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Developpement Durable - Page 19

  • AVIS UNANIME DU CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES POUR CREER UNE ZONE A FAIBLE EMISSION (ZFE) AFIN DE LUTTER CONTRE LA POLLUTION DE L’AIR

    Le Conseil Municipal de Vanves était, mercredi dernier, bien malgré lui, en pleine actualité, lorsqu’il a donné un avis positif à l’unanimité, à la création d’une ZFE (Zone à Faible Emission) sur son territoire comme de l’ensemble des 79 communes de la Métropole du Grand Paris qui se trouve dans le périmétre interne de l’A86. Un nouvel épisode de pollution aux particules fines commençait à toucher l’agglomération parisienne et démontrait, s’il le fallait, le défi sanitaire et climatique que les élus doivent collectivement relever

    « Si les pics de pollution révèlent l’ampleur du phénomène de manière épisodique, il convient de ne pas oublier la pollution chronique et permanente qui affecte quotidiennement les 7,5 millions d’habitants de la Métropole. Selon une étude menée par l’ORS (Observatoire Régionale de Santé), la mauvaise qualité de l’air causerait près de 6 600 décès prématurés par an sur le périmètre métropolitain» indique t-on à la MGP qui a voté le 12 Novembre 2018 la mise en place progressive d’une Zone à Faibles Emissions (ZFE) métropolitaine à l’échelle du périmètre interne à l’autoroute A86 qui concerne 79 communes de la MGP qui doivent se prononcer avant son entrée en vigueur le 1er Juillet 2019 où la circulation des véhicules disposant de vignette Crit’Air 5 et non classés, immatriculés il y a plus de 18 années, sera restreinte. «Cette mesure de santé publique, prise au regard des contraintes règlementaires notamment européennes, vise à restreindre par étapes la circulation des véhicules les plus polluants, quelle que soit leur motorisation» explique t-on à la MGP qui indique que  «des aides financières existent pour faciliter le remplacement des véhicules polluants par des véhicules propres neufs ou d’occasion » et qu’elle travaille avec l’Etat « afin de réduire le reste à charge des ménages les plus modestes »

    Le création de cette ZFE a suscitée de nombreuses questions et un long débat en commission comme l’a expliqué dans une intervention remarquée d’un élu de la majorité municipale, Michel Dingreville (UDI), qu’il a faîte à tire personne, tout à fait pour une écologie solidaire et constructive, mais pas punitive, comme c’est le cas depuis quelques temps, d’autant plus « qu’il ne faut pas ignorer qu’au-delà de l’A86, il a des pôles d’activités-Palaisseau/Jouy/Guyancourt/Orly/Versailes/Rungis -qui sont loin d’être facile d’accès en dehors de la voiture ». Il considére que «l’aide accordée par l’Etat pour l’achat d’un véhicule EURO 5 ou 6 devrait être accordé sans restriction à tous les possesseurs de véhicules dit pilluant. En sachant qu’il fait ajouter environ 10 à 15 000 € pour acquérir un véhicule neuf. L’Etat ne peut il pasenviager l’instauration d’un crédit à taux O sur 24/36 mois, pour aider les plus modestes » a -il demandé en souhaitant,vu que l’on encourage l’achat de véhicules électriques, à développer les bornes électriques et à réactiver les bornes d’Auto Lib’.

    Guillaume Moucheroud (EELV) s’est félicité de cette mesure et de l’avis positif de la ville qui « montre une prise de conscience, tout en prenant en compte l’aspect social pour ceux quidevront changer de véhicule et en encourageant la mobilité alternative ». Tout comme Anne Laure Mondon (PS) : « On ne peut que voter pour une telle mesure, mais il faut l’accompagner d’aides pour les propriétaires de véhicules  (plusde 9000) concernés par cette mesure à Vanves ». Pour Jean Cyril Le Goff (LREM), «il était temps d’agir  pour mieux respirer ! » 

  • BIENTOT UNE POLICE VERTE A VANVES ET A GPSO

    La Police Verte, nouvelle unité dédiée au respect de l’environnement et à la lutte contre l’incivisme (dépôts sauvages, mégots de cigarettes…) devrait voir  le jour d’ici l’été prochain à Vanves comme dans les 8 communes de GPSO. «Encadrée par des gardes champêtres, dont les pouvoirs de police s’étendront sur l’ensemble de nos 8 communes, la police verte sera formée de patrouilles à cheval, à pied et en scooters électriques» annoncent les 8 Maires des communes de GPSO dont Bernard Gaudcheau pour Vanves avec Pierre Christophe Baguet président de GPSO. Cette police verte devrait étrangement ressembler à la force municipale parisienne composée de 3200 agents pour lutter contre les incivilités, les infractions,  la sécurisation des espaces publics, parcs et jardins…

    C’est l’une des informations contenues dans le courrier que ses 8 maires viennent d’envoyer à leurs administrés où ils dressent un bilan de l’action menée en matière de lutte conte le réchauffement climatique, pour la transition énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui sont l’affaire de tous. «A Grand Paris Seine Ouest, nous avons la chance de vivre dans un cadre harmonieux composé de 39 % d’espaces verts et de forêts avec un pôle économique majeur de 190 000 emplois et 23 000 entreprises. C’est une richesse que nous devons préserver. C’est pourquoi, soucieux d’offrir à tous un cadre de vie respectueux de l’environnement et de la santé, nous avons par exemple initié dès 2010 l’abandon total des produits phytosanitaires sur l’espace public et dans nos parcs et jardins ou construit des écoquartiers sur d’anciennes friches industrielles comme à Boulogne, Issy-les-Moulineaux et bientôt Meudon. Notre administration se veut exemplaire avec l’intégration de critères environnementaux dans nos marchés publics ou le déploiement d’une flotte de véhicules électriques et hybrides… Toutes ces actions portent déjà leurs fruits : notre taux d’émission de gaz à effet de serre (GES) est 2,4 fois moins élevé qu’au plan national. Pour le tri de nos déchets, grâce aux efforts de tous, nous figurons parmi les meilleurs élèves de la Région avec 364 kg d’ordures ménagères (bac gris) par habitant contre 458 kg par an à l’échelle de l’Ile-de-France. L’expérimentation du tri des déchets alimentaires, menée depuis novembre 2018 sur les communes de Marnes-la-Coquette et Ville-d’Avray ainsi que dans 10 écoles et 3 marchés alimentaires, a un objectif : permettre sa mise en place définitive d’ici 2022 sur l’ensemble de nos 8 communes, bien avant l’obligation légale fixée à 2025» indiquent ils.

    Suite aux trois réunions publiques sur le plan climat qui ont rassemblé à Sèvres, Boulogne-Billancourt et Vanves près de 700 personnes en décembre dernier, et dans la perspective du Conseil territorial de juin prochain, Ils  annoncent dans ce courrier,  un certain nombre d’initiatives, en dehors de la police verte : «En plus de la subvention de 200 € pour l’achat d’un vélo à assistance électrique (sans condition de ressources), un nouveau plan vélo sera déployé dès le printemps (création de double-sens cyclables, de stationnement pour vélos…) et nos équipes travaillent parallèlement sur la création de pistes cyclables à l’échelle de l’intercommunalité pour se déplacer facilement sur nos 8 communes. Nous travaillons avec les grands syndicats intercommunaux qui gèrent l’énergie (notamment le SIGEIF, le Syndicat Intercommunal pour le Gaz et l’Electricité en Ile-de-France) pour moderniser le réseau électrique afin de transformer une partie des anciennes bornes de recharge d’Autolib’ (lente) en bornes de recharge accélérée. Pour une gestion durable de l’eau, nous réfléchissons à l’utilisation de nos ressources en eau non potable (notamment les eaux de pluie, déjà employées pour l’arrosage des parcs et jardins) pour le nettoyage, par exemple, de nos rues»  

  • LA DEPUTEE DE VANVES, PROVENDIER (LREM) POUR LE RETOUR DE LA TAXE CARBONE

    85 députés de tout bord (LREM, Modem, UDI)  ont signés une tribune dans Le Figaro, cette semaine, pour demander le rétablissement de la taxe carbone, en l’adaptant au contexte social. Et la députée de la 10e circonscrption (Issy/Vanves) en fait parttie avec l’écologiste Matthieu Orphelin, Barbara Pompili (LREM), Jean Christophe Lagarde,  président de l’UDI etc…   Première réaction d’un ministre macroniste – mais ce n’est pas Gabriel Attal – « Si on voulait donner du carburant aux Gilets Jaunes, on ne s’y prendrait pas autrement ! ». Ambiance dans la majorité présidentielle. Ni d’ailleurs le ministre de l’environnement François de Rugy qui expliquait, que « c’est le moment où jamais d’en débattre » à l’occasion du Grand Débat National.

    Ainsi la taxe carbone revient dans le débat, deux mois après son abandon par le gouvernement, afin de répondre à l’une des premières revendications des gilets jaunes, alors que ce mouvement de protestation n’est pas terminé. «Ce n’est pas le moment de ressortir ce chiffont rouge ! Cela risque de relancer le ras-le-bol fiscal » tonnait on au sein du groupe et du mouvement LREM.     

     «D'autres pays ont trouvé d'autres modalités pour augmenter leur fiscalité sur l'énergie et pour rendre cette hausse juste. Et nous avons la conviction que nous saurons faire de même, en France, si nous y travaillons tous ensemble » expliquent ces députés en citant la Colombie-Britannique, province du Canada qui a instituée la taxe Carbone. « Et nous avons la conviction que nous saurons faire de même, en France, si nous y travaillons tous ensemble, avec l'ensemble des parties prenantes. Pour nous, la fiscalité carbone n'est pas un dogme, pas plus qu'un marqueur politique. C'est, parmi d'autres, un outil efficace pour faire évoluer les décisions d'investissement, favoriser les comportements vertueux, donner un avantage aux véhicules ou aux chaudières qui consomment peu ou pas d'énergies fossiles, et répondre à l'urgence climatique. Un outil efficace qui a été accompagné, en France, d'aides pour inciter nos concitoyens à investir dans des équipements plus écologiques, et en particulier les ménages modestes. Le dernier dispositif en date permet à ces derniers d'acquérir une chaudière performante pour 1 euro seulement. Mais cela n'est pas suffisant. Trop de ménages qui ont déjà tant de mal à boucler les fins de mois se sont retrouvés piégés par la hausse des prix de l'énergie, notamment due à la flambée de prix mondiaux du pétrole. Et beaucoup de nos concitoyens sont convaincus que la fiscalité carbone n'est qu'un prétexte pour faire payer toujours plus les Français, pour augmenter sans cesse des dépenses publiques dont ils ne perçoivent plus les bénéfices » constatent ils.

    « Nous entendons ces critiques, qui toutes sont légitimes. Elles nous poussent non pas à vouloir abandonner la fiscalité carbone mais à travailler ensemble à un nouveau contrat entre l'État, les citoyens, les collectivités locales, les associations environnementales et de consommateurs et les syndicats autour de cette fiscalité. Dans et autour du grand débat national, de nombreuses propositions sont sur la table pour en faire une mesure de progrès environnemental et social: renforcement et simplification des aides, nouvelles mesures de redistribution, fléchage de l'utilisation des recettes, nouveaux secteurs professionnels couverts par la fiscalité carbone… Écoutons ces idées venues du terrain et qui posent les bases d'une fiscalité écologique enfin juste socialement » concluent ils en reconnaissant que la mise en place d'une fiscalité carbone n'est pas un long fleuve tranquille.

    Dans les Hauts de Seine, Florence Provendier n’est pas la seule à avoir signé cette tribune, puisqu’on y trouve  Frédérique Dumas, Jacques Maire, Jacques Marilossian, Laurianne Rossi. En tous les cas les électeurs de la 10éme circonscription auront l’occasion d’en discuter avec la députée lors de la réunion d’iniative locale qu’elle organise le 19 Février prochain à 20H à l’hôtel Ibis d’Issy les Moulineaux consacrée au théme de la transition écologique.