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Eglise - Page 55

  • RENCONTRE AVEC SŒUR MARIE MADELEINE, PRIEURE DES BENEDICTINES DE VANVES ET AUTEUR D’UN LIVRE: « QUI QUE TU SOIS – AU FIL DES JOURS AVEC SAINT BENOIT »

    Sœur Marie Madeleine Casseau présentera demain à 19H30 au prieuré Sainte Bathilde son livre  « Qui que tu sois »(Edt Saint Léger) qui vient de sortir avec une préface de Mr Doré qui sera présent. Le sous titre « Au fil des jours avec Saint Benoit » résume parfaitement ce livre dont la rédaction a nécessité 3 ans avec l’aide d’oblates, de laïcs, d’amis… et « par un exercice personnel, au jour le jour, du croisement de la vie, de la Parole faite chair et de l’art de vivre au quotidien que propose la Règle, exercice aidé par un questionnement né de l’accompagnement de personnes avides de répondre à l’amour fou de Dieu ». Vanves Au Quotidien l’a rencontré pour en savoir plus

    Vanves Au Quotidien - Beaucoup  de personnes vous imaginent dans une vie contemplative sans activité particulière que la prière ?

    Sœur Marie Madeleine Caseau : « La contemplation n’est pas simplement être devant le soleil, la mer ou le Saint Sacrement, et à méditer. La Règle de Saint Benoit apprend à vivre en présence de Dieu en fonction de  ce que l’on fait et donc trouver ce lieu où Dieu est présent, et le rendre présent. Ce qui nous ouvre à la connaissance de Dieu qui devient finalement silence et un chemin où il n’y a plus de mots, d’images, mais plus que Dieu. Et de ce lieu où l’on  vit le travail, la rencontre,  c’est de façon très fugitive, fugace. Mais elle  donne une telle force que le reste en est transformé et rayonnant. On peut rester au monastère dans une clôture mais on peut aussi en sortir. Et on voit bien que nos vies sont très appelées à sortir pour des nécessités de rencontres, de formation, de relations, mais on ne sort pas de soi !

    VAQ – Votre livre n’est il pas né du fait que, quotidiennement vous parlez de la Régle aux sœurs ?

    M.M.C. : « Comme Prieure, je donne un petit commentaire régulièrement le matin adapté à la vie de la communauté, alors qu’on écoute ce texte de la Règle le soir au réfectoire. Il  est parfois impraticable, hors des temps actuels, comme ce passage sur la correction des enfants : « Il faut être sévère et les battre en leur donnant des coups rudes pour qu’ils se corrigent ». Les sœurs ont écoutés en se disant « ce n’est pas pour nous !». Mais comment l’entendre aujourd’hui ? Lorsqu’on se frappe la poitrine, on bat sa coulpe, c'est-à-dire que l’on reconnaît que l’on est pêcheur. Et j’ai fait un parallèle entre ce geste liturgique et cette conviction de Benoît qu’à un moment donné il faut frapper pour secouer et réveiller.  J’ai fait ce commentaire que les sœurs ont reçu. Elles en font quelque chose ou rien, mais cela me fait vivre et me donne, pour la communauté, un chemin jour après jour. Et j’ai  gardé (et le continue de le faire)  ses commentaires….

    VAQ – …Pour le livre ?

    M.M.C. : « J’ai pris la règle, et chaque semaine pendant 3 ans, j’ai envoyé aux oblates  où j’ai été hôtelière,  à ceux que j’accompagnais ou  aux amis qui voulaient vivre la règle dans le monde, un commentaire en leur posant des questions. Avec des  retours, car chaque semaine, ils pouvaient dire comment ils le vivaient ou le recevaient, ce qui a créé des ouvertures, des témoignages sur ce qu’ils vivaient. La Règle n’est pas faite pour une petite communauté qui vit ensemble, mais aussi pour tout chrétien ou toute personne qui veut entrer dans une dynamique « pascale ». C’est ainsi que le livre est né au bout de 3 ans de compilations, qu’il a fallut retravailler, réadapter. Ainsi le fonds est là, ce goutte à goutte reçu pour avancer. Si on est en retrait du monde, on est vraiment dans le monde

    VAQ- Comment avez-vous construit ce livre ?

    M.M.C. : « Chaque chapitre de la règle est donné dans l’ordre : On commence par le prologue, avec un commentaire d’une page, puis on décline le texte de la règle en chapeau avec un commentaire en dessous plus ou moins long. Au monastère, nous la lisons en continue 2 fois par an, le soir au dîner, car nous n’avons pas gardé le découpage stricte qui est donné par la tradition et permet de la lire 3 fois par an. Et elle nous façonne !

    VAQ- Quelles sont les thèmes abordés dans cette Règle ?

    M.M.C. : « Saint Benoît donne une doctrine dans les 7 premiers chapitres, l’année baptismale, la vie avec le retour au père qui est le thème principal, car nous sommes appelés à retourner au père. Comme la désobéissance nous a écarté de Dieu, toute la règle est ce labeur de l’obéissance du Christ, au Christ Pascal d’où l’importance de l’humilité. Après, il nous explique que cela se vit par la louange, l’office, pour aborder ensuite tout ce qui concerne la vie pratique. Entre les deux il institue un ordo pénitentiel, c'est-à-dire « quand cela ne va pas, qu’est-ce qu’on fait ? ». Ce sont ces chapitres qui sont quelque peu compliqués, car aujourd’hui, on ne parle plus de péchés, de réparations, d’excommunications… Mais tous ces mots sont très actuels si on les remet dans nos vies, si on descend dans ses instincts profonds de la nature humaine et qu’on veut les réorienter. Saint Benoit dit que pour nous réorienter, il n’y a qu’une chose : la vie fraternelle où on est totalement donné à l’autre, parce que le Christ s’est donné. Cette dépossession de soi va jusqu’à dire dans le chapitre 58 « même ton corps ne t’appartient plus ». Ce n’est pas la pauvreté pour la pauvreté, mais on a tellement donné qu’on est désapproprié, qu’on reçoit tout. Tout est ordonné pour que le moine ne manque de rien. Il lutte contre l’appropriation, le mensonge et le murmure donc l‘insatisfaction.

    VAQ – A quel moment cette règle a-t-elle été écrite ?

    M.M.C. : Au IV et Véme siècle. Benoît n’a pas écrit la règle comme cela d’un seul coup, mais il l’a compilé à travers des voyages et des rencontres, des échanges, des conférences, des réflexions, conduit par sa longue expérience de moine et d’abbé. . On voit bien que ce’est pas écrit d’un bout à l’autre d’un seul jet. Ce sont des petits dossiers qu’il a constitué, enchainé en y mettant des titres qui ne sont pas de Saint Benoît.

    VAQ - Est-ce vraiment difficile, pour vous, sœurs, de la respecter en tout point au fil des jours ?

    M.M.C. : « C’est même impossible. La règle n’est pas fait pour être respectée ! C’est écrit pour des hommes, pour le Véme siècle, pour des barbares romains, alors que nous sommes des femmes, au XXIéme siécle, pour la plupart occidentales, ouvertes à l’interculturalité de l’Asie, de l’Afrique. Elle n’est pas faîte pour être vécue point par point. Elle est un cadre. Saint Benoit nous dit même « si cela ne vous plaît pas, faîtes autrement ». « Régula » veut dire suivre. Ce sont des repères qui sont donnés comme des allumettes pour mettre le feu ... à cet endroit là de ma vie. J’en prends la substance et je l’interprête. Ce qui est très important comme dans tout texte fondateur, c’est l’interprétation : Aujourd’hui qu’est-ce que cela veut dire  pour moi ? Lorsque Benoît dit « qui que tu sois, renonce à ta volonté propre », cela marche au Véme siècle et très bien aujourd’hui. Mais peut être ai-je moins facilement conscience de sa volonté propre. De même lorsqu’il dit : « Il faut s’adapter au caractère de chacun ». Mais quand il dit que « lorsque qu’on se couche, il faut enlever son couteau pour ne pas se blesser » je dirais aujourd’hui « ce n’est pas le couteau qu’il faut enlever, mais le portable. Et peut être que l’on pourrait dormir plus tranquillement ». Il faut pouvoir substilement mais de façon juste, interprêter. C’est le rôle de la prieure qui interprête pour sa communauté, mais aussi de toute personne engagée dans l’église, qui correspond à une situation. Avec la règle,  on fait le pas d’aujourd’hui dans un lieu précis avec des personnes précises. Elle sert à la vie !

    VAQ – Et pour le commun des mortels quels enseignements peut il en  tirer ? 

    M.M.C. : « Justement qu’il est interpellé dans sa propre vie. Et il peut se dire : Trouver dieu dans ma vie, c’est peut être essentiel, et revenir à Dieu est peut être aussi ce qui va me donner un sens et une joie de vivre. La Règle est faite à la fois pour tous parce que c’est simplement, comme le dit Benoit au 1er degré de l’humilité, c’est vivre en présence de Dieu qui est présent en tout être. Et c’est trouver la présence de Dieu au dedans de nous, vivant. On a besoin de le découvrir, de lui donner vie. La réle peut aider, parce qu’elle est très incarnée dans le quotidien.

    VAQ - Que montre t-elle de votre vie de bénédictines ?

    M.M.C. : « Elle montre la charité fraternelle qui est toujours à la fois éprouvée et restaurée. A Vanves, on va passer du chacun « je me donne au seigneur » à « nous formons un corps qui voue Dieu, qui le manifeste, qui le rend présent, et qui l’offre au monde ». Si on vit cela, à travers notre vie fraternelle bousculée, déchirée, mais réconciliée par la miséricorde de Dieu, nous ferons vraiment signe de paix pour le Monde. C’est la mission de la communauté à Vanves, au cœur de la ville, en respirant de cette violence de la ville qui arrive, de ses aspirations, de ses grands vides. Tout cela nous habite et qu’on ose vivre les unes et avec les autres. 

  • INSTALLATION DU PERE BERTRAND AUVILLE, NOUVEAU CURE DE VANVES : « Un prêtre met son ordinaire au service de l’extraordinaire »

    Bertrand Auville nouveau curé de Vanves, a été installé officiellement par Mgr Aupetit, Evêque du diocèse des Hauts de Seine, hier matin dans une église Saint Remy archi-comble, au point que certains fidèles ont dû suivre la cérémonie de l’extérieure. « J’adore célébré les messes  les portes ouvertes » avait il confié la veille. Le moment la plus important et solennel a été lorsqu’il a fait sa profession de foi et renouvelé les promesses faîtes à son ordination. Mgr Aupetit a ensuite présenté au curé les principaux lieux de son église, le siége de la présidence, le tabernacle, la sonnerie des cloches, le baptistère, et le confessionnal alors que l’assemblée chantait « Jubilate Déo, Jubilate Omnis Terra, Jubilate Déo ». Toute l’assemblée des fidèles s’est retrouvée dans le jardin de la maison paroissiale autour d’un verre, parmi lesquels se trouvaient les maires Vanves, de Ville d’Avray, et d’Issy les Moulineaux, leur collègue de Garches s’étant éclipsé en cours de cérémonie pour assister à l’enterrement de Guy Béart. « Est-ce que je dois t’appeler madame la Présidente ou Isabelle » a demandé le père Bertrand Auville lorsque lsabelle Debré vice présidente du Sénat l’a salué car ils ont fait partie de la même promotion qui a passé une année à l’IHDN, voilà quelques temps,  où le tutoiement est de rigueur entre anciens. Mgr Aupertit qui a déjeuné ensuite avec les pêtres et l’Equipe d’Animation Pastorale est resté longtemps devant le parvis pour saluer et échanger avec les paroissiens dont les derniers furent les parlementaires Isabelle Debré et André Santini.         

    Cette installation avait commencé la veille à Saint François par des Vêpres solennelles pour célébrer la Saint François, suivi d’un pot amical et d’un buffet. Occasion pour le pére Bertrand Auville de parler de lui – « cela fait 15 ans que je suis prêtre » -  et de l’église dans une conférence intitulée « pourquoi j’aime l’église ». « Un anniversaire pousse à faire une relecture de ce que l’on a fait…Le prêtre est d’abord un  homme amoureux. Car il faut l’être pour aimer le Christ. Mais cela ne suffit pas. Encore faut il qu’il soit amoureux du genre humain, d’un amour confiant et non béat » a-t-il expliqué. « Il est un homme quelconque, ordinaire, pas méchant. Les apôtres n’étaient pas les premiers de la classe. Il met son ordinaire au service de l’extraordinaire. Il est un homme blessé parce qu’il est témoin des peines et des misères de ses frères. Il est un homme heureux, mais pas d’espoir facile mais grave. Je suis donc un homme amoureux,  quelconque, blessé, heureux » a-t-il déclaré d’emblée avant de parler plus longuemment de l’église catholique, une et universelle, du concile Vatican II pour terminer par cette expression qu’il apprécie fortement « Notre Sainte mère l’Eglise ».   

  • RENCONTRE AVEC BERTRAND AUVILLE, NOUVEAU CURE DE VANVES : « C’est mon 2éme poste de curé, ma 3éme paroisse »

    « Me voici curé de Vanves ! » écrivait le pére Bertrand Auville dans le numéro de « Sel et Lumière » de Rentrée voilà presque un mois. Il succède au pére Vincent Hautecoeur et sera installé officiellement Dimanche par Mgr Aupetit, Evêque du diocèse des Hauts de Seine, lors de la messe à Saint Remy à 10H30. Ce soir, il donnera à Saint François une conférence sur « cette église que j’aime » à 18H, célébrera à 19H les Vêpres solennelles de la fête de Saint François qi se clôturera par un buffet partagé. A cette occasion, le blog Vanves Au Quotidien a rencontré le père curé Bertrand Auville

    Vanves au Quotidien - A la différence de votre prédécesseur pour qui c’était son premier poste n’arrivez-vous pas déjà avec  une expérience dans cette fonction de curé ?

    Bertrand Auville : « Je suis prêtre depuis 15 ans. La première année était consacrée aux études, l’Evêque m’ayant demandé de terminer une formation pour avoir une maîtrise de théologie. J’ai été ensuite vicaire à Montrouge et aumônier de lycée en parallèle pendant 6 ans, puis curé à Garches pendant 8 ans avec deux autres responsabilités diocésaines  : La pastorale des jeunes adultes  (18-30 ans) avec groupes de prières, camps, pélerinages, rassemblements…et le service des vocations qui a une double fonction : accueillir les demandes de candidats au séminaire et discerner à travers des méthodes et des groupes d’accompagnements s’ils entrent ou pas ; et faire la promotion des vocations, ce qui suppose conférences prédications, dans des écoles, des paroisses…  C’est mon 2éme poste de curé, ma 3éme paroisse

    VAQ - En quoi vos expériences précédentes vous aideront dans cette nouvelle charge ?

    B.A : « Prêtre est un état et curé est un métier. Quand on est prêtre c’est un état de vie, mais il y a plusieurs « métiers » qu’on exerce : aumônier de lycée n’est pas la même chose qu’aumônier d’hôpital, prêtre au fin fonds d’une contrée pas chrétienne n’est pas la même chose qu’être curé à Versailles dans la paroisse du centre ville. Curé est donc un métier que j’ai déjà exercé et que je continue à exercer. En même temps, chaque paroisse a son histoire due à la sociologie des habitants, aux prêtres qui les ont marqués d’une manière ou d’une autre, aux engagements différents qui ont pu être pris au travers des décennies précédentes. On constate par expérience et parce qu’on s’y est préparé, que les paroisses ne sont pas interchangeables. La paroisse de Vanves a son histoire, Garches avait la sienne, le père Auville a son histoire, le père Hauttecoeur avait la sienne. 

    VAQ - Quelles sont les différences justement entre  Vanves et Garches ?

    B.A. : « Sociologiques car Garches fait partie des villes les plus bourgeoises des Hauts de Seine, dans cette espèce de couronne d’or constituée par  Marnes La Coquette, Vaucresson, Ville d’Avray. A Garches, ce sont des capitaines d’industries, des patrons de salles de traidings,  une bourgeoisie d’affaires plutôt qu’à l’ancienne comme à Versailles qui n’est pas très loin. Vanves est une ville plus mêlée, quoique le prix de l’immobilier faisant la loi, il y a une tendance à l’embourgeoisement comme beaucoup de villes de notre département. Mais à Vanves, nous jouxtons Paris, et il y a un bien plus grand turn-over de population que dans des villes comme Garches, où ses habitants s’installent pour dix ans. A Vanves, un jeune couple, ce qui est souvent le cas, y demeure 2 à 3 ans car il vient du 15éme et franchisse le Périph avec un enfant, pour aller ensuite plus loin lorsqu’ils en a d’autres. Pour la construction d’une vie paroissiale, c’est un élément à prendre en compte. On ne fait pas le même travail avec des gens qui sont là pour 2 ans que pour 10 ans.

    VAQ – Avez-vous ressenti déjà l’aspect convivial propre à la paroisse de Vanves ?

    B.A. : « Je trouve, peut être par rapport à d’autres paroisses, qu’à peu prés, toutes les personnes qui pratiquent, ont une activité quelle qu’elle soit dans un groupe, un service, un mouvement…  Ce qui est peut être plus marquant que dans une autre paroisse où il y a davantage de « consommateurs » d’activités paroissiales. Mais toute médaille va un revers : des activités tout azimuth se développent, quite à être très proches ou similaires. Peut être faudrait il que les adhérents à ses différents services et groupes se connaissent, arrivent à faire connaître ce qu’ils font avant d’imaginer créer quelque chose de nouveau

    VAQ- A peine arrivé, certains paroissiens s’inquiètent de ne pas avoir un curé à plein temps  ?

    B.A. : «Curé on l’est à plein temps. Je ne suis pas moins curé quand je suis en vacances que lorsque je suis ici. Le curé est comme le père de famille ! Il est celui qui prend soin de ceux qui lui sont confiés. Que des enfants soient à ses côtés, ou éloignés en colonie de vacances, il n’en reste pas moins père de famille. Comme le curé qui est en charge d’âme, de ceux qui lui sont confiés, c'est-à-dire ses ouailles. Il se trouve que l’évêque m’a confié deux autres missions qui font que je ne serais pas à plein temps à Vanves pour les activités strictement paroissiales. 

    VAQ - Quelles sont ses missions que vous a confiées Mgr Aupetit ?

    B.A. : « C’est le service des vocations pour une année, et un service nouveau que nous essayons de créer en ce moment de relations entre l’église et le monde politique  Nous avons 3 axes principaux : Tout d’abord s’occuper des élus chrétiens depuis les conseillers municipaux jusqu’aux députés … pratiquant, engagés en politique et dans l’église. L’idée est d’assurer une aumônerie, un coaching pour employer un mot plus moderne, de ses élus chrétiens, à leur demande, d’avoir des groupes de réflexions, relire leur pratique, suivre quelques formations concrètes. Ensuite, prendre acte que l’église sur un certain nombre de sujets sociétaux, travaille, réfléchit et produit des réflexions souvent pertinentes.  Enfin, faire se connaître et se rencontrer les acteurs de la vie chrétienne et les acteurs de la vie politique, ce qui passera par l’organisation peut être une fois par mois, d’un petit déjeuner avec 2 ou 3 élus, 2 ou 3 prêtres ou responsables d’églises, pas toujours les mêmes, un conférencier… pour apprendre à réfléchir ensemble,  à se connaître et à se dédiaboliser.

    VAQ – Le Pape François a beaucoup  incité  à aller dans les périphéries !  Qu’est-ce que signifie les périphéries pour Vanves ?

    B.A. : « Il me semble que ce qui doit présider à mon action, est de considérer la paroisse comme un centre avec des cercles concentriques qui gravitent autour. Le centre est le Christ qui réunit ses disciplines pour les nourrir de son eucharistie et de sa parole. C’est le noyau dur des chrétiens pratiquants et engagés ou militants. Ce noyau dur, comme c’était le cas des apôtres, est fait pour être envoyé vers les périphéries. C’est le rayonnement missionnaire que la paroisse doit avoir. Elle ne peut s’en extraire, se contentant de « faire vivre le cheptel ». Il faut se demander quelles sont nos capacités, nos moyens et les périphéries qui existent et qui ne sont pas forcément les mêmes partout. Il y a ainsi un second cercle avec les gens qui sont présents occasionnellement à Pâques, la Toussaint, Noël, pour un deuil, un mariage, un baptême, une première communion… et auquel il faut apporter un intérêt absolu.  Il y a enfin un ou plusieurs cercles de gens qui ne sont pas là du tout, soit parce qu’ils ne sont pas chrétiens, soit parce qu’ils ont une autre confession… Et là, il faut trouver les moyens de les rejoindre parce que notre foi ne peut pas, ne pas nous pousser vers eux. Ce qui passe par des actions caritatives, mais aussi par une contribution à la réflexion sur l’écologie notamment, par une connaissance mutuelle, un regard différent  porté les uns sur les autres… 

    VAQ – Dans une paroisse comme Vanves, que peut on faire pour venir en aide aux Réfugiés en cette période ?

    B.A. : « Ce sujet est d’une complexité absolue !  j’ai souhaité tout d’abord qu’on ne se désintéresse pas du sujet évidemment. Ensuite que l’on travaille en partenariat avec la mairie – le maire a créé une cellule qui permettra le jour où il y aura quelque chose d’être prêt – et la paroisse apportera son concours comme elle le pourra à ce qui se fera. Ensuite l’évêque a créé une structure récemment pour essayer de voir ce que nous, chrétiens, nous pouvons faire. Il a dégagé une ligne de crédits et nommé un chargé de mission qui aura pour but de voir ce qui existe comme réalité dans certaines paroisses, de faire un partage des bonnes pratiques, et insuffler quelques initiatives. Je ne veux pas que l’on se lance, la fleur au fusil, et n’écoutant que son bon cœur, à faire tout et n’importe quoi. Je crains que ce ne soit pas efficace. On n’a pas les reins assez solide pour le faire, et qu’au final qu’il n’y ait qu’un coup d’épée dans l’eau éphémère. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas fait beaucoup de communication là dessus, mais on travaille, on se concerte avec la ville, le diocèse. J’ai reçu des propositions de paroissiens, mais il ne s’agit pas que de donner un logement, car il y a des questions d’accompagnement au niveau administratif, social, sanitaire… à organiser.