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pierre meige

  • LE DERNIER POLAR DE PIERRE MEIGE TRES D’ACTUALITE : « Réglements de compte à l’EHPAD »

    Pierre Meige (sur la photo lors d’un Forum des Associations) qui est l’auteur de plusieurs livres vient d’écrire  écrit un polar « réglements de compte de l’EHPAD » publié chez un éditeur vanvéens : Les Editions Au bout de La Rue.

    Inspiré peut être par ces animations dans certains EHPAD de Vanves, dont celui de Larmeroux, cotoyant ses résidents et son personnel « J’ai travaillé pendant plus de quinze ans dans ces usines à fric comme musithérapitre indépendant. Quand je jouais de l’accordéon et que je voyais un ancien ou une ancienne sourire et retrouver la mémoire en se rappelant les paroles d’un air doré de sa jeunesse, je me sentais utile le temps d’un après chantant. Par l’intermédiaire d’un roman noir, j’ai voulu décrire, par l’intermédiaire d’un justicier coriace de 80 piges, le quotidien des ehpadiens que j’ai pu passer dans ces établissementds de fin de vie» explique-t-il

    « Lorsque nous évoquions avec des proches, notre fin de parcours terrestre, au seul mot EHPAD prononcé, nous perdions tout sens de l’humour et nous déclarions solennement : Tout mais pas ça ! ». Et il raconte dans ce livre,  ce Georges Lamardin qui n’a pas eu le choix : «Sa fille a bien manoeuvré pour le placer dans un lieu de fin de vie pour papays un peu trop dérangeant. Dés qu’il a franchit la porte d’entrée et qu’il a vu dans quelles conditions survivaient ses congénéres, il s’est senti l’âme d’un justicier. Ainsi est né Klilly Papy, le justicier du mouroir soi-disant doré. » Ce n’est pas son premier livre dans le genre car il a participé à la collection Detectivariul, Vampires à sang pour sang (tome 18), Trop Robot pour être vrai (tome 34) et en 2014 à un recueil de nouvelles, Mystérieux aux Editions du bout de la rue

    Ce vanvéen qui habitait villa Quincy  depuis des années s’est installé en grande couronne à la campagne, a consacré toute sa vie jusqu’à présent à la musique : chanteur dans des groupes éphémères et pianiste de bar dans le quartier Saint-Germain-des-Prés,  signant six albums chez RCA…mais en cultivant une passion :écrire des essais extrèmement documentés, des romans noirs ou fantastiques, bâtir des poèmes dont on ne se lasse pas de répéter les strophes. Ainsi, il a publié son premier ouvrage De l’autre côté du périph, recueil de poésies (Éditions Bérénice). D’autres ouvrages suivront : La Dame blanche, Noël noir, Les poètes du rock (Éditions de l’Ours Blanc), Mémoire de la cité du 2152 (Collection du patrimoine du 93), Actes de naissance, L’heure injuste (Éditions la Passe du vent), Bains douches (Éditions Arcadia), Gueule d’Ange, Paroles Vanvéennes, A vos plumes poétes, Dites le avec des femmes (Édition du bout de la rue) Manuel historique, poétique et féerique des Hauts-de-Seine et Dernières nouvelles du fond (Édition de l'Ours Blanc), Et Vian Revoilà Boris (Édition Chapitre Douze), 18 extrême rock (L’écailler du sud), Les fantômes de Paris et La poésie m’a sauvé la vie, CD livre (Édition de l'Ours Blanc)….

  • L’EQUIPE SAINT VINCENT DE PAUL DE VANVES ARRETE SES ACTIVITES FAUTE DE COMBATTANTS

    L’une des asssociations caritatives  des paroisses de Vanves vient de se mettre en sommeil,   faute de relève, dans l’indifférence générale : la  société Saint Vincent de Paul très présente à Saint François… Beaucoup connaissent cette association septuagénaire sous le nom de « conférence Saint Vincent de Paul » et se sont demandés pourquoi elle portait ce vocable de « conférence » : Tout simplement parce que cette association caritative  a été créée en 1833  sur le plan national, par de jeunes universitaires qui souhaitaient réagir contre l’anticléricalisme ambiant de l’époque et du quartier latin à Paris, et développer une certaine forme de solidarité. Et c’était un terme à la mode pour désigner une telle association par des étudiants.

    Elle avait choisi pour siège une église et un quartier qui ne ressemblaient à rien  à ce qu’ils sont devenus aujourd’hui : Un ensemble de pavillons, sans caractère, hérissé de quelques immeubles de 3 ou 5 étages, manquant de tout confort, habité par des émigrés des faubourgs du XVéme, des réfugiés des inondations de 1910, de bretons et vendéens voulant rester à proximité de la gare Montparnasse, et une petite colonie russe. En 1941, c’était la guerre et le pére Renaud, alors curé de la paroisse Saint François, décidait de réagir pour aider les familles qui se débattaient au milieu de nombreuses difficultés. Il avait convoqué quelques paroissiens le 13 février 1941  dont Maurice Jardin, qui en fit son premier président, et leur avait proposé de créer un groupe de  charité qui fut agréé ensuite par la société Saint Vincent de Paul le 28 Janvier 1942, apportant ainsi à ce petit groupe local l’appartenance à un grand mouvement de chrétiens laïcs fondé par un jeune homme de 22 ans, Frédéric Ozanam, vers 1833. Cette petite équipe a suivie l’exemple de ces femmes qui, à l’époque de Saint Vincent de Paul, ont créée dans la paroisse Saint Remy, une association semblable, « les dames de la charité », pour venir en aide aux nécessiteux de l’époque. 58 vanvéennes avaient ainsi entre 1461 et 1672/75 sous la houlette de l’abbé Oudin alors prieur-curé de Vanves œuvré dans cette confrérie qui avait son statut et son réglement.

    « Durant la guerre et l’immédiat après-guerre, ce petit groupe a réalisé de véritables prouesses pour apporter une aide matérielle, un réconfort, une amitié à des familles qui se débattaient tout comme eux dans de nombreuses difficultés. Ils fournissaient là, un surplus de nourriture, un meilleur chauffage, l’un d’entre eux n’hésitant pas à aller jusqu’à Monthléry pour aller chercher  du ravitaillement chez des maraîchers. Ils faisaient ici la queue chez des commerçants à la place des impotants, récupérer tout ce qui pouvait l’être pour le redistribuer à des familles dans le besoin, multipliant les démarches pour toucher des allocations ou des tickets supplémentaires, suivre les jeunes en partance au sanatorium car la tuberculose faisait des ravages, soutenant les familles endeuillées… »  racontait l’un de ces premiers vincentien vanvéen.

    Les années ont passées et les situations ont changé en s’améliorant bien sûr : « dans les années 50, cette équipe a lancée les aides ménagères à domicile qui furent reprises quelques années plus tard par la mairie. Un de ses membres donnait des cours de français à des ouvriers algériens dans la salle de la paroisse, faisant de l’alphabétisation avant l’heure ». Plus tard, elle s’est mise à distribuer des aides ponctuelles pour épauler une famille dans une mauvaise passe en attendant l’intervention des services sociaux de la mairie avec lesquels elle entretienait d’excellent rapport. Ses derniers temps, elle participait à la Banque alimentaire, à l’épicerie sociale intercommunale d’Issy/Vanves dont elle était membre fondateur avec le Secours Catholique et la Croix Rouge. Elle a apportée surtout, par des visites, pierre angulaire de son action, une présence suivie auprès des aînés bien souvent seuls, et notamment ceux du Foyer Danton et des maisons de retraites. Elle a longtemps organisé un réveillon le soir même de Noël avec les Petits Fréres des Pauvres, qu’elle a remplacé par une distribution de colis,  continue 2 à 3 fois par an d’organiser ses goûters-spectacles avec notamment Pierre Meige et sa petite équipe, et une excursion par an. Mais depuis la disparition de Geneviéve Poupardin cet automne, qui en était l’âme, tout s’est délité jusqu’à cette décison prise voilà quelques jours de la mette en sommeil…en atendant peut être que des paroissiens plus jeunes prennent la relève

  • PORTAIT DE VANVEEN : GENEVIEVE POUPARDIN, UN DES PILIERS DE L’EGLISE DE VANVES ET DE ST EX

    Une des piliers de l’église de Vanves a été enterrée Vendredi midi dans le cimetière de Vanves après des obsèques émouvantes célébrées par le pére Bouleau dans une église  Saint François d’Assise bondée. La famille, les proches, les amis de la paroisse, du collége St Exupery, de l’association Saint Vincent de Paul avec quelques uns de ses vanvéens aidés et accompagnés par cette association caritative étaient présent pour rendre hommage et accompagner dans sa dernière demeure Geneviéve Poupardin

    Cette  vanvéenne de pure souche, née dans cette ville où elle aimait vivre et agir, était bien connue des paroissiens, notamment de Saint François et du Plateau. « C’est une figure amicale qui nous quitte » selon le père Bouleau qui a rappelé briévement sa vie : « Née un 18 Décembre 1927, à Vanves, elle a reçue une éducation de bonne maîtresse de maison. Elle a été puéricultrice dans la première crèche de Vanves, a travaillée à la Croix Rouge… avec toujours ce souci d’aider les autres. Elle s’est mariée en 1948 avec Pierre et s’est éloignée quelques temps de Vanves pour s’installer à la fin des années 70 dans la maison familiale. Mais elle est très vite revenue, pour s’occuper des autres que ce soit au collège Saint Exupery ou à la Fraternité Saint Vincent de Paul et s’investir dans les oeuvres sociales. De santé précoce, malgré une apparence forte, elle a compensée par un fort caractère cette faiblesse, manifestant tout au long sa vie, courage et volonté ».

    Le professeur d’EPS du collège Saint Exupery, M.Ranchoux a rappelé tout ce qu’a fait Geneviéve Poupardin pendant 31 ans à l’Association Sportive Saint Exupery de Vanves  (ASEV). Elle s’est bien  sûr occupée de la trésorerie, mais surtout elle a participé à toutes les activités sportives, « et il y en avait tous les soirs, auxquels participait 1/3 des effectifs du collège. Toujours présente pour les enfants, les parents, tenant la permanence du Vendredi, quelquefois sur le terrain, elle a reçue, conseillée, encouragée, soignée les enfants pendant plus de 40 ans » a-t-il raconté en évoquant ses « leçons d’équitation du mardi soir » où » elle les emmenait hors de Vanves pour pratiquer une discipline unique pour un établissement scolaire…pendant 20 ans…en leur apprenant la rigueur, le respect et le soin des chevaux ». Et bien sûr le jumelage avec la Realschule de Lehrte, qui l’amenait « à accueillir chez elle des professeurs, et à sensibiliser ses jeunes au rapprochement des peuples et à l’Europe »

    De trésorière de l’ASEV, elle l’est devenue pour la Fraternité Saint Vincent de Paul de Saint François qui fait de l’accompagnement des personnes isolées et du soutien aux éprouvés de la vie. « Alors qu’un jour je la visitais, elle m’a présenté l’animateur de sports du collège Saint exupery dont elle était la trésorière. Et ce monsieur était enchanté ! Comment aurais-je pu lui refuser ce poste » raconte Alain Jaffrez alors président de cette association.  Tout en étant un pilier de Saint François, grâce à sa présence active, rendant des menus services humbles et indispensables au bon fonctionnement de la sacristie et notamment en accompagnant les paroissiens endeuillés. « Elle a trouvé satisfaction dans son  besoin d’agir et d’être utile. Le sens de la charité l’a conduit tout naturellement vers la Fraternité Saint Vincent de Paul » témoigne t -il en rappelant qu’elle a organisé la kermesse devenu les journées d’amitiés avec son fameux et célèbre stand de brocante (supprimé depuis), la distribution de colis de Noël qui a remplacé le dîner du réveillon de Noël, les goûters chantant avec Pierre Meige surtout et d’autres artistes  où était servi le célèbre chocolat chaud, l’excursion annuelle qu’elle préparait longuement s’occupant de tous les contacts avec la mairie, les restaurants, les musées. « Elle partageait un peu, mais acceptait notre coopération une fois qu’elle avait imposé le programme, savant s’y prendre pour réussir pour ce qu’elle avait entrepris. Un avantage décisif pour le trésorier car elle assurait une centralisation parfaite »

    Mais en même temps, elle était une maman, une grand mère et une arrière grande mère prévenante, fier de sa petite fille, et qui avait récemment fait la connaissance de son arrière petit fils Elliot, comme en témoignaient le père Bouleau et Alain Jaffrez constatant tous les deux qu’elle était passé d’un rôle d’accompagnant à d’accompagné, qu’elle a difficilement accepté vu son caractère. « Beaucoup, comme ma fille, avait l’impression de voir, de revivre leur maman, dans sa façon de vivre et de combattre le gaspillage » confie Alain Jaffrez qui a beaucoup échangé avec elle, jusqu’à ses derniers jours avant son hospitalisation, en échangeant des photos de leurs petits enfants.