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périscolaires

  • MOBILISATION POUR LA PROTECTION DES ENFANTS EN MILIEU PERISCOLAIRE DANS LES HAUTS DE SEINE, A VANVES ET A PARIS

    Ces jours-ci,  aux lendemains des élections municipales et de la mise en place des équipes municipales, avec leur feuille de route,  il est beaucoup question de péri-scolaires et de la protection des enfants contre les violences notamment sexuelles tant dans les Hauts de Seine qu’à Paris.

    Ainsi vendredi dernier, le préfet des Hauts de Seine qui planchait devant l’assemblée départementale pour rendre compte de l’action des services de l’Etat durant l’année 2025, a proposé que "la jeunesse soit le fil rouge de notre action commune en  2026" en annonçant des mesures fortes après une série de scandales qui ont touché le périscolaire à Paris. «Il faut une réponse forte aux violences dans le périscolaire» a-t-il annoncé «parce qu’on ne peut pas détourner le regard » et que «la prise de conscience doit être collective». Désormais, toute personne suspectée sera automatiquement suspendue à titre conservatoire. «J’ai pris la décision de suspendre systématique, à titre provisoire, tout individu qui serait l’objet d’un signalement de violences ou d’abus sexuels sur mineur le temps que l’enquête administrative permette de tirer des conclusions définitives», a-t-il ainsi déclaré.

    Alexandre Brugère n’oublie pas le rôle des maires et leur a rappelé leurs obligations : à chaque recrutement, les municipalités doivent vérifier que l’animateur ne dispose d’aucun casier judiciaire et n’est pas inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuels. Ce qui est fait depuis des années à Vanves grâce à un maire très attentif à leur recrutement. Le préfet veut aussi plus de transparence. Le département des Hauts-de-Seine communique désormais sur les signalements, qui ont été au nombre de 45 depuis la rentrée scolaire 2025, dont 15 pour des abus sexuels supposés et vingt-cinq des faits de violence physique ou verbale. Les cinq autres cas seraient de l’ordre du défaut d’attention. Sans compter les plaintes pénales déposées au commissariat ou adressées au procureur, avec lequel le préfet a travaillé sur le sujet

    A Paris, se tient ce matin à 9H30 un conseil de Paris extraordinaire (que l’on peut suivre sur Internet sur le site paris.fr) pour adopter le  « plan d'action » de lutte contre les violences sexuelles dans le secteur périscolaire parisien », chiffré à «une vingtaine de millions d’euros», qui garantira selon son nouvau maire, «la transparence totale envers les familles».

    Emmanuel Gregoire promet de «communiquer chaque trimestre les statistiques et le nombre de suspensions d’animateurs», que les collectifs de parents d’élèves peinent aujourd’hui à obtenir. Un «livret d’accueil» et des réunions de rentrée périscolaire seront mis en place dans «chaque école» (620). «Je m’engage à ce que l’intégralité des conclusions des enquêtes administratives, quand il y a eu un signalement, soient restituées aux familles concernées» a indiqué le maire qui installera aussi une «commission indépendante pour établir un état des lieux complet et nous rendre des préconisations. Les parents pourront aussi «saisir directement» une «cellule d’écoute et de signalement», ajoute-t-il, en précisant que « la mairie continuerait à suspendre un animateur  au moindre soupçon». En 2025, trente animateurs ont été suspendus à Paris, dont seize pour suspicions de faits à caractère sexuel, selon les chiffres de la mairie.

    Enfin, dans les deux mois qui viennent, la formation sur la prévention des violences faites aux mineurs sera «généralisée à tous les agents de la ville», avant l’ouverture en septembre 2026 d’une «école parisienne du périscolaire» dispensant deux jours de formation initiale obligatoires, tous statuts confondus. Enfin, il est intéressant de noter que le ministre de l'Education Edouard Geffray a récemment nommé Cristelle Gillard inspectrice générale « défenseur des enfants au niveau national». Elle  devra «faire en sorte que le scolaire et le périscolaire puissent travailler ensemble» a expliqué le ministre.

  • A COTE DE VANVES, LE NOUVEAU MAIRE DE PARIS CONFIRME SON ATTACHEMENT AU GRAND PARIS

    A Paris, c’est toujours un socialiste qui a succédé à Anne Hidalgo à la tête de la mairie de Paris à l'issue du vote des 163 conseillers de Paris au cours de l’installation du conseil de Paris dimanche dernier où duquel il a récolté 103 voix, les 60 autres suffrages exprimés étaient des votes blancs, correspondant aux 51 élus de la liste de fusion Dati-Bournazel (LR/Horizons) et les 9 de la liste Chirikou (LFI).

    «Être Maire de Paris, c'est à la fois créer les conditions pour que notre capitale soit une terre d'innovations, et défendre les commerces de proximité, c'est à la fois lutter contre la spéculation immobilière et trouver un logement à ceux qui en ont besoin, c'est à la fois imaginer l'avenir du Grand Paris et s'occuper de chaque pied d'arbre, de chaque poubelle qui déborde, de chaque trou dans la chaussée. Être Maire de Paris ce n'est pas l'un ou l'autre» a-t-il déclaré en assurant que «nous continuons l'œuvre de  ceux qui nous ont précédés, cette histoire nous oblige, mais elle ne nous lie pas » en citant Jacques Chirac, Jean Tiberi, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo.

    Ce qui est intéressant pour Vanves, comme pour toutes les communes voisines de la Métropole du Grand Paris, c’est qu’il a assuré que «notre ville doit prendre sa part pour faire de la métropole du Grand Paris un véritable organe de décision. Sur les transports, l'éducation supérieure, l'attractivité économique, l'innovation, la solidarité, le logement, la bonne échelle, c'est la métropole ». Il restera sur la même ligne qu’Anne Hidalgo.

    Notamment concernant le dossier du réaménagement de la rue Louis Vicat et de sa gestion, confié à GPSO après un accord avec la mairie de Paris. Il est intéressant de noter que sa Première adjointe, Lamia El Aaraje (PS) est notamment chargé du Grand Pais, c’est-à-dire des relations avec la Métropole du Grand Paris et les villes riveraines comme Vanves

    Enfin, dans sa feuille de route présentée lors de cette installation officielle, il a annoncé le premier dossier dont il se saisira sera le périscolaire en renouant la confiance avec leurs familles, en faisant «  tout ce que  nous devons pour que cette violence cesse, avec pour mot d'ordre tolérance zero » et en annonçant la convocation d’un Conseil de Paris à la mi-Avril pour apporter des solutions. C’est d’autant plus rassurant que beaucoup de familles étaient très inquiètes du retentissement de cette affaire, jusqu’à Vanves, où certaines d’entre elles ne cachaient pas qu’elles hésitaient à inscrire leurs enfants en centres de loisirs par exemple.

    Pourtant comme l’exprimait Gabriel Attal « Vanves est un village où l’on s’occupe beaucoup des jeunes !». D’autant plus que Bernard Gauducheau est un spécialiste en la matière. Il a dirigé l’IFAC 92 créé voilà 51 ans par André Santini,  qui formait notamment les moniteurs et animateurs recrutés par les communes pour leurs colonies et centres de loisirs. Et que tout candidat à un tel poste à Vanves fait l’objet d’un entretien avec Benard Gauducheau comme d’ailleurs tous les professionnels de l’enfance et de la petite enfance recrutés par la ville