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vanvesauquotidien - Page 1812

  • DES RICHESSES MECONNUES DANS LE CIMETIERE DE VANVES

    Les vanvéens ont retrouvé ce long week-end de la Toussaint, le chemin du cimetière de leur ville ou d'ailleurs pour rendre hommage à leurs proches qui les ont quittés. Mais peu connaissent vraiment l'histoire du cimetière de leur ville, et les curiosités qu'il cache bien évidemment moins riches que ceux du Père Lachaise, de Montparnasse...

     

    Les ossements découverts lors du réaménagement du passage des écoles à la suite de nombreux travaux,  construction des deux immeuble derrière l’église, nouvel aménagement de la place de la République, ont  démontré que le premier cimetière de Vanves entourait l'église Saint Remy comme dans n'importe quel village. Il a été transféré après une décision de 1811, grâce à un terrain acheté 600 fr (de l'époque) sur le plateau le long de la rue Sadi Carnot , mais où il a fallu encore que la municipalité dépense 2600 fr pour mettre une clôture et des plantations, et qu'elle prévoit un char car son accès était très difficile. L'ancien cimetière est devenu le jardin du presbytère qui n'était pas l'actuel mais cette maison que l'on aperçoit grâce aux travaux, à droite de l'église entre le passage des écoles (où on a retrouvé ces ossements) et les nouveaux immeubles derrière la Librairie. Il a connu plusieurs extensions entre 1836 et 1876, allant jusqu'à franchir l'avenue Marcel Martinie.

     

    Il s'étend sur 10 640 m2 aujourd'hui et compte prés de 3700 concessions dont 60% seraient perpétuelles. Il accueille notamment  une tombe militaire renfermant les 67 corps de soldats tués pendant la guerre de 1870-71, là où il y a une grosse croix érigée en 1890. Ainsi qu'un carré militaire 1914-18 (avec une plaque dans la mairie recensant plus de 600 noms de vanvéens morts durant cette guerre) qui a été récemment réaménagée avec des soldats morts durant les deux guerres, nord-africains russes et ukrainiens, et quelques uns morts au lycée Michelet alors hôpital militaire. La tombe du Général Zveguinzoff, général russe de l'armée blanche, établi en France durant l'entre deux guerres, est peut être l'une des plus intéressantes du cimetière. Elle constitue l'un des derniers témoins de ces croix orthodoxes traditionnellement en bois et qui ont été remplacées par des monuments plus cossus. La présence de cette croix à double traverse couverte d'un toit à deux pentes, rappelle l'installation d'une communauté russe à Vanves, encore présente aujourd'hui que perpétue la chapelle derrière l'hôtel Mercure. Une concession appartient aux Soeurs Franciscaines où sont enterrées des religieuses. Et la plus ancienne tombe remonterait à 1919 où seraient enterrés un certain Coigniet.

     

    De nombreuses personnalités qui ont marqué la vie de Vanves, sont enterrées dans notre cimetière : Hyppolite Noël (1828-1894) peintre, Lucien Coédel(1899-1947) acteur, Paul Marme (1894-1989) architecte de nombreux bâtiments vanvéens, Raymond Marcheron (1920-44) résistant fusillé dans le Carré A. Lucien Roux (1894-1956) pionnier du cinéma dans le Carré G. Félix Voisin (1794-1872) qui s'est voué à la médecine et a crée en 1822 à Vanves, une maison de santé pour les aliénés mentaux dans une grande propriété acheté avec le docteur Jean Pierre Falret, et qui été maire de Vanves (1832 à 1839),  Louis Marie Larmeroux, bienfaiteur de la commune, les résistants René Sahors (1889-1942), Mary Besseyre (1907-42), Ernest Laval (1901-42) qui reposent côte à côte, Albert Legris (1885-1944), résistant abattu au camp de Struthof, Henri Chrétien (1882-1951) architecte, Georges Lagosse (1862-1935) médecin et bienfaiteur dans la Division B. Louis Dardenne (1910-44) résistant fusillé , Colette Blanco (190698) actrice connue sous le nom de Colette Darfeuil  dans la Division C.  Avec d'anciens maires : Louis Kerautret (1940-44), André Roche (1965-80). Enfin un columbarium a été aménagé depuis la Toussaint 1994,  comprenant 4 blocs de 8 emplacements, afin de donner la possibilité aux familles désirant déposer des urnes funéraires, de le faire à un endroit propice au recueillement du souvenir

  • VANVES EN NOVEMBRE ENTRE DOUCEUR, PREPARATIFS ELECTORAUX ET CRISE

    Vanves est entrée dans la période hivernale avec ce retour à l’heure d’hiver ce week-end mais pas au niveau météo avec cette douceur inhabituelle à cette époque, surtout lorsque l’on se souvient de l’année dernière, même si le ciel était au gris. Beaucoup de vanvéens ont deserté leur commune durant ce long week-end de Toussaint qui terminera demain. Il suffisait de se promener dans les rues de Vanves, avec nombres de commerces fermés, de places de stationnement libres…à croire que la crise n’existe pas comme certains ne se sont pas empêchés de remarquer. Mais que nous réserve à Vanves ce mois de Novembre

     

    Les vanvéens qui ont vécu et participé aux primaires citoyennes du PS ne sont pas sortis d’affaire car les socialistes après avoir désigné leur candidat à l’Elysée, devront le faire pour les candidats à l’Assemblée Nationale mais là au sein de chaque section. Il ne faut pas s’attendre à un vanvéen côté PS, sauf en tant que suppléant d'un candidat isséen,  pour mener bataille contre le député sortant, André Santini qui devrait se représenter, peut être côté Verts, si Lucile Schmid obtient l’investiture d’EELV (Europe Ecologie Les Verts). La 10éme circonscription n’est pas menacée par une vague rose ou verte contrairement à deux autres dans le département des Hauts de Seine : Les enjeux se focalisent notamment sur la 12éme (Châtillon, Clamart, Fontenay aux Roses, Le Plessis) actuellement tenue par l’UMP Jean Pierre Schosteck, déupté Maire de Châtillon, sur la 2éme (Asnières-Colombes) détenue par l’UMP Maniel Aeschlimann qui est menacée par la perte des deux communes d’Asnièrs et de Colombes aux dernières municipales et par une division au sein de la droite, avec des candidatures possible comme celle de Rama Yade. Une troisiéme, la 6éme (Neuilly/Puteaux) pourrait bien voir chûter la député maire UMP Joelle Ceccaldi Raynaud dont l’avenir politique se bouche de plus en plus chaque mois au profit de Jean Christophe Fromantin (DVD) maire de Neuilly. Voilà pour cette période post présidentielle et législative marquée par quelques investitures.

     

    A Vanves, les événements plus ou moins traditionnels sont prévues comme les cérémonies du 11 Novembre, l’hommage rendu au Général de Gaulle le 9 Novembre, l’assemblée Générale du Stade de Vanves le 18 Novembre présidée pour la première fois par Bruno Chauvet qui a succédé à François Praud au début de cette année, la semaine de la Solidarité du 13 au 20 Novembre, la Coupe de l’Amitié du CIV (Ciné Images Vanves) les 18 et 19 Novembre 2011,  le lancement d’une nouvelle opération de Voisins Solidaire avec la Poste, des réunions politique sur l’Europe prévu par le NC et le Mouvement Européen le 7 Novembre, où Jean-Marie CAVADA, député européen parlera notamment de la crise grecque et de la  gouvernance économique en Europe,  le second  Café politique des Verts le 8 Novembre au Bistroquet sur le théme de la conversion écologique de l’économie. Le maire devrait débuter ses réunions oubliques de quartier et parler de certains projets d’aménagements notamment de certains îlots du côté » de la longue rue Aristide Briand.

     

    L’ambiance en ce début Novembre est à la crise comme au niveau national et européen ! Les commerçants du marché râlent maintenant contre la redevance qu’ils doivent payer au nouveau concessionnaire parce qu’il a décidé non seulement de l’augmenter mais que cette augmentation serait rétroactive, c'est-à-dire applicable depuis Mai. Ce qui apparaît totalement illégale aux yeux de certains qui regrettent que leurs collégues soient ausssi passifs sur cette question. D’autant plus qu’ils ressentent comme les autres commerçants les effets de la crise, car les vanvéens dépensent moins et font attention. Il suffit d’écouter ce qui se dit ou de voir ce qui s’achétent  dans les rayons de Champion ou d’Intermarché, les allées du marché,  dans les conversations des cafés

     

    Enfin, pour la comunauté chrétienne de Vanves, et parce que demain, ce sera la fête de tous les saints, 2011/12 sera l’année de la Saint François d’Assise patron de l’église du Plateau, comme cela a été annoncé le 9 Octobre dernier lorque Mgr Daucourt, Evêque du Diocése du 92 est venu célébré les 25 ans de la reconstruction de cette église. «  A l’occasion de ce jubilé, les vanvens sont invités à redécouvrir le « petit pauvre » dont la réputation déborde les frontières de l’Eglise vers les autres communautés chrétiennes et bien au-delà. En témoignent non seulement les ordres franciscains anglicans ou protestants mais encore la rencontre d’Assise renouvelée le 27 Octobre avec des représentants de toutes traditions y cmpris athées ou encore le choix de faire de lui le patron des écologistes ou « écologues pour éviter d’attribuer à leur discipline une coloration iodéologique » écrit dans  le dernier « Sel et Lumière » Marie France de Muizon qui a monté un parcours découverte intitulé « Saint François d’Assise, un homme pour notre temps » et propose 5 réunions dont la première se déroulera le 9 Novembre sur le théme « François dans le monde de son temps » avec un pére franciscain. « Il ne s’agira pas, bien entendu de faire un « copier-coller » de sa vie vers notre époque, ni de plaquer sur la sienne, nos idées d’aujourd’hui, mais bien plutôt de nous mettre à son école en partageant « les joies et les espoirs, les tritersses et les angoisses de ce temps qui est le nôtre, dans une vraie fidélité à l’évangile puisée au cœur de la vie de l’eglise »     

  • VANVES PLEURE LA DISPARITION DE L’UN DES PERES DE LA REGION ILE DE FRANCE

    Deux vanvéens ont bien connu Michel Giraud qui vient de disparaître et a incarné la Région Ile de France pendant 22 ans, car ils avaient siégé au Conseil Régional pendant leur mandat de maire, tout comme Bernard Gauducheau actuellement : Gérard Orillard (1980-1990) et Didier Morin (1990-95)

     

    Le premier siégeait alors que Michel Giraud a connu la première interruption de cette longue présidence à cause de la nouvelle loi sur le cumul des mandats, et que les conseillers régionaux ont été élus au sufrage universel pour la première fois. Il venait d’être élu député de Perreux sur Marne dont il était déjà Maire depuis 1971, ce qui lui permettait à l’époque de présider la grande et renommée association des Maires de France (AMF). Il a donc dû délaisser cette région qu’il présidait depuis 1976 auquel il s’était interessée grâce à Roland Nungesser qui présidait le District Parisien (ancêtre du Conseil Régional) et dans lequel il a été élu dés 1967. Le second l’a connu lorsqu’il  est parti à la reconquête de la Région en 1992 et a emporté l’investiture  (sans primaires citoyennes) à la barbe d’Alain Juppé qui s’est retiré. Il avait rencontré chaque candidat de la liste RPR, un à un, en tout discrétion, quelquefois tôt le matin, comme ce fut le cas à Vanves… pour son dernier mandat qui fut le pire. La vie politique est cruelle car les chiraquiens lui ont fait payer très cher son soutien à Balladur durant la campagne présidentielle de 1995, alors qu’il était ministre du travail.

     

    Ce mandat  (1992-98) a été marquée par l’affaire des marchés publics d'IDF où il  a été condamné le 26 octobre 2005 (quatre ans de prison avec sursis et 80 000 euros d'amende) pour complicité de corruption visant le RPR, (alors dirigé par Jacques Chirac), l'UDF, le PS et le PCF. Michel Giraud n'a pas fait appel de sa condamnation contrairement à la majorité des autres inculpés. Et pour cause : « Tout s’est enchaîné, conseil général (1967), Maire (1971), conseiller Régional (1976), député (1986),  président de l’AMF (1983-88)  ministre (du travail) de 1993 à 1995…J’ai conscience, et ce n’est pas de la modestie mal placée, d’avoir eu un formidable parcours de deuxième division » confiait il alors à l’auteur de ce blog lors de la parution de son dernier livre « Eclats de vie ». « Parce que dans la vie publique comme dans la vie économique, lorsqu’on veut arriver en première division, il y a un moment où il faut avoir la capacité de « tuer ». Je préfére m’être contenter d’un parcours passionnant, et de pouvoir me regarder dans glace en me disant « est-tu sûr de rester toi-même ! ».

     

    Les vanvéens comme les franciliens ne se rendent pas compte aujourd’hui ce qu’ils doivent à ce professeur de lettres de formation, ce catholique pratiquant qui avait connu la réussite dans l'industrie du bois avant de commencer une carrière politique dans le Val-de-Marne. Il est à l’origine notamment du terme « francilien » pour désigner les habitants de la Région Capitale qu’il a même réussi à faire  reconnaître par l’Académie Française, de la rocade des villes nouvelles (RN 104) qui enserre la Région en grande Couronne comme l’A 86 en Petite Couronne, et  a réussi à la faire baptiser de « Francilienne » contre les technicrates de l’Equipement. Il a lancé l’association Métropolis qui réunit encore les grandes régions capitales et métropoles du monde entier, mis toute son énergie pour  l’installation du parc d’attraction Disneyland à Marnes la Vallée qui a transformée tout l’Est parisien… si l’on doit retenir que les grandes réalisations et réussites d’une Région qui s’était décentralisé sous ses mandats, prenant en charge les lycées, l’apprentissage, les transports….

     

    Quelques exemples de ce qu’il a lancé durant les mandats des deux maires conseillers régionaux de Vanves  : Disneyland France dont G.Orillard a participé au lancement en 1987 et D.Morin à l’ouverture en 1992,  création du CRIPS (centre régional d’information et de prévention du sida), ouverture de la gare RER St Michel, de l’interconnexion ouest (brachement de la ligne SNCF de Cergy sur ligne A  du RER), et de la ligne Ermont-Invalides, lancement du Schéma d’aménagement régional de 1994 qui a été révisé avec le SDRIF  actuel, lancement du projet Météor qui a donné naissance à la ligne 14 et d’Orbital qui a inspiré le réseau de Grand Paris Express,  ouverture de la premiére ligne de  tramway avec le T1  entre Saint-Denis et Bobigny, lancement du futur stade de France, création de  l’agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies (ARENE), créatin du parc naturel régonal du Vexin, ouverture de lla liaison verriéres-saint quentin la défense, et de la jonction centrale de la ligne D  du RER entre les gares de Lyon et du Nord…

     

    Pendant ses 22 ans à la tête de la Région, il avait finalement poursuivi 3 objectifs simples qui restent tout à fait d’actualité : « la prise de conscience de l’identité régionale, la préparation de l’avenir par l’amélioration des capacités économiques, et le mieux être des franciliens ». Avec une foi chevillée au corps dans le fait que « les hommes peuvent converger ». Comme de fois avait il envoyer son dircab négocier avec les écologistes répartis dans deux groupes (Verts et Génération Ecologie) qui avaient fait leur entrée en 1992 pour « trouver la voie de passage » face à un FN qui avait renforcé son groupe : « Le RPR a eu l’intelligence de choisir un homme coopératif et consensuel qui n’est pas un fana de l’esprit de parti et qui, en tant qu’élu de la Banlieue est bien perçu » observait alors Jean Pierre Fourcade qui était son 1er Vice Président.