En ouverture du Conseil Municipal de Mercredi, Bernard Gaudcheau (UDI) maire de Vanves a fait une communication sur l’épidémie de Coronavirus : «La commune a réagie dés les premiers signaux d’aletre. Lors de la phase I, il a été préconisé de ne pas accueillir les enfants dans les crèches et les écoles, ainsi que les agents communaux dans les services municipaux qui venaient de pays à risque. Un voyage à Rome pour les adolescents a été annulé. Lors de la phase II, ce qui est le cas actuellement, nous avons procédés à des distributions de gel anti bactérien dans les créches, écoles et services municipaux, supprimés le voyage à Séville du Syndicat d’initiative, annulé la classe de Neige qui devait partir la semaine prochaine à la Féclaz, limité les déplacements… » a indiqué le Maire en faisant état d’annulation de salons au Parc des Expositions. «Pour la phase III, ce qui n’est pas encore le cas, c'est l’Etat qui conduira l’action en donnant ses instructions, en ordonnant des fermetures… » en précisant qu’il enverra une lettre à tous les vanvéens pour les informer des mesures et des précautions à pendre, comme c'est le cas grâce à des affichettes posées dans les équipements municipaux. «Qui signera le courrier. Car on est en pleine campagne électorale ? a demandé Gabriel Attal (LREM) en proposant que ce soit le DGS (Directeur général des Servivces). « Ce sera le maire. Car si je ne le fais pas, vous ne le reprocherez. Ce qui m’intéresse est d’apporter des informations » a répondu le maire sortant. En attendant à vanves, ce n’est pas la panique, mais certains professionnels le ressentent comme les pharmaciens - « on a beaucoup de demande de gel anti bactérien ! » - moins chez les médécins qui viennent s’équiper en masques. Et pas de gestes ou d'attitudes hostiles vis à vis de personnes originaires de l'Asie, comme ce fut le cas à Boulogne avec des tags sur les vitres d'un restaurant (sur la photo) tenu par l'un des membres de la famille des patrons du Soleil Levant
SANTE - Page 26
-
CORONAVIRUS : LE MAIRE DE VANVES VA ECRIRE A TOUS LES VANVEENS
Lien permanent Catégories : SANTE -
VANVES A TROUVE UNE REPONSE A LA CRAINTE D’UNE DESERTIFICATION MEDICALE
L’ouverture d’un cabinet médical au 38/42 rue Marcheron au printemps dernier inauguré le 20 Novembre dernier, avec 5 professionnels de santé ( 3 généralistes, 1 allergologue, 1 ostéopathe), un médecin hospitalier interne des hôpitaux et 3 infirmiers assurant tous types de soins à domicile, est une excellente chose pour Vanves dans un contexte inquiétant de désert médical qui ne touche pas seulement les zones rurales mais aussi l’Ile de France et plus particulièrement des départements de la proche Couronne dont les Hauts de Seine. Le Conseil de l’ordre des médecins s’était alarmé, en Juin dernier, que notre région devienne le premier désert médical de France avec une hémorragie de généralistes : - 5,6% de généralistes depuis 2007 alors que la population francilienne a augmenté de 4%.
4 Départements connaissent ainsi la plus faible densité de généralistes dans l’hexagone dont deux dans le périmètre du Grand Paris : 62 pour 100 000 habitants dans les Hauts de Seine et 58 en Seine Saint Denis, 61 dans l’Essonne et la Seine et Marne. « On savait que les banlieues modestes étaient en tension, mais un département comme les Hauts de Seine. Le départ massif en retraite et le prix dissuasif du foncier sont une raison » explique t-on chez à l’URPS Médecins Libéraux. « Ainsi cette hémorragie est principalement dû à un problème générationnel du non remplacement de la génération du baby boom qui touche autant la Seine et Marne que Paris. Mais même des territoires qui paraissaient bien pourvus voilà 5 ans, sont touchés, car s‘il y a un cabinet de groupes avec 6 médecins dont 4 partent à la retraite, s’ils n’ont pas de remplaçants, le cabinet ferme, ce qui créé un déséquilibre rapide et brutal. Même si on a augmenté le numérus clausus, c’est très juste pour remplacer les médecins qui s’en vont ! ».
Une étude sur « la démographie médicale à l’horizon 2030, nouvelles projections nationales et régionales » du ministère de la Santé estimait qu’entre 2006 et 2030, le nombre de médecins en Ile de France tout mode d’exercice confondus diminuerait de 20%, et la densité de médecins pour 100 000 habitants chuterait de 26%. Des chiffres importants semblables à ceux de la région PACA. « Il y a un vrai problème de succession des médecins libéraux, mais aussi un problème posé par le foncier : Les médecins ne peuvent pas jouer sur les tarifs conventionnés et ne peuvent pas les augmenter, alors que les charges et surtout les loyers augmentent. Ce qui est vraiment un problème pour les jeunes médecins qui s’installent. C’est pourquoi l’URPS Médecins travaille beaucoup avec les collectivités locales pour développer des actions et essayer de trouver des solutions pour de garder une offre de soins de proximité sur leur territoire »Sylvie Courboulay d’URPS médecins.
Les professionnels de la santé ont commencé depuis quelques années à réagir avec notamment l’ARS (Agence Régionale de Santé). Cette dernière a signé des partenariats contractuels avec l’URPS Medecins Libéraux d’Ile de France sous la forme de contrats pluri-annuels d’objectifs et de moyens (CPOM) pour engager plusieurs actions communes en faveur de l’installation et de l’exercice de professionnels de santé en Ile de France, qui viennent d’être renouvelé pour 2014-16, en collaboration avec les communes. L’une de ses actions consistait à réaliser des diagnostics de soins qui ont permis de recenser à partir de 25 000 professionnels de santé en exercice en IDF, 1080 cabinets de groupes avec au moins 3 professionnels de santé dont un médecin correspondant à un effectif total de 7000 professionnels de santé. La plupart ont été créé dans les années 80 et regroupe une moyenne de 7 professionnels de santé. Il apparaîssait que 30% des médecins en exercice dans ces groupes avaient plus de 60 ans et que 80% de ces cabinets s’estimaient fragilisés à 3 ans à cause d’un non renouvellement de leur effectif et une augmentation des charges. C’est pourquoi, l’ouverture de ce cabinet médical est rassurant pour Vanves. Et que l’action entrepris par l’ARS avec URPS Médecins Libéraux commence à donner des résultats dans notre régon.
Ils ont ainsi permis de mettre en place des permanences d’aides à l’installation (419 professionnels ont été ainsi reçus dont 44% de médecins et 31% d‘infirmiers) dans les 8 Départements (notamment Paris, le 93 et la Seine et Marne) permettant d’aboutir à un taux d’installation de 72% en 3 ans. Ils ont permis surtout de développer des actions en directions des collectivités locales dont ces diagnostics de l’offre avec des résultats sont présentés aux maires, puis aux élus et aux professionnels de santé de la commune de façon à partager le diagnostic et de commencer à travailler ensemble, en regroupant des professionnels de santé dans un cabinet, en faisant venir des spécialistes ou de jeunes médecins. « L’objectif n’est pas de dire que l’on va créer une maison de santé et de faire venir des jeunes, car il faut tenir compte du tissu médical existant. On ne va pas ouvrir une Maison de Santé à côté d’un médecin ou d’un cabinet de 3 médecins, mais plutôt d’en regrouper au sein d’un cabinet ou faire venir d’autres professionnels pour compléter l’équipe du cabinet » explique t-elle.
Lien permanent Catégories : SANTE -
PARENTHESE AU ROSIER ROUGE A VANVES POUR LES MALADES DU CANCER ET LEURS AIDANTS : « Une démarche du cœur »
« Il y a la vie pendant et après le traitement. Tout ce qui peut accompagner le patient est essentiel car il se trouve marginalisé dans son travail, et dans sa famille. Il va ainsi retrouver l’estime de soi même ! » a expliqué le professeur Rougier lors du lancement de l’association Parenthèse, au Rosier Rouge Mercredi dernier en fin d’après-midi. « On a mis 2 à 3 à ans pour murir, monter et créer cette association » a ajouté l’une de ses instigatrices bénévoles. Ainsi Parenthése assure l’accompagnement, l’information, l’orientation, le soutien des malades d’un cancer et surtout de leurs aidants, famille et proches. « On s’aperçoit avec bonheur que cerrtains aidants viennent pour y trouver un réconfort » ajoutait elle
Elle est une suite logique à l’action entrepris par le Rosier Rouge avec Pierre Nicolas, directeur régional des Cités du Secours Catholique, lorsqu’il en était le directeur, alors qu’en dehors des familles de malades hospitalisés en Ile de France, ce foyer avait commencé à accueillir des résidents malades (jusqu’à 25%) en long traitement et s’était inscrit dans la loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire (HPST) en répondant à l’appel à projet lancé par l’IMCA pour proposer de domicilier des malades atteints du cancer en 2011. Il avait fait l’objet d’une convention pour un an et lui a ainsi permit d’en accueillir prés d’une trentaine. Dans son projet d’extension, il avait prévu un bâtiment à l’emplacement du parking à l’angle Chevalier de la Barre/Général de Gaulle, pour un service d’hospitalisation à domicile, justement de ces malades du cancer, qui a été abandonné. Il montrait en tous les cas, que dans sa réflexion sur son projet associatif, « l’enjeu pour le Rosier Rouge qui n’est pas une structure orthodoxe, se trouvant à la confluence de l’hôpital, du logement, du social, de la solidarité, s’inscrit dans les soins, la bientraitance, la bienveillance, la protection, l’accompagnement, la gestion de l’hébergement…qui dépasse notre structure » expliquait alors Pierre Nicolas qui posait carrément la question de passer « d’un foyer d’acceuil à un relais hospitalier dans le parcours des soins des malades, notamment du cancer » et qui avait fait l’objet d’une table ronde avec le professeur Grunfeld
Parenthése est né finalement de toutes ces réflexions et avancées, grâce à des acteurs comme le professeur Rougier, son président d’honneur, Anne Meurice, sa présidente, Isabelle Pugno, sa directrice, Christine Salaun, sa marraine de cœur…. Cette association a ouvert ses portes en Juin dernier pour un « galop d’essai » qui a permis à l’équipe d’intervenants de prendre ses marques, et était présente au Forum des Associations le 8 Septembre dernier. Elle regroupe 20 à 25 professionnels bénévoles, en grande majorité des femmes, qui offrent une journée ou une demi journée dans des domaines très variés allant de la sophrologie au Tai Chi Chuan, en passant par les groupes de paroles. Elle propose de multiples ateliers et activités diverses autour de différents pôle (activités artistiques, nutrition, bien être, convivialité, psychologie) qui se déroulent dans les locaux du Rosier Rouge… « C’est une démarche intelligente, complétant la démarche du Rosier Roughe » reconnaisssait Bernard Gauducheau venu avec Françoise Saimpert, Valérie Vignaud, maires adjoints, et Françoise Djian conseillère municipale déléguée à la Santé, afin de resserer les liens entre la ville et cette association qui profitera des services offerts par le PHARE mais aussi le service culturel…. « C’est une démarche du cœur de prendre en charge la souffrance. C’est une façon de contribuer à redonner de la force, du courage, à ses malades, à leurs aidants, de redonner un sens à la vie » a-t-il déclaré.
Lien permanent Catégories : SANTE, SOCIAL, SOLIDARITE