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Eglise - Page 50

  • VANVES DEBAT SUR L’ENCYCLIQUE LAUDATO SI GRACE A DES TEMOIGNAGES FORTS D’ACTEURS DE L’HUMANISME

    « L’encyclique « Laudato Si » a été un événement de libraire. Le texte a été travaillé en paroisse, à travers plusieurs groupes. De là est née l’idée d’une conférence dans un lieu public,  dont le texte du pape François n’est qu’un prétexte » a déclaré le pére Bertrand Auville, curé des paroisses de Vanves en présentant cette initiative qui attiré beaucoup de Vanvéens, mardi soir à Panopée. Après une rapide introduction en se posant la question de avoir « s’il y a une écologie chrétienne, une écologie paienne », il a repris des éléments de cette conférence commentaire qu’il a faite le 3 Novembre dernier  en parlant de « cette belle harmonie rompu par l’homme », et qui est à l’origine de cette réunion selon un souhait alors exprimé par Valérie Vignaud qui était présente mardi soir

    Il serait vain de revenir sur toutes les interventions faites ce soir là, qu’a d’ailleurs enregistré François Xavier Chouttet du foyer d’accueil de Saint François,  pour en faire sûrement un « verbatim », par l’ensemble des intervenants dont certains ont eu des propos très forts comme  Laurent de Cherisey  fondateur de l’association Simon de Cyréne – « comment est-ce qu’on habite une maison commune » est une question qui se pose à Simon de Cyréne » - ou ce couple, Marie Madeleine et Stéphane Lamy qui a témoigné en tant que parents dans sa vie de tous les jours, aller au travail à vélo, adhérer au  Panier Vanvéens,  vivre à 19° chez soi – « Pas facile au début, cela créé des tensions » -  et même apprendre à être bienveillant avec ses jeunes enfants  à travers un groupe de parents : « Ne pas s’énerver en le laissant apprendre à apprendre à faire son lacet ». A rapprocher du témoignage de cette bénédictine qui parlait d’une sœur centenaire qui beaucoup marqué la communauté de la rue d’Issy,  dont elle porte aujourd’hui la chasuple lors des cérémonies et prières en mémoire : « Elle n’arrêtait pas de la plier, déplier, de la replier. On la laissait faire, car elle avait été chargé de la lingerie du monastère » a-t-elle témoignée en ajoutant : « les bénédictines sont les plus écolos. C’est ce que je me disais en vous écoutant »

    Anne Florence Quintin, délégué générale Observatoire des Cadres et du Management CFDT a expliqué que le travail peut être une richesse  et que l’encyclique en relève plusieurs -  Travail lieu de créativité, lieu de projection dans l’avenir, lieu de développement des capacités – en mettant l’homme au centre.  « Ce n’est pas un hasard si le pape François a écrit l’encyclique « Laudato Si ». Il dit : « voilà l’homme » a expliqué Mgr Francesco Follo, observateur permanent du Saint Siége à l’UNESCO en ajoutant : « Et l’homme, c’est le  Christ ! ».  Jean Fontanieu secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante, a parlé d’écologie et de solidarité,  Vincent Morch philosophe a insisté notamment sur la solidarité intergénérationnelle…. « Ce dont a besoin  notre maison commune aujour’hui, ce n’est pas ce que pourront apporter les mêmes vieilles recettes : plus vite, plus d’efficacité, plus loin, plus de technologies, de lois, de règlements. Si elle va mal, c’est surtout du fait de folie des hommes – ce qu’il faut soigner d’abord, c’est celle folie… Comme Saint François, c’est notre regard qu’il fait changer, dans notre relation aux autres, la culture, le travail, l’éducation, la solidarité, la charité, l’entraide…Passer de la domination utilisatrice à l’humanisme actif et gratuit ». Et c’est finalement ce qu’ont voulu démontrer les organisateurs de ce débat.

  • UN EVEQUE EMERITE D’AMAZONIE A VANVES : « Avec le pape François, on retrouve l’église missonnaire ! »

    Le pére curé Bertrand Auville a accueillit Mgr Gérard Verdier, Evêque émérite de Guajara-Mirin (Brésil) en Amazonie à la limite de la Bolivie, vendredi dernier pour un échange avec des paroissiens mais aussi des amis qui soutiennent son action. Il a parlé de son action et de l’église qu’il a animée là bas pendant 40 ans (33 ans comme évêque).  Et bien sûr  de ce pays en ébulliton actuellement à  cause de la procédure d’impeachement  contre sa présidente Dilma Rousseff : « Ce n’est pas seulement contre elle seulement, mais contre la corruption que réagissent la population.  On ne sait pas ce qui va arriver. Car  ses éventuels successeurs sont corrompus. Les J.O. arrivent. Et les brésiliens ont le sens de l’honneur….  On n’en sait rien ! » s’est il interrogé tout en restant optimiste  « J’ai connu ce pays pauvre ! J’ai vu arriver l’électricité jusqu’au fond de la forêt. Les brésiliens ont des ressources. Ils surmontent des difficultés qu’on n’imagine pas ! Ils ont connus la dictature, puis la paix, et ils sont revenus à la démocratie » a-t-il témoigné en parlant de ce pape qu’il a rencontré et qui a tenu à saluer un à un personnellement tous ces prêtres d’Amazonie (700)  lorsqu’il s’est déplacé au Brésil : « L’arrivée du pape François nous secoue. On retrouve l’église missionnaire ! »   

  • STAGE DE GALLIGRAPHIE CHEZ LES BENEDICTINES DE VANVES : « BIEN ECRIRE ET CREER DU BEAU »

    Le stage de calligraphie organisé par l’association ABC-Calligraphie chez les bénédictines de Vanves prend fin aujourd’hui. Pendant une semaine, 7 personnes venant de tout horizon, une Xavière de Vanves, une sœur d’origine japonaise vivant en Belgique, une autre des Philippines, se sont retrouvés pour s’adonner à la belle écriture, sous la direction de Dominique Davienne (sur la photo entre son épouse et une stagiaire)  : « Kalein graphein en grec, cela veut dire « bien écrire », c’est à dire créer du Beau » explique t-il

    « Nous venons dans un monastère parce que cela se prête bien à la méditation, et que l’on peut participer aux offices, car nous calquons nos heures sur la vie monastique. Mais nous accueillons tout le monde, des pratiquants à des gens loin de l’église ou d’autres églises, de tous les endroits de France. Nous avons démarré à l’abbaye des bénédictines de  Saint Thierry à côté de Reims voilà 11 ans, à raison de 3 stages par an, et cette semaine a été une première à Vanves qui aura des suites » annonce t-il. « Pour ce stage, on part d’un principe basic : tout le monde sait parler, marcher, écrire  etc...mais on ne sait pas nécessairement bien le faire, car cela demande un minimum de connaissances et de préparation. Le but est que chacun puisse écrire quelque chose de beau pour communiquer » explique t-il.

    Ses cinq jours ont été découpés en 3 parties : Ils ont appris le premier jour  à manier le calam, bambou taillé en biseau faisant réservoir qui permet d’écrire. Puis les deux jours suivants, ils se sont appliqués  à écrire et maîtriser un alphabet gothique « en l’occurrence parce que c’est l’un des plus beaux et plus facile à faire, parce qu’il est très mathématique ». Les deux derniers jours, ont été consacrés à la réalisation du « chef d’œuvre » : « c’est à dire l’œuvre du chef, chacun venant avec un texte que l’on met en place, qu’on cale, qu’on mesure, avec des résultats splendides. Chacun avance à son rythme, sa façon de faire. On commence par les brouillons au départ, avant de réaliser le chef d’œuvre, pour bien placer son texte. Je leur dis toujours :  «Prenez le temps, posez bien votre esprit et votre âme pour faire quelque chose de beau et de bien ! » Et les sœurs viendront découvrir les résultats durant cette dernière journée.

    Occasion de rappeler que la calligraphie est ancestrale et très humaine. « A l’arrivée de l’écriture, les bénédictins et autres moines, ont utilisé cette forme d’écriture pour garder un certain nombre de textes royaux, d’édits, de traités, tout d’abord, puis ensuite utiliser tous ces écrits pour pouvoir proclamer devant tout le monde. Au départ, il n’y avait pas de ponctuation, car ils écrivaient au kilomètre sur des rouleaux.  Avec l’arrivée du parchemin, c’était l’idée de proclamer la parole. C’est là qu’est arrivée la ponctuation pour pouvoir scinder les phrases et faire comprendre. Quand on écrivait, il y avait toujours un moine érudit qui connaissait et une vingtaine de scribes qui n’avaient pas tous, la connaissance de la lecture ou de l’écriture. Ils recopiaient, y compris les fautes, ce qui fait qu’on a des écrits absolument splendides mais bourrés de fautes d’orthographes » raconte ce passionné de calligraphie qui habite la Drôme et reviendra à Vanves chez les Bénédictines pour partager sa passion avec d’autres.