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libération

  • LE THEÂTRE DE VANVES AU CŒUR DE LA POLEMIQUE APRES L’ANNONCE D’UNE ANNEE BLANCHE

    Une question orale de l’opposition au conseil municipal qui demandait une justification très claire alors de la majorité bottait en touche, des articles dans les journaux et les sites de Monde, Libération, L’Humanité  sans parler des réseaux sociaux, ont parlé du théâtre le Vanves avec l’annonce d’une année blanche. Son maire aurait  demandé l’annulation de l’intégralité des spectacles prévus dans la saison 2026-2027, à l’exception de la programmation « jeune public » et de l’activité cinéma.

    Selon le journal Le monde «sa radicalité provoque une cascade de réactions indignées », en citant un communiqué offensif du Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) et d’associations de centres chorégraphiques nationaux qui dénonce « une perte majeure pour la création contemporaine » et s’alarme d’un « choix politique dont les conséquences dépassent largement le cadre de l’établissement ».Tout en notant qu’avec son festival annuel Artdanthé, « le Théâtre de Vanves, aujourd’hui dirigé par Anouchka Charbey et son adjoint, Olivier Ryckebusch, occupe une place à part dans le paysage culturel. Chaque année, une soixantaine de spectacles y sont proposés, portés par une petite équipe d’une dizaine de personnes, pour la plupart des fonctionnaires (ou assimilés) de la ville »

    Pour le quotidien l’Humanité « cette décision de la mairie, à quelques jours du bouclage de la programmation » a provoqué « Un choc pour cette institution réputée et audacieuse, qui marque un nouveau précédent alarmant pour le secteur culturel dans son ensemble ». Tout en citant un mail envoyé par la direction du théâtre aux artistes et aux compagnies programmées : « Nous venons d’apprendre que la municipalité avait fait le choix de changer le projet du Théâtre de Vanves et, après une période de consultation de quelques mois, mettra en place une nouvelle politique culturelle radicalement différente » ....  « Cette nouvelle orientation signifie l’arrêt du projet du théâtre de Vanves tel qu’il existe depuis près de 30 ans ». Tout en rappelant que  ce « haut lieu de la création contemporaine et point de référence dans le champ du spectacle vivant, le Théâtre de Vanves a défendu depuis plusieurs décennies une programmation exigeante mêlant théâtre, danse et performance. Avec audace et un flair certain : quelques artistes ayant aujourd’hui acquis une renommée nationale ou internationale y ont fait leurs débuts : Julien Gosselin, actuel directeur de l’Odéon, ou Boris Charmatz, qui dirigeait jusqu’à peu le Tanztheater de Wuppertal, fondé par Pina Bausch. Aujourd’hui, le Théâtre de Vanves continue de défendre la création auprès de jeunes compagnies qui viennent montrer leurs premiers spectacles lors du festival maison, Artdanthé, un rendez-vous de gestes affirmés et exigeants dont le rayonnement dépasse les frontières de la ville ».

    Comme par hasard, Jeudi, la majorité municipale temporisait sur son site « Vanves en Confiance »  en expliquant : « Les attaques infondées de ces derniers jours ne sont pas à la hauteur des enjeux culturels de notre ville de Vanves. Et finalement le sectarisme ne serait il pas, parfois l’apanage de ceux qui le dénoncent avec le plus de rigueur » attaquait-elle en assurant « qu’il ne s’agit d’une année blanche mais d’une année de transition. De nombreux spectacles restent à l’affiche. Il s’agissait du bon moment pour initier cette démarche avant qu’aucun engagement ne soit pris ».

    Et d’annoncer que « le théâtre de Vanves reste ouvert pour la saison 2026-2027. Nous ferons une programmation allégée pour mener une consultation de nos partenaires locaux… pour mieux les servir, et c’est cela qui est proposé par la majorité municipale de Vanves ». Tout en assurant que « la plus grande disponibilité des équipes qui en résultera, devra permettre de travailler à la préparation d’une nouvelle saison culturelle dans les meilleure condition possible ».

    Il est intéressant de noter que le nouveau Vanves Le Mag de Juin, faisait état d’une réunion le 7 Mai avec élus et chefs de service pour engager la réflexion autour des orientations du mandat 2026-2031. Et du lancement, dés septembre 2026, d’un large démarche de consultations entre les acteurs du territoire et les services de la ville : « Elle nourrira un livre blanc pour construire un territoire dynamique, cohérent et tourné vers l’avenir ». Peut être aussi pour rechercher des économies dans ce contexte financier difficile que connaissent les collectivités territoriales

  • UN NOUVEAU TEMOIGNAGE SUR LA LIBERATION DE VANVES- III – DES BARRICADES A LA LIBERATION

    Gaston Marillier, alors qu’il faisait partie du Comité de libération de Vanves, lors de la Libération,  a  laissé à son fils, Jacques  un témoignage sur cette insurrection mis en place, par la résistance à la mi-août 1944 qui a permis la libération de Paris et de sa région, et de Vanves. Le Blog vous propose de lire la dernière partie de ce témoignage historique.

    C’est le 24 Août que les barricades sont apparues, en quelques heures à Vanves : « Les rues s’emplissent de voiture à bras chargées de vieilles ferrailles, vieux chassis, vieux sommiers…Tous ces chargements sont conduits aux barricades : 2 barrent la rue Raspail (May Besseyre), 2 autres interdisent à tous véhicules, l’acccés de la rue de Paris (Jean Bleuzen), 1 rue la République, un autre imposant ferme le boulevard du lycée, les arbres des rues sont abattus, couchés en travers des rues, et tout ce que la pays comptent de fers hors d’usage, est annoncelé à la base ; Puis les pavés des trottoirs sont descellés et viennent former un mur découpé en créneaux » descrit-il. « La population mélangée s’occupe en silence et en hête. Chacun porte son pavé. Il y a unanimité civique dans le travail. On dirait, à voir l’équilibre du travail, que chacun a déjà fait son apprentissage, ou alors que nous avons cela ans le sang » ajoute-t-il en parlant de combats à Bourg-La-Reine.

    « La fièvre grandit avec la tombée du jour. A 20H45, le drapeau français est hissé sur la sirène d’alerte. A L’annonce que les allemands se replient sur Clamart/Vanves, ordre est donné d’évacuer les rues et de ne pas se montrer aux fenêtres. La cannonade se rapproche. Derrière nous, des canons allemands  anti-avions tirent en salve régulières en un bruit infernal qui couvre les appels des femmes, les cris des enfants. Le ciel est strié de balles traçantes. Vers 21H45, la radio annnonce que le premier soldat français est arrivé à l’hôtel de ville (de Paris ?). Les batteries allemandes tirent rageusement, les cloches sonnent à toute volée, et entre voisins, nous trinquons le campagne (en cave pour ce jour depuis 4 ans) à la libération de Paris. La bataille tourne autour de nous jusqu’au lendemain »

    Le 25 Août est un vendredi, les drapeaux flottent à de nombreuses fenêtres de la commune, alors que la canonnade s’apaise et cesse aux alentours de midi. « A 15H, toute la population valide est massée devant la mairie. Lors d’une cérémonie solennelle, les couleurs françaises sont hissées dans un enthousiasme délirant. Une Marseillaise unique proclame la sensation de délivrance de chacun. La vue d’ensemble fait songer aux anciennes gravures représentant la révolution : les uniformes des gardiens de la Paix, les secouristes de la Croix-Rouge, les FFI en toutes tenues civiles, la foule et la population…encadrent une section militaire. Un officier exalte le patriotisme, le drapeau Français monte lentement, la Marseillaise éclate. Instant bref, inoubliable, fugitif, comme l’éclat qui passe. Et voici des avions alliés qui sillonnent le ciel de Paris » témoigne Gaston Marillier en concluant : « Pendant quelques jours, la vie semble suspendue. On ne réalise pas de suite la liberté retrouvée. Tout en se sentant délivrée d’une oppression qui remplissait nos esprits. On n’a pas l’équilibre de vivre sans contrainte ! »

  • CHRONIQUES DE LA PRESIDENTIELLES A VANVES : PECRESSE DANS UNE MAUVAISE PASSE

    «Les emmerdes ça vole toujours en escadrille» selon l’expression de Jacques Chirac dont Valérie Pécresse (LR) a malheureusement  pu le vérifier, la semaine dernière mais sans s’en laisser compter. «Je suis la femme à abattre car les boules puantes arrivent sur moi en rafale depuis début janvier» expliquait elle mercredi  soir sur BFMTV, en s’indignant du niveau  de la campagne. Dénonçant «un président qui se planque à l’Elysée, qui ne veut pas débattre de son bilan», elle a demandé «un débat avec Emmanuel Macron. Quand on arrive en campagne le 5 mars et que l’élection est le 10 avril, on doit au moins, c’est une question de décence de respect, avoir un débat sur le fond», a affirmé la candidate, selon qui «c’est un scandale qu’on puisse déclarer sa candidature aussi tard. Si je suis présidente de la République, ce sera au moins trois ou quatre mois avant».

    Tout d’abord, elle dévisse selon un sondage Elabe, réalisé pour BFMTV, l’Express et SFR,   puisqu’elle est créditée de 11, 5% L'étude démontre que la présidente de la région Île de France pâtit d'un soutien en net recul chez les électeurs de F.Fillon  (41 %, - 9) et chez ceux se déclarant de droite (25 %, - 14). À 47 jours du premier tour et alors qu'il n'est toujours pas officiellement candidat, Emmanuel Macron reste plus que jamais en tête des intentions de vote (24,5 %, + 0,5) devant Marine Le Pen (18 %). En forte progression (+ 3 en une semaine), la candidate du Rassemblement national semble se détacher des autres prétendants au second tour. Éric Zemmour est quant à lui troisième avec 13,5 % d'intentions de vote. Pour Valérie Pécresse qui réagissait à sondage sur BFM TV « Emmanuel Macron veut continuer son tango avec Eric Zemmour et Marine Le Pen car c’est la réélection assurée pour lui»

    Ensuite, elle fait l’objet d’une accusation par les écologistes pour les liens supposés avec Alstom, parce qu’elle aurait détenu avec son mari des stock options chez Alstom, qui a passé des contrats de plusieurs milliards d'euros avec Ile de France Mobilités depuis l'arrivée de Valérie Pécresse à la tête de la région en 2015. L'entourage de la candidate «s'étonne du calendrier de ces révélations, à quelques jours de la présidentielle concernant une situation qui respecte la loi et les obligations de transparence, et qui est connue depuis 2015» et «dément toute situation de conflit d’intérêts, avançant que le couple Pécresse aurait revendu toutes ses actions dès l’élection de cette dernière à la tête de la région, en décembre 2015 : Valérie Pécresse n'est pas dupe de cette manoeuvre concernant une situation qui respecte la loi et les obligations de transparence, et qui est connue depuis 2015». Elle a annoncé sur France Inter mardi, qu'elle porte plainte en dénonciation calomnieuse, contre ses élus verts, en  déplorant «les boules puantes de la fin de campagne ! Il s’agit de la situation de 2016, quand j’ai été élue présidente de la région Île-de-France. À ce moment-là, j’ai mis en conformité tous mes intérêts, sous le contrôle de la Haute Autorité pour la Transparence de la vie publique. Il n’y a jamais eu de conflit d'intérêts entre moi et l’entreprise Alstom. Personne n’est dupe. Je connais leur méthode et franchement, elle sont indignes», a-t-elle affirmé.

    Enfin, elle a dénoncé une « manipulation de déstabilisation grotesque» après l’enquête du journal Libération sur des adhérents fictifs lors de la primaire LR. «Cette primaire a été exemplaire  et s’il y avait eu le moindre doute sur mon élection, elle aurait été contestée» a affirmé la candidate LR sur BFMTV, en dénonçant «de la pure polémique». Selon le quotidien la primaire de LR  a été entachée de manœuvres douteuses visant à gonfler le corps électoral, en évoquant la présence d’adhérents fictifs ou décédés, voire d’un chien dans les fichiers. « Moi j'ai toujours respecté les règles (...) Est-ce que vous pensez que si mes adversaires avaient le moindre doute, ils aurude. aient laissé faire?», a-t-elle interrogé. «Les faits ne correspondent pas à ce qui est écrit» a encore assuré la candidate. A Vanves, aucun commentaires chez les LR et les UDI, qui tractaient samedi matin aux abords du marché.