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VANVES ET LE GRAND PARIS - Page 16

  • VANVES EST L’UNE DES 131 COMMUNES DE LA METROPOLE DU GRAND PARIS DEPUIS LE 1ER JANVIER 2016

    La MGP (Métropole du Grand Paris) avec ses 12 EPT (Etablissement Public Territorial) regroupant 131 communes  est née le 1er Janvier 2016. Les 209 membres du Conseil Métropolitain sont convoqués le 22 Janvier au palais d’Iéna siége du CESE  pour  la séance d’installation du Conseil Métropolitain de 209 membres. L’élection de son président «  attise les ambitions » depuis la fin des élections régionales, le député de Vanves, André Santini étant l’un des candidats non déclaré mais très sollicité, avec Patrick Ollier (LR), député maire de Rueil, Gilles Carrez (LR) député maire du Perreux (92) et Philippe Laurent (UDI) maire de Sceaux (92) qui est le seul à avoir annoncé officiellement ses intentions. D’ici là, l’ensemble des nouveaux EPT (Etablissements Publics Territoriaux) auront tenu leur première réunion d’installation en reconduisant pour la plupart des ex-communautés d’agglomération,   leur exécutif,  comme ce sera le cas mardi prochain pour GPSO où les 73 conseillers territoriaux (au lieu de 82)  se retrouveront au Potager du Roi à Meudon, commune siège de l’EPT, où s’était tenue la première réunion de GPSO  en 2010, lorsque Arc de Seine et Val de Seine avaient fusionné 

    Mais voilà dés le départ « cette institution ressemble davantage à un syndicat de défense des élus locaux qu’à une marque territoriale susceptible d’attirer les investisseurs du monde entier » constatait un journaliste averti  qui a suivi sa genése et sa gestation plutôt laborieuse au Parlement, avec pas moins de deux lois (MAPTAM et NOTRe) : « La MGP est le fruit d’un scénario raturé et écrit par le gouvernement et le parlement sous la pression des maires jaloux de leurs marges de manoeuvres financières et de leurs pouvoirs en matière d’urbanisme ». La meilleure preuve est que ces territoires, comme GPSO, ont gardé pratiquement toutes les compétences  de proximité des intercommunalités (PLU, politique de la ville, assainissement et eau, gestion des déchets, plan climat air énergie territorial), le permis de construire relevant toujours du maire. Seul deux des compétences obligatoires s’exerceront après définition d’un intérêt territorial par chaque EPT : Les équipements culturels et sportifs, et l’action sociale.  La MGP devra définir des schémas et des plans métropolitains, définir des zones d’activités d’intérêt métropolitain qu’elle pilotera à la place de l’Etat, des EPT ou des communes, puisqu’elle est compétente en matiére de protection de l’environnement, développement économique, aménagement urbain et habitat (à partir de 2017)… avec un maigre budget de 65 M€ pour commencer en 2016 

    Mais la création de la MGP a une autre conséquence comme l’ont relevé l’ensemble des élus de GPSO lorsqu’ils ont voté le pacte financier et fiscal : le transfert de fiscalité de GPSO vers la MGP et les communes bouleverse profondément l’autonomie fiscale du bloc local constitué par l’EPT et l’évolution attendue du dynamisme des recettes du territoire, et fait perdre à GPSO une grande partie de son autonomie fiscale (pouvoir de fixer les taux)  alors que le périmètre de ses compétences reste quasiment inchangé. Ainsi GPSO continuera de supporter des dépenses dynamiques (au premier rang desquels la contribution au FPIC de 28,4 M€ en 2016 et une contribution par habitant du territoire de 90 €) mais ne bénéficiera plus du dynamisme des recettes, puisque les taxes ménages sont maintenues au niveau des communes et que  la CVAE, l’IFER,  la TASCOM et la taxe additionnelle à la TFNB sont transférée à la MGP,  alors même que l’ensemble des péréquations acquittés atteindra près de 90 M€ en 2016, soit un montant représentant  plus de la moitié de ses frais de personnel en 2016. « Toutes ces contraintes remettent en cause structurellement les grands équilibres financiers du territoire de GPSOP et restreignent les marges de manœuvre offertes à son essor. Il est donc clair que les contraintes à surmonter sont liées à la création de la MGP ainsi qu’au dispositif de péréquation et non aux principes communautaires. Au contraire sans la communauté d’agglomération,  la solidarité communautaire n’aurait pu jouer et les communes auraient été directement exposées à ces difficultés ». C’est pourquoi tant le conseil communautaire (le 16 Décembre ) que les 8 conseils municipaux (le 15 Décembre à Vanves) ont approuvé une révision de leur pacte financier afin de garantir au maximum, tant l’équilibre des communes que celui du territoire

  • CHANTIER DE LA GARE DU FORT D’ISSY/VANVES/CLAMART : DEVIATION DE RESEAUX CONCESSIONAIRES ET DEPOLLUTION DES TERRAINS SNCF

    Après Vanves le 26 Mai, Clamart le 6 Juin, et prochainement  le 1er Juillet 2016 à Châtillon, la société du Grand Paris (SGP) a organisé une nouvelle réunion publique à Malakoff le 24 Novembre dans l’école Barbusse  à proximité de laquelle passera le Grand Paris Express en souterrain entre les gares du Fort d’Issy/Vanves/Clamart et Châtillon/Montrouge. Ses rencontres régulières permettent de faire le point sur les chantiers ou de les présenter à ceux qui ne seraient pas encore au courant, d’insister sur tous les moyens de communications et d’informations mis en place, de répondre aux préoccupations des riverains. Sachant qu’un Comité de suivi devrait être mis en place où seront présents des commerçants et des riverains désignés par les élus. Et qu’un agent de proximité a été désigné pour la gare du Fort d’issy/Vanves/Clamart (Matthieu Crane) pour faire le lien entre commerçants, riverains, élus avec la SGP. . 

    Les représentants de la SGP ont insisté sur la particularité du chantier de la gare du Fort d’Issy/Vanves/Clamart qui fait l’objet d’un « rétro planning » très précis puisqu’il a été programmé très prècisement avec la SNCF. Pour la simple raison qu’il faudra glisser l’immense dalle de la gare sous les voies ferrées très exactement le week-end du 15 Août 2017. Ce qui a impliqué de démarrer très amont et plus tôt que tous les autres gares de cette ligne 15 sud. Et d’avoir déposer le permis de construire dés Juin 2015. Cette gare et son environnement connaissent actuellement une phase de  travaux préparatoires aux travaux de génie civil prévu de démarrer en Avril 2016 : « Pour construire cette gare, prévu sous la gare et les voies SNCF-Transilien, il faut faire de la place : Il a fallu reconnaître les terrains, dont l’un d’entre eux est pollué, l’état du bâti,  maintenant dévier les réseaux des concessionnaires, libérer les emprises nécessaires au chantier » ont-ils expliqué, « tout en déposant les permis de démolir et de construire »

    Les déviations des réseaux concessionnaires sont en cours notamment du côté Vanves/Clos Montholon : ERDF pour le réseau électrique rue du Clos Montholon et du docteur Calmette (depuis le 26 Octobre jusqu’au 18 Décembre) qui peut entraîner des coupures d’électricité, et des restrictions de stationnement. Par la suite, ils concerneront, GRDF rue du Clos Montholon et dans une impasse donnant sur l’avenue du Général de Gaulle, le réseau d’assainissement du SEVESC avenue du Général de Gaulle et rue  des Fréres Vigouroux,  avec l’abattage de deux arbres, et de Veolia rue du Clos Montholon. La SGP a prévu de démolir des bâtiments à l’angle de la rue Clos Montholon et de l’avenue du Général De Gaulle, et rue du Clos Montholon, le long de la voie ferrée, puis un troisiéme plus tard,  la halle de la gare, puis de dépolluer une partie du terrain SNCF où se trouvait un  parking et  la halle. Une opération délicate à mener car  il y a une nappe phréatique sous ce terrain pollué. L’objectif de la SGP est d’en enlever le maximum, grâce à un système de pompage. Ensuite une passerelle devrait être construite pour remplacer le tunnel piétonnier, qui ira de la gare actuelle aux quais, sur 110 m de long et 3 m de large. Il est prévu de l’ouvrir en Janvier 2017 

    « Etape après étape, alors que les première opérations de génie civile seront lancées au printemps prochain et que prés de 3 milliards d’euros de commandes de travaux seront engagés d’ici la fin 2016, ce grand projet d’avenir pour les franciliens se concrétise » indiquait Philippe Yvin, président du Directoire lors du dernier conseil de surveillance du directoire qui s’est déroulé un certain 13 Novembre pas très loin du Stade de France. 

  • LENDEMAINS D’ATTENTATS A VANVES : RENCONTRE AVEC LA « GENERATION BATACLAN » : « Même pas peur ! Tous aux bistrots »

    « #VictorM : On devait être ensemble ce soir la. Tu devais profiter de cette soirée à #Paris. Je devais faire la fête à #Londres . Je devais t'appeler ce matin. On devait se voir ce soir. Rien de tout ça ne s'est passé comme prévu !! Tu y étais sans moi, maintenant je suis là sans toi ». Voilà en quelques mots, résumé, la perte d’un ami à la « Belle équipe » rue de Charonne, mais aussi un incroyable concours de circonstance qui fait qu’aujourd’hui ce jeune vanvéen, Philippe, est là pour témoigner. « J’aurais dû être avec lui si je n’étais pas parti, vendredi soir, sur un coup de tête à Londres, avec Remi et les autres. Cela m’a presque sauvé. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, mon frére, Raphaël, a perdu lui aussi, un ami dans ce bar branché. On a tous été touché d’une façon ou d’une autre » ajoute t-il en se souvenant de cet appel de Xavier qui nous a demandé « vous êtes où ? » - « On a pensé qu’on avait râté une réunion ce soir là. Nous lui répondons « à Londres » - « Eh bien restez y ! ». Le fait d’être des jeunes fêtard du PS , nous a sauvé la vie ! ». Et des histoires comme celle-là, il y en a plein que les jeunes vanvéens, qu’ils soient politique ou apolitique, de droite ou de gauche, de quelques religions ou communautés que ce soient, qui pourraient en raconter. C’est la « jeunesse bataclan » comme on dit aujourd’hui, même s’ils n’y ont jamais mis les pieds, la génération qui sort à Paris, dans les quartiers branchés, et qu’a si bien résumé Anne Hidalgo, la maire de Paris, la voix chargée d’émotion, devant 200 Maires rassemblés mercredi dernier : « Vendredi soir, les terroristes sont venus défier ce qu'ils détestent le plus : la vie cosmopolite, généreuse, insoumise et bruyante de Paris et de Saint Denis. C'est dans des quartiers où cohabitent toutes les générations, toutes les langues et toutes les cultures qu’ils ont cherché à nous interdire de vivre et de vibrer, de parler et d'écouter, d'échanger et de partager. Ce qu'ils ont voulu abattre, c'est notre liberté – cette liberté que dans chacune de nos communes nous nous attachons à protéger et à partager – cette liberté qui est à la fois l'air que nous respirons, la langue vivante que nous parlons, et le sang qui coule dans nos veines »

    Tous ces jeunes se souviennent de leur soirée de Vendredi, d’autant s’ils étaient à Paris. « J’étais dans Paris, à Montparnasse, en train de dîner. Un copain nous a appelé. Il nous a dit qu’ils y avaient des attaques dans Paris » raconte Fred. Philippe qui était à Londres n’avait pas de téléphone, mais l’a appris par le restaurateur, et il est rentré à l’hôtel pour essayer d’en savoir plus grâce aux chaînes d’infos, « mais la TV n’en parlait pas beaucoup ». Sarah a reçu un appel de son pére lui demandant – et c’est bien la première fois à 22 ans – de rentrer, même si elle ne le croyait pas tellement cela paraissait incroyable alors qu’elle était dans un secteur calme de Paris, trop près des lieux de tirs  aux yeux de ses parents: « J’ai été prévenu par un ami de New York qui m’a envoyé un SMS : « Shooting in Paris » m’a t-il dit ». Du coup, ils en ont perdu leur appétit, Philippe n’a pas terminé son hamburger, Fred était soucieux : « Mes copains étaient prêt à faire la fête. Je suis rentré direct ! J’ai mis la journée de samedi à m’en remettre. Je n’avais pas vraiment envie de faire la fête samedi soir. On n’a pas bougé » raconte t-il. Philippe a participé le lendemain au grand rassemblement à Trafalgar Square où « nous étions plus de mille personnes. Mais on était anxieux car on n’était pas en France ! »
    Pour tous les deux, « ces attentats n’ont rien à voir avec ceux du 11 Janvier ! C’était la musique, le foot, le bistrot, le mode de vie parisien, dans les quartiers les plus représentatifs de la vie parisienne, là où sortent les jeunes. Ils n’ont pas visé les quartiers touristiques, mais le Bataclan, là où vont les moins de 30 ans » expliquent ils. Philippe n‘a véritablement réalisé qu’en étant revenu à Paris, lundi : « Ils ont visé l’art de vivre à la Française, à la parisienne ». Fred a du mal à réaliser « alors qu’on était entre nous ! On ne fait pas de politique ! On aime se retrouver pour aller à un match, à un concert ». Et tous les deux de conclure avec un sourire amer : « Si le bistrot, le foot, la musique sont condamnés, on prend tous perpéte ! » et cette exclamation autour d’un verre de beaujolais nouveau : « Même pas peur, tous au bistrot ! »