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vanvesauquotidien - Page 1769

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : DE LA DERNIERE FOIRE AGRICOLE A LA DERNIERE FERME VANVEENNE

    Comme nous le faisons chaque année, à l’occasion du salon de l’agriculture, le Blog de Vanves rappelle à ses lecteurs fidéles que la dernière ferme de Vanves a été remplacée en 1970/71 par un garage qui appartenait à un certain « Jojo de Vanves », Georges Munier, qui nous a quitté voilà un an, et que notre commune a accueillit une foire agricole entre les deux guerres (du XXéme siécle) .

     

    La dernière ferme de Vanves se trouvait à côté du Pére Tranquille et presqu’en face du Rosier Rouge, le long de l’avenue du Général de Gaulle, où de nombreux petits commerces, aujourd’hui disparus, créaient un lien social que beaucoup regrettent. Il y avait une boutique où la grande mére Picherit, de la famille qui tenait cette ferme, vendait du lait, de la créme, du fromage, avec un logement au dessus qui était devenu le bureau du garagiste. Une grande allée donnait d’un côté sur une étable de 25 vaches, des cabanes à lapin et une porcherie, et de l’autre sur des fosses pour le fumier, le tourteau pour les vaches et un tas de pailles que ces fermiers allaient récupérer dans les fosses de l’école militaire et autres bâtiments militaires. Les vaches allaient paître, prés du Boulevard du lycée où il y avait un champ ou un terrain vague à la place des immeubles actuels au carrefour avec l’avenue du Général de Gaulle. Georges Munier a apporté un témoignage très vivant dans « Paroles Vanvéens » recueil collectif  réalisé par Pierre Meige (Edt du Bout de la Rue ) sur son installation : « Je me lance dans l’aventure et décide de monter mon garage à la place des étables et de la boutique. J’ai passé tous mes samedis et mes dimanches pendant un an à transformer les bâtiments pour qu’ils ressemblent un tant soit peu à un garage de banlieue qui se respecte » racontait il. « J’ai cassé à la main, la fosse à purin, la fosse à pulpe, la fosse à fumier, les cabanes à lapin, et la porcherie. Je me rappelle le premier jour d’ouverture : il y avait encore deux poules et cent tonnes de gravats »

     

    Vanves a accueilli aussi une foire agricole dont parlait « Le petit journal Agricole » entre les deux guerres mondiales, avec des photos notamment d’un lot de vaches flamandes attendant le passage du jury ou d’un cheval examiné par ledit jury ou encore d’un lot de bêtes vendues attendant leur départ à l’abattoir. Elle se tenait pendant plusieurs jours dans toute la ville, où les produits agricoles et de l’élevage dominaient. Il est  vrai, qu’hormis quelques pépiniéristes et fleuristes, « son territoire n’a jamais permis de faire de la culture intensive. Ce ne sont pas ses 500 ha de territoire qui pouvaient la ranger parmi les grosses productrices de céréales. Il y a pourtant des traditions rurales à Vanves » reconnaissait le journaliste de l’époque en rappelant le souvenir des vignes remontant à 998, l’élevage développé par les moines de l’abbaye de Sainte Geneviève à qui appartenaient les terres de Vanves, la fabrication du beurre… « Ce sont ses raisons qui l’ont aménée à accueillir une foire agricole qui rassemblait de nombreux cultivateurs des environs venus admirer et trouver tout ce qui leur était nécessaire comme outillage, matériel, graines, semences, chevaux, volailles, bœufs, vaches laitières, moutons, et porcs ».

     

    Ainsi cette foire de Vanves  s’est étalé du 18 Juin au 16 Juillet 1922 avec nombreux concours, animations, expositions qui se déroulaient sur tout le territoire de la commune : Une exposition d’horticulture place de la République, de vaches laitières et autres animaux place (square maintenant) Etienne Jarrousse, avec concours de chiens de beauté  de beurres et fromages. De nombreux prix étaient remis dont celui de la ville de Vanves, avec des médailles de M.Pic, maire de Vanves etc…. Plusieurs animations étaient programmées tout au long de ce mois : courses à pied, à bicyclette de Saint Remy à la Vallée de Chevreuse (aller-retour) qui attiraient 120 participants, fêtes enfantines, défilé costumé des enfants et goûters, bals organisés par la Caisse des Ecoles, le Patronage Laïque, la Jeunesse Républicaine, les colonies scolaires, la Société Scolaire du Secours Mutuel, l’association philomatique… Cette foire de Vanves qui s’est renouvelé en 1923 avec un défilé musical, puis en 1924  avec une exposition industrielle et commerciale n’avait d’agricole que le nom, puisque de nombreuses animations s’y étaient ajoutées. Mais c’était bien avant qu’un salon de l’agriculture et une Foire de Paris ne soient organisé tout à côté.

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : LES SALONS GRAND PUBLIC ONT LE VENT EN POUPE

    Le parc des Expositions de la Porte de Versailles va devenir comme chaque année à cette époque, une grande ferme, à l’occasion du salon de l’agriculture qui débute dés samedi prochain. Avec ces nuisances désagréables – les embouteillages aux portes des parkings (de la rue Yol), le stationnement anarchique dans les rues du Plateau – ou plus sympathiques lorsque les riverains de la rue du 4 Septembre entendent ou voient passer, quelquefois très tôt le matin, les chevaux que l’on fait trotter le long du bâtiment 3. Ce rendez vous intervient alors que la CCIP (Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris) dont fait partie les Hauts de Seine vient de publier un bilan de l’activité des salons en Ile de France  depuis 20 ans dans les 20 principaux centres d’expositions franciliens.

     

    Les salons grand public, dont l’évolution est liée à la consommation des ménages, sont le principal moteur de la croissance de l’ensemble du secteur depuis prés de 20 ans. Le nombre de salons est passé de 334 à 443 entre 1995 et 2007, avant de fléchir lors de la crise économique de 2008 pour s’établir à 395 manifestations en 2010 (soit +18% en 20 ans).  « Cette évolution est le produit de deux tendances distinctes : l’offre de salons grand public a fortement progressé depuis 1995 (+64%)  passant de 116 à 189 salons avec un pic à 216 avant la crise, alors que dans la même période, le nombre de manifestations professionnelles a baissé de 6%. Ainsi les salons dédiés aux loisirs et à la santé, ont fortement augmenté, tandis que ceux liés à l’industrie sont passés de 24% à 7% entre 1995 et 2010. On constate que la désindustrialisation et la tertiarisation de l’économie française se traduisent également dans le secteur des salons » expliquent les auteurs de cette étude.

     

    Ils ont constatés  pour les salons « grand public » : « Outre une augmentation de la demande liée à un effet « consommation de masse », on peut estimer que les accords sur la réductiondu temps de travail en 2000 ont eu un impact significatif sur le temps passé par les ménages à exercer d’autres activités…Le nombre de manifestations appartenant aux secteurs des arts, des sports, des loisirs, de l’enseignement et formations a ainsi particulièrement progressé ». Et de citer les salons créés ces dernioers années : Le Mondial Spa et Beauté (2005), Rénover (Salon de la Rénovation, de l’aménagement et de la décoration de la maison) en 2007, Cuisinez lancé en 2006, le Salon des Sports de Paris en Novembre 2011.

     

    Pour les salons professionnels, malgré quelques disparitions et regroupements, le nombre de salons professionnels en IDF était encore de 225 en 2008 et même 244 en 2007. La crise est passée par là, touchant les secteurs de l’automobile et de la construction dont les salons en 2009 ont traversé la récession plus difficilement, les secteurs de la Défense, du BTP et de l’Industrie qui sont en net recul passant de 24% en 1996 à 7% en 2010. Ainsi ces salons ont suivis les mutations de la structure sectorielle de l’économie régionale et régionale.

    « De très nombreux salons industriels ont disparus comme Emo (Salon de la Machine outil) et Itma (salon de la Machine textile) dont les dernières éditions se sont déroulées en 1999 alors qu’ils accueillaient respectivement sur 190 000 m2 et 230 000 m2 plus de 150 000 visiteurs … » et se déroulent maintenant à l’étranger. « D’autres, de taille plus modeste,  ont dû fusionner pour survivre comme les salons Mesurexpovision, Opto et Cien, ce dernier regroupant déjà RFeHyper Europe et le Forum de l’électronique, ce forum étant lui-même né du rapprochement d’Intertronic et de la Semaine de l’électronique »

     

    A l’inverse de l’industrie, le secteur tertiaire s’est largement développé comme la finance, les assurance, la beauté et la santé… Quant à la clientèle étrangère, elle se concentre en 2010 principalement sur les salons professionnels mondiaux où les secteurs d’activité et le savoir-faire français sont reconnnus : mode-design, alimentation, santé-beauté, industrie de la Défense. « 7% des salons franciliens sont dupliqués dans le monde (contre 32% des salons allemands) dans dessecteurs où la France est leader ou bien positioné : l’alimentaire (SIAL à Buenos Aires, Saö Paulo, Montreal, Toronto, Shanghaï, Abu Dabi…), la mode (Who’s Next et Première Classe àç Dubaï..) ou encore le secteur industrie-défense-Btp (Milipol à Doha) » indiquent les auteurs de cette étude.  « L’exportation des salons français à l’étranger est l’un des enjeux du développement économique national et francilien. Plus les salons français majeurs seront dupliqués à l’international, plus les entreprises hexagonales pourront proposer leur savoir-faire à l’étranger » affirme Pierre-Antoine Gailly, Président de la CCIP. Rappelons que ce secteur des salons génére chaque année dans la Région 4 milliards d’euros de retombées économiques (68% des retombées nationales du secteur) et plus de 64 000 emplois temps plein.

  • A VANVES, LES ANCIENS COMBATTANTS SONT INVITES A SE RASSEMBLER POUR EVITER l’OUBLI SANS SE RENIER

     

    « Vanves sera candidate pour l’organisation du congrès départemental de l’UNC 92 en 2018 » a annoncé Paul Guillaud président de la 71éme section de l’UNC de Vanves lors de son assemblée générale qui s’est déroulée Dimanche dernier dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville, à la veille du vote définitif par le Parlement de la loi qui fait du 11 Novembre le « D Day » français. Tout un symbole car cette date a été la raison d’être des fondateurs de l’UNC pour ne jamais oublier. Mais c’est ce que souhaitaient aujourd’hui une majorité des anciens combattants même si certaines dates sont inscrites à jamais dans la mémoire et que certains d’entre eux souhaiteront célébrer.

     

    D’ailleurs Bernard Gauducheau, maire de Vanves qui a conclut cette assemblée générale, a appelé à la mobilisation : « On croit toujours que le pire est derrière nous,  que l’avenir nous est ouvert ! Les choses ne sont pas aussi simples. Nous sommes loin d’assister à « la vie est un long fleuve tranquille ». Surtout lorsqu’on voit ce qui se passe dans le monde ! Rien ne peut justifier que des innocents meurent. Alors qu’autour de nous des gens inconscients ou insousciants  ne s’en rendent pas compte ! » a-t-il déclaré en citant bien sûr le Moyen Orient avec la Lybie et la Syrie, en rendant hommage au président de la République « qui a bien réagit et pris les bonnes décisions…pour éviter le bain de sang. Nous pouvons être fier de ce que a fait la France sans que cela lui coûte une vie ! Mais nous ne sommes à l’abri de rien car les événements sont très proches » a-t-il poursuivi en donnant des exemples comme le réarmement de la Chine, en appelant à la  vigilance et à la mobilisation. « Les efforts fait en matière de défense ne doivent pas être diminué ! »  a-t-il conclut en rappelant que « le résultat (de tout cela) est de pouvoir vivre libre dans notre pays ! ».

     

    L’assemblée générale est toujours un exercice obligé avec ses traditions surtout chez les anciens combattants :  Accueil des nouveaux adhérents, qui s’est limité à Alexandre Badkine, ancien d’Indochine, « toujours attaché à l’Asie qui organise des voyages au Vietnam ». Minute de silence qui a été observée en hommage aux membres de l’UNC de Vanves disparus auparavant : « Nous associons à cet hommage tous les militaires français décédés au combat ou en service durant l’année 2011, y compris les 26 soldats décédés en Afghanistan en 2011, et les 4 militaires sauvagement assassinés en janvier 2011 portant à 82  le nombre de  militaires français morts en service en Afghanistan de 2001 à ce jour » a déclaré le Président Guillaud, en demandant à tous d’avoir une  pensée particulière « pour les soldats de la « nouvelle génération du feu » et des nouveaux conflits », mais aussi  « pour des membres de la section très malades et affectés dans leur chair, citant parmi eux Mr Mohamed Bouda qui a été longtemps porte-drapeau de la section et Mr Maurice Le Guen le plus ancien adhérent ».

     

    Le Président a fait ensuite quelques rappels  tout d’abord sur les droits des anciens combattants : La demi part supplémentaire pour les titulaires de la carte du combattant âgés de plus de 75 ans, ainsi que sous certaines conditions leurs veuves. L’attribution de la campagne double pour les anciens d’AFN, ce qui peut entrainer une révision de la retraite du combattant. Le décret 2011-1459 du 8 novembre 2011 qui permet aux militaires ayant servi en opérations extérieures en Afghanistan, à compter du 3 octobre 2001, de bénéficier de la campagne double….Il a ensuite, présenté le plan Hommage mis en œuvre par le Gouverneur Militaire de Paris pour les soldats morts pour la France en opérations et l’hommage rendu sur le pont Alexandre III, auquel il est pratiquement toujours présent. Enfin, il a rappelé qu’un projet de loi créant une obligation d’inscription du nom des morts pour la France en Opex sur les monuments aux morts communaux est en cours d’approbation.

     

    Il a indiqué que la section avait participé à de nombreuses cérémonies patriotiques (22)  et réunions (7), tenu 22 permanences, a permis d’apporter des aides particulières à des vanvéens en difficulté pour l’obtention de documents administratifs ou des aides spécifiques. Mais il a surtout rappelé que la section UNC de Vanves-Malakoff  s’est dotée fin 2008 d’un site internet, accessible par tous, vitrine de la section et des actions de l’UNC : «  c’est un outil pour l’information des citoyens et qui doit être une base d’échanges, qui a connu près de 4900 connexions à ce jour, par près de 3800 internautes provenant de 54 pays ou territoires, dont des internautes de Djibouti et du Japon  avec un temps moyen de plus de 6 minutes par visite ! et plus de 12 200 pages vues»

     

    Mais tous les participants attendaient le rappel historique auquel le président lers a habitué à l’occasion de cette réunion annuelle : Occasion de rappeler que « l’année 1942, avec l’opération Chariot à Saint Nazaire, la victoire de Bir Hakeim le 11 juin 1942, a été un  tournant décisif de la 2eme guerre mondiale,avecc le débarquement allié en Afrique du Nord en novembre, ainsi que l’occupation de la Zone libre à partir du 11 novembre 1942, et le sabordage de la flotte de Toulon le 27 novembre ». Parmi les anniversaires de 2012, il est revenu sur l’année 1962, avec les accords d’Evian le 18 mars, le cessez le feu du 19 mars et l’indépendance de l’Algérie le 5 juillet, ainsi que la réconciliation franco-allemande. Il a rappelé les 24179 morts de la guerre d’Algérie depuis la Toussaint sanglante de novembre 1954, « guerre qui n’a obtenu officiellement ce nom qu’en 1999 ». Il a rappelé que « le cessez le feu du 19 mars n’a pas entrainé l’arrêt des combats » et que « plus de 100 000 harkis, ou supplétifs ont péri après cette date ainsi que 535 militaires français. Le 2 juillet 1962 est la date butoir pour l’obtention de la carte du combattant mais le départ effectif de l’armée française n’a eu lieu que début juillet 1964. Entre ces deux dates, il s’agissait de la première OPEX ! ».

     

    A noter que la FNACA était représentée à l’AG de l’UNC par son président Dumont avec quelques membres du bureau, en dehors de quelques adjoints comme Françoise Saimpart,  Jacques Landois, Laurent Lacomére, et Michel Judde, président du Comité Local des anciens Combattants. Preuve que si le « D DAY » français a fait son chemin en 2012, beaucoup d’anciens combattants cherchent à rassembler pour justement se mobiliser pour ne pas oublier les leçons du passé. Et il y a du travail à faire comme le constatent chaque jour nos responsables publics.