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MEMOIRE ET SOUVENIRS - Page 33

  • LES ORIGINES DE LA 71éme SECTION UNC DE VANVES, PRESQUE CENTENAIRE A 6 ANS PRES

    A L’occasion de ce congrés de l’UNC 92 que Vanves a accueilli hier matin sur lequel reviendra le blog, il est intéressant de se pencher sur la 71éme section de l’UNC, Vanves-Malakoff, qui a été créée en Mai 1924, soit 6 ans après l’Armistice et et la naissance de l’UNC au niveau national avec pour devise « Unis comme au front ». D’autant plus que c’était le premier congrés du centenaire de l’UNC au niveau départemental

    Jean Drugeon, un grand brûlé de la face, et le révérend père Croizier de l’action Populaire de Vanves, sont à l’originre de la création de cette section vanvéenne de l’UNC. « Les combattants ont des droits, mais ils ont aussi des devoirs à remplir et non content de resserrer les liens d’amitiés qui les unissaient au front ils doivent se soutenir moralement et financièrement, aider les mutilés, les veuves et les orphelins. Tel est le but de la section de Vanves » indiquait Jean Drugeon lors des deux réunions constitutives qui se sont tenues à la mairie de Vanves, les 22 et 30 Mai 1924. Elles ont été suivies d’une assemblée générale de l’UNC Vanves-Malakoff-Clamart le 5 Juin 1924 en présence des maires de ces 3 communes à la salle de Justice de Paix : « Notre but est non seulement de resserrer les liens d’amitiés qui nous unissent au front, mais de sauvegarder aussi les intérêts de toutes les victimes de la guerre et en dehors de toute discussion politique ou religieuse » ajoutait il ce jour là. Le bureau était composé de Frédéric Pic, maire de Vanves, Président d’honneur, Jean Drugeon président qui laissa très rapidement la place à Marius le Comte qui apparaît comme le 1er président de l’UNC Vanves, remplacé en 1925 par Jean Drugeon, avec Charles Pion comme Vice présidents, Julien Caroujat, trésorier et son adjoint Pierre Guiesse, S.Denouille Secrétaire et son adjoint Ferdinand Laminaud. Le 30 Mars 1926, la section Vanves-Malakoff de l’UNC se divisait en deux avec la création d’une section propre à Malakoff.

    A l’époque de sa création, cette section était très active : Elle tenait une permanence tous les dimanches matin à la salle de Justice de Paix et une réunion mensuelle, la première ayant eu lieu le 3 Juillet 1924, avec des conférences, notamment d’un délégué du groupe de la Région parisienne sur la société mutuelle de retraites de l’UNC ce jour là, et la décision de se doter d’un drapeau en faisant appel à la générosité des vanvéens dont la remise officielle s’est déroulée le 25 Octobre 1924. Une année marquée aussi par l’inauguration du monument aux morts de Vanves le 11 Novembre 1924.

    Cette année fondatrice s’est terminée par la première participation de la section de Vanves au ravivage de la flamme sur la tombe du soldat inconnu le 28 Novembre 1924. Frédéric Pic, le maire de Vanves qui  était présent,  avait rappelé dans une courte allocution le but de cette pieuse et simple manifestation, évoquant « le souvenir constant que nous avons garder de ceux qui donnèrent sans compter leur sang pour la France »

    Cette section s’était très engagée pour défendre la cause des combattants, se mobilisant sur les pensions des anciens combattants dont elle demandait la hausse des montants.  Elle envoyait des communiqués de presse, et prenait même parti lors des élections, comme ce fut le cas en 1925, en appelant chacun à sa conscience : « L’heure présente nous conseille de la prudence et de la sagesse. Il ne s’agit pas seulement de la vie de la commune mais aussi de la vie de la France, de beaucoup supérieure à la réussite d’un parti. Voter c’est aller au combat ». Elle créait le 1er Janvier 1928, une caisse de solidarité dont l’unique but était de venir en aide dans la plus large mesure aux camarades dans la gêne, grâce à des primes et des prêts

  • VANVES ACCUEILLE SAMEDI LE CONGRES DEPARTEMENTAL DE L’UNC 92 QUI CELEBRE LE CENTENAIRE DE SA CREATION

    L’événement de ce week-end à Vanves est le congrés de l’UNC 92 (Union Nationale des Anciens Combattants des Hauts de seine)  organisé par la 71éme section UNC Vanves-Malakoff. C’est la deuxiéme fois que Vanves accueille l’assemblée générale de l’UNC 92 qui rassemble toutes ses sections des Hauts de Seine, chaque année dans une commune des Hauts de Seine. C’était voilà 28 ans en 1990,  la section de Vanves étant présidée à l’époque par René Selva. Aujourd’hui, cette section qui a préparé cet événement, en lien avec la mairie depuis un an, est présidée par Paul Guillaud et compte une trentaine de membres.

    Elle s’est fortement mobilisée pour ce congrés départemental du centenaire de l’UNC car 2018 marque le centenaire de la fin de la grande guerre et donc de l’UNC, créé quinze jours seulement après l’armistice suigné à Rethonds le 11 Novembre 1918, par Georges Clemenceau et le pére Daniel Brottier. Il se deroule un mois avant le congrés du centenaire de l’UNC au niveau national,  prévu le 12 Mai prochain à Paris avec une grande cérémonie à l’Arc de triomphe lors du ravivage de la flamme sacrée. A Vanves, ce congrés de l’UNC comprendra l’assemblée générale traditionnelle avec les discours des autorités publiques, et notamment le maire de Vanves, la vice président Isabelle Debré du Conseil Départemental des Hauts de seine, le préfet ou son représentant, une cérémonie au monument aux morts avec de nombreux porte-drapeaux, un vin d’honneur à l’hôtel de ville et un déjeuner des congressistes à Panopée

    Pour l’UNC comme pour les autres associations du monde combattants, les préoccupations sont pratiquement les mêmes, auxquelles a répondu leur ministre, Géneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat à la Défense en créant des groupes de travail, ce qui ne s’était jamais vu, auparavant sur la revalorisation de point de pension invalidité, l’attribution de la carte du combattant en Algérie au-delà du cessez-le-feu de 1962 (pour la période 1962-64) que la ministre a encore confirmée à l’assemblée nationale, et la campagne double.

    Au délà, il s’agit pour elles de capter maintenant les OPEX qui ont participé à des combats, des opérations de maintien de la paix, souvent humanitaires aussi depuis 50 ans pour relayer tous ces anciens combattants qui vieillissent et disparaissent, ce qui n’est pas encore évident car beaucoup sont encore actifs, même si ce n’est plus dans l’Armée. Toutes les associations regrettent que l’édification du monument qui doit rendre hommage aux Opex morts pour la France en mission dans le parc Citroen prenne du retard, à cause d’une opposition (incompréhensible) de la maire de Paris. Un député a proposé que le nom des OPEX morts pour la France soit lu à chaque cérémonie du 11 Novembre pour que les jeunes s’imprégnient mieux de ce que coûte cet engagement

    Enfin, toutes, comme l’a fait Paul Guillaud au niveau local lors de l’assemblée générale du 25 Mars 2018 (sur la photo au restaurant Le Gaulois), lancent un appel à la vigilance face à ses jeunes qui tombent dans les bras de Daech, aux réactions anormales sur les réseaux sociaux après la mort du gendarme Beltrame  

  • RAPPELS HISTORIQUES (2) : UNE STELE ET UN LIVRE POUR NE PAS OUBLIER

    Voilà vingt ans que  la stéle des victimes vanvéennes du Nazisme a été érigée au square de l’Insurrection devant laquelle à chaque journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’holocauste (fin Janvier) puis de la journée Nationale des Déportés. les élus,  les anciens combattants, les  membres de la LICRA et l’ACCIV viennent déposer des gerbes depuis le 26 avril 1998.

    Deux vanvéens sont à l’origine de cette stèle sculptée par Iréne Zack où sont inscrits les noms des vanvéens victimes de la barbarie nazie : Josette Sala et Etienne Raczimov. Il leur a fallu 3 ans de recherche menée avec l’association pour la Mémoire des Victimes vanvéennes de la barbarie nazie pour retrouver les 119 noms inscrits sur cette stèle, issus de tous les milieux et origines auxquels ont rajoutés quelques noms par la suite. Beaucoup de rues portent leurs noms, Jean Bleuzen, Raymond Marcheron, Mary Besseyre, Marcel Yol, Ernest Laval, Albert Legris, mais aussi Frank Wolh avec Daniel Suslachi et ses fréres emportés par la rafle du Vel d’Hiv, Claude Chalufouret Jules Arvatinakis qui fuyaient le STO, Gilberte du Martray.

    Un livre rappelle leur souvenir écrit par René Sedes et Josette Sala, paru en Juin 2006 : « Ils voulaient simplement ne pas vivre à genoux – des vanvéens dans la résistance (1939-1943) ». « Ce fut une élite es profondeurs ! Une élite qui paya très cher le prix de son courage, pares tués sur les champs de bataille, par ses fusillés dans lesf ossés d’une forteresse ou au coin d’un bois, par ses torturés à morts dans less ous sols d’une prison, par ses déportés évanouis dans les brûmes d’un camp de concentration et par ses disparus dont la trace fut perdue à tout jamais » écrivaient ils dans l’introduction de ce livre