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SANTE - Page 27

  • DERNIERES JOURNEES DES VACANCES D’ETE 2013 A VANVES : PETIT RAPPEL HISTORIQUE SUR LA CANICULE DE 2003

    Cette semaine encore calme sur le front des événements politiques et communaux permet  de revenir sur certains événements qui ont marqué cet été ou les précédents. Les canicules des étés 2012 et 2013 n’ont rien à voir avec celle de 2003. Mais cette dernière a justement permis aux collectivités territoriales comme Vanves de mettre en place un plan canicule qui s’est affiné au fil de ses 10 années comme l’ont constaté certains de nos seniors vanvéens

     

    « Certains clients venaient souvent acheter un produit puis revenaient pour un autre afin de profiter de la fraîcheur donnée par les rayons réfrigérés qui climatisaient en quelque sorte notre magasin. Ce qui créait une sorte de convivialité sympathique qui ne coûtait rien à personne » témoignait Vincent Brossard, directeur d’Intermarché dans le numéro de Septembre 2003 du « Journal Le Vanves », mensuel d’informations locales (qui a disparu) en donnant quelques chiffres : « La canicule a fait exploser nos ventes de produits qui apportaient un sentiment de fraîcheur : fruits (pêches), légumes (melons), surgelés, glaces, boissons non alcoolisés, eaux, sodas dont on n’arrivait plus à re-charger les rayons. Les ventes d‘eaux minérales ont triplés (+300%) avec 5000 bouteilles d’eaux minérales vendus en une seule journée ainsi que rayon atomiseur ». Son collègue de Champion (maintenant Carrefour SuperMarket) faisait le même constat. La fréquentation de la Piscine battait des records : 600 entrées en moyenne par jour durant les 15 premiers jours d’Août, avec une baisse à 250/400 entrées aprés. Et le service des Sports veillait à bien arroser la pelouse du terrain de football d’honneur

     

    Heureusement Vanves n’a pas connu d’hécatombe comme certains villes voisines « même si on a recensé 16 à 17 décés  durant cette période (au lieu de 5 en 2002), dont certains n’étaient pas liés à la canicule », notamment à la Maison de Retraites Larmeroux qui avait vécut une période très dure selon le témoignage de son directeur Christian Jonchery. « On s’en est bien sorti dans la mesure où nous n’avons eu aucun décès dû à la canicule parmi nos 62 résidents sauf 2 qui avaient une pathologie assez lourde et revenaient de l’hôpital. Nous avons eu 6 gros coup de chaleur (40,6°) mais ils s’en sont sortis grâce au personnel qui a veillé notamment à l’hydratation des résidents avec l’aide notamment pendant le week-end de 2 secouristes de la Croix Rouge ».

     

    D’ailleurs cinq secouristes de l’antenne Vanves-Malakoff de la Croix Rouge avaient été mobilisés entre le 11 et le 17 Août pour soutenir efficacement les pompiers, le SAMU,  les hôpitaux, et les maisons de retraites, dont deux à la Maison de retraites Larmeroux. « Les secouristes y ont effectué des rondes toutes les heures pour aider les aides-soignantes à faire boire et à alimenter les pensionnaires ». La Police Nationale a malgré tout  dû intervenir plusieurs fois pour constater des décès, naturels bien sûr, et notamment 7 fois entre le 11 et le 14 Août, chez des personnes très isolées, sans ou peu de visites. Les prêtres de Saint Remy et de Saint François étaient surbookés : Ils ont dû célébrer 17 obsèques en Août, avec une moyenne de 5 à 7 après le 15 Août, les Pompes Funébres étant engorgées

     

    Un bon quadrillage des personnes âgées par les différents services municipaux ou para municipaux et une bonne réactivité de ses responsables ont permis d’éviter le pire, comme le racontait Maryse Aonnepel, infirmière coordinatrice de services de soins à domicile de l’institut Lannelongue : « J’ai fait tout d’abord un rappel à nos aides soignantes et nos infirmières sur la déshydratation de la personne âgée et le mode d’observation pour savoir la dépister sur le plan médical. J’ai édité d’autre part une petite feuille avec des consignes qu’elles pouvaient laisser au domicile des patients. Moyennant quoi, on n’a pas eu de soucis particuliers avec les 46 patients que l’on avait en charge dont 6 étaient en vacances. Un seul d’entre eux a un problème d’hyperthermie qui n’a pas nécessité une hospitalisation ». Le CCAS constatait un peu plus tard que « l’action efficace des personnels du réseau de santé vanvéens avait permis de limiter les dommages humains. Des mesures d’attentions particulières ont été immédiatement mises en place : achat de brumisateurs, distribution d’eau, incitation des résidents à prendre des douches, à s’hydrater ».

     

    Curieusement, dans le V.I. de Rentrée (Septembre 2003), aucun mot dans l’éditorial du Maire, aucun article, sauf une allusion dans la tribune des écologistes « Assez d’Hypocrisie », puis une autre dans l’éditorial du maire du V.I. d’Octobre 2003 : « Après les événements dramatiques de cet été dus à la canicule, il faut rappeler l’importance de renforcer les liens qui nous unissent tant au sein des familles que dans le cadre professionnel, amical, des relations de voisinage, de quartier…les associations constituent l’un des maillons qui assurent la cohésion du tissu social ». Avec un article sur « La Croix Rouge contre la Canicule ». L’été suivant, Vanves qui s’était associé au plan anti-canicule du département des Hauts de Seine (Vermeil 92) mettait en place un dispositif d’urgence ainsi qu’une veille des personnes isolées. Un petit fascicule qui recensait les risques et les gestes de secours, ce qu’il faut faire et ne pas faire, avec des numéros utiles, était envoyé à l’ensemble des seniors. Une personne chargée de recenser les personnes les plus fragiles et les plus isolées avait  été recrutée pendant les 3 mois d’été. Les aides à domicile municipales avaient été sensibilisées sur les symptomes nécessitant une alerte médicale et une équipe d’astreinte était prévue pour intervenir en urgence chez les personnes qui seraient signalées en danger. Un système qui s’est renforcé au fil des années en montrant son efficacité comme ce fut le cas  durant les étés de 2012 et de 2013 mais lors de canicules de moindre ampleur

  • MEDECINS A VANVES : UN GENERALISTE POUR 1500 VANVEENS

    Une seconde préoccupation pour nos élus et les pouvoirs publics est apparue durant cette trêve estivale : Elle concerne les médecins libéraux qui devrait donner l’occasion au Conseil Régional d’organiser le 10 Septembre prochain les premières rencontres médecins libéraux – élus territoriaux sur le théme : « Améliorer la santé de tous : se connaître pour agir ensemble ». La Région comme l’AMIF (Association des Maires d’Ile de France) et l’URML (Union Régionale des Medecins Libéraux) expliquent « que cette rencontre trouve son origne dans le constat partagé par les élus locaux comme par les médecins libéraux d’une connaissance insuffisante des enjeux, des intérêts et contraintes qu’induits le nouveau cadre institué par la loi relative à l’hôpital, aux Patients, à la Santé et aux territoires (HPST) dont la mise en poeuvre nous concerne tous autant que les autres ». Une rencontre qui intéresse beaucoup Bernard Gauducheau, maire et conseiller général. Et pour cause.

     

    Les prémices de cet intérêt réciproque, ont été posées par la publication, pour la première fois durant le printemps 2010, des atlas régionaux de la démographie médicale, par le conseil national de l’ordre, dont celui de l’Ile de France. Du coup, les élus régionaux se sont saisis de la question des médecins libéraux et notamment de leur présence dans nos communes et nos campagnes franciliennes. Or cet atlas fait bien apparaître une baisse de 0,7% de leur effectif dans notre région entre 2008 et 2009, avec 57 736 médecins. Cette baisse varie de – 0,2% dans les Hauts de Seine à – 5,1% dans le Val d’Oise. « D’ici 2030, l’effectif de généralistes diminuera de 20% et la densité par jhabitants chutera de 26% » prévoit l’UNRL

     

    Vanves connaît un très net déséquilibre entre le Plateau, le haut de Vanves,  et le centre historique et ses alentours, c‘est à dire le bas de notre commune : Il reste 1,5 médecins sur le plateau, car 2 sont partis du cabinet situé rue Ernest Laval, alors que cette partie de Vanves est la plus habitée. Par contre dans le bas de Vanves, ils sont plus nombreux, entre 7 à 10, sachant qu’au total, la mairie en a recensé 18 sur son site internet. Les raisons de ces départs et de ses non- remplacements sont simples : Le prix de la location (2000 € par mois) a dissuadé des jeunes médecins de les remplacer. A écouter ceux qui restent,  la surchage administrative notamment avec la sécurité sociale devient infernale, les prix de location sont disuassifs ainsi que les charges, et puis les jeunes médecins hésitent à sauter le pas en s’installant à leur compte,  préférant être salarié ou faire des remplacements. Ce que confirme l’atlas régional.

     

    Sur les 57 736 médecins recensés,  43 492 sont en activités régulières (-2,2%) en Ile de France. Ainsi la densité médicale est de 373 médecins pour 100 000 habitants (373,4 dans les Hauts de Seine). Ils se répartissent en 24 336 médecins généralistes (42%)  et  33 400 médecins spécialistes. Et 1867 font des remplacements, sachant qu’en 20 ans, l’effectif de ses remplaçants a augmenté de 258% (+370% dans les Hauts de Seine). Agés en moyenne de 35 ans, 60% sont des femmes.  Enfin, 1110 nouveaux médecins  (+9,7%) sont arrivés dans notre région en 2009 (995 en 2008) sachant qu’elle a enregistré une baisse de 38% de nouvelles inscriptions en 30 ans. Et pour confirmer les dires de nos médecins vanvéens, 76% des nouveaux préférent d’exercer en secteur salarié, 16% font des remplacements et 6% seulement s’installent en libéral (contre 9,4% au niveau national).

     

    Vanves a la chance de disposer ainsi de plus d’une dizaine de médecins généralistes même si leur nombre a diminué et qu’ils se répartissent inégalement sur notre territoire communale car prés de la moitié des communes franciliennes ne disposent pas de médecins généralistes  - elles sont généralement petits et ne rassemblent que 3% des franciliens - et près des trois quarts ne comptent aucun médecin spécialiste. La même analyse au niveau des cantons mlontre chaque canton franclien dispose au moins d’un généraliste (plus de 10 à Vanves) et seulement 19 n’en recensent aucun. A l’opposé certaines communes du centre de la Région capitale, notamment les arrondisements de l’ouest parisien , comptent plusieurs centaines de médecins ce qui peut représenter un médecin pour moins de 500 habitants, voire un médecin pour moins de 100 (Un medecin libéral pour 56 habitants dans le 8éme arrondissement). A Vanves, il y aurait 1 médecin généraliste pour 1500 à 2000 habitants.

     

    QUELQUES CHIFFRES : Les Hauts de Seine comptent tout d’abord  3380 médecins généralistes dont 2463 en activité régulière, 49 retraités actifs, 138 sans activités, 179 remplaçants. Ensuite 4347 médecins spécialistes dont 3336 en activités, 703 retraités, 121 retraités actifs, 73 sans activités et 114 remplaçants.

  • 2027 VACCINES AU CENTRE DE VACCINATION DE VANVES

    2027 vanvéens et malakoffios s’étaient vaccinés à Vanves au 11 Décembre 2009 depuis l’ouverture du centre de vaccination au gymnase Maurice Magne le 12 Novembre 2009. Le progression est étonnant durant les 2 premières semaines où il n’était ouvert que 3 jours et sur une demi journée : 14 le 12 novembre, 35 le 13, 19 le 14, puis 192 le 20, 143 le 21, et le fameux pic des vendredi 27 avec 350 et du 28 avec 200 personnes qui avait créé file et attente décrit notamment par une journaliste de l’Express. D’ailleurs l’ensemble des centres de vaccinations dans le département ont connu durant ces deux jours un pic (les vaccinations sont passées de 3303 à 8599 dans le 92) qui a conduit le chef de l’Etat à taper du poing sur la table et aux préfets de renforcer l’offre de vaccinations.  Puis le rythme s’est calmé tournant autour de 100 à 150 lorsque le  centre est montée en  charge en passant de 7 jours sur 7 de 8H à 22H : 120 le 2 décembre, 107 le 3, 160 le 5, 156 le 6, 103 le 7, 100 le 8, 134 le 9, 105 le 10, 88 le 11. Le centre de Vanves se situe dans une bonne moyenne.   Sachant que 84 697 altoséquanais se sont fait vacciner, les Hauts de Seine étant le n°2 après Paris.