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vanvesauquotidien - Page 1810

  • LES RENDEZ-VOUS A VANVES D’UNE SEMAINE DOUCE, HUMIDE, MARQUEE PAR LA CRISE, ET LES ANNIVERSAIRES DE LA DISPARITION DU GENERAL DE GAULLE ET DU 11 NOVEMBRE 1918

    C’est comme une reprise et une Rentrée (Bis) après ce long week-end de la Toussaint et une semaine passée très écourté. Les vanvéens n’en restent pas moins étonné pas la douceur du temps à cette période de l’année, même s’il pleut beaucoup. La terre est tellement chaude que lorsqu’il pleut le soir, très souvent ces derniers jours,   une petite brume s’éleve juste au dessus des terrains de football du PMS André Roche.  D’ailleurs des chamboulements concerneront le quartier Arnaud-Gresset-Mansart à l’entrée du stade où commencent aujourd’hui des travaux d'enfouissement des réseaux de distribution publique d'électricité et de communications électroniques dans ce quartier réalisés par le SIPPEREC et devraienty s’étaler jusqu’au 9 Mars 2012. La ville devrait en profiter pour réaliser la réfection des trottoirs de ses rues, de l'éclairage public ainsi que la mise aux normes d'accessibilité du carrefour Arnaud-Gresset-Mansart avec abaissement de bordures au droit des passages piétons, changement de mobilier urbain. Un autre quartier de Vanves (Le Plateau et les rues jouxtant le parc des Expositions, devrait connaitre quelques perturbations habituelles avec le salon Bâtimat qui ouvre ses portes aujourd’hui pour une semaine. Les vanvéens débattront de la crise à l’occasion de deux rendez-vous politique organisés par le NC Lundi et EELV Mardi et se souviendront du Général de Gaulle Mercredi, et  des morts pour la France durant le premier conflit mondial le 11 Novembre, avec des cérémonies pour la première fois sans anciens poilus, dont beaucoup souhaitent que cette date deviennent le « D Day » français.

     

    Lundi 7 Novembre

    A 17H à l’Hôtel de Ville : Remise des lots du jeu-concours du Mois du Commerce par le Maire de Vanves qui en profitera pour saluer le départ à la retraite de Georges Perreux, commerçant du marché plus connu sous le nm de « Jojo »

    A 20H salle Panopée : Conférence débat sur « L’Europe face à la crise financière et internationale » organisée par le NC de Vanves avec JM Cavada, député Européen

    Mardi 8 Novembre

    A 20H au café Le Bistroquet : 2éme café politique des Verts de Vanves sur le théme « Comment sortir de la crise? La

    conversion écologique de l'économie est-elle une solution? » avec Eva Sas, Responsable du projet économique et social 2012 d’EELV.

    Mercredi 9 Novembre

    A 19H à la Mairie de Vanves : Conseil Municipal dont l'ordre du jour reste inconnu puisqu'indisponible sur le nouveau site internet de la ville de Vanves.

    A 20H30 à l’église Saint François d’Assise : 1ére soirée découverte de Sant François d’assise dans le cadre du Jubilé de cette église sur le théme : François dans le monde de son temps » avevec le pére Luc Matthieu, franciscain professeur de théologie, spécialiste de Saint François

    Jeudi 10 Novembre

    A 19H30 à l’Hôtel de Ville : Cérémonie d’arrivée de la flamme dans le cadre du 93éme anniversaire du 11 Novembre 1918

    Vendredi 11Novembre

    A 10 au square du 11 Novembre : Début de la cérémonie commémorative du 11 Novembre 1918 au square du 11 Novembre (Ilôt du Métro)

    A 15H au Cinéma Le Vanves : Dans le cadre des cérémonies patriotiques du 11 Novembre, projection du film « Le discours d’un roi ».  

     

    LE 11 NOVEMBRE 1918 A VANVES, 93 ANS PLUS TÔT !

    Ce jour là, à 11H00, un lundi, le clairon, puis des milliers sonnent le cessez-le-feu. Au front, les soldats sortent encore incrédules des tranchées où ils vivent depuis quatre ans. A l'arrière, des dizaines de milliers de cloches battent à toute volée. Moins de six heures plus tôt à 5h20, la délégation allemande a accepté l'armistice des Alliés dans le wagon de Foch à Rethondes. A Paris, on danse au son d'un orchestre noir installé sur les marches de l'Opéra. Sur la place de la Concorde, la foule entoure les canons allemands saisis pendant l'offensive des Ardennes en juillet 1918. Des centaines de passants acclament le président du Conseil Georges Clemenceau qui remonte à pied le boulevard Saint Germain pour recevoir à la Chambre l'hommage des députés. A 16h00, « Le Tigre » monte à la tribune de la Chambre et donne lecture des conditions de l'armistice dans un silence religieux avant que n'éclate La Marseillaise chantée par tous les députés debout. Enfin, à  Vanves, un Conseil municipal extraordinaire a été convoqué à 21H. Aristide Duru, maire de Vanves, qui a assisté à la séance historique de l’Assemblée Nationale,  donne lecture de ce texte lu par le « Tigre » qui occupe 7 pages du compte rendu de cette réunion, et qui est aklors acclamé. Le Conseil Municipal salue alors la mémoire de ceux qui sont morts pour la France et décide de mettre à l’étude plusieurs projets : un monument aux morts au cimetière, un tableau à la Mairie destiné à perpétuer le souvenir des héros dans la commune. Il salue le retour à la « Mére Patrie »de l’Alsace et de la Lorraine. Ce n’est que plus tard que la plaque artistique « indestructible » destinée à perpétuer les noms des enfants morts pour la France a été inaugurée le 2 Novembre 1919 par Aristide Duru. D’autres plaques commémoratives seront apposées dont 2 à l’église Saint Remy inaugurées le 30 Octobre 1921.  Ce sera plus long pour le monument aux morts qui sera  finalement installé en 1922 face à la Justice de Paix (ex-Mairie) à l’entrée de l’avenue qui monte au marché, sur un terrain planté d’arbres donnant sur la rue de la Mairie (av.A.Fratacci) jusqu’au début des annnées 1970 où il a été réinstallé à son emplacement actuel.   

  • LE DEPART A LA RETRAITE DE « JOJO LE POISSONNIER » DE VANVES : UNE PERSONNALITE ATTACHANTE, SIMPLE, ATYPIQUE !

    A l’occasion de la remise des prix du jeu-concours organisé pendant le « Mois du Commerce », lundi 7 Novembre en fin d’après-midi à l’hôtel de ville, le maire et la municipalité salueront un commerçant du marché qui part à la retraite, mais surtout une personnalité attachante, atypique, simple : Georges Perreux, que tout le monde appelle « Jojo », plus de trente de marché où il est arrivé un 1er Avril 1980. Il faut le faire pour un poissonnier !   Et qui passe le relais à un jeune couple qui l’a accompagné depuis un certain temps : Arnaud et Jessica Lebeurrre

     

    Comme aime bien le raconter le maire de Vanves qui le connaît bien, une anedocte le décrit très bien : « Un jour pendsant l’hiver en Décembre, voilà une dizaine d’années, j’arrive au marché où je vois Jojo assis à son stand sur une chaise, rien sur l’étalage. Il m’explique : « Je suis allé aux halles. Il y a eu de la tempête ces jours-ci, je n’ai rien trouvé qui me plaît »  – « Et tu vas passer un  samedi blanc sans rien vendre ! »  - «  Oui, je vais expliquer à mes clients que je n’ai rien trouvé qui me convenait pour eux ». Et il a  passé son samedi matin à expliquer à ces clients qu’il n’avait rien trouvé de qualité, et qu’il avait préféré ne rien avoir. J’ai trouvé cela extraordinaire !  Cela m’a marqué, parce que je n’imaginais pas que l’on puisse faire cela. Alors que le samedi matin est un jour important pour un commerçant du marché de Vanves, au niveau de ses revenus.  Il a préféré faire une matinée blanche, mais au moins, ne pas donner quelque chose de mauvaise qualité qui n’aurait pas satisfait ses clients ».

     

    L’auteur de ce blog avait pris conscience de ce professionnalisme lors d’un reportage « au petit matin » sur le marché de Vanves lorsque celui-ci avait déménagé rue Marie Besseyre après l’incendie : « Les poissonniers sont les premliers en place » racontait il en déroulant ses baches, en installant son matériel le long des grilles du square de la mairie entre minuit et 1H45 du matin. La journée commmençait pour lui, alors que les nuitards vanvéens rentraient se coucher,  car il  partait à « la Marée » aux Halles de Rungis,  chercher son poisson frais pour revenir vers 4H30/5H du matin. Là, sa femme et sa fille installaient les poissons sur l'étalage pendant qu’il allait faire un « petit roupillon » dans un sac de couchage, à même le sol d’un garage juste en face du stand…pour être frais et dispos à l’arrivée des premiers  clients à 8H.     

     

    « Jojo c’est un monument de notre marché de Vanves. Je trouve que c’est le reflet de la tradition de ses commerçants. A la fois, il représente le commerçant-animateur du marché, en présentant et en vendant des produits de qualité, qu’il sélectionne directement aux Halles de Rungis à 3H du matin, et qui entretient une relation quasiment familial avec sa  clientèle. Tout le monde le connait, l’apprécie ainsi que la qualité de ses produits. C’est pour cela qu’il représente une vraie institution dans ce marché » confiait récement Bernard Gauducheau à Vanves Au Quotidien. Il est arrivé un  1er Avril 1980, ce qui n’est pas mal pour un poissonnier, encore un coup d’œil du hasard et du destin !   Après avoir déjà été sur le marché à l’époque de son  service militaire, dans les années 60. « Il s’y est installé, y a passé 30 ans, en restant fidéle à son marché, toujours satisfait de sa situation, ne l’ayant jamais entendu rouspété, ralé » ajoutait il.   

     

    Mais Jojo a un jardin secret qui l’emméne tout au(tour) de (la) France : C’est un grand amateur de vélo, un adepte du cyclo tourisme qui passe ses vacances sur son vélo, avec deux sacoches de chaque côté. Il parait qu’il prépare ses étapes en réservant dans les hôtels, et il part ainsi  pendant 3 semaines de ville en ville, à la découverte de la France. Durant ses dernières vacances, il est allé jusqu’en Corréze voir l’un de ses clients. Et les dimanches qu’il commence à avoir de libre, il descend dans ce sud francilien, pas trop loin de Vanves, royaume des adeptes du cyclotourisme pour se ballader dans les bois toute une journée à vélo… « pour se retrouver lui-même, détaché de tout » constate un maire amateur (refoulé) de vélo qui partait comme lui certains dimanche avec quelques vanvéens sur les rioutes et pistes yvelinoises et essonniennes, lorsque ses obligations de maire le lui permettaient.

     

    Il n’en reste pas moin  étonné par « cette capacité à s’éloigner des choses, à vivre un peu en solitaire. un jour, il m’a dit « Bernard, je ne veux rien à moi ! je ne veux pas  m’attacher aux choses, donc je me contente de peu. J’ai mon petit appartement que je loue ! Mes vacances, je fais du vélo tranquillement. Ce que je veux, c’est me soigner lorsque cela ne va pas bien, avoir à manger ou se payer un petit resto avec mon épouse quand on a envie. Je n’ai pas envie d’avoir beaucoup d’argent. Je n’attache que relativement peu d’importance aux biens matériels ! Mais la vie est importante en revanche, et je veux la vivre le mieux possible ! ».  C’est une vraie preuve de sagesse, de philosophie devant la vie !  C’est ce qui transpire au fond de cette personnalité de Jojo, qui ne se prend pas la tête, aime la vie, et fait son boulot en offrant le meilleur de lui-même ».

  • La Sénateur de Vanves au cœur des tournants technologiques et des tourments politique de la RATP

    Isabelle Debré, sénateur des Hauts de Seine et 1ére adjointe de la ville de Vanves était dans sa fonction d’administrateur de la RATP lorsqu’elle a assisté Jeudi dernier à l’inauguration et au lancement de la première navette automatique sur la ligne n°1, en présence de la ministre Nathalie Kosciusko Morizet, du président de la RATP, Pierre Mogin, du président  de la Région, Jean Paul Huchon, de nombreux élus, des ingénieurs de la RATP et des clients étrangers. Un événement majeur pour la RATP qui concerne sa vieille dame de 111 ans (ligne n°1) qui marche sur les voies de sa jeune fille (ligne 14). Mais il intervient à un moment où cette entreprise fait face à des défis importants (contrat de service avec le STIF, Grand Paris Express, exportation de son savoir-faire comme ce fut le cas avec l’inauguration du métro d’Alger en début de semaine…) comme en sont conscient ses administrateurs très discrets, pour certains.

     

    Certains vanvéens,  qui prennent le métro et empruntent la ligne n°1, ont pu s’en apercevoir depuis Jeudi,  8 rames sans conducteur comme sur la ligne 14,  ont commencé à circuler avec les 37  anciennes à conduite manuelle qui vont progressivement disparaître sur une période étalée de 14 mois, ce qui est, parait il, un véritable défi technologique pour les ingénieurs de la RATP. Ils ont pu découvrir ces nouvelles rames construites par Alstom (MP05) aux couleurs chaleureuses et claires, avec dispositif de vidéoprotection, d’informations voyageurs sur écran LCD, ventilation réfrigéré, qui circulent plus vite (30 km /h au lieu de 27,4), et sont moins bruyantes… « Il y avait une priorité à moderniser cette ligne 1 qui est la plus ancienne et la plus fréquenté (725 000 voyageurs/jours)… en conciliant 3 attentes : augmenter la capacité à l’heure de pointe, stabiliser la production en respectant des intervalles réguliers et moins longs, améliorer le confort » a expliqué  Pierre Mongin. 

     

    NKM a mis l’accent sur la compétence de l’entreprise qui lui a permis d’effectuer une première mondiale en réalisant ces travaux tout en maintenant l’activité sur la ligne,  ce qui a provoqué  1300 h de chantiers de nuit : « C’est une performance d’ingénieur qui a été réalisée sur cette ligne car c’est beaucoup plus simple de faire quelque chose d’innovant à partir de rien, alors que c’est  très compliqué de mettre de l’innovation dans l’existant et de le porter à la pointe ! Et c’est dans l’esprit du Grenelle (de l’environnement) d’améliorer l’existant et de métamorphoser le quotidien ».  Tout en prenant date avec le projet du Grand Paris et son réseau de transports :  « Je souhaite que la RATP participe activement à la réalisation de ce projet, et elle fait la démonstrationde ces possibilités avec cette ligne n°1 » a-t-elle déclarée tout en souhaitant que « la RATP soit force de proposition sur le reste du réseau – en dehors du prolongement de la ligne 14 qui lui a été confiée  - et répondre aux appels d’offres lancés par la SGP ». Jean Paul Huchon qui est aussi président du STIF  a salué avec gourmandise « la capacité de la RATP à tenir les délais d’une manière assez admirable »…. « Ce sera l’un des objectifs des contrats (de service)  que nous devons négocier avec la RATP. Et il faut aller plus vite pour échapper à des périodes plus bousculées » a-t-il prévenu

     

    Il n’a échappé à personne depuis quelques années que les présidents de la Région (et du stif) et de la RATP sont en conflit permanent, même s’il est feutré,  comme ont pu encore s’en apercevoir des élus comme Bernard Gauducheau, maire et conseiller régional de Vanves,  qui siége à la Commission Permanente de la Région. Le déploiement du réseau de bus articulé sur site propre T ZEN entre le Grand Paris et la Grande couronne a suscité dernièrement un débat très significatif sur les missions dévolues à la RATP. Les socialistes en ont profité pour  dénoncer les politiques de filialisation et d’exportation de la RATP « qui sont dangereuses car ce groupe ne met pas tous ces efforts sur la zone dense ». Les Verts s’étonnaient que « l’on ait inventé une nouvelle forme d’entreprise nationale avec des contradictions » car en dehors des lignes TZen, « c’est le rôle et les missions de la RATP qui ont été mis en cause ».  

     

    « Pour faire du transport public, il faut des entreprises publiques » martelaient les communistes. « On devrait avoir une expression politique pour contester la stratégie commerciale de la RATP (à l’étranger). Ce n’est pas son rôle. Sauf à la considérer comme toute entreprise commerciale » ajoutait la gauche de la gauche (FdeG).  Du coup JP Huchon proposait à ses collégues « de faire la lumière sur l’implication exacte de la RATP à l’étranger » face aux explications de son président, Pierre Mougin « qui relativise cette activité internationale » et à celles des syndicats «  qui y sont favorables car son activité serait conditionnée justement par ce développement à l’export (grâce à des filiales communes avec la SNCF) ». Et les négociations du Contrat de service  entre ces entreprises publiques (RATP/SNCF)  et le STIF vont en donner l’occasion.