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amif - Page 3

  • A COTE DE VANVES, LE 93éme CONGRES DES MAIRES DE France OUVERT PAR LE PRESIDENT SARKOZY

    Nicolas Sarkozy ouvrira cet après midi à 15H le au 93éme congrès des maires de France. Il avait déjà participé deux fois au congrès des maires depuis son élection à la présidence, en 2007 et en 2008.  En 2009, son absence en raison de rendez-vous internationaux lui avait été reprochée par la gauche, alors que se développait le débat sur la réforme de la taxe professionnelle, mais il avait reçu au lendemain du congrès une délégation de maires à l'Elysée. Cette année, le président pourra s'adresser aux élus locaux quelques jours après l'adoption définitive par le parlement de la loi sur la réforme territoriale, qu'il avait lancée il y a plus de deux ans.

     

    Gérard Larcher, Président du Sénat, qui était venu à Vanves à la mi Septembre et avait défendu la place et l’autonomie de la commune, vient d’ailleurs de s’adresser, par courrier électronique,  pour la première fois aux 36 500 maires de France dont celui de Vanves pour leur expliquer les conséquences de la réforme des collectivités territoriales sur les conditions dans lesquelles ils vont désormais exercer leur mandat. Il indique que la réforme consacre la commune comme « coeur de la démocratie locale » : « Elle est la seule collectivité à bénéficier de la clause de compétence générale. Cette volonté était partagée par tous les Sénateurs, qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition, urbains ou ruraux, métropolitains ou ultramarins, qui ont unanimement voulu l'achèvement de l'intercommunalité et le renforcement de l'autonomie des communes». Jacques Pélissard, président de l’AMF a adressé  lui aussi, le 18 novembre un message à tous les maires membres de l’AMF pour les informer «personnellement des avancées considérables obtenues par l'AMF tout au long du débat parlementaire» : Le nécessaire renforcement de l'intercommunalité qui doit se faire dans le respect de l'identité communale « avec un assouplissement des règles de représentation des communes dans les communautés de communes et d'agglomération qui restent essentiellement basées sur l'accord local ». L’AMF a  obtenu que « la taxe sur le foncier bâti ne soit pas automatiquement transférée aux métropoles et que la territorialisation de la DGF soit soumise à l'accord unanime des communes».


    Mais ce congrès de l'AMF qui est chaque année l'occasion d'une rencontre entre les maires et la plupart des membres du gouvernement, a été quelque peu victime du remaniement ministériel. L’AMF a dû envoyer en toute urgence de nouvelles invitations aux ministres nouvellement nommés, étant assuré de la présence de Brice Hortefeux, (Intérieur), Christine Lagarde (Economie), Luc Châtel (Education). Beaucoup de maires franciliens devraient présent dont Bernard Gauducheau, mais ausssi Michel Teulet, le nouveau président de l’association des maires d’Ile de France (AMIF) élu la semaine derniére, et qui réunit quelque 1.120 maires des 1.281 communes franciliennes. « Une association pluraliste qui fonctionne bien, puisque le conseil d’administration est constitué d’élus de droite, centristes, socialistes, communistes. Nous sommes une agora où chacun peut s’exprimer tout à fait librement, sans le côté « spectacle » de la politique puisque nous sommes entre nous sans caméras, ni micros. Et nous arrivons à dégager un consensus sur la plus grande partie des problèmes. Le but de l’AMIF est d’arriver à le trouver un consensus  le plus large possible. Il y a bien sûr des problèmes qui y échappent parce qu’ils sont très politiques et il appartient aux partis politiques de les traiter à leur niveau. Nous essayons toujours de trouver tout ce qui peut rassembler les maires. Et ce sera la ligne de conduite permanente que nous allons appliquer dans deux grands dossiers que nous avons sur le feu. Tout d’abord le Grand Paris avec la loi qui a donné à l’AMIF le droit et le devoir de présenter un avis sur le projet lui-même, sur les contrats de développement. Ensuite le logement puisque nous allons dans quelques semaines avoir les 2éme Assises et le salon de l’habitat francilien, les premières s’étant déroulées en Décembre 2009. Le logement est au cœur des préoccupations non seulement des maires, mais de toute la société française, en particulier dans les zones développées » indique t-il.

     

    Enfin, plisieurs débats sont prévus, dont  le dernier jeudi après modi avant la visite du premier ministre,  qui a vocation à traiter de sujets différents, notamment de société et d’actualité, s’intéressera au « bonheur d’être maire », c'est-à-dire à la façon dont elle est vécue par ceux qui l’assument. Pourtant l’ensemble des débats montre généralement les difficultés et les responsabilités croissantes des mairezs. Pourtant, le mandat de maire reste celui qui est privilégié lorsque le cumul de mandat améne les élus à renoncer à à l’un d’entre eyux. La fonction doit donc apparaître valorisante à leurs yeux.

  • VANVES ET SA REGION… EN VOIE DE PENURIE DE MEDECINS

    Nous profitons des week-ends ou des dimanches pour sortir de l’actualité immédiate  pour vous éclairer  soit sur un point de notre histoire vanvéenne, soit sur notre région capitale. Sachant que l’actualité vanvéenne a été marquée hier par la ré-élection d’Isabelle Debré comme délégué de circonscription de Vanves-Issy les Moulineaux dans le cadre du renouvellement des instances UMP.

    Après la publication au printemps 2010, d’un atlas régional par le Conseil de l’ordre des l’IDF, qui faisait apparaître une baisse de 0,7% des médecins libéraux entre 2008 et 2009, et prévoyait une baisse de 20% de généralistes d’ici 2030,  et une rencontre le 10 septembre dernier entre élus (Région et AMIF) et l’URMI (Union Régionale des Médecins Libéraux) pour « se connaître et agir ensemble », le CESR qui rassemble les forces vives de notre région s’est emparé de la question « d’anticiper le risque de pénurie des professionnels de santé » en publiant cette semaine rapport très intéresant de 126 pages sur « une approche prospective des besoins en professionnels de santé dans l’aménagement du territoire de l’IDF ».

     

    RENDRE ATTRAYANT L’ILE DE FRANCE (ET VANVES) POUR LES MEDECINS

     

    Selon Olivier Aynaud, son rapporteur, le défi est majeur : « Dans les 5 à 10 prochaines années, le nombre de professionnels de santé partant à la retraite va  fortement croître  (17 000 ont plus de 50 ans) et les projections réalisées sur cette période parlent d’une baisse de 10% des effectifs de médecins, alors que la population francilienne pourrait croître de 10%. Ainsi la densité médicale chuterait de – 26%. Or dans le même temps, l’allongement de la durée de vie (hausse de 48% des + de 60 ans, de 61% des + de 75 ans et de 84% des + de 85 ans), les efforts de prévention et de dépistage ainsi que l’émergence de pathologies chroniques invalidantes, induiront une hausse des besoins de santé ». Dans son rapport, le CESR (Conseil Economique et Social)  appelle les collectivités territoriales à « une nécessaire attention face à un secteur en mutation », en  soulevant tout d’abord les freins à l’installation ou à la préservation de ces professionnels de santé : le coût du foncier sans compter celui qu’impliquera le respect des lois sur le handicap (accessibilité) et de la mise en conformité des locaux recevant des patients, l’insécurité dans certains territoires, le manque d’attractivité en vue du choix d’installation ( diminution moyenne de -6,8% de l’installation des professionnels libéraux dans le Grand Paris depuis 8 ans). Ensuite l’évolution vers de nouveaux modèles d’organisations de soins, les jeunes médecins souhaitant travailler en activité interprofessionnelle et pluridisciplinaire ( dans un cabinet de 2 à 3 médecins et plus)  sachant que ces jeunes médecins préfèrent exercer en secteur salarié (22%), faire des remplacements (10%) que s’installer en secteur libéral (10%). 

    Face à ce constat, le CESR a cherché à faire des propositions qui entre dans les compétences des collectivités territoriales comme la Région, même si la Santé est en dehors,  le rapporteur s’étonnant que dans des ZAC comme Tolbiac ou des opérations d’aménagement comme les batignolles on n’ait pas pensé à s’interroger sur les besoins des professionnels de santé en prévoyant une maison de santé pluridisciplinaire. Ainsi il propose que la Région participe à l’accompagnement des professionnels de santé, construise un dispositif de soutien concernant aussi bien les étudiants que les jeunes professionnels en voie d’installation (aides financières, exonérations), soutienne l’ORIFF-PL qui est un organisme favorisant l’accés à la formation et à la gestion d’entreprise des entrepreneurs de santé, facilite la création de ses maisons de santé pluridisciplinaire quitte à faire appel au PPP (Parrenariat Public Privé), mettre en place un plan d’actions avec l’ARS (Agence Régionale de Santé) pour lutter contre la pénurie prévisible des professionnels de la santé.

    En tout les cas, cette question cencerne Vanves, car comme nous l’indiquions en Septembre dernier, il reste 1,5 médecins sur le plateau, car 2 sont partis du cabinet situé rue Ernest Laval, alors que cette partie de Vanves est la plus habitée. Par contre dans le bas de Vanves, ils sont plus nombreux, entre 7 à 10, sachant qu’au total sur la ville, la mairie en a recensé 18 sur son site internet. Les raisons de ces départs et de ses non- remplacements sont simples : Le prix de la location (2000 € par mois) a dissuadé des jeunes médecins de les remplacer. A écouter ceux qui restent,  la surchage administrative notamment avec la sécurité sociale devient infernale, les prix de location sont disuassifs ainsi que les charges, et puis les jeunes médecins hésitent à sauter le pas en s’installant à leur compte,  préférant être salarié ou faire des remplacements.

  • LE MAIRE DE VANVES MOBILISE POUR EVITER L'ECRAN NOIR LE 8 MARS 2011

    Bernard Gauducheau comme ses 1271 collégues maires franciliens recevront cette semaine un dossier du GIP FTN (France Télé Numérique)  qui leur expliquera en quoi consiste le passage à la TV  tout numérique et surtout ce qu’il va impliquer de leurs parts pour informer, sensibiliser et accompagner leurs administrés,  afin qu’ils ne se retrouvent pas avec un écran noire le 8 Mars 2011,  avec les différents outils qui seront mis à leurs dispositions en ne donnant lieu à aucune facturation, car intégralement financé par l’Etat et les chaînes de TV. Ils iront de l’article type pour leur bulletin municipale,  d’affiches et de guides d’explications pour leur espace d’accueil  ou d’infos (comme au marché de Vanves)  ou à insérer dans leur journal municipal comme Vanves Infos,  jusqu’à l’organisation de réunions publiques à partir de Janvier. Un  délégué régional a même été nommé pour l’Ile de France, Faycal Daouadji qui sera le correspondant des élus franciliens.  L’auteur de ce blog a eu l’occasion de le rencontrer ses derniers jours pour une interview pour Première Heure, journal par Fax des Hauts de Seine. Extraits tout en rappelant que Vanves compte parmi ses habitants un spécialiste de la question, Cedric Davy, auteur du livre « bien comprendre et installer la TNT » (Edt Elektor)

     

    QUELQUES EXCLAIRCISSEMENTS DU MONSIEUR  TV NUMERIQUE

     

    Quel est l’enjeu du switch off en Région Ile de France ?

    Fayycal Daouadji : « L’enjeu en IDF ne sera pas technique, puisque la technologie fonctionne bien, que la TNT a été inventée dans cette région, lancée en 2005 depuis la Tour Eiffel. Et les franciliens sont beaucoup plus rompus aux nouvelles technologies. Le premier barométre en Avril 2010 montrait que 90% des franciliens étaient passés au tout numérique, et seulement 10% étaient encore  analogiquement dépendant. Comme le choix est large, il est d’autant plus nécessaire d’informer et de déployer une pédagogie pour que les gens s’y retrouvent. Car tous ceux qui sont passés au tout numérique, qui regardent la TV par ADSL ou sur le câble ou même par satellite se demandent s’il faut à nouveau agir. 

    La seconde question concernera le volume qui est inédit : 1 habitant sur 5 vie en IDF, 1271 communes… et une  grande diversité du territoire entre la Seine et Marne, 50% du territoire francilien à la tonalité rurale, et les Hauts de Seine, avec Paris et le 9.3 qui ont des densités et des taux de logements collectifs très forts. Du coup les vecteurs d’informations publics et non commerciales ne seront pas les mêmes

    La troisiéme concernera la mobilisation de l’ensemble de l’ensemble des collectivités locales comme on le fait dans les autres régions, mais à une échelle là aussi inédite

    Qu’est-ce que vous attendez des élus et plus particulièrement des Maires ?

    F.D. : « De nous aider avec les préfectures et sous préfectures à déployer l’information publique et non commerciale, notamment par rapport à tout ce qui, dans leur mission quotidienne, s’occupe des personnes fragiles pour des raisons d’âge ou financière. Il s’agit d’impliquer les CCAS et les services sociaux dans cette transition numérique afin de ne laisser personne sur le bord de la route numérique.

    D’autant plus que les maires  sont plutôt axés sur la fibre optique et le haut débit que sur le passage au tout numérique ?

    F.D. : « Notre rôle sera de faire de la pédagogie en expliquant ce qui reléve de la continuité du service et du développement du tout numérique, avec la TNT, et des différentes manières d’y accéder (hertzien, câble, ADSL, satellite), et ce qui est permis par la loi relative à la lutte contre la fracture numérique avec la fibre optique. Les calendriers ne sont pas les mêmes. Nous sommes sur une échéance à très court terme, le 8 Mars 2011, immédiat et surtout universel, alors que la fibre optique demandera du temps comme la téléphonie mobile voilà 15 ans. Et là, cela reléve des décisions des collectivités territoriales alors que pour le passage au tout numérique, c’est une politiquer publique prise en charge par l’Etat et les chaînes.   

    Qu’avez-vous prévu comme plan d’action dans cette région pour sensibilisez les élus et surtout les maires ?

    F.D. : « Nous leur proposons un certain nombre d’éléments et nous agirons comme dans les autres régions. Sachant que comme pour les questions de trottoirs, d’éclairages, d’espaces verts, de voisinages, les personnes qui se poseront des questions se retourneront vers les élus. Et le maire, par définition, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, sera considéré comme l’ingénieur en chef du passage à la TV tout numérique.  Notre devoir est de les placer en amont dans une situation où ils peuvent, à minima, savoir qu’il y a un organisme public, FTN, des aides financières, de l’accompagnement humain, et finalement faire en sorte d’avoir toutes les réponses. Nous envoyons le 24 Septembre aux 1271 Maires, l’ensemble des  conseillers généraux et régionaux, des parlementaires un premier gros dossier d’information exclusif qui détaillera les outils mis à leur disposition notamment. Et nous organiserons avec l’AMIF (Association des Maires Ile de France) en décembre, une grande réunion avec les maires. Sachant qu’en Janvier est prévu le déploiement du dispositif d’information sur le terrain avec guides et la tournée « Tous au Numérique » avec des bus qui iront sur les marchés et les places de nos villes et villages franciliens.

    Au regard de l’analyse territorial et sociologique, nous avons distingué deux zones : la grande et la petite couronne avec Paris Pour le Grand Paris, l’information commencera plus tôt au regard de la densité de population et de l’importance du logement collectif. Un courrier a déjà  été envoyé à l’ensemble des maires du Grand Paris où FTN demande l’autorisation de déployer les totems d’informations et les guides  pour le passage de Canal+ dés le 4 Octobre au Tout Numérique, jour choisi pour la première campagne d’affichage qui permettra aux franciliens de commencer à être sensibilisé sur le sujet. FTN leur proposera de nommer un référent de façon à lancer dés début décembre nos animateurs réseaux, et notamment  leur apporter les outils nécessaires (articles types pour bulletin municipal, espaces pour site internet, affiches, guides…) et organiser des réunions publiques.   

    Pourquoi visez-vous principalement les maires ?

    F.D. : « La réussite de cette opération passe par les maires qui connaissent le mieux la sociologie de leur population de manière assez fine. Nous faisons beaucoup d’analyses sociologiques territoriales qui nous ont permis de définir ses deux zones en IDF, mais rien ne remplacera la finesse et la connaissance d’un maire par rapport à ses administrés. Notre intérêt est commun : déployer cette information publique et non commerciale et faire en sorte que leur administré soit placé dans des conditions de sérénité et puisse connaître leurs droits. Lorsqu’on a commencé dans les régions précédant l’IDF,  nous avons constaté que nous avions 1 foyer seulement sur 5 qui connaissait les aides financières et l’accompagnement humain. Et il est évident qu’un maire, qu’un CCAS ne pourra pas faire mieux pour faire connaître ses outils à leur population fragile. Et que les réunions publiques sont efficaces et intéressent les élus, les administrés.