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Vanves et le Département des Hauts de Seine

  • LE CONSEIL MUCIPAL DE VANVES REJETTE UN VŒU DE LA GAUCHE DEMANDANT UN PLAN D’URGENCE POUR LA MDPH 92

    Le groupe de l’opposition à l’initiative de Camille Lemarchand (PC) a déposé un vœu par lequel le Conseil municipal de Vanves le 7 octobre appelle le Département des Hauts-de-Seine à mettre en œuvre un véritable plan d’urgence pour la MDPH 92 (Maison Département des personnes handicapées des Hauts de Seine)  « de nombreux Vanvéens se retrouvant en difficulté à cause des dysfonctionnements actuels de ladite maison départementale des personnes handicapées ». Il souhaitait que Vanves doit faire pression « pour que les droits des personnes handicapées de notre ville soient respectés » car «les mesures annoncées par le conseil départemental ne sont pas satisfaisantes ». Bien évidemment le vœu a été rejeté par la majorité, la conseillére municipale communiste jugeant sa position « consternante »

    L’opposition relayait ainsi l’action menée depuis des mois par le groupe communiste du Conseil Départemental des Hauts de Seine  qui à chaque séance publique dénonce les dysfonctionnements des services de ce guichet unique d’accès simplifié aux droits et prestations pour les personnes handicapées (enfants et adultes) :  délais de traitement trop long des dossier qui dépassent régulièrement 12 mois, voire 24 mois, alors que le délai prévu est de 4 mois, manque de personnels, difficultés persistantes de recrutement, notamment de médecins évaluateurs, délais qui s’allongent et conditions de travail dégradées pour les agents. «Des Vanvéens ont par ailleurs témoigné de difficultés de suivi de leur dossier et, dans certaines situations, de la nécessité de reconstituer des pièces ou des dossiers » assurait Camille Lemarchand.  

    Mais ce vœu déposé par le groupe de l’opposition de gauche intervenait alors qu’à la suite des nombreuses interpellations et mobilisations, le Président du Conseil départemental avait annoncé en juillet 2026 de nouvelles mesures et un objectif de retour aux délais réglementaires au début de l’année 2027. Avec une première traduction, notamment pour les vanvéens :  La MDPH 92 territorialise son accueil dans les Services de Solidarités Territoriales (SST) pour les personnes en situation de handicap, leur évitant ainsi de se rendre à La Défense où elle a déménagé. Ils n’auront plus qu’à se déplacer à Boulogne, plus proche, où se trouve le DST dont dépend Vanves.  

    «Cette territorialisation de l'accueil handicap devrait permettre de faciliter l'accès aux services pour les personnes en situation de handicap ; proposer une approche globale tenant compte à la fois des problématiques sociales et du handicap ; harmoniser les pratiques d'accueil sur l'ensemble du territoire ; améliorer la qualité des dossiers transmis à la MDPH ; fluidifier l'accueil de la MDPH et réduire les délais de traitement » indique le département  qui répondait ainsi, en partie, certes, à son opposition qui demandait, comme à Vanves que « les engagements pris doivent désormais être accompagnés d’un calendrier précis, de moyens pérennes et de résultats transparents et vérifiables ».

     

  • DES ORDINATEURS POUR LES LYCEENS ET LES COLLEGIENS DE VANVES

    Que ce soit la Région Ile de France ou le département des Hauts de Seine, ses collectivités locales franciliennes comme les autres en France, remettent des ordinateurs respectivement aux lycéens et aux collégiens de leurs territoire, ce qui est le cas à Vanves. Ainsi, la semaine dernière, Bernard Gauducheau, avec sa casquette de conseiller régional, a remis de nouveaux ordinateurs portables de nouvelle génération aux élèves des lycées Michelet et Dardenne de Vanves (sur la photo au lycée Michelet).

    « Offerts par la Région Île-de-France, ces équipements de nouvelle génération sont plus rapides et offrent une meilleure autonomie. Ils accompagneront chaque lycéenne et chaque lycéen pendant ses trois années de lycée et leur donneront accès à l’ensemble des ressources pédagogiques numériques. Ces ordinateurs sont devenus de véritables outils du quotidien pour apprendre, travailler, préparer ses devoirs et accéder aux nombreuses ressources proposées par les établissements » soulignait il.

    Cette nouvelle génération d’ordinateurs plus rapide et avec une meilleure autonomie sont distribués à tous les élèves de 2de et  à leurs 20 000 professeurs. Chacun représente une valeur de plus de 600 €. Mais ce n’est pas tout, car en seconde, première et terminale, la Région offre à chaque lycéen ses manuels scolaires et supports pédagogiques pour une valeur totale de 720 € sur 3 ans. Elle a installé 10 000 écrans numériques interactifs, soit plus de 30 % des salles équipées. Elle met à disposition des éléves un service innovant, Class’Connect qui leur  permet d’accéder à des ordinateurs puissants directement depuis leur propre matériel, que ce soit en classe ou à la maison. Grâce à cette plateforme, ils peuvent utiliser des logiciels professionnels exigeants, comme SolidWorks de Dassault Systèmes. Par exemple, un élève peut commencer la conception d’une pièce mécanique sur un poste du lycée durant son cours, puis reprendre exactement là où il s’est arrêté le soir depuis son ordinateur régional. Enfin, après avoir équipé le Val-d’Oise et Paris, la Région a engagé le passage du très haut débit à 1 Gbit/s dans tous les lycées de Seine-Saint-Denis, des Yvelines et des Hauts-de-Seine.

    Le Département des Hauts de Seine n’est pas en reste, car il agit pour « un numérique éducatif accessible à tous afin qu'aucun collégien ne soit laissé de côté ». Les familles modestes peuvent bénéficier, via Pass+, d'un ordinateur portable pour leur enfant de la 6ᵉ à la 3ᵉ,  à la condition qu’il soit boursier ou que la famille justifie d’un quotient familial inférieur ou égal à 880 €. Les collégiens conservent l’ordinateur pendant toute leur scolarité au collège. « A travers ce dispositif solidaire, le Département entend réduire les inégalités entre élèves dans l’accès aux équipements et services numériques en permettant à un maximum de collégiens de retrouver, à leur domicile, un environnement de travail proche de celui du collège ; contribuer à l’acquisition d’une culture numérique et au développement de compétences numériques pour que les collégiens se préparent au monde du travail » explique-t-on au département en précisant que le matériel mis à la disposition des collégiens offre des caractéristiques similaires aux ordinateurs déployés dans les collèges publics du Département, qui sont plébiscités par les équipes pédagogiques, et disposent d’un panel de logiciels pédagogiques variés.

    Enfin, il met à disposition des collèges, des familles et des élèves un Environnement Numérique de Travail (ENT) conçu pour répondre aux besoins de l’ensemble de la communauté éducative. Articulé avec Pronote pour la gestion de la vie scolaire, cet écosystème numérique facilite le suivi de la scolarité, les échanges entre les familles et les établissements ainsi que l’accès aux ressources pédagogiques. Depuis la rentrée 2026, afin d’aller plus loin et de simplifier l’accès à ces différents services, le Département propose également l’application « Mon collège Hauts-de-Seine », disponible sur les stores App Store et Google Play, qui permet aux élèves, aux responsables légaux et aux personnels de retrouver, au sein d’un point d’entrée unique, les principales informations liées à la vie du collège et au suivi de la scolarité.

  • AMENAGEMENT D’UN ILOT VERT AU COLLEGE SAINT EXUPERY DE VANVES

    L’événement de cette rentrée scolaire pour le collège Saint-Exupéry de Vanves qui a vécu une année scolaire 2025/2026 florissante (1er au palmarés des collèges du département des Hauts de Seine, 1er prix du rallye citoyen des Hauts de Seine)  est son aménagement en  Îlot vert, avec de nouveaux espaces plus végétalisés, plus agréables et offrant de meilleures conditions de confort lors des périodes de canicule grâce à des travaux financés à hauteur de 2,7 millions d’euros par le Département des Hauts de Seine.

    Grâce au programme des Îlots verts, les cours de récréation se transforment progressivement en espaces végétalisés, plus frais et plus agréables lors des épisodes de forte chaleur. Développé avec la participation des élèves dans le cadre de la démarche «Imagine ton collège», ce programme répond à un triple objectif : améliorer le quotidien des élèves, favoriser le bien-être de l’ensemble de la communauté éducative et adapter les établissements aux effets du changement climatique.

    14 collèges ont déjà bénéficié de ces aménagements, dont trois en 2026 : Les Petits-Ponts à Clamart, Jean-Perrin à Nanterre et Robert Doisneau à Montrouge. Cinq nouveaux projets sont actuellement à l’étude ou en travaux dans les collèges Henri-Georges Adam à Antony, Moulin Joly à Colombes, Les Bouvets à Puteaux, Paul-Éluard à Nanterre et Thomas-Masaryk à Châtenay-Malabry. 

    «Les premiers retours sont très positifs. Une évaluation menée auprès de plusieurs établissements met en évidence une amélioration du climat scolaire, un meilleur partage des espaces ainsi qu’un confort renforcé grâce à davantage d’ombre et de fraîcheur durant les périodes de forte chaleur » indique le CD92 qui consacre 40 M€ à ce programme de végétalisation. L’évaluation menée récemment par l’Atelier Recherche Observatoire Egalité (LAROBE) dans un échantillon d’établissements montre une réelle amélioration du climat scolaire, un partage plus égalitaire des espaces, un bien-être accru des usagers et une amélioration de leur confort global grâce aux aménagements réalisés, adaptés à la fois à leurs besoins (lire, discuter, travailler, faire du sport ...) et aux conditions climatiques avec plus d’ombre et de fraicheur en période estivale.

    Cet aménagement et d’autres travaux qui ont été démarré cet été pour améliorer l’accessibilité et poursuivre la modernisation du collège, se poursuivront jusqu’à la fin 2027, car ils se dérouleront pendant les périodes de vacances..

    «C’est un effort financier considérable qui témoigne de l’engagement du Département pour notre collège. Et cet engagement est pleinement justifié. Le collège Saint-Exupéry est aujourd’hui l’un des établissements de référence de notre département » soulignait Sandrine Bourg conseillére départementale pour qui « ces réalisations illustrent une conviction qui m’anime dans mon mandat. Être conseillère départementale, pour moi, ce n’est pas seulement siéger dans une assemblée. C’est faire en sorte que les politiques départementales bénéficient concrètement à Vanves et répondent aux besoins de ses habitants ».