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urbanisme - Page 13

  • TOUR TRIANGLE : LE MODEM DE VANVES-ISSY-PARIS RECLAME UN REFERENDUM LOCAL

    Les militants du MODEM de Vanves se sont associés à ceux d’Issy les Moulineaux et de Paris qui ont interpellé Bertrand Delanoë en lui demandent d'organiser un référendum local, comme il l'avait lui même souhaité lors de sa campagne de 2008. Ils participaient hier matin, une conférence de presse dans un hôtel de la rue de Vaugirard à la Porte de Versailles avec des élus de Paris et d’Issy les Moulineaux afin de dénoncer les risques de ce projet pharaonique, et dénoncer « l’urbanisme de tours à facettes changeantes ».

     

    Et de raconter : «  Avant 2008, alors que 64% des parisiens étaient contre les tours,  l'adjoint à l'urbanisme de Bertrand Delanoë  assurait dans le JDD que: « Nous ne nous amuserons pas à construire des tours si personne n'en veut ». Après 2008,  libéré du poids des Verts, le maire de Paris donnait son accord en juillet 2008 à la construction de tours à Paris, espérant convaincre les parisiens en parlant de tours de logement, et dévoilait en Septembre 2008,  la future tour Triangle, conçu par les architectes suisses Herzog et de Meuron, de 180 m de hauteur, Porte de Versailles, sur le site du Parc des Expositions. Elle comprendrait bureaux, salles de congrès, hôtel, nécessaires à l’attractivité du Parc des Expositions. 5000 personnes travailleraient dans la tour. Mais voilà, en mars 2011, la Mairie annonçait que le montage du projet avait abouti à l'approbation d'un protocole d'accord pour la construction de la tour et qu'une enquête publique sur le projet de révision simplifiée du plan local d'urbanisme sur le secteur de la porte de Versailles serait lancée. Mais, ce projet, présenté au départ, comme un atout pour l’attractivité du Parc des Expositions, ne comprenait plus d'hôtel ni de salles de conférences. Simplement 5000 bureaux ».

     

    C’est la raison pour laquelle ils ont réagi en dénonçant les conséquences de la construction de la Tour Triangle, appuyant les mouvements citoyens mobilisés sur le projet, comme le collectif contre la tour triangle, et soutenant leur élu aux Conseil de Paris, Jean-François Martins, qui a voté contre la tour. « C’est un déni pour la démocratie pour plusieurs raisons » : «  Un projet conçu, non pas au grand jour, mais dans le secret des officines d'architectes et de certains bureaux de la mairie ». « Seuls les maires de Vanves et d’Issy ont été consultés, mais dans une réflexion centrée sur le projet  finalisé, pas dans une étude préalable plus globale du territoire et l’élaboration du projet dès sa conception ». « Delanoë et Hidalgo ignorent les souhaits de la population du 15è de voir s'améliorer leurs conditions de vie, déjà fortement perturbées les jours de grandes manifestations porte de Versailles » relévent ils en posant des questions que n'aborde pas Anne Hidalgo dans les réunions publiques : Que projette la ville pour le parc des expositions? Qu’est-ce que veut dire  le mot de requalification ?  Le parc va-il évoluer, changer d'affectation? Pourquoi ce projet n’est-il pas présenté dans sa globalité, avec une véritable concertation de l’ensemble des habitants concernés?

     

    Enfin, c’est un défi pour l'environnement en relevant plusieurs points : « Une ignorance des problèmes de saturation des réseaux de transports en commun, porte de Versailles, visibles aux heures de pointe, et qui augmentent au seuil de l'insupportable lors des grands salons. Très peu de places de parking seront construites. Aucune étude d'impact n'a été faite… notamment en termes de survol et de bruit sur les quartiers environnants d’Issy et de Vanves. Les études présentées par les porteurs du projet n’ont pas rassuré les habitants du quartier sur les ombres portées de la tour sur les immeubles environnants. Les études présentées par les porteurs du projet n’ont pas rassuré les habitants du quartier. La question du démantèlement de la tour, et de son coût, dont héritera la mairie de Paris à la fin du contrat de cession des terrains, n'est pas abordée ». Toutes ces raisons ont amené le Modem à demander Bertrand Delanoë d'organiser un référendum local, comme il l'avait lui même souhaité lors de sa campagne de 2008.

  • A VANVES, DES CHANTIERS COMMENCENT QUAND D’AUTRES ABOUTISSENT

    Avec ce week-end  prolongé et surtout ce beau temps ensoleillé et chaud, les vanvéens peuvent se promener dans leur ville et s’apercevoir qu’elle est bien évidemment en chantier. L’un d’entre eux est en train de se terminer, avec l’îlot Cabourg face au marché, alors que ravalement du tribunal d’Instance est en cours. Un autre doit débuter ces jours-ci au PMS André Roche l’aménagement en gazon synthétique du terrain de football annexe. Tous ces chantiers sont réalisés dans les régles de l’art bien sûr. Mais voilà certains (privés)  sont réalisés dans des conditions plus que douteuses, comme par hasard, en fin de journée, ou de semaine, et même lors de week-end prolongé, sans aucune panneau démontrant qu’il y ait eu autorisation dans les régles, avec arrêté municipal, surtout lorsque le soi-disant échauffaudage empêche le passage des piétons sur le trottoir, et empiéte sur des places de stationnements. Place du Val c’est le festival depuis le début de l’année avec le ravalement de l’immeuble du studio Hair. Le summum est atteint actuellement avec l’installation des volets, avec une première tentative très branlante voilà quinze jours, et une nouvelle ce week-end prolongé…et toujours des ouvriers ( ?) différents. Pendant ce temps là, des chefs d’entreprises dépensent des centaines d’euros pour faire monter leurs ouvriers sur les toits en respectant une réglementation draconienne (à juste titre), alors que d’autres font ce qu’ils veulent lorsque les autorités sont en vacances ou en week-end prolongé…Jusqu’à ce qu’il y ait un acident mortel.

     

    Le chantier Cabourg est dans sa phase ultime, avec deux mois de retard à cause des intempéries de cet hiver. Beaucoup de travaux supplémentaires ont été nécessaires et ont amené la Conseil Municipal du 25 Mai dernier à voter 2 marchés complémentaires et 12 avenant au marché de travaux de recompsition. Ils concernent des plantations et aménagement d’espaces verts, des travaux de VRD, de couverture, d’étanchéiité, de menuiserie, de cloisons et faux plafonds en plâtres, de carrelage, de serrurerie, de peinture, de plomberie, de chauffage, de ventilation ; d’électricité, d’équipement de cuise…Ainsi le coût total de cete opération se monte à 15,4 M€ au lieu de 14,6 M€ soit une augmentation de 5,69%, ce qui montre la maîtrise de cette opération n’ont pas manqué de faire remarquer Bernard Gauducheau et Générad Laubier, maire adjoint qui suit de prés ce chantier. Même le groupe socialiste a salué le travail des services techniques.  Ainsi la réouverture des écoles pourra s’effectuer pour la Rentrée de Septembre, leur déménagement des sites Aristide Briand (école Maternelle) et Michelet (école primaire) et leur réaménagement dans les nouveaux locaux étant prévu en Juillet après livraison du chantier, avec le centre de loisirs bien sûr. La Municipalité a prévu des visites découvertes de ce site pour les élus, les parents d’éléves, les enseignants d’ici leur ré-ouverture.

     

    Un autre chantier devrait commencer ces jours-ci, plusieurs engins de chantier ayant commencé leur apparition, sur le terrain annexe de football. Rappelons que ce terrain en stabilisé implanté  en 1941 a subi des opérations de rénovation lourde en 1995 pour recevoir une surface de jeu en sable fillerisé de schiste houille stabilisé mécaniquement. Mais voilà, malgré un entretien régulier et sérieux, en vue d’en ralentir l’altération liée à son utilisation, son niveau d’usure ne permet plus de jouer dans des conditions de sécurité satisfaisantes. C’est pourquoi la municipalité a décidé, après avoir reportée sa décision depuis 4 ans, de mettre un revêtement en gazon synthétique dit de « dernière génération »  qui permettra d’augmenter sensiblement le nombre d’heures d’utilisation et peut être son homologation par la FFB, ce qui était impossible en l’état actuel du terrain. Il sera accompagné par une rénovation de son éclairage en bénéficiant des dernières technologies en terme d’économie d’énergie.  La ville en profitera pour implanter une cuve de stockage d’eau de pluie (600 m3) sous ce terrain, alimentée en continu par le réseau de drainage de ce terrain dont la superficie de captage d’eau de pluie est de 7000 m2 ainsi que d’une parie de la toiture de la piscine d’environ 450 m2. Le volume stocké sera complété ponctuellement par les eaux de baignade de la piscine lors des 3 opérations de vidange des bassins imposées par le législateur. « Grâce à son traitement par ozonation, l’eau de baignade ne nécessiter aucun retraitement pour être ré-utilisé à des fins d’arrosage, à contrario des piscines traitées au chlore » indique le Service des Sports. L’eau ainsi stockée, alimentera le réseau d’arrosage automatique du terrain d’honneur de football. Une vanne de puisage permettra également le remplissage des citernes mobiles assurant l’arrosage des jardinières de la ville ainsi que les laveuses de voirie.

     

  • LES RENDEZ ECOLOS DE L’ETE A VANVES : LE REGLEMENT DU PLU

    Après le Forum Agenda 21 de GPSO hier, le PLU aujourd’hui sachant que ces deux sujets sont liés comme a essayé de le démontrer Claire Papy, élu Verte de Vanves, à la réunion publique sur le PLU Jeudi soir : Quels éléments de l’Agenda 21 peuvent être pris en compte dans le PLU a-t-elle demandé en pensant à la biodiversité ? Quant à Guy Janvier, conseiller général, il a titillé Bernard Gauducheau sur ses propos «  Vanves ville résidentielle » et la place des logements aidés.      

     

    LE FUTUR REGLEMENT DU PLU EN 14 ARTICLES

     

    Manifestement, le règlement du PLU de Vanves n’a pas fait recette, Jeudi soir à l’hôtel de Ville, alors qu’il n’y avait pas de match de football. Mais comme l’a reconnu le maire, « les vanvéens sont partis en vacances ». Le futur zonage a été présenté lors des réunions de quartier divisant la commune en 6 zones avec une typologie particulière : Centre Ancien St Remy, Zone mixte autour des grands axes, zone dédié aux immeubles (Plateau, av. de verdun, Place Kennedy etc..), zone de pertits collectifs et de pavillons très imbriqués, zone d’habitat individuel cohérent et identitaire (comme les Villas, le petit quartier entre le parc des expos, le lycée, les rues J.Jaurés et V.Hugo), zone économique (Parc des Expos et rue Jean Bleuzen). 

    Cette réunion publique était l’occasion de présenter les principes qui seront retenus dans les articles du Règlement qui est composé de 14 articles dont les 6 et 7 sont obligatoires dans un tel document technique car ils définissent les régles de construction. « On commence par dire ce qui est interdit, ce qui est aurotisé sous condition etc… » expliquait la représentante du cabinet Codra.

    L’article 1 parle des vocations de ces zones : Ainsi tout ce qui est industrie – traiteur classé par exemple dans cette catégorie – est interdit dans le Centre Ancien, mais pas dans la zone mixte autour des grands axes à condition de ne pas provoquer des nuisances. Pour les résidences hôtelières, constructions qui génére de l’habitat temporaire avec des services, ce PLU va empêcher les dérives du POS : « Leurs propriétaires-constructeurs disposaient de plus de droit avec le POS que maintenant. Ils ne peuvent plus construire sans respecter les mêmes réglements que les logements et bureaux » a indiqué Bernard Gauducheau en laissant entendre qu’il ne s’agit pas d’empêcher ce secteur d’activité « qui marche bien dans notre secteur et qui rapporte des ressources à la ville avec la taxe de séjour ». A contrario, dans toutes ces zones, des immeubles présentant un caractère particulier sont recensés afin de les préserver tout en n’empêchant pas quelques évolutions par des régles trop contraignantes. Le Maire a donné l’exemple du Prieuré Saint Balthilde avec la construction de la Maison relais pour handicapés adultes de l’association Simon de Cyréne qui a permis aux sœurs de rester dans leur prieuré, sans que ce projet ait un impact trop fort sur leur bâtiment.

    L’article 3 concerne l’accessibilité des bâtiments

    L’article 2 incite les promoteurs tout d’abord à la mixité en instituant un taux de logements aidés dans les programmes privés. Ainsi pour 1500 m2 de Shon (15 à 20 lgements), il sera exigé 25% de logements aidés, soit 375 m2 (5 à 6 logements). Ensuite à maintenir des activités (commerce – arrisanat) au rez de chaussée de ces immeubles notamment dans le Centre Ancien, la zone mixte et les grands axes. « Son objectif est de maintenir une certaine animation cmmerciale » selon le Cabinet Codra

    Les articles 4  et 5 concernent  les réseaux…

    L’article 6 définit les implantations des immeubles par rapport aux rues : Il précise les régles d’alignement de rue. Les parcelles d’angle ont été particuliérement étudiées de prés en autorisant des formes coupés ou arrondis avec un minimum de 3 m linéaire

    L’article 7 traite des régles à respecter concernant  les limites séparatives en fonction des zones. Très important lorsque par exemple un propriétaire veut aménager une baie, par rapport à son voisinage par exemple

    L’article 9 concerne l’emprise au sol : Il définit en fonction des zones, le pourcentage de terrain occupé par le bâtiment, sachant que le centre Ancien n’est pas réglementé. Ainsi selon les zones l’emprise au sol peut varier de 80% (Plateau, la Gare…)  à 30% (au Clos Montholon) en passant par 70% (zone mixte/grands axes), 50% (pour la zone moixte Pavillons/petits collectifs).

    L’article 10 définit les hauteurs : Les hauteurs des batiments peuvent varier de 15 m (centre Ancien) à 30 (dans les zones d’activités et le Plateau sachant qu’il y a des immeubles de 40m dans la rue Jean Bleuzen. Selon la largeur des rues, la hauteur est limité et peut être dépassé d’un étage, mais en retrait  

    L’article 11 traite de l’aspect des bâtiments, mais pas des matériaux qui ne sont pas imposés

    L’article 12 parle des normes de stationnement : 1 place  de stationnement par logement

    L’article 13 traite de la possibilité de développer des espaces verts dans les parcelles constructibles ou certains sites comme le talus SNCF, ou au sein de copropriétés,  et de protéger ceux qui existent.

    L’article 14 gére le COS (Coefficient d’Occupation des Sols) qui n’est pas obigatoire, sauf dans certaines zones où il varie de 0,9 m2 de placher à 1,2 m2 (au lieu de 1,6 ou 1,7) permettant aux propriétaires de petites parcelles (pavillonnairs) de faire quelques extensions, ce qui était impossible avec le précédent POS..  

     

    VOCATION A ETRE RESIDENTIELLE

    « Il est difficile de connaître les résultats de ce PLU. Sinon avoir une ville résidentielle » a déclaré Guy Janvier au moment des questions, et en revenant sur les logements aidés « avec ces zones où l’on peut prévoir 5 à 6 logements sociaux sur les 20 programmés. Cela me semble difficile de l’appliquer que dans certaines zones, et pas d’autres. Je ne crois pas que cela soit vraiment incitatif alors qu’à Vanves il est difficile de trouver du logement aidé ». Dans un premier temps, la représentante du Cabinet Codra a expliqué que les bailleurs recherchent à faire de petits immeubles conventionnés, et que cela marche comme c’est le cas à Sceaux par exemple. Et c’est une façon pour eux de faire du logement aidé. « C’est une solution pour des petites communes comme Vanves » a enchainé Bernard Gauducheau qui a répondu au Conseiller Général : « Je n’ai jamais dit que je voulais faire de  Vanves une ville résidentielle. Le temps fait qu’elle a vocation à être résidentielle. Car elle s’est édifiée à une époque où Paris s’étendait, et beaucoup de ses habitants l’ont choisi pour villégiature. Alors qu’à côté, d’autres villes (comme Issy les Moulineaux) avaient une vocation industrielle car elles disposaient de terrains et de friches. Et cette structuration de notre commune s’est confirmée à Vanves où on n’avait pas de terrains comme à Issy les Moulineaux ». Enfin, il affirmé que « Vanves n’est pas une ville pour les riches où on ne fait rien pour les autres, comme vous l’affirmez pour des raisons politiciennes » - « Je maintiens ce que j’ai dit » a répliqué Guy Janvier qui l’a interrogé aussi sur le devenir des terrains de la rue Aristide Briand occccupé aujourd’hui par l’école maternelle du Centre pendant les travaux sur l’îlot Cabourg. « Il a deux propriétaires : Le Conseil Général et la Ville. Le premier pense regrouper quelques serrvices sociaux suir son terrain. La ville envisage de vendre son terrain et réaliser une opération semblable à Diderot, Marcheron… ».