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secours catholique - Page 13

  • VANVES SE MOBILISENT CONTRE LA SOLITUDE ET LA PAUVRETE GRACE A DES ACTIONS BENEVOLES

    Il est beaucoup question de pauvreté ces temps-ci, avec malheureusement une crise qui se durcit. L’hiver fait sentir ses premiers effets, les places d’hébergements se multiplient pour ne pas laisser dans la rue et le froid les SDF. Certains essaient de polémiquer avec l’Eglise alors que celle-ci n’a attendu personne pour s’occuper depuis bien longtemps du logement, de l’hébergement, des SDF… avec de nombreux acteurs. A Vanves des associations comme le Secours Catholique, Saint Vincent Paul, la Croix Rouge sont très présents sur le terrain avec des vanvéens à titre individuel, et multiplient les initiatives et les actions. 

     

    Ainsi, le Conseil Pastoral de Vanves, à l’initiative de Colette Pantin a organisé mardi de 10H à 12H son premier «  accueil pour rien » qui aura lieu tous les premiers mardi de chaque mois. Il s’agit d’une rencontre informelle lancée par le Conseil Pastoral qui réfléchit notamment sur « la place du pauvre dans notre communauté. Il nous a semblé que la solitude était la détresse qui était la plus répandue et en même temps que la plus difficile à vivre, à côté du manque de logement, de nourriture, car elle touche tout le monde quel que soit sa condition sociale. Malheureusement, on ne se rend pas compte que son voisin ne va pas, même lorsqu’on le voit assez régulièrement. D’où l’idée de ce café pour  apporter un petit mieux, sans démarche à organiser, sans papier à écrire, sans inscription » explique t-elle. Cette idée a reçu un accueil favorable. « Pas question de faire double emploi avec le Secours Catholique qui tient ses permanences »précise  Colette Pantin qui a reçu une visite ce matin là -  « Je ne m’attendais pas à avoir beaucoup de monde. On ne fait que commencer ! » et celle d’André Giard, responsable du Secoours Catholique de Vanves

     

    Le Secours Catholique vient de rendre public un document très intéressant : « Regards sur 10 ans de pauvreté ». Ses équipes ont rencontré 88 200 ménages en situations de pauvreté en Ile de france en 2011 dont  12 000 dans les Hauts de Seine et 120 à Vanves. « Pas plus, ni moins qu’avant » indique André Giard.  Des familles mono parentales, des femmes seules avec enfants,  que l’équipe de Vanves suit plus particulièrement, certaines étant parties en Grande Couronne après la fermeture de l’hôtel dit « 115 » (du Parc des Expositions), rue Eugéne Baudoin qui connait des travaux de rénovation pour retrouver sa destination première. « Beaucoup de gens basculent de la précarité dans la pauvreté. Ils ne peuvent plus faire face aux factures. Beaucoup de personnes âgées qui ont de maigres retraites jamais revalorisées. Sans parler des sans papier. Nous voyons apparaître des travailleurs pauvres  qui ont un petit salaire et ne sont pas dans une situation de très grande pauvreté ou d’errance, mais dans une situation financièrement extrêmement contrainte »

     

    Ce rapport indique que le niveau de vie moyen des ménages en situation de pauvreté est de 422 €, sensiblement inférieur au niveau de vie moyen de l’ensemble des ménages en situation de pauvreté. Dans le même temps, les loyers payés par ses ménages sont beaucoup élevés (+25%) que dans le reste de la France tant pour les locataires du parc privé que social. Plus de la moitié des impayés concernent d’ailleurs des mensualités de loyers. Enfin, 40% des ménages rencontrés ne disposent pas d’un logement stable, ce qui est la proportion la plus élevée des régions. Toujours selon ce rapport, les situations se banalisent  - « Voilà 10 ans, une femme avec un enfant dehors, c’était insupportable, preuve d’un dysfonctionnement grave. Maintenant cela devient courant » - les demandent alimentaires, conséquence de revenus trop faibles, sont en hausse – « Notre société a  complètement installé et banalisé le fait que les restos du coeur distribuent 115 millions de repas en ayant commencé à 8,5 millions » - les  situations sont devenues plus complexes et s’en sortir devient une gageure, proche de l’impossible, d’autant plus que le Secours Catholique a constaté un manque d’articulation au niveau de l’action sociale…

     

    Ses équipes au plan local, comme à Vanves, se mobilisent en faisant de l’accueil, de l’écoute, de l’accompagnement sous forme d’aides matérielles ou financières, mais aussi humaine, en mettant en avant la considération de l’autre, des actions collectives de façon à remettre les gens en route, avec une grosse activité autour du logement. Le Secours Catholique des Hauts de Seine devrait d’ailleurs fait le point le 19 Janvier prochain sur sa campagne « Loggement 92 » mené avec d’autres associations : «  Les équipes locales se sont emparés du sujet hébergement/logement et ont interpellé leurs élus sur la mise à disposition de logement, sur la sensibilisation des citoyens par rapport aux logements vacants. Nous commençons à avoir une prise de conscience dans un certain nombre de communes, avec la loi SRU qui prévoit de construire 25% de log sociaux. La mayonnaise prend avec des propriétaires qui ont mis à disposition des appartements sous forme de baux glissants,  mais cela reste réduit, avec quelques unités » constatent ses responsables départementaux.

  • UN WEEK-END FOOTBALL A VANVES ENTRE PLEURS, EMOTIONS ET JOIES

    Ce fut vraiment un week-end football à Vanves entre émotion, avec la perte de la voix du foot, Thierry Roland qui « réagisait au micro comme nous dans notre salon pendant un match » et l’inauguration du terrain de football synthétique qui porte désormais le nom d’Yves Saccard, plus bel hommage d’une ville à l’un mais aussi à tous ces dirigeants sportifs bénévoles ; et joie de voir tous ces jeunes passionnés de football , de 7 à 13 ans, s’affronter pendant deux jours lors du tournoi Claude Lemel, là encore dirigeant sportif qui a donné beaucoup de son temps à cette section football du Stade de Vanves, et à la ville puisqu’il a été maire adjoint de Gérard Orillard. Il y a ainsi des coincidences extraordinaires qui se produisent comme ce fut le cas ce week-end , sans oublier l’euro qui, depuis uine semaine, attire beaucoup de passionnés dans les cafés , notamment au Relais de Vanvres qui a fait le plein à chaque match de l’équipe de France. Une fois, l’assistance était très européenne avec des italiens, des suisses allemands, des espagnols, une tchéque, et des français, une autre fois, très artistique avec plus d’une vingtaine de jeunes venus du théâtre

     

    Ce week-end avait commencé par la fête annuelle du Rosier Rouge, vendredi,  sur le théme « Le Rosier Rouge fête les années 70 » avec les résidents diont certains ont réalisé une exposition de photos réalisées dans le quartier, l’équipe compléte de cet établissement, ses bénévoles, amis et soutien. « C’est en 1973 qu’a été créé le Rosier Rouge, lorsque le Secours Catholique a acheté ses locaux pour les mettre à la disposition des familles d’hospitalisés venant de loin. C’est pourquoi, nous avons fait référence à ces années 70 qui ont un sens pour nous. C’étaient les années heureuses, ce qui est un peu moins le cas maintenant, avec moins de moyens. Et pourtant nous faisons face avec davantage de bénévoles, de courage et moins de moyens » a déclaré Pierre Nicolas qui supervise 4 entités du Secours Catholique dont le Rosier Rouge,  en parlant « des transformations du Rosier Rouge qui n’est pas un lieu médicalisé mais revendique de pouvoir accueillir des malades », devenant ainsi « un lieu de chaleur pour ête plus fort. Ces résidents peuvent s’appuyer sur du personnel qualifié, disponible, et des bénévoles qui font preuves d’imaginations pour offrir de nouvelles activités ». Emma Canatar directrice opérationnelle du Rosier a remercié l’ensemble des salariés, des bénévoles (40 personnes), des partenaires financiers et sociaux et associatifs « qui permettent à cet établissement de vivre et de privilégier la gestion locale ». Après ses discours auxquels assistaient Guy Janvier avec quelques élus socialistes et Bernard Roche pour la mairie, la soirée s’est prolongée tardivement au son de la musiques ses années 70.

     

    Le lendemain, avant l’inauguration du terrain de football Yves Saccard, Bernard Gauducheau (NC) et Guy Janvier  (PS) se sont retrouvés, par hasard, sur la terrasse du Relais de Vanvres pour la séance de dédicace de Michel Lebailly, peintre en bâtiment, qui écrit des livres de poémes. Ils ont un peu parlé des législatives, le maire considérant qu’André Santini devrait être réélu alors que le conseiller général faisait la mou, persuadé que le scrutin sera plus serré en faveur de Lucile Schmid, et beaucoup d’autolib. Moins d’une heure plus tard, en fin d’après-midi, ils se retrouvaient sur un bout du terrain synthétique au bas de la voie d’accès et de la piscine, avec André Santini (NC), Lucile Schmid (EELV), Ian Stevenson, maire de Ballymoney, ville irlandaise jumelle de Vanves, de nombreuses élus, dirigeants sportifs et président de section  du Stade de Vanves  qui avaient tenus à être présents pour cet hommage rendus à l’un des leurs, avec Bruno Chauvet et François Praud. « Nous avons choisi le tournoi Claude Lemel pour faire cette inauguration, car c’était une belle ocasion avec ces centaines d’enfants qui y participent » a constaté Bernard Gauducheau en rappelant les travaux engagés l’été dernierr, son ouverture à lami-Septembre et la décision unanime du Conseil Municipal de lui donner le nom d’Yves Saccard : « La municipalité a voulu rendre hommage à Yves Saccard et reconnaître ainsi le travail des bénévoles du Stade de Vanves. Le sport est une affaire de corps et d’âme ».  

     

    Enfin, le tournoi Claude Lemel a réuni Samedi 40 équipes de débutants (7 à 9 ans) dont 6 de Vanves soit 368  joueurs, et dimanche 16 équipes de 10/11 ans et 16 autres de 12/13 ans, soit 368 joueurs dont des une équipe irlandais (12/13 ans) venus de Ballymoney qui a rencontré une équipe de Vanves et l’a battue à 1 contre O. Enfin, les boulistes se sont fait encore remarqué avec une des 4 équipes qui a gagnée le championnat quadrette des Hauts de Seine et s’est qualifiée pour le championnat de France à Vichy à la fin Juillet.

  • RESIDENCE SOCIALE DU ROSIER ROUGE A VANVES : CORRIGE, REDUIT, VERDIT, AMELIORE

    La nouvelle réunion pour présenter un « projet corrigé et amendé » de résidence sociale du Rosier Rouge promis le 9 Décembre s’est tenu à peu prés 5 mois après, en fin d’après midi hier, dans ses locaux, avec les mêmes riverains auxquels se sont ajoutés des isséens, en présence du maire, des responsables du Secours Catholique et de Toît et Joie. Ce projet a été allégé, le bâtiment si décrié à l’angle Chevalier de la Barre/Général de Gaulle étant abandonné, réduit et verdit pour les bâtiments prévus derrière les bâtiments du Rosier Rouge à l’emplacement du dépôt de vêtements, et l’un d’entre eux pratiquement à son emplacement, accueillera le Libre Service Social d’Issy les Moulineaux/Vanves qui a dû quitter le Petit Séminaire de la rue d’Issy pour s’expatrier vers Auchan.    

     

    « Pour ce projet comme pour les autres, je demande aux porteurs de projets de prendre du temps pour venir exposer leur projet. Là, nous avons affaire à des gens de dialogue qui ont le souci de bien faire. Après plusieurs semaines de travail, les réactions qui ont été formulés le 9 Décembre dernier, ont été pris en compte dans un projet modifié » a constaté Bernard Gauducheau en ouvrant la réunion. Pierre Nicolas du Rosier Rouge a refait l’historique de ce projet qui « reprend les valeurs du Secours Catholique, à vocation sociale avec 116 logements, une halte garderie avec une créche de parentale  de 44 berceaux, ainsi qu’une épicerie sociale (3000 m2) » qui « a reçu l’accord des deux municipalités ». Il a rappelé qu’acceuillant des familles d’hospitalisés en Ile de France venus de très loin, le Rosier Rouge est très souvent en contact avec le personnel soignant des hopîtaux franciliens qui connaît un turn over très important à cause de problèmes de logements. D’où la volonté du Secours Catholique de créer cette résidence sociale réservée à ce personnel soignant  avec des studios ou des 2 pièces dont la durée de séjour ne pourra pas excédé 24 mois : « C’est une solution de passage, le temps de trouver et d’accéder à un logement social, car notre objerctif est d’essayer de loger le plus prés de leur emploi, ce personnel soignant qui a de faibles revenus. Je comprends que c’est un environnement qui change (pour les riverains). Mais nous ne souhaitons pas réduire ce (nouveau) projet…pour offrir un logement digne à ce personnel soignant » a expliqué de son côté Pierre Soulage président du Secours Cartholique 92 qui a bien montré l’enjeu et la contribution de son association pour résoudre à son niveau cette question cruciale du logement en Ile de France, « avec 460 000 demanders de logements que l’on ne peut pas envoyer au fin fonds de la Grande Couronne là où il n’y a pas de transports publics » a ajouté l’un des responsables de Toit et Joie

     

    Ainsi le maître d’ouvrage (Toît et Joie) et le maître d’œuvre (l’architecte) ont  présenté ce nouveau projet « qui s’insére dans un quartier où le bâti varie de R+2 à R+7 » ont-ils fait constater en parlant de « niveaux de référence à R+2 et  R+4 » et « d’une implantation encastré des bâtiments dans la colline avec un effet terrasse ». Ils ont indiqué que tout d’abord le bâtiment à l’angle du Chevalier de la Barre/Général de Gaulle de 18 logements a été abandonné afin « de sauvergarder l’angle ainsi que un ou deux beaux arbres ». Pierre Nicolas a expliqué, à la suite d’une question, que « dans le projet initial, ce bâtiment était prévu pour accueillir des malades en « déambulatoire ». Mais cette idée a été abandonné car il n’y a plus de financement ».

     

    Ensuite, ils ont expliqué que l’entrée du parking,  toujours de 44 places malgré la réduction de logements,  dont l’accés se fait par l’avenue du Général de Gaulle, entre la copropriété et ses nouveaux bâtiments, a été re-travaillé avec une rampe d’accés complétement recouvert par une terrasse planté, comme c’est le cas pour le bâtiment (de la halte garderie et de la créche)  face à cette copropriété qui a été reculé de quelques métres, donnant ainsi la possibilité de préserver les arbres auxquels tenaient les copropriétaires et même d’en planter de nouveaux.

    Beaucoup de questions ont été posées par certains d’entre eux sur le vis-à-vis avec le bâtiment de la créche dont l’un d’entre eux qui habite au 3éme étage et regrette son parc en ne voulant rien entendre alors que l’architecte s’échinait à expliquer qu’elle ne verrait que le toît terrasse verdoyant. Sans parler d’un autre qui s’est plaint de l’étroitesse du triottoir lelong du mur du Rosier Rouge à cause des structures qui protégent les arbres et emppêchent le stationnement sauvage. Mais il n’a rien voulu entendre malgré les explications du Maire sur le fait qu’un travail avait été fait l’association Simon de Cyréne sur l’accessibilité du quartier aux handicapés.

     

    Enfin, ils ont présenté les bâtiments construits à l’emplacement du dépôt de vêtements et donnant en partie sur la rue Chevalier de la Barre dont les hauteurs (R+3 et R+4) et l’alignement s’inscrivent dans la lignée des immeubles voisins comme y oblige un règlement du PLU. Ce qui a été très discutée notamment avec les isséens qui n’étaient pas présents à la première réunion – et qui en faisaient le reproche alors que ce projet concerne les vanvéens même s’il se trouve sur un bout de territoire isséen – et surtout le propriétaire d’un petit pavillon qui se trouve juste en face. Tout y est passé, la hauteur des bâtiments, la couleur des façades, les matériaux utilisés, puis les accés (dont l’accésPompiers existant), la circulation et le stationnement dans cette rue étroite, les livraisons, et la fréquentation du libre service sociale prévu dans un bâtiment en rez-de-chaussée entre les habitations et le Rosier Rouge. A tel point que l’architecte comme les responsables de Toît et Joie ont rappelé qu’ils avaient porté leur effort sur le traitement des façades, la végétalisation des terrasses… « On a perdu quand même 20 logements. A un moment, on ne peut pas faire moins de logement, pour une raison d’équilibre (financier) du projet. Le programme est ce qu’il est ! » ont-ils répondu.