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vanvesauquotidien - Page 1768

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : ETAT D’AVANCEMENT SUR LES GARES ET NOTAMMENT VANVES/CLOS MONTHOLON/FORT D’ISSY

    La Société du Grand Paris a fait le point sur son ambition pour les gares de Grand Paris Express et l’état d’avancement de son projet. Rappelons qu’elle a  définie 4 grands familles de gares : La gare de centre ville insérée dans un environnement urbain déjà constitué qui renforcera l’attractivité et le dynamisme existant ; la gare « nouvelle centralité », créatrice de lien urbain qui accompagnera un environnement en devenir avec un potentiel fort de recomposition et d’intensification urbaines ; la gare emblématique porteuse de l’image d’excellence et de dynamisme économique des pôles de développement du Grand Paris ; la gare porte de la métropole qui permettra l’accès national et international au Grand Paris, avec les gares aéroportuaires, TGV… La gare du Clos Montholon/Vanves/Fort d’Issy à Vanves se classera dans la deuxiéme catégorie de gares car elle est aux confins de plusieurs communes dont deux ménent des actions d’aménagements : L’éco-cyber-quartier du Fort à Issy les Moulineaux, et le réaménagement de la gare de Clamart en éco-quartier

     

    7 groupements ont été sélectionnés ( Jean Marie Duthilleul, Jacques Ferrier, Bruno Portier, Foster and Partners, Moatti et Rivière, Périphériques, Elisabeth et Christian de Portzampac) dans le cadre d’une consultation international de conseil architecture et en design dont l’équipe lauréate sera désignée en Avril prochain. « Elle devra inventer une image propre aux gares et aider la SGP à inscrire le futur métro dans le patrimoine francilien ». L’un des objectifs de ce futur réseau de transport public et de ses gares, est de devenir le support d’expression culturelles et artistiques variées, la SGP ayant retenu 3 axes avec la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) Ile de France  : « Montrer de l’art et faire du métro une galerie d’art », « engager des commandes artistiques et faire des gares œuvres d’art » en intégrant une commande artistique dés  le stade de la conception architectirale des gares en concertation avec les élus concernés, « développer les expressions artistiques des territoires et faire des gares des scénes culturelles ».

     

    Cet objectif culturel a déjà une traduction très pratique sur le terrain car « la préparation de l’arrivée d’une gare est en soi, un sujet de commande artistique ». Depuis l’automne dernier, une mission photographique « Gares en vue » a été lancée par la SGP et confié à l’Agence Vu. Chacune des 57 Gares dont Vanves-Clos Montholon/Fort d’Issy, fera l’objet d’un reportage composé de deux séries de prises de vues : des vues dirigées (comparaison avant-après du projet) et des prises de vie « vision d’auteur » pour représenter le paysage et la vie urbaine des quartiers des futures gares du Grand Paris Express. « Cette démarche s’inscrit à sa manière dans une tradition de missions photographiques inaugurée au milieu du 19éme siécle avec la mission hiélographique de Prosper Mérimée (1851) » explique la SGP, comme Albert Kahn et ses Archives de la Planète dont le musée à Boulogne perpétue le souvenir. Sept gares ont déjà été traitées par le photographe Pierrre Olivier Deschamps.   

     

    Toujours sur le terrain, chaque gare a fait l’objet de la création d’un Comité  de pilotage  (COPILS)  rassemblant maires, directeurs des services techniques des collectivités territoriales, présidents des intercos, représentants des conseils généraux, STIF, services de l’Etat intéressé. « Cette forme particulière et pragmatique de pilotage permet d’échanger et de construite ensemble le « projet gare » indique Etienne Guyot, président du directoire de la SGP. Ils  doivent permettre « à chacun de rester vigilant sur la maîtrise des coûts, des délais et des risques », « d’affiner progresivement desorientations d’implantations de la gare et d’aménagemet de ses abords immédiats dans la plupart des sites ». Ces différents acteurs  travaillent actuellement sur cette gare, comme sur les autres, sur son  volume en sous-sol qui se situera entre -15 et – 50 m  jusqu’au printemps,  sur ses émergances, sachant qu’elle occupera 1500 ou 2000 m2 et que la SGP « n’a pas de modèle fixe » précise Etienne Guyot et ses collaborateurs qui ne cachent qu’ils sont énormément interrogés par les maires : « Il faut prévoir des équipements raisonnables qui répondent aux besoins dans le temps. La SGP va acquérir des parcelles pour ses gares et leurs émergences, en vérifiant l’équilibre financier et économique de l’opération. Elle ne va pas acquérir tous les terrains dans un rayon de 400 m2. D’autant que nous sommes obligés d’agir dans un contexte éconmique difficile ! »

     

    Plusieurs directions ont été données par cette équipe à ces gares :  Elles devront être des lieux organisés de façon claire, permettant à tous, un accès facile au service de transports, dans des conditions irréprochables de sécurité et d’informations, offrant un environnement lisible et apaisant. Elles devront permettre des correspondances avec les autres réseaux (métro-RER-tram-bus-Transilien) afin de répondre aux enjeux de maillage et de désaturation recherchés, en garantissant la chaîne de mobilité.  A la différence du métro parisien, cette gare sera un ouvrage compact, avec des accès concentrés en un point d’émergence unique, évitant ainsi la multiplication des couloirs souterrains et de petits accès dispersés. Mais il ne s’agit aucunement de répéter à 57 ou 72 exemplaires les mêmes gares, de faire la même « boite », mais des lieux très proche de ce que veulent les élus, d’autant plus constrastées qu’elles seront en milieu dense, ou entourées de friches, haut perché, aux portes de la Métropole

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : A LA DECOUVERTE DES RICHESSES DU TERRITOIRE FRANCILIEN

    Après avoir rappelé le riche passé agricole et viticole surtout de Vanves, Vanves Au Quotidien revient sur le salon de l’agriculture qui a ouvert ses portes hier, et où la région Ile de France est très présente avec 22 exposants qui présentent leurs produits « Saveurs Paris Ile de France » avec des macarons, de la menthe poivrée, des bières franciliennes, des charcuteries, des fromages, des douceurs au coquelicot… Une occasion de découvrir les richesses du terroitr francilien et de les goûter à deux pas de Vanves.  

     

    Souvenez-vous, l’édition 2011 du salon avait donné l’occasion de lancer la marque des produits alimentaires franciliens « Saveurs Ile de France » avec 25 entreprises. Un an après, 75 ont rejoint la démarche et plus de 250 produits aux couleurs de la marque. Ainsi la vente des productions horticoles et pépinières se réalise à 57% dans un rayon de 200 km (de Paris) et à 38,5 km dans un rayon de 10 km. La notion de proximité est par conséquent très forte, puisque la vente directe aux particuliers représente 24,7% des ventes. D’après une étude, il apparait que les consommateurs franciliens, déjà très attachés à la provenance de leurs produits alimentaires, sont très positifs à l’idée de pouvoir identifier la provenance de leurs achats de plantes par exemple. A l’heure où la natiralité fait son grand retour dans les assiettes, les produits frais, sainsn, dont on est sûr de la provenance, ont la côte auprès des consommateurs. Les professionnekls de l’alimentaire en Ile de France l’ont bien compris et parmi eux, les agriculyeurs et les artisans rivalisent d’ingéniosité et de savoir-faire pour proposer des produits toujours plus adaptés à ce que recherche le consommateur francilien.

     

    Le CERVIA (centre Régional de Valorisation et d’Innovation Agricole et Alimentaire ) d’ Ile de France qui s’emploie à fédérer les acteurs clés de l’agroalimentaire francilien et lancé la marque « saveurs Ile de France » a suscité la création d’une filière Blé-Farine-Pain grâce à 3 grands meuniers régionaux (Les Moulins Bourgeois, Les Moulins de Brasseuil et les Moulins Fouché) qui sont unis dans une même démarche du « champ à l’assiette » avec les baguettes marquées « Saveurs Paris Ile de France » depuis fin 2011. Cet organisme a agrées les premiers maraîchers et arboriculteurs ainsi que les agriculteurs du Bio avec leur groupement et leur association Fermes Bio, présents chez Naturealia, réseau de 52 pooints de ventes à Paris et en Petite Couronne. Il met en avant les deux AOP Francilens des Bries de Meaux et de Melun, les artisans charcutiers qui produisent les fameux jambon et saucisson de Paris  modialement connu pour son rôle pharedans la composition du csandwich « Jambon-Beurre » ou « saucisson à l’ail »…

     

    Plusieurs animations sont prévus dans l’espace Ile de France du salon de l’agriculture : Lundi et mardi, l’Ecole de boucherie de Paris fera déguster l’agneau francilien. Samedi 3 Mars, un chef restaurateur de seine etr Marne, André Leletty proposera ses recettes originales et raffinées, les apprentis du CFA Rabelais de Dugny exerceront du 29 F2vrier au 2 Mars leur talent de Chef en devenir, les vignerons franciliens feront goûter aux visiteurs les différents crûs des vignes franciliennes le Dimanche 5 Mars

  • VANVES ET LE SALON DE L’AGRICULTURE : Les traces d’un passé agricole et viticole ne manquent pas !

    Il existe d’autres traces d’un passé agricole et viticole que la dernière ferme et la foire agricole. A l’occasion de la décision du dernier conseil municipal de nommer « Garguanta » l’allée reliant l’Espace Cabourg à la rue Raymond Marcheron, la ville de Vanves a rappelé que Rabelais par l’intermédiaire de Garguanta célébre le vin de Vanves, un excellent rouge issu de cépage noble à petits grains noirs dit « morillon » dont le nom est encore porté par une rue de l’ancien village de Vaugirard (XVéme arrondissement). Un bon cépage de l’espèce de Pinot Noir dont sortent, entre autres, les grands Bourgognes. Malheureusement, il fut remplacé plus tard par des cépages « grossiers » à grand rendement et plus rudes, tel que le « Gouais » ou « l’infâme » gros Gamay – le petit Gamay étant celui du Beaujolais qui contribuèrent à l’avilissement, la désaffection et la disparition des vignobles d’Ile de France

     

    Mais ce n’est pas tout, car les lieux dits « Clos » comme « Clos Montholon » à la frontière de Vanves-Issy les Moulineaux-Clamart indiquent qu’ils existaient en ces lieux, des vignes clôturées par des murs. Le Cahier de Doléances de 1789 indique une surface de vignes de 20 arpents alors qu’un observateur à la veille de la Révolution, parlait de 250 arpents de vignes mais « sur des terres peu fertiles et pas d’un grand rapport ». Vanves a compté de nombreux viticulteurs dans le passé. Il faut savoir que l’on recensait en 1789, 17 000 ha de vignes en Ile de France qu’ont tué les cépages grossiers puis le développement de la capitale et de sa banlieue vers 1850

     

    Des livres comme « Vanves du Moyen âge à nos jours » (épuisé)  rappellent ce passé viticole : Au Xéme siècle, le village comptait plusieurs pressoirs banaux. Un certain Eudes du Val se vit confirmer en 1202 par le roi Philippe-Auguste les droits de pressurage qu’il percevait à Vanves. En Juin 1427, les villageois de Vanves et d’autres localités voisines organisèrent une procession pour hâter la floraison de la vigne qu’un temps rigoureux retardait. Enfin, Jean Liebaut dans Agriculture et Maison Rustique (1602 et 1640) cite des farces où il est question du vin de Vanves et écrit : « Entre tous les vins dont nous usons à Paris, les meilleurs quant aux rouges sont ceux de Cousy, de Seurénes, de Vanves, de Meudon »

     

    Il en est de même dans le livre paru sur Vanves dans la collection « Image du Patrimoine » qui, dans la première partie historique, relève que la vocation agricole de Vanves est attestée depuis le Xéme siècle : « En 999, une charte de Robert Le Pieux confirme à l’abbaye parisienne de Saint Magloire,  la possession de 5 arpents de vigne concédés par Hugues Capet. La culture de la vigne, bien visible sur tous les plans et les cartes dés le XVIIéme siècle, s’avère ainsi précoce et prépondérante dans l’exploitation du terroir vanvéen. Si la production de vin obéit aux besoins du culte, la viticulture semble, en outre, avoir dès le XIéme siècle occupé la première place dans les ressources locales, nécessitant plusieurs pressoirs attestés anciennement. Sans doute ne faut il pas chercher plus loin la justification des caves médiévales mentionnées ou visibles (4 et 21 rue de la République) dont le rapprochement avec le cellier des Bernardins n’est pas seulement formel. En 1163, un acte émanant du pape Alexandre III confirme à l’abbaye royale de Sainte-Geneviève la possession de la cure de Vanves et de tous ces biens : « Apud Vanvas ecclesiam terras et vineas et capitalia cum omni justitua quaer ad terras verras pertinent »(A Vanves, l’église, les terres cultivées, les vignes et les troupeaux avec tous les droits qui se rattachent à vos terres ». Un peu plus loin, ce livre fait état de 3 à 4  arpents de vignes au bout du jardin du sieur Saint Germain de Lassis (parc du Lycée Michelet) au XVIIéme siècle

     

    Vanves Infos faisait état dans son numéro de Février 1989 d’un vanvéen qui cultivait quelques pieds de vignes sur la terrasse d’un charmant immeuble de la rue Louis Dardenne. Quelques pieds de vignes étaient cultivés par la propriétaire d’un pavillon situé rue Paul Lefebvre face à l’Hôtel La Cigogne.  L’association Le Cercle des Cents avait adressé en Mars 1994 un projet de plantations de vignes à l’occasion de l’année « Rabelais » et proposait qu’elle soit plantée sur la butte du Parc F.Pic. Un croquis avait même été réalisé par l’un des membres de cette association. Mais sans suite. Tout comme le projet de la Section Pétanque du Stade de Vanves sur le talus SNCF. Et il en est de même pour les ruches, dans le corridor écologique entretenu par l’association Espaces le long de ce  talus SNCF. Que d’occasion ratée pour rappeler ce patrimoine agricole et viticole tant à droite qu’à gauche. Dommage !