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logement - Page 6

  • DIALOGUE CITOYEN ET ALTERNATIF A VANVES POUR LES MUNICIPALES : GRAND ORAL POUR LES 4 TETES DE LISTES GRACE A LA JCEF GPSO

    « Je crois que c’est essentiel de faire connaissance physiquement avec les candidats et de ne pas s’arrêter aux documents de campagne » a bien résumé d’emblée Lucile Schmid tête de la liste EELV « Vanves en Transition » lors de son audition. Et il est vrai qu’une première s’est déroulée à Vanves samedi après midi salle Latapie grâce à la JCE (Jeune Chambre Economique) de GPSO et son antenne de Vanves présidée respectivement par David Wajnsztosk et  Guillaume Benhamou, qui avaient invité les 4 têtes de liste à s’exprimer chacun séparement pendant une demi heure dans le cadre du « dialogue citoyen ». Et ils se sont retrouvés tous les quatre ensemble pendant au moins deux heures à s’exprimer et à s’écouter, puisque les 3 autres candidats sont arrivés lorsque Bernard Gauducheau s’exprimait. Malheureusement, ils n’ont pas débattus ensemble. « C’est une forme d’expression alternative » a reconnu Bernard Gauducheau tête de la liste UDI/UMP « Vanves avec vous ». Ils ont eu tous à répondre à peu prés aux mêmes questions pendant 20 minutes : Pourquoi vous êtes vous engagé en politique et présenté à cette élection ? Quelle est pour vous la cité idéale ? Quels liens entre politique locale et politique nationale ? Et sur les thèmes du logement et de la MGP (Métropole du Grand Paris)…. (sur lesquels nous ne reviendrons pas car ils se sont déjà exprimés sur ces thèmes dans les articles précédents). Avant de répondre aux questions des participants.

    L’engagement : « Je suis candidat à un 3éme mandat car l’engagement politique ne se compte pas, car je fais confiance en l’homme, et qu’il  faut continuer à agir pour cette ville. Une ville c’est comme un ête humain, constitué de cellules multiples. Et il est important que les personnes en charge de la gestion de la commune soit en phase. Notre liste a été rajeunie pour préparer les jeunes à la gestion pour demain. Il faut faire preuve de pédagogie pour les préparer à ses responsabilités » a expliqué Bernard Gauducheau (UDI). « Ce qui nous a poussé  à nous présenter, c’est la situation actuelle difficile pour tous. Le FdeG propose avec son programme « l’humain d’abord » pour que le bien être de tous soit au cœur de notre action. On est présent dans le cadre d’un rassemblement. Nous pensons que les communes peuvent être un bouclier social dans cette crise » a déclaré Boris Amoroz tête de la liste Front de gauche « Vanves l’Humain d’abord ». « Mon engagement est nouveau, mes convictions sont anciennes, même si certains l’ont découvert, car j’ai dirigé des structures associatives qui m’empêchaient de m’engager politiquement. A partir du moment où j’ai été investi par les militants, nous avons cherché à partir d’un diagnostic partagé, d’établir un projet et de constituer cette liste » a indiqué Antonio Dos Santos tête de liste PS « Un nouveau souffle pour Vanves. « Faire de la politique pour avoir la liberté de s’exprimer » est l’objectif de Lucile Schmid, tête de la liste EELV « Vanves en Transition » qui l’a justement constituée « pour montrer la diversité des vanvéens. En me désignant, EELV a fait un choix qui n’était pas facile car j’ai été au PS aupravant ».   

    La cité idéale  : « Où les gens ont la capacité de vive ensemble, s’écouter, construire. On voudrait bien être soutenu par les membres de cette communauté, au lieu d’être toujours sollicités par des demandes » (Bernard Gauducheau). « Une cité pour tous où les catégories sociales puissent vivre. Alors que beaucoup sont obligés de partir à  cause du prix du foncier et les loyers (ouvriers, employés, jeunes..). Une ville où les services publiques sont maintenus » a expliqué B.Amoroz en s’enchantant que la gare de GPE (grand Paris Express) « soit une grande opportunité de développement », mais à la condition « qu’elle n’entraîne pas une flambée des prix ». Son ambition est de de faire de Vanves « une ville pour tous ». Pour Antonio Dos Santos, (PS), « la cité idéale est une ville où chacun trouve à s’épanouir. Nous avons beaucoup à faire pour que chacun trouve sa place. Je prétends être maire pour m’occuper des citoyens vanvéens. Et nous avons pris des engagements ferme dans notre programme qui n’a pas été fait à la va-vite… ». Lucile Schmid a rappellé « qu’à Vanves, on est dans une vraie ville, pas un village, bénéficiant de l’attractivité de Paris, ce qui explique que cela ne va pas soi. On connaît la porte de vanves, Issy les  Moulineaux, mais pas Vanves. Et j’aimerais que l’on nous situe bien au cœur d’un territoire de l’innnovation et de développer cette culture. Et il faudrait la ré-animer, la refaire vivre comme c’était le cas, avec le carnaval, le bibliobus…Une ville qui tisse des liens entre l’avenir et le passé. Le projet d’EELV est d’avoir un territoire en transition, et le faire ensemble avec les habitants. Il faut remettre Vanves en mouvement grâce à une équipe et non un homme providentiel ».  

    Local/National : B.Gauducheau (UDI) considère que « tout se tient en politique. Le gouvernement fait ce qu’il peut pour l’emploi, GPSO aussi avec sa Maison pour l’emploi. Mais voilà, l’Etat a baissé sa dotation à ces Missions. Et je me pose beaucoup de questions sur les rythmes scolaires. Depuis plusieurs années, on a vécu avec la semaine de 4 jours, sans reproche, sans demande de modifications. Pourquoi s’escrimer à modifier quelque chose qui marche bien ? Je ne suis pas convaincu que cette réforme soit utile. Et qu’elle perdure ». Pour B.Amoroz (FdeG), « le lien est indéniable, car la politique nationale nous affecte avec la baisse des dotations de l’Etat obligeant à un budget contraint, à la disparition de services publics ».

    Le maire a été interrogé sur l’aide aux créateurs d’entreprises  - « Nous proposons de créer des espaces de co-working pour faciliter la vie des jeunes entreprises, encourager les starts up comme GPSO » –  et sur le redécoupage des Régions. La tête de liste FdeG s’est fait interpellé sur les événements en Urkaine, un jeune co-listier socialiste lui demandant « pourquoi JL Mélenchon soutenait la Russie :  Est-on revenu à l’époque de l’URSS ? » - « Je suis responsable du FdeG pas du PG. Ce qui se passe en Ukraine n’est pas évident ». Antonio Dos santos a été interrogé sur le report des délais de mise en place de  l’accessibilité – « Le PS n,’a pas changé la loi, mais l’a modulée » – le soutien aux entreprises  -  «  La JCE sera-t-elle prête à venir parler de l’esprit d’entreprise à l’école ? » - sur le budget – « Nous mettrons en ligne (open data) les données budgétaires »…  Lucile Schmid  (EELV) l’a été  sur « l’économie circulaire » qui est le théme de l’année à la JCEF : « Nous sommes favorable à ce principe. Cela montre que l’écologie est liée à l’économie, avec une volonté d’innovation ».

    QU’EN ONT-ILS PENSE ?

    Bernard Gauducheau (UDI) : « Bonne initiative de la part de la JCE. Exercice intéressant pour les candidats. Chacun a pu exposer sereinement ses propositions et ses convictions selon les thémes retenus par la JCE et les questions des animateurs. Plutôt des propos constructifs de la part de mes adversaires politiques sauf  du candidat PS que j’ai trouvé sur la défensive et la justification accompagné de militants lui « servant la soupe »

    Antonio Dos Santos (PS) : « C’est une bonne initiative. Dommage que le maire n’ai pas mis à disposition, une salle plus grande, propice à une plus grande publicité de la rencontre, et des participants plus nombreux. Mais c’est toujours un plaisir d’échanger avec des jeunes entrepreneurs attentifs à la vie de leur commune. Type d’initiative à encourager, même si la formule est perfectible

    Lucile Schmid (EELV) : «  C’est essentiel de faire connaissance physiquement avec les candidats et de ne pas s’arrêter aux documents de campagne, de pouvoir débattre ensemble toute une après midi entière, à écouter les candidats et ses derniers à s’écouter mutuellement, grâce à des questions locales et nationales. Nous avons pu voir la différence des  projets portés et défendus. Chacun a pu s’exprimer sur le bilan, tracer des perspectives, parler de Vanves en 2020. il était intéressant de constater la différence du profil des intervenants, et bien évidemment entre la droite et la gauche. Je souhaite que soit organisé un te débat entre les candidats qui seront encore en liste au 2éme tour ».  


    Boris Amoroz : « En ce 8 mars, journée des droits des femmes, pour laquelle nous tractions au Carrefour de l'Insurrection, ce moment de dialogue organisé par la JCE  fut un exercice particulièrement intéressant d'expression politique et citoyenne. N’étant pas habitué personnellement à ce genre de prestation, j’ai toutefois pu exprimer pleinement les idées de "l'Humain d'abord" que je représente, et répondre à des questions bien posées et constructives, tant de la part des membres de la JCE que de l'assistance. Bien entendu, les questions centrales de notre programme, comme le logement accessible à tous ou la défense des services publics, ont été au cœur des échanges. Une petit déception par rapport à la question du jeune conseiller ministériel, qui, bien que s'agissant d'un sujet particulièrement important, n'avait pas sa place dans ce débat local, surtout de la manière dont elle était posée. J’ai toutefois essayé d’y répondre le plus clairement possible.
    J’aurais préféré pouvoir répondre à la question que le membre de la JCE a posé aux autres candidats, concernant les petites entreprises débutantes, et qui nous aurait permis d'aborder les réels problèmes que sont pour elles le coût de l'immobilier d'entreprise (directement lié à la spéculation immobilière), ainsi que le coût du capital, avec les importants taux de prélèvement exigés par les actionnaires et les banquiers (là où l'argent est prêté aux banquiers par la BCE à 0 %). Les incubateurs d'entreprise, qu'il est intéressant de réaliser au niveau intercommunal, sont une bonne solution, mais ne peuvent être une réponse pour tous les types de jeunes entreprises ; le problème essentiel reste le coût du capital. Bref, un dialogue intéressant, dans le respect des idées, bien organisé par la JCE
     ».

  • CARNETS DE CAMPANE A VANVES : REUNIONS DE PROXIMITE SUR LE PLATEAU… ET LE LOGEMENT BIEN SÛR : « Votre liste Front de Gauche est l’occasion de résister ! »

     

    Le Plateau de Vanves est devenu le nouveau centre de prédilection de nos listes. Il est devenu un enjeu de cette élection municipale, où il y a un électorat à conquérir pour la droite, où il y a un électorat à motiver pour aller voter pour la gauche. Pratiquement, toutes les listes ont tenu une réunion publique de proximité ses derniers jours. Le PS a ouvert le feu le 27 Février, suivi par l’UDI/UMP le 5 Mars et le Front de Gauche le 6 Mars. Et pratiquement tous partagent finalement le même constat même si la façon d’agir diffère : requalification des espaces publics, notamment la place des Provinces, la rue Auguste Comte…avec bien sûr le passage du métro.  Lutter actuellement contre les incivilités plus que contre l’insécurité, c'est-à-dire tous ceux qui dégradent ce quartier…dont certains habitants souhaiteraient changer le nom. Et comment trouver un autre nom à « Plateau », grâce à une grande consultation populaire. Car ce terme de Plateau remonte loin dans le temps. « Plaine » peut être. Ce n’est pas pour rien que la liste « Vanves avec vous » (UDI/UMP) a installée sa permanence sur le plateau, à côté du métro.

    En tous les cas, le Plateau était au centre de cette campagne municipale ses derniers jours, marqué par la première réunion publique de la liste Front de Gauche « Vanves, l’Humain d’abord » conduite par Boris Amoroz à l’école Max Fourestier Jeudi soir où il a été  beaucoup question de logement, avec notamment une conseillère générale des Hauts de Seine venue de Nanterre : Nadine Garcia.

    En tous les cas, il est aussi beaucoup question « d’humain » dans cette campagne, terme repris au moins par 3 listes dans leur programme ? Mais le Front de Gauche (FdeG) en a l’antériorité comme l’a rappelée la camarade « Annie » car « c’était notre programme aux élections présidentielles, et cela l’est aussi aux municipales à Vanves. Si Vanves a été un village, cette commune est maintenant une banlieue assez mal foutue, alors qu’elle était beaucoup mieux voilà quelques années avec des cafés, des restaurants, des commerces remplacés par  des supérettes et des agences bancaires à chaque coin de rues, avec au moins 2 dispensaires qui n’existent plus, des services publics qui disparaissent plus ou moins comme la Sécurité Sociale qui s’éloigne, la Poste qui réduit ses horaires sur le Plateau » a-t-elle cité en s’élevant contre contre « ces résidences d’étudiants (550 studios)  à des prix exorbitants (600 € de loyer par mois) et des surloyers qui chassent les familles de Vanves… Seule la priorité au logement social  peut contrecarrer ses tendances. Et c’est le choix, et la priorité  de notre projet » a-t-elle conclu.

    Le jeune Benjamin Bennequin a rebondi en expliquant les raisons de ce choix de la liste FdeG. « C’est une urgence. Seulement 40 logements construit à Vanves entre 2000 et 2009, le PLH ayant fixé des objectifs précis en 2011 de 90 logements par an (dont 28% sociaux). Les seules constructions de logements sociaux ont été fait par des congrégations religieuses et pas, par la ville » a t-il indiqué en constatant que « la ville propose de construire surtout du logement intermédiaire ». Il a rappelé les 5 axes défendus par le FdeG dans son programme à Vanves : Une politique volontariste de logement social (+30% et non 27,5%), sachant que 600 vanvéens sont en précarité logement. Une charte avec les promoteurs pour qu’ils s’engagent à baisser de 10% le prix du mètre carré, à limiter la spéculation foncière, faciliter l’accès au logement des primo-accédants. Une mobilisation des outils pour remettre sur le marché les 1000 logements vacants que compterait Vanves, depuis très longtemps pour certains, « ce qui permettrait de répondre à la demande logements à bas prix ». Exonérer les surloyers de la commune. Rénover les logements insalubres notamment du centre ancien, « ce quartier de Vanves qui risque d’être le plus restructuré dans les années qui viennent avec l’arrivée du métro GPE (Grand Paris Express). On ne veut pas d’un « Neuilly bis » dans ce secteur de Vanves »

    « Cette constitution de liste ne peut que redonner moral à ceux qui souffre de la politique menée par le gouvernement depuis 2 mois » a constaté Nadine Garcia, « même si elle a été difficile à constituer, car ce n’était pas gagné d’avance. Il y a eu de longues discussions » a reconnu Boris Amoroz qui la conduit. « Notre ville évolue dans un contexte difficile, générant de la précarité. Nos communes peuvent constituer un bouclier social  » a-t-il ajouté alors que son invité, insistait sur cette « année 2013 de déception et d’amertune. Le monde du travail s’enfonce dans l’inquiétude. Le Pacte de responsabilité est un recul …  Votre liste est l’occasion de résister ! »… au Pacte de responsabilité, à la baisse drastique de la dépense publique, la réductuon et le gel des dotations aux collectivités locales, à la réduction des services publics, au projet de MGP (Métropole du Grand Paris). « Il faut que les communes protégent, n’abandonnent personne ! »

  • LE PROJET DE LA LISTE VANVES EN TRANSITION (EELV) – INTERVIEW DE LUCILE SCHMID (EELV) : « On est écologiste et crédible »

    Alors que les quatre listes qui se présentent à Vanves ont été déposées en Préfecture (Le 24 pour l’UDI/UMP, le 27 pour le PS, le 28 pour le Front de Gauche, Le 3 Mars pour EELV), les choses commencent à se préciser au niveau des programmes. Alors que les socialistes ont présenté leur projet avant les vacances d’hiver, pour permettre aux vanvéens de se l’approprier, et qu’il est le thème de leurs réunions de proximité, les Verts l’ont dévoilé samedi dernier en commençant à le distribuer au marché, et la majorité municipale (UDI/UMP) commence à le distribuer aujourd’hui, dans les boîtes aux lettres des vanvéens, après une crépe Party hier en fin d’après-midi dans et devant leur permanence, où certains opposants ont été invités à déguster. Vanves Au Quotidien a décidé de rencontrer chaque tête de liste pour qu’il présente les grandes lignes de leur projet et nous éclaire sur leurs priorités s’ils sont élus les 23 et 30 Mars prochain. Nous commençons par Lucile Schmid qui conduit la liste « Vanves en Transition » 

    Vanves Au Quotidien - Pourquoi avez-vous présenté votre projet seulement maintenant ?

    Lucile Schmid : « Nous avons eu une démarche un peu particulière puisque nous avons organisé ses ateliers participatifs et ensuite, nous avons mis beaucoup de temps à discuter sur la façon dont on voulait faire un programme qui ne soit pas un catalogue de mesures. D’une certaine façon, cela a mis du temps à murir parce qu’il fallait plus expliquer, faire comprendre notre démarche, et montrer que l’on connaissait les contraintes, c'est-à-dire qu’on est écologiste et crédible. Je sais très bien, ayant une formation budgétaire, que dans la crise,  les vanvéens sont extrêmement attentif à l’idée du réalisme. Quand on a fait Vanves 2020, les gens s’étaient demandés si les écologistes étaient capables de faire ce qu’ils disent. Et bien nous avons travaillé sur la crédibilité. Nous voulions surtout insister sur la démarche : L’idée est d’associer participation des habitants, association aux décisions, services municipaux et expertise municipale avec des expérimentations. Nous voulions en faire une sorte de cœur de programme avec quelques coups de projecteurs sur des dossiers qui nous tiennent particulièrement à cœur comme le logement, les déplacements, la petite enfance, l’éducation.   

    VAQ - Comment l’avez-vous conçu et avec qui ?

    L.S. : « Au travers de ces ateliers et en utilisant les compétences de la liste. Car nous avons, dans notre liste, des gens qui viennent de milieux professionnels assez différents, et nous avons essayé de mobiliser notre expertise. Nous avons réfléchi s’il fallait faire quelque chose de spécial pour les jeunes adultes. Et nous nous sommes aperçus que nous préférions prévoir quelque chose sur la relation entre tous les vanvéens, et comment cela se faisait pour que cela fonctione ensemble

    VAQ - Quelles sont ses grandes lignes ?

    L.S. : « Vanves en Transition est un terme un peu mystérieux mais qui est intéressant. Nous avons vu cette idée de la « transition » à travers le débat sur la transition énergétique. Nous savons que nous sommes dans une période de crise profonde sur le plan écologique, économique avec la rareté de l’emploi, social avec le sentiment que les jeunes ne savent plus forcément où va la société, et de mutation. Nous associons souvent à ce constat d’incertitudes, l’idée de menaces. Nous nous sommes dit qu’il fallait prendre un contrepied, que l’on aille sur cette idée que nous vivons une période de transition, où il faut changer, transformer profondément le modèle. Et donc, à la fois reconnaitre la réalité et l’incertitude, et transformer le modèle économique, social et écologique. En se référant au mouvement des villes en transition qui a été fondée en Angleterre et qui a consisté à transformer les politiques énergétiques dans la ville, l’aménagement, l’urbanisme, et en même temps, à susciter de nouveaux lieux démocratiques de façon à ce que les habitants participent par une modification des comportements.

    VAQ - Que voulez-vous faire de Vanves en 2020 ?

    L.S. : « Nous voulons transformer la démocratie locale, parce qu’ayant passé un certain nombre d’années dans l’opposition, ayant même été toujours dans une forme d’opposition politique depuis que je suis à Vanves (depyuis 2002), il n’y a pas assez de mobilisation en France des compétences entre ceux qui appartiennent à l’opposition et à la majorité. Les conseils municipaux sont des pièces de théâtre dont on connait l’issue à chaque fois. Ceux qui viennent y assister sont rares, parce qu’ils ne mobilisent pas les foules. Ce n’est pas un lieu de débat. Nous insistons sur le fait qu’il y ait une partie du conseil municipal consacré aux questions des habitants, avec un compte rendu, des réponses pas préparées à l’avance, une vraie interpellation démocratique. Nous proposons de confier la présidence d’une commission municipale à l’opposition.

    Nous souhaitons ainsi que Vanves soit une ville réanimée, car ceux qui y habitent depuis longtemps, en parlent et disent qu’il y avait plus d’animations dans cette ville, une vie qui était plus évidente, où les habitants se parlaient davantage. Alors que Vanves est une ville que l’on peut parcourir à pied. C’est l’aspiration vers Paris, la voiture qui a créé cette espéce de difficulté à communiquer.

    Nous souhaitons que Vanves soit une ville plus innovante, qui expérimente. A partir de là, nous proposons un certain nombre de mesures pour la réanimer, la rendre plus animée, plus douce à ceux qui sont fragiles (petite enfance, handicapés,  seniors avec les échanges inter générationnelles), et où le principe d’égalité fonctionne quelle que soit l’origine, où le droit de vote des étrangers soit porté en organisant une votation citoyenne sur ce sujet. Nous souhaiterions que ce soit une ville qui ait de l’ambition. Vanves l’audacieuse comme à Issy.

    VAQ -Quelles sont les 2 à 3  propositions sur lesquelles vous avez envie d’insister ?

    L.S. : « Tout d’abord sur le logement où on met l’accent sur deux points : la rénovation énergétique parce que la précarité énergétique est un vrai sujet, y compris à Vanves. Les ménages dépensent dans le logement et le chauffage une partie importante de leurs revenus (jusqu’à 40%). Et notamment en organisant une politique de rénovation thermique plus importante notamment sur les logements sociaux. La ville n’a pas d’office HLM, mais peut être faudrait il avoir une relation plus forte avec tous les bailleurs sociaux qui ont des logements sociaux à Vanves, de façon à organiser une priorité à la rénovation thermique. La rénovation des logements dégradés de façon à ce qu’il y ait une offre de logements qui progresse notamment dans le logement social – il n’y en a pas assez – parce que le prix du métre carré augmente. Il y a ainsi une espèce de sélection qui se fait par les prix, qui fait évoluer Vanves. Alors que nous sommes attaché à la mixité sociale.

    Ensuite, les déplacements sur lesquels nous avons beaucoup d’ambitions. Nous souhaiterions organiser un système de sens unique rue Jean Bleuzen après en avoir discuté avec un comité d’habitants réunissant l’ensemble des vanvéens concernés (résidents,  commerçants, entrepreneurs, associations d’usagers) sur la manière de l’organiser. L’idée est que le trafic de transit qui est extrêmement important dans Vanves et qui tue la possibilité d’avoir un vrai centre animé, soit mieux régulé puisqu’il est impossible à éviter. Et de le faire en concertation avec la ville de Malakoff pour voir dans quel sens on pourrait imaginer faire un lien, avec un sens rue Jean Bleuzen, et un autre sens bd du Général de Gaulle. La concertation avec Malakoff qui est aujourd’hui très faible, puisque nous avons été happé par GPSO, pour des raisons politiques, est nécessaire dans le  cadre de la future MGP. Nous souhaitons re-développer des relations plus fortes avec Malakoff, Clamart et Paris, car cela cotrrespond à la réalité humaine de Vanves. 

    VAQ - Quelles sont les premières propositions que vous allez mettre en chantier sur vous êtes élu ?

    L.S. : « Le partage des responsabilités avec l’opposition, puisque nous avons appelé cela « jouer collectif » dans notre programme. On programmerait des Etats Généraux de l’Emploi et de l’Innovation car nous pensons que Vanves est une ville qui tout à fait la capacité humaine, avec des initiatives de jeunes – une jeune femme a crée une start-up sans le domaine numérique -  le siége d’Hachette qui va s’installer. On travaillerait sur un projet d’animation qui montrerait qu’elle peut être reprise à bras le cotrps par l’ensemble des acteurs et se déroulerait avant l’été 2014, et que Vanves est une ville festive et qu’elle peut attirer au-delà des vanvéens  

    VAQ – Quelle votre position sur la MGP ?

    L.S. : « C’est encore un objet politique non identifié. Nous avons des inquiétudes sur son opacité, son caractère technocratique. Nous relayons ces inquiétudes. En même temps, je considère que GPSO est une interco qui a certainement apporté des choses à Vanves en terme budgétaire, mais elle était déjà extrêmement opaque, une sorte de  club de copains. Le bureau de GPSO n’est il pas dominé par Issy et Boulogne. Est-ce que l’on peut imaginer que la MGP soit plus redistributive,  car elle porte des priorités en terme de logements, d’aménagement du territoire, mais qu’en terme de solidarité et d’égalité des droits, qu’elle soit une métropole de gauche. C’est ce à quoi j’aspire. Je ne regretterai pas GPSO.