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zone 30 - Page 2

  • LE CENTRE ANCIEN DE VANVES : UNE REUNION DE QUARTIER TRES MILITANTE

    Une partie de la salle des fêtes de l’hôtel de ville était remplie, mardi soir, en dehors de quelques vanvéens non encartés et de fonctionnaires municipaux, d’élus, de conseillers de quartiers et de militants UMP, UDI et Modem. D’ailleurs, pour un observateur averti cela se sent tout de suite. Par exemple, par des questions sur un sujet qui n’en suscite pas généralement, comme se fut le cas après la présentation du budget 2013 par Bertrand Voisine, maire adjoint des finances, et qui ont été sûrement suscités car extrêmement bien préparées. Ou par une invitation à poser la question à un participant en l’appelant par son prénon. Mais le sumum a été atteint à la fin de la réunion, lorsque le maire s’en est pris carrément au modem de Vanves qui a fait circuler un tract où ses auteurs lui posaient des questions. Ce qui a eu le don particulier de l’énerver et l’amener à leur rappeller qu’il organise de telles réunions pour que les vanvéens puissent justement le questionner – les deux militants son restés étonnament silencieux pendant ses deux heures – et qu’il est souvent en ville où les vanvéens peuvent l’aborder très facilement pour le questionner et discuter avec lui.

    Ainsi ses quelques signes  montrent les premiers et très timides prémices d’une campagne municipale qui est déjà dans la tête de tous les politiques vanvéens. Et notamment quelques explications comme celles-ci : « Je ne porte pas de jugement de valeur sur ceux qui nous ont précédé. On a fait un travail formidable depuis 10 ans. Notre sauveur est GPSO. Sans lui, nous n’aurions pas pu faire tout cela.  Surtout avec une baisse de ressources dû au départ de SFR. Or, il est important de ne pas s’arrêter à ce que fait la mairie. En faisant jouer les leviers, on a eu des initiatives publiques et privées, car des gens ont compris qu’ils pouvaient investir dans Vanves. Malheureusement les prix des métres carrés ont augmentés à 7000 €, 7500 € bientôt. L’écart entre l’ancien (5000/6000 € le m2) et le neuf (7000/7500 € le m2) se réduit. Les dépenses d’éclairages et de voiries représentent des sommes énormes. Nous allons peut être entrer dans une phase où l’on dépense moins pour éviter de jouer sur la fiscalité, alors que les familles font attention à leurs dépenses ! »

     

    Il n’en reste pas moins que cette réunion a commencé sans le maire qui inaugurait le cabinet d’un nouveau pédiatre à Vanves, par un exposé sur le budget communal 2013, puis selon « l’ordre du soir, et non du jour » selon un « bon mot » de Bernard Roche qui animait ce début de réunion, une présentation des travaux par Yann Texier, représentant territorial de GPSO que le maire-adjoint président du Conseil de Quartier Centre Ancien-Saint Remy a fait monter en grade en le qualifiant de directeur technique : Rénovation de l’éclairage public desrues René Sahors et Falret (50 000 € chacune), ainsi que Marcel Martinie/Pasteur  avec la rénovation de la voirie. Le maire en annonçant, un peu plus tard,  la requalification de la rue René Jézequel pour 2014, a ainsi constaté que c’est tout un axe de la place des Insurgés de Varsovie jusqu’à la gare SNCF qui aura été entièrement renové..en 2015. La ville procédera de la même façon que la rue Louis Dardenne avec consultation des riverains sur leurs désidératas, puis présentation d’un projet, ce qui n’a pas  empêché une riveraine de Louis Dardenne de se plaindre de n’avoir pas été informé de la dernière réunion publique. « Les services ont quelquefois du mal à entrer dans certains immeubles ! Nous sommes en phase de consultation des entreprises. Les travaux devraient se terminer à la Toussaint » a répondu le maire. Il faut ajouter la mise en place de zone 30 avec contre sens vélo dans les rues René Sahors, Guy Mocquet et Marie Besseyre, ainsi que les rues de l’Eglise et Gaudray avec des ralentisseurs comme ceux qui ont été installés rue de la République, et les rues Jullien, Gabrielle d’Estrée et Jullien dans le triangle Parc des expositions, Michelet, Manufacture.

     

    Le maire est revenu sur le chantier du conservatoire qui n’a pas bougé depuis quelques mois : « Les travaux devraient démarrer cet été pour prendre fin en 2014/15, et une ouverture pour la Rentrée 2015. Nous avons eu des difficultés juridiques avec les voisins, des problèmes de sondage et de dépollution (avec l’amiante notamment). Mais nous avions anticipé la démolition pour éviter les squatters ». Puis sur les terrains Aristide Briand (entre Coche/A.Briand et Diderot) qui font l’objet d’une consultation d’architecte : 50 dossiers ont été retirés. 44 seront éliminés. 6 seront retenus par un jury qui a été spécialement créé pour cela, selon plusieurs critères, et notamment la philosophie du projet : « Nous voulons uin projet de très haute qualité. Le théme est retenu : Une architecture d’inspiration contemporaine, avec des espaces verts, de l’eau » a-t-il expliqué en rappelant que « cet aménagement devrait nous permettre de financer le désendettement de la ville provoqué par l’emprunt engagé pour construire les équipements de l’école Cabourg qui fonctionnement très bien, et financer d’autres équipements comme la rénovation du gymnase André Roche ».

    Occasion de rappeler que la ville travaille avec le lycée Michelet, et la Région, pour rénover ses équipements sportifs avec, en contrepartie, la possibilité de les utiliser en dehors du temps scolaire. Par contre, à l’occasion d’une question d’un riverain du LEP Dardenne qui se plaignait que des jeunes trainent dans le hall de son immeuble, car ils n’ont pas de lieu où se retrouver à l’heure du déjeuner, le maire a indiqué que, malgré ses interventions, la région n’a rien voulu entendre, se limitant à dire qu’ils ont la possibilité d’aller déjeuner à Michelet, et ayant même refusé deux propositions de la ville : Un local spécifique dans les équipements publics de Cabourg au moment de sa construction, ou l’aménagement d’un auvant dans la cour du LEP. Sans commentaires lorsque les responsables régionaux expliquent à longueur d’inauguration de lycées qu’ils font tout pour améliorer la vie quotidienne des lycéeens.

     

    Devant le peu de questions, il a continué, en donnant des informations tout d’abord sur l’orgue de l’église Saint Remy, en cours de construction par l’entreprise Kerg, qui devrait être prêt pour la fin de l’année. Ensuite sur les nouveaux commerces : Une parapharmacie devrait s’installer à côté de Picard tenue par les pharmaciens de l’avenue de Verdun, à défaut d’un restaurant. Par contre, il n’y aura pas de pizzeria tenue par la championne des pizzas rue René Coche, à côté de la nouvelle boulangerie, les banques ayant refusées de l’aider ( ?), en parlant aussi d’un cabinet médical. Un participant l’a interrogé sur les nuisances provoqués par certains commerçants et notamment la teinturerie d’avenue Ernest Laval : « J’ai deux soucis  avec BTH et ses 7 camionnettes. Si on leur interdit de se garer rue de la République, BTH ferme. Et on n’a pas trouvé de solutions jusqu’à présent. Pour la teinturie, le niveaj de l’activité – elle est en sur-activité – n’est plus adaptré à ses locaux ! » a-t-il reconnu. Enfin, avec l’ouverture de l’EHPAD sur une partie des terrains de la rue Raymond Marcheron, Vanves dispose de 400 places d’accueil pour les personnes âgées avec Larmeroux, Arpage et Medicis. Il a en tête d’organiser des conférences animés par quelques des 30 prêtres de cet EHPAD qui sont des hommes remarquables.     

  • LES HAUTS DE VANVES FACE AUX CHANTIERS, AU BRUIT, AU STATIONNEMENT ANARCHIQUE ET AUX NUISANCES DE TOUTES SORTES

    « Cette réunion de quartier est toujours la moins fréquentée, parce que le quartier est moins dense » constatait Bernard Gauducheau, maire de Vanves, en accueillant dans ce préau de l’école Larmeroux baigné par le soleil couchant, les vanvéens venus moins nombreux Lundi soir que la semaine dernière à l’école Marceau. Pourtant dans ce quartier, les points chauds n’ont pas manqué, et ne manquent pas entre la sécurité (rue de Chatillon) qui devrait faire l’objet d’une nouvelle réunion publique le 6 Juin prochain à l’école Lemel,  les chantiers, nombreux, de la rue Aristide Briand, la lutte contre le bruit de la voie ferrée Paris Montparnasse,  les travaux des rues du Docteur Arnaud, Gresset et Mansard pour lutter contre les inondations, améliorer l’assainissement etc…Mais là, est-ce que la température un peu élevé qui régnait dans ce préau a rendu le public plus amorphe. Heureusement qu’il y avait une conseillére de quartier qui a quelque peu réveillé l’assistance par ces questions pertinentes.

     

    Il est vrai que commencer par la présentation du budget 2013 a renforcé l’assoupissement du public malgré une présentation didactique de Bertrand Voisine, maire adjoint chargé des finances,  avec ses tableaux et ses fromages, et quelques commentaires du maire sur le théme : « Nous traversons une période économique difficile qui a des répercussions sur les ménages et les collectivités territoriales. On la subit plus q’on ne la conduit. On doit faire preuve de vigilance pour ne pas fragiliser nos finances ». Yann Texier, le représentant de GPSO a réveillé l’assistance en présentant les nombreux travaux – chronophages – réalisés dans ce secteur avec les plus marquants : Réfection de la rue Larmeroux avec le Conseil Général, travaux de revêtement des chaussées des rues Gressset et Mansart – « cette dernière en a bien besoin car sa chaussée est chaotique » reconnaissait le maire -  prévu cet été qui deviendront une « zone 30 », rénovation de l’éclairage rue Falret, interventions sur les nids de poule après le gel pour 35 000 €.

     

    Ce qui a amené le maire à parler de cet accident survenu dimanche soir à 21H30 rue de la République où un chauffard, sans permis, alcoolisé,  qui roulait à 150 km/h, est venu s’encastrer dans les poubelles de la résidence des chariots au carrefour Vieille Forge/République/Louis Dardenne. « Nous avons beaucoup travaillé sur cette volonté de rendre la ville aux habitants, la voiture devenant secondaire. Ce qui n’était pas évident au départ. Mais on reconquiert notre espace » a-t-il expliqué en revenant sur cette zone de rencontre constitué par le Mail Sadi Carnot « qui est une expérience réussie, qu’on  nous demande de présenter et de parler pour s’en inspirer. Mais on n’est pas encore arrivé à ce que tout le monde la respecte ».   

     

    Rue de L’avenir : Le devenir de la rue de l’Avenir est revenu sur le tapis alors que le conseil municipal de ce soir doit intégrer l’impasse de l’Avenir et l’allée Vernes dans le classement dans le domaine public de cette voie : « Le Conseil Municipal en Septembre 2011 avait lancé cette procédure pour la rue de l’Avenir. On a demandé d’y inclure cette impasse et cette allée, ce qui a prolongé la procédure. On ne s’est pas précipité parce qu’on n’avait pas les budgets  pour faire les travaux. Une enquête publique devrait se dérouler cet automne pour un classement qui interviendra en 2014. Seuls des recours pourraient prolonger cette procédure. Il nous faudra ensuite arbitrer pour financer des travaux d’aménagements qui privilégieront la sécurité ».

     

    Stationnement : Il a annoncé que le stationnement réglementé pourrait être étendue rues du Docteur Lafosse et Clemenceau dés cet été à la demandedes riverains qui se plaignent de ne plus pouvoir se garer. Ce quartier subit la pression, comme d’autres autour du PMS A.Roche et du Clos Montholon, des voisins qui viennent se garer là car ce n’est pas encore payant. Mais dans ce quartier, le problème est devenu crucial à cause des 4 chantiers de constructions rue Aristide Briand  qui ont supprimés des places de stationnement comme l’a fait remarqué une riveraine en se plaignant « des ouvriers qui se garent sur nos bateaux ». Bernard Gauducheau a d’ailleurs indiqué à propos d’un des projets de constructions prévus dans ce quarter à l’emplacement du garage de la rue Raymond Marcheron, qu’il avait refusé le permis de construire du promoteur Sofiane, qui n’était pas conforme. Rappelons qu’il avait fait l’objet de réunions publiques particulièrement houleuses avec les riverains, surtout avec la gestion déplorable du chantier de la résidence étudiante à l’angle Diderot/Marcheron.

     

    Mur Anti Bruit : Enfin, il a été question du mur anti-bruit : « L’étude initiale de 2007 a été refaite et fait apparaître 63 points et non plus 27 comme en 2009, dont les 2/3 sont à Vanves (49)  et 1/3 à Malakoff, la plupart étant des pavillons  et 6 logements collectifs » a-t-il indiqué en parlant d’une nouvelle étude de RFF. « C’est un dossier complexe à cause de la multitude des acteurs, des problèmes de gros sous et d’une mauvaise volonté de RFF, nous obligeant à relancer contiuellement ». Les solutions proposées seront, selon les lieux, de l’isolation phonique, du double vitrage, du mur anti-bruit mais pas sur toute la longueur de la voie ferrée. Sans parler des nouvelles constructions qui doivent être prises en compte notamment l’immeuble Martek à l’emplacement de l’ancienne imprimerie.

  • VANVES ET PARIS : Un plan anti pollution automobile vécu comme anti banlieue

    Il ne va bientôt plus rien rester des protocles d’accord entre Paris et ses voisines. La porte Brançion en est un des exemples criant. Son co-aménagement est bloqué par la volonté du maire de Paris d’installer un dépôt à l’emplacement de l’ex-parking entre deux bretelles du Périph qu’a refusé le Maire de Vanves. Et pourtant, on entend parler de Paris Métropole, de métropolisation de l’agglomération parisienne, de Grand Paris etc… alors que les élus parisiens prennent des mesures que leurs collégues de la petite et de la grande couronne considérent comme antiè-banlieue. Il suffisait d’entendre le président du Conseil Général des Hauts de Seine lors d’un débat sur la gouvernance du Grand Paris se lancer dans une diatribe contre cette capitale qui considére la banlieue comme une poubelle en y rejetant toutes ces nuisances. Ce n’est pas la guerre Paris Province mais bien la querelle Paris-banlieue avec ce Paris qui se boboise. Et le débat qui se déroulera au Conseil de Paris lundi prochain sur le plan anti pollution automobile de Bertrand Delanoë en sera une nouvelle illustration 

     

    Bertrand Delanoë présentera une batterie de mesures nouvelles  afin de lutter contre la pollution automobile prévoyant de nouvelles restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants et des mesures très contraignantes qui pourraient révolutionner les modes de déplacements en Ile de France. La plus radicale est l’interdiction dés Septembre 2014  des véhicules les plus anciens dans la zone dense de l’IDF. « La « limite d’âge » pourrait être fixée à 18 ans pour les poids lourds, à 17 ans pour les véhicules particuliers et les petits utilitaires et à 10 ans seulement pour les motos dont le nombre a explosé dans la capitale ». Il souhaite réactiver la mise en place des Zapa ( zones d’action prioritaires pour l’air) où les véhicules polluants seront interdits et l’étendre jusqu’aux limites de l’A 86, incluant les villes de la Petite Couronne comme Vanves.

     

    Par contre, il ne suivra pas les Verts qui veulent « substituer des véhicules propres aux véhicules à moteur diesel », en  visant les automobiles de la Mairie de Paris, des agences de location, les taxis et les bus de la RATP qui fonctionnent à 60% au diesel. « C’est une question de santé publique. En juin, l’Organisation mondiale de la santé  (OMS) a classé les particules émises par les moteurs diesel comme cancérogènes. Or, depuis le début de l’année, Airparif a enregistré 22% de pollution aux particules dans le centre de Paris » indiquent les élus EELV. Mais voilà «interdire la circulation des véhicules diesel à Paris dans un délai rapproché reviendrait donc à rendre impossible la majorité des livraisons et à empêcher les artisans d'exercer leurs activités professionnelles» constate t-on à la Mairie de Paris. « De même, un grand nombre d'usagers devraient changer leur voiture alors qu'ils n'ont pas les moyens ». Du coup, le maire renvoie la balle dans le camp du gouvernement pour qu'il réfléchisse à «la réduction progressive des avantages fiscaux actuellement accordés aux véhicules diesel».

     

    Tout en s’étant prononcé contre un péage urbain (comme à Londres), le maire de Paris  plaide en revanche pour l’instauration d’un péage sur les autoroutes gratuites de l’Ile de France, pour lutter notamment contre le trafic de transit des poids lourds autour de Paris. Sachant que les communistes franciliens ont toujours été contre. Il suffit de se rappeler des luttes épiques lors de l’aménagement de l’A4 voilà très longtemps dans le Val de Marne où cette question avait été soulevé d’avancer les péages aux portes de Paris.  Par contre, il souhaite prélever l’écotaxe poids lourds (une taxe nationale au kilomètre parcouru qui sera prélevée sur tous les véhicules de plus de 3,5 t) qui  s’appliquera sur le Périph dès juillet 2013. D’ailleurs il attend du gouvernement qu’il l’autorise à baisser la vitesse de 80 à 70km/h sur le Périph. Et il devrait étendre les zones 30 qui représentent 30% du territoire parisien autour des écoles, des équipements sportifs ou culturels et  notamment à la Goutte-d’Or, dans le XVIIIe, ou sur les grands axes comme l’avenue de Clichy ou les grands boulevards. Face aux critiques, Bertrand Delanoë rappelle  les précédentes mesures anti-voitures (réduction des voies de circulation, suppression des places de parking…) ont permis de diminuer le trafic automobile de 25% en dix ans.