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jean marie renault

  • FAITS DIVERS ET DIVERS FAITS A VANVES PENDANT CET ETE 2026 CANICULAIRE : CARNETS DU JOUR

    En dehors des vagues de canicule, la vie a continué à Vanves même si une certaine torpeur régnait lors de ses chaudes journées, avec ses événements de la vie quotidienne heureux ou malheureux qui ont touché certains vanvéens

    Monsieur Serge qui était une figure du quartier du Plateau que connaissaient notamment les habitués des cafés de l’Avenir et du Soleil Levant  (sur la photo) est décédé fin Juillet comme ils l’ont appris après s’être étonné de son absence pendant plusieurs semaines. Et pour cause, cet homme d’origine kabyle (algérien) est décédé des suites d’une agression parce qu’il s’était plaint du bruit généré de ses voisins qui n’y sont pas allés de mains mortes. A tel point qu’il a dû être hospitalisé et qu’il est décédé deux jours après. Une autopsie a été pratiquée pour déterminer les circonstances de son décés dont les résultats n’auraient pas été communiqués à la famille jusqu’à présent, et poursuivre éventuellement les auteurs si les coups qui lui ont portés, en ont été la cause. Sa fille aurait porté plainte. Beaucoup regrettent cet homme pondéré, qui avait son caractére, très cultivé, appréciait gratter quelques cartes de la FDJ,  consultait internet son smartphone, sûrement pour suivre l’actualité, avec un café ou un demi. Il aimait se promener dans Paris, appréciait les restaurants du côté de Montmartre et de Montparnasse dont il parlait. Et voilà qu’un paisible retraité vanvéen qui habitait sur le plateau a été la victime d’une violence aveugle et gratuite à cause d’un conflit de voisinage

    Une autre personnalité de Vanves est décédé le 14 Août dernier à l’âge de 74 ans à Royan où il passait sa retraire : Dédé Dugast, fabricant de boyaux pour les vélos des coureurs cyclistes. Installé dans leur atelier rue Paul Lefebvre, avec son ami André Mollard, alias Turino, fabricant de maillots et chaussures cyclistes, ils avaient une renommée nationale et internationale et ont fait rayonner notre ville avec des titres de champions pour les coureurs français et étrangers. La retraite venue il avait transmis son nom qui rayonne encore dans l'univers cycliste.

    Enfin, Jean Marie Renault, autre figure vanvéenne qui a animé le club Murillo pendant de longues années, et créé le club vanvéen de danse sportive, après avoir été boucher et chauffeur de bus, est partie de Vanves pour s’installer dans une maison de retraites dans la région  bordelaise où vit son fils

  • A L’OCASION SU SALON DE L’AGRICULTURE, RETOUR DANS LE PASSE AGRICOLE DE VANVES : DES FERMES ET MEME UNE FOIRE AGRICOLE

    Le parc des expositions, à côté de Vanves,  s’est transformé pour une semaine, en une grande ferme avec le salon de l’agriculture. La Région Ile de France est d’ailleurs présente avec un stand dans le Hall 3 avec toutes ces consoeurs de la France métropolitaine et de la France d’Outre Mer. C’est l’occasion pout le blog  de s’intéresser aux traces d’un passé agricole et viticole sur les terres vanvéennes qui ont accueillis des fermes, la dernière à avoir fermée en  1970-71,  se trouvant Bd du Général de Gaulle à côté du Pére Tranquille et presque face au Rosier Rouge.

    Il y avait une petite boutique où un membre de la famille Picherit, propriétaire de la ferme, vendait du lait, de la créme, du fromage. Une grande allée donnait d’un côté sur une étable de 25 vaches, des cabanes à lapin, et une porcherie, et de l’autre sur des fosses pour le fumier, le tourteau pour les vaches et un  tas de pailles que ces fermiers allaient récupérer dans les fosses de l’Ecole Militaire et autres bâtiments de l’armée. Les vaches allaient paître, prés du Bd du Lycée où il y avait un champ ou un terrain vague. Pierre Meige qui habitait tout prés s’en souvient encore, tout comme Jean Marie Renault  qui se rappelait ses souvenirs d’enfance : A cette époque, mon pére louait un cheval à la ferme à côté du Rosier Rouge, pour aller au petit Clamart où il  cultivait un petit jardin, dans les années 50 ». Mais elle n’était pas la seule, avec cette ferme située le long de la rue Sadi Carnot à l’emplacement du marché et du théâtre où Jean Marie Renault  allait chercher du lait.

    Vanves a même accueilli une foire agricole entre les deux guerres qui avait fait l’objet de reportages dans « Le Petit Journal Agricole » avec des photos montrant un lot de vaches flamandes.  Elle rasssemblait pendant quelques jours surtout « des cultivateurs des environs qui venaient chercher de l’outillage, du matériel, des graines, des semences, des chevaux, de la volaille, des vaches latiéres, des moutons et des porcs » selon le Petit Journal Agricole. Ainsi en 1922, cette foire agricole a durée prés d’un mois, du 18 Juin au 16 Juillet, sur l’ensemble de son territoire : Une exposition d’horticulture place de la République. Les vaches laitiéres et autres animaux avaient été installés place Etienne Jarrousse. Et de nombreuses animations  étaient organisées, fêtes enfatines, défilés, bals. Elle a été renouvelée en 1923 et en 1924.

  • PORTRAIT D’UN GARS DE VANVES : JEAN MARIE RENAULT UN AMOUREIX DE VANVES

    Il y a un vanvéen qui profite bien de sa retraite depuis le début de cette année, et il le mérite bien. C’est à dire, depuis que le Club Murillo a été dissous le  31 Décembre 2014, comme le blog Vanves au quotidien l’avait annoncé voilà quelques jours : Jean Marie Renault dont personne n’imagine à Vanves, qu’il reste les bras croisés : «  J’ai crée tout d’abord le club de Tennis de table dont j’ai été responsable pendant 10 ans du temps d’André Roche, sur le Plateau. J’emmenais tous les jeunes en Allemagne faire des compétitions.  Mon fils m’a remplacé lorsque j’ai passé la main. Puis j’ai créé avec mon épouse, le Club de Danse Sportive, Terpsichore. Gérard Orillard nous ayant attribué  une salle dans le sous sol de  l’école Marceau. Nous avons été jusqu’à 250 adhérents. Nos avons émigré ensuite à la salle Raphael Baes (là où se trouve maintenant l’espace Jean Monnet)  puis à la Piscine. Cela a été 20 ans formidable, avec des compétitions nationales que nous avions accueillis au gymnase Magne » raconte t-il. Et lorsqu’il a de nouveau passé la main, il s’est laissé embrigadé dans le club Murillo pendant 13 ans. Pour tout cela, il aurait dû recevoir un des trophées du bénévolat décerné le 5 Décembre dernier à Vanves à l’occasion de la journée National du Bénévolat. Il mériterait le diplôme d’honneur de citoyen de la ville de Vanves

    Mais Jean Marie Renault est surtout un Vanvéen de vieille souche : « Je suis né en face du marché de Vanves, au 11 rue S.Carnot, dans une fratrie de 20 enfants, de parents champenois, avec un pére agent communal durant 30 ans comme paveur, éboueur, croque mort, cantonnier… il a fait tous les métiers dans cette mairie.  Nous étions la famille la plus grande de Vanves. 2 maires ont été parrains de 2 de mes frères, MM Kerautret et Plazanet » raconte t-il en nous plongeant tout de suite dans le « Vanves » d’il y a 60/70  ans. « J’ai fait ma scolarité à l’école Saint Charles rue A.Fratacci qui n’existe plus. A cette époque, mon père louait un cheval à la ferme à côté du Rosier Rouge, pour aller au petit Clamart où il  cultivait un petit jardin, dans les années 50 » se rappelle t-il en vous décrivant avec précision ce Vanves des années 50 qui n’a plus rien à voir avec celui des années 2010. « J’ai continué comme apprenti boucher rue du Bac pendant 3 ans, puis j’ai travaillé dans la boucherie de la rue de la République face à l’église, chez  M.Jarry, pendant 20 ans. Un  de mes copain qui était taxi, m‘a conseillé de rentrer à la RATP où j’ai travaillé pendant 26 ans comme machiniste, en ayant commencé à conduire le « 58 » ajoute t-il.

    « Je ne pourrais jamais partir de Vanves ! »

    « Des 20 fréres et sœurs, 7 à 8 sont encore en vie, et  on est deux à être resté à Vanves avec mon frére René qui habite rue Marceau Vanves c’est ma ville ! J’y ai passé toute ma jeunesse. J’ai habité rue Larmeroux, puis rue de la République au dessus de la boucherie de M.Jarry, puis dans le bâtiment au dessus de l’Amandine et face au Pavillon de la Tourelle, avec ce café le Tout Va Bien et sa chanteuse qui m’empêchait de dormir, et maintenant Auguste Comte.  J’ai vu et vécu l’évolution de Vanves. Comme cette rue Sadi Carnot avec son marché et son théâtre maintenant, alors que dans ma jeunesse, c’était pratiquement à cet emplacement  que se trouvait une ferme, où j’allais chercher du lait. Il y avait encore un tram à l’époque avec ses rails qui circulaient dans le centre ancien, montait la rue de la Mairie (A.Fratacci). Je ne regrette pas cette évolution. Et je ne la quitterai pour rien au monde » assure t-il. Son endroit préféré : le parc Falret ou Frédéric Pic , « le long de ses maisons entre le parc et la rue JB Potin », et la place du Pdt Kennedy.