presse et tweets interposés, nous nous devons de dépasser les clivages politiques. Nous nous devons d’être constructifs et d’œuvrer ensemble à ce grand défi environnemental pour garantir à tous une meilleure qualité de vie » a déclaré Anne Laure Mondon (PS). Pour elle il est donc temps de s’unir et d’imaginer ensemble un plan d’action audacieux mais tenable. « C’est pour cette raison que les élus du groupe socialiste soutiennent la proposition du Député de Seine-et-Marne Olivier Faure de mise en place rapide d’un « Grenelle de la circulation » en Ile-de-France ».

    « Cet arrêté de la ville de Paris va dans le sens de l’histoire. Mais la droite reste sclérosée dans le tout voiture datant des années 70 » a constaté Boris Amoroz (FG/PC) qui a voté contre avec Lucile Schmid (EELV) en constatant « qu’au Conseil Régional le Front de Gauche fait des propositions de financement réalistes des transports qui sont rejetés par la majorité de droite et qu’au parlement, députés LR et PS refusent de voter les amendements des députés communistes visant à augmenter les moyens du transport public »

  • DES REPERCUSSIONS A VANVES DE LA FERMETURE DE LA VOIE G.POMPIDOU ?

    Depuis la Rentrée, les vanvéens ont constaté que l’on circule plus mal à certains moments de la journée ou de la semaine. Il est vrai que le chantier de la gare du Grand Paris Express Fort d’Issy/Vanves/Clamart provoque de gros embouteillages aux heures de pointe du matin et du soir dans tout le quartier du Clos Montholon. Ainsi que le chantier de la résidence NIWA rue Aristide Briand qui a supprimé un itinéraire malin et provoque aussi des embouteillages le matin. Mais le grand débat qui agite les maires de la Métropole du Grand Paris concerne les répercussions de la neutralisation de la voie sur berges Georges Pompidou sur la rive droite que la maire de Paris veut rendre piétonne. Région, métropole, préfecture de police, ville de Paris se livrent à une guerre des chiffres sur les conséquences en terme de temps de parcours au cœur de la capitale et en banlieue notamment à l’ouest, c'est-à-dire dans les Hauts de Seine   

    Ainsi un  nouveau  rapport d’étape de la Région Ile de France  constate que le trafic et les temps de parcours ont augmenté en comparant  septembre 2015 à Septembre 2016 sur 145 km de voies à Paris et en banlieue. Il montre que  «les hausses de temps de transport liées aux voies sur berge sont beaucoup plus importantes que ce que la mairie de Paris nous donne et surtout, et ça c'est très important, que cette fermeture des voies sur berges a impacté la banlieue» selon Valérie Pécresse présidente de la Région Ile de France. Il note ainsi des «augmentations de trafic particulièrement fortes» au centre de Paris : les rues à proximité des voies sur berges ont connus des augmentations de trafic particulièrement fortes :+51% par jour sur les quais hauts à l’approche de la place du Châtelet, +21% par jour sur le boulevard Saint Germain au niveau des thermes de Cluny à toutes les heures de la journée et en particulier aux périodes de pointe (+ 58% sur les quais hauts au niveau du Louvre, entre  27% et 35% sur le Bd St Germain ). 56% des anciens usagers de la voie Pompidou le matin et 70% le soir se distribuent ailleurs. Certaines axes éloignés des voies sur berges connaissent des variations notables : +25% de trafic rue de la Convention ou boulevard de l’Hôpital rive gauche que les vanvéens empruntent.

    Le rapport note des «hausses significatives» de trafic à l'ouest, où la situation s'est «dégradée», sur le boulevard périphérique qui est touché – «si les périodes de pointe ont tendance à enregistrer des baisses de débit, le bilan est néanmoins plutôt à la hausse sur la journée entière» constate t-il -  l'autoroute A13 et certains axes départementaux : Il faut par exemple 4,5 minutes supplémentaires pour aller de la porte de Saint‐Cloud à la porte d’Orléans sur le périphérique. Plus loin hors de Paris, il souligne une dégradation de la circulation sur l’autoroute A86 notamment entre Thiais et Créteil, tronçon sur lequel le temps de trajet s’élève aujourd’hui à 11 mn (+ 28 %) le matin et à 14 mn (+ 22 %) le soir. Ou encore entre Vélizy et Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) où la durée du parcours atteint 12 mn (+16 %) le soir.  «Des tendances qui demandent à être confirmer ou infirmer ces premiers résultats pouvant être soumis à des facteurs externes à la piétonisation des voies sur berges» note ce rapport