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vanvesauquotidien - Page 1814

  • LES CHEFS D’ENTREPRISES ET LES COMMERCANTS PESSIMISTES A VANVES COMME EN ILE DE FRANCE

    Le sauvetage de l’Euro et de l’Europe qui se joue aujoud’hui à Bruxelles, la crise qui perture depuis l’été, jouent énormement sur le moral  des chefs  d’entreprises de notre région et les acteurs économiques de nos communes franciliennes comme Vanves. Une enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) passée inaperçue refléte bien une montée du pessimisme et de l’inquiétude que n’arrangent guère les événementsde ces derniers jours. Il sufffit d’en parler avec les commerçants, les chefs d’entreprisees (TPE et PME) installés à Vanves  

     

    La 36éme enquête d’opinion sur la conjoncture économique de la CCIP (réalisée avec médiamétrie en Septembre)  qui est menée régulièrement chaque année, pratiquement sur les mêmes thémes, montre bien que 60% des chefs d’entreprises considèrent comme inévitable une dégradation de la situation économique de la France. Elle traduit une inquiétude persistante de ses dirigeants dans le cadre d’une conjoncture ralentie, accentuée par la crise financière. Ce pessimisme record atteint le niveau de celui exprimé lors de l’enquête de Septembre 2008 à l’époque des premiers effets de la crise internationale avec Leichmann Brothers.

     

    Différents indicateurs traduisent un ralentissement de l’activité des entreprises sur les 6 derniers mois et une inquiétude réelle pour les 6 mois à venir : Léger recul de leur chiffre d’affaires ( de -2% à - 3% ), stabilité de leur situation financière corrélée à leur activité (de -2 à +1), des investissements  et de l’emploi. La situation du commerce de détail non alimentaire est particulièrement préoccupante par rapport aux Services qui s’en sortent mieux. Seulement 15% des dirigeants de PME/PMI prévoient d’embaucher dans les 6 prochains mois. Pour 59% d’entre eux, la crise financière en cours est susceptible de remettre en cause des projets d’investissements, et 55% leurs projets d’embauches. Par contre, aucune tension n’est soulignée entre les chefs d’entreprises et leurs banques.

     

    Mais ce n’est pas tout, car la  période post-présidentielle les rend toujours attentistes : « Cette période est toujours marquée par un fort immobilisme. Mais là, on n’a jamais connu un début de campagne aussi alternante, et cela durant une crise financière. Cette période est pour eux anxiogéne » constate t-on à la CCIP. 61% des PME pensent que les élections présidentielles et législatives de 2012 auront un impact sur la situation économique  de la France. Pour 86% d’entre eux, il faut procéder à une baisse des dépenses publiques en rationalisant les dépenses publiques (54%) afin de rétablir l’équilibre des finances, sachant que 12% préconisent une augmentation des prélévements obligatoires (Réduction des niches fiscales pour 36%, augmentation de la taxation  du capital pour 31%, hausse de la TVA pour 19%).

     

    Leurs priorités pour la politique économique françaises sont d’assainir les comptes publics (29%), lutter contre la désindustrialisation (22%), adapter l’activité économique aux exigences d’une croissance durable (18%), restaurer la compétitivité française (16%). L’issue la plus favorable de la crise de la zone serait d’aller vers plus d’Europe (39%), vers une Europe à plusieurs vitesses (26%), accepter la sortie de la zone euro des pays trop endettés (30%).

  • Vanves pas concerné par les Agences de Notations, mais la Région si !

    C’est un sujet d’actualité qui revient sans cesse à la Une des Médias avec cette crise financière depuis la Rentrée. Beaucoup d’élus critiquent le pouvoir de ces agences de notation.  Il est intéressant de revenir, durant cette semaine de vacances de la Toussaint où l’actualité s’est ralentie, sur cette question qui a fait l’objet d’un débat lors du dernier conseil régional à l’initiative du groupe communiste.

     

    D’autant plus, que deux agences de notation ont confirmée la notation triple A attribuée à la Région : Les agences Standard and Poor’s et Fitch il y a quelques semaine. Cette dernière soulignait « la faible flexibilité de la Région sur ses recettes de fonctionnement, consécutive à la réforme fiscale qui a supprimé la taxe professionnelle et réduit fortement le levier fiscal ». Elle mettait en avant « la gouvernance et la gestion financière de la Région, qu’elle juge très positives, ainsi que ses bonnes performances budgétaires marquées par des objectifs budgétaires clairs, une planification financière de qualité, une gestion de la dette et de la trésorerie prudente et optimisée ». Ces notes tenaient compte, à la fois du nouveau cadre institutionnel imposé aux régions et du dynamisme,  de la diversité et de la richesse de l’économie francilienne.

     

    Gabriel Massou  président du groupe FdeG/PC qui est un élu de Villeneuve La Garenne,  a carrément posé une question sur la pression des agences de notation sur les collectivités locales comme la Région qui « attend avec anxiété plus ou moins partagée par les groupes politiques, leur sacro saint verdict. La dépendance est si grande qu’une collectivité comme la nôtre en vient même à payer à l’une d’entre elles la coquette somme de 85 000 € ». Et il a même prit en exemple l’agence Fritch dont « la lecture des critères de notations des collectivités territoriales est à ce titre fort instructif » en relevant que « sont considérés comme des facteurs de risques les grands projets d’investissement, le fait que les employés soient « fortement syndicalisés », que les fonctionnaires bénéficient « d’un statut protégé » ou encore « la capacité des électeurs à organiser des consultations publiques ou des tentatives législatives ! ». Fritch et ses amies ne cessent de rabâcher l’éternel discours de la dette que nous léguerons à nos enfants. Elle oublie, en revanche, de parler des lycées, des infrastructures de transports, des bases de loisirs qu’elle a permis de financer… ». Et de demander à JP Huchon que « la Région avec d’autres collectivités de mettre en place un contre-pouvoir à ces agences de notation ».

     

    « La Région a décidé d’emprunter directement sur les marchés financiers sans passer par l’intermédiaire d’une banque. C’est un choix pragmatique qui nous permet d’obtenir des prêts à des taux plus bas générant au total une économie qui approche les 2 M€ par an. Or, pour emprunter sur les marchés, il faut attirer des investisseurs qui ont confiance en notre capacité à les rembourser, et pour cela, il faut être noté » lui a répondu Jean Paul Huchon. Un renoncement à leur recours impliquerait « de recourir à l’emprunt via un établissement bancaire qui conditionnerait son prêt aux mêmes critères que ceux des agences de notation » a-t-il expliqué en indiquant qu’il reçoit lui-même les agences de notation : « Jamais elles ne m’ont interrogé sur le personnel et les agents. La richesse, la capacité de développement de l’Ile de France donne confiance. Le VT (Versement Transport)  et la TIPP Grenelle ont donné davantage confiance aux agences de notation  qui s’inquiétent de la disparition des recettes fiscales ».

     

    Il n’en a pas moins caché qu’il faut que le systéme évolue : « Le monopole de fait des agences de notation sur le climat de confiance fait évidemment problème parce qu’il joue le rôle d’accélérateur de crise. Il n’est pas normal qu’une simple opinion, une seule voie, reposant nécessairement sur des jugements de valeurs, des systémes de pensée, puisse avoir des effets parfois déflagrateurs. Cela mérite à tout le moins des amortisseurs » a  expliqué cet ancien directeur du Crédit Agricole qui défend la mise en place d’une agence européenne de notation indépendante des marchés financiers qui « pourrait pendre également en compte l’utilité sociale des projets et le patrimoine constitué par les biens publics, ce que les économiste appellent « les externalités positives ».

  • Vanves et la sortie du nucléaire : La gauche régionale divisée sur la méthode !

    C’est un sujet d’actualité (présidentielle) qui fait débat au sein de la gauche comme l’a démontré un vœu déposé par les verts au Conseil Régional lors de sa derniére séance de Septembre, et dont les Verts de Vanves avaient fait le théme de leur premier café politique le 26 Septembre au Bristol, à l’initiative du Conseiller régional vanvéen, Marc Lipinski. Il est intéressant de revenir, durant cette semaine de vacances de la Toussaint où l’actualité s’est ralentie, sur cette question et d’autres afin d’éclairer les lecteurs du Blog Vanves Au Quotidien  

      

    Un voeu du groupe EELV au Conseil Régional sur la sortie du nucléaire avait été adopté le 30 Septembre dernier sans le PS, ni le PRG qui n'avaient pas pris part au vote  - 56 Pour contre 26 (UMP et MRC) - estimant que « cette question ne pouvait pas se régler dans cette assemblée où les deux formations appartiennent à la même majorité ». Ce voeu, présenté par Cécile Duflot avait notamment pour objet de faire sortir du bois les responsables nationaux socialistes (Benoît Hamon, Christophe Borgel) qui siègent au Conseil régional, alors que débutaient les négociations entre PS et EELV au niveau national. « Comment imaginer régler cette question par un simple voeu ? Le PS est clair sur la sortie de la dépendance au nucléaire et au pétrole » déclarait Benoît Marquaille (PS) en demandant un « grand débat national et démocratique. L'enjeu, c'est le rassemblement. Nationalement, nous travaillons sur ces questions ». Le PRG avait parlé d'un « voeu vertueux mais aux contours floux et imprécis quant aux moyens et au calendrier » tout en réclamant l’ouverture d’une conférence régionale sur la question nucléaire « afin de permetre à l’assemblée régionale de prendre une position rassembleuse sur le projet » avait précisé Edie Aït, président du groupe PRG-MUP en ajoutant « qu’il s’agirait pour la Région d’apporter sa contribution à la mise en œuvre d'un service publique de l’énergie et de décliner les actions que les collectivités locales pourraient prendre pour assurer la conversion écologique des territoires, préalable indépassable d’un programme sérieux de sortie du nucléaire ». Quant au  FdeG/PC, il ne souhaitait pas « rejouer à l'envers le lancement du programme nucléaire » sans concertation avec la population. « Le sujet fait débat au sein de l'Assemblée et au sein de chaque groupe politique. Ce débat existe dans tous les électorats » avait souligné Gabriel Massou (FG). Enfin, le MRC avait estimé que « ce voeu entendait profiter d'un effet d'aubaine à l'heure où d'autres partenaires de gauche débattent du nucléaire. Il n'est ni opportun ni raisonnable de cristalliser la question énergétique sur la sortie du nucléaire ».

    Après ce vote, le groupe EELV avait rappelé dans un communiqué qu’il avait souhaité « mettre sur la table la question de principe de la sortie progressive du nucléaire pour engager enfin la nécessaire transition énergétique de notre pays. Six mois après le début de la catastrophe de Fukushima toujours en cours et quelques semaines après l’accident de Marcoule, le message du Conseil régional prouve  la prise de conscience (et la défiance) collective vis-à-vis de l’atome. Les élus écologistes estiment qu’il s’agit également d’un acte politique fort à l’égard des 12 millions de franciliens qui sont directement menacés dans le cas d’un accident majeur à la centrale de Nogent-sur-Seine. Alors que la demande adressée à la Préfecture de Région sur l’existence d’un plan d’intervention et d’évacuation dans le cas d’un accident majeur est restée lettre morte, le Conseil Régional a pris ses responsabilités… Alors qu’EELV travaille actuellement au niveau national avec ses partenaires de gauche à la préparation des échéances de 2012, le vote de ce vœu est un bon augure pour la préparation d’un pacte de coalition, comprenant une loi de sortie du nucléaire ». Quant à l’UMP, son groupe ironisait, dans un communiqué sur ses élus  PS qui « n’ont pas souhaité prendre part au vote, englués dans les contradictions des candidats aux primaires socialistes pour la présidentielle de 2012 et les pressions des Verts à l’aube des échéances électorales à venir . D’ailleurs, Guillaume Balas, président du groupe PS, avait reconnu dans le quotidien Les Echos que « ce vœu n’était qu’une manœuvre des Verts pour piéger le Parti Socialiste ». Et de  dénoncer la posture du PS francilien qui « sous la pression de l’aile verte de sa majorité a été incapable d’affirmer une position claire et précise sur la question du nucléaire ».