Afin d’y voir un peu plus clair dans cette Métropole du Grand Paris qui se met en place et repasse depuis Mardi, devant l’Assemblée Nationale à l’occasion de l’examen de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République), sachez que quelques élus socialistes ont la ferme intention de revenir à « l’esprit initial » de la loi, c'est-à-dire une métropole intégré et non « light » comme l’a préconisé le Conseil des Elus de la Mission de Préfiguration de la MGP à 94% des suffrages. Ce qui est une remise en cause de l’accord passé avec le Premier Ministre Manuel Valls prévoyant des Territoires à la place des intercos, la possibiilté d’être un EPCI à fiscalité propre, bénéficant de la CFE (Contribution foncière des entreprises), avec des compétences (PLU, PLH…). L’ensemble des amendements déposés par une quinzaine de députés franciliens (UMP/UDI) siégeant au Conseil des Elus ont été rejetés par la commission des lois le 5 février. Et des députés socialistes ont la ferme intention de faire remonter les leviers fiscaux à la métropole (CFE et CVAE), de créer des Etablissements Publics Territoriaux (EPT) dont le périmétre correspondrait aux départements actuels et non aux intercos – « cette « fusion-absorption par la métropole des compétences des quatre (…) conseil généraux » permettrait « une action péréquatrice » expliquent ils. Enfin, ils souhaitent faire « remonter » la définition du Plan local d’urbanisme (PLU) au niveau de la métropole : « Ce PLU métropolitain sera la meilleure façon de lutte contre la ségrégation ». Patrick Devedjian Président de Paris Métropole a prévenu qu’il ne l’entend pas ainsi et qu’il cherchera, au contraire, à travers des amendements défendus par ses collègues UMP/UDI, de renforcer au sein de la métropole les échelons communal et intercommunal. Il souhaite que la métropole puisse « déléguer certaines compétences à des collectivités », et que « la gestion des offices HLM reste au niveau local ». Le débat risque d’être chaud à la Rentrée des vacances parlementaires le 3 Mars prochain.
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VANVES ET LA METROPOLE DU GRAND PARIS : BRAS DE FER ENGAGE A L’ASSEMBLEE NATIONALE
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LES FOUILLES ARCHEOLOGIQUES DEVANVES RETARDENT D’UN AN « LA VILLA SAINT REMY »
Il n’y a pas que les politiques qui pratiquent la langue de bois. Les promoteurs sont aussi des champions dans ce domaine. « L’immeuble sera prêt en temps et en heure » vous explique t-on au bureau de vente des appartements ou studios de la résidence « La Villa Saint Remy » qui sera édifiée à l’angle des rues Pruvot et d’Issy face au prieuré Saint Balthilde des Bénédictines. D’autant plus déjà, le 1er Octobre 2014, à une question orale de Jean Cyril Le Goff (PS) qui s’inquiétait du retard pris par ce chantier, Pascal Vertanassian (UDI), maire adjoint chargé de l’urbanisme, avait répondu que « ce retard était dû à un avis rendu tardivement par le service des fouilles archéologiques » et que ce chantier démarrera début 2015… Entre temps, des fouilles seront réalisées à l’automne »
Fort de tout cela, avec un terrain qui avait été déjà fouillé, lorsque les riverains ont vu arriver, très rapidement installé, deux bungalows le long du prieuré et de la librairie des Bénédictines, et un engin pour commencer à creuser, avec neutralisation de la station Autolib, ils ont pensé que le chantier de la résidence commençait. Ce qui n’était pas le cas ! Car il s’agissait des fouilles archéologiques menées par l'Institut National des Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) qui devraient durer un à trois mois, et peut être reconduit si des éléments intéressants sont découvert. Certains riverains n’en revenaient pas en voyant ces petits sacs de terres blancs le long de la palissade, prêt à être emportés pour examen dans les laboratoires de cet institut. « C’est partit comme pour la propriété de Mme Mury ! » persiflait un connaisseur. Là où d’ailleurs a commencé la saga des fouilles archéologiques de Vanves voilà 18 ans à quelques centaines de mètres
A l’occasion de la construction de l’immeuble à l’angle de la rue de la République et de la place du VAL (De Lattre de tassigny), avec l’agence de la Banque Populaire au rez-de-chaussée, les responsables de l’association Vanves Village Vivant avaient découvert dans la cave de l’ancienne boulangerie qui se trouvait à son emplacement, un beau plafond vouté, en 1997. Ce qui n’a pas arrangé les affaires de la famille Mury, et du promoteur car d’autres vestiges furent découvert (un vase style Valauris, des poteries remontant au IVéme siécle, et même des soi-disantes thermes ) prolongeant les fouilles jusqu’en 1999/2000. 3 ans durant lesquels le couple Mury a dû se débattre pour éviter de payer des taxes fonciéres (sans succés) sur des terrains paralysés par les fouilles archéologiques, pour en arriver à ne rien trouver d’exceptionnel, et à finalement constuire l’immeuble.
Mais il en est ainsi dorénavant dans le centre ancien de Vanves dés qu’il y a un chantier. Il faut prendre en compte le facteur « fouilles archéologiques ». Le patron du garage qui était installé à cet emplacement sourit (jaune) en constatant la situation : « Quand je pense qu’il (le promoteur) était pressé que je déguerpisse, au point de me faire jeter à la décheterrie, mes outils de travail et mes pièces me laissant même pas le temps de les vendre et d’en moyenner quelques prix ». Ainsi cet immeuble devrait être livré fin 2017/début 2018 et non au second trimestre 2017… si tout va bien. Les futurs propriétaires, dont certains commençaient à s’impatienter de ne pas voir le chantier commencer à la Rentrée 2014, doivent être tout à faire content. Mais côté promoteur, c’est langue de bois et bouche cousue.
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ELECTIONS DEPARTEMENTALES : 5 TICKETS AUTONOMES OU PRESQUE A VANVES
5 tickets s’affronteront les 22 et 29 Mars prochain pour les élections départementales dans le canton de Clamart/Vanves : Jean-Didier Berger - Isabelle Debré (UMP), Guy Janvier - Yannick Geffroy (PS), Catherine Naviaux - Roland Rabeau (EELV), Boris Amoroz – Lucie Heurtier (FG/PC), Gabrielle Girard – Jean-Charles Saglietti (FN). Il est à noter que tous ces candidats sont autonomes, sans alliance à deux exceptions prés, pour une suppléante, avec la première adjointe UDI de Clamart (Christine Quillery ) avec le ticket UMP, un Parti de Gauche (Françoise Bacqué) pour le ticket FdeG/PC. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé pour EELV et le FdeG/PC mais sans succés, parce les communistes étaient trop gourmands, ou de ne pas avoir essayé, ou même plutôt de s’être réveillé trop tard (pour l’UDI) à force de tergiverser entre la Région et le département. Sinon, on retrouve, un conseiller général sortant (Guy Janvier), une vice présidente du Sénat (Isabelle Debré), un conseiller municipal (Boris Amoroz) et des militants très impliqués à EELV et au parti de gauche, pour les vanvéens
En dehors des candisats UMP/UDI et PS qui sont tous sur le terrain depuis Janvier, les autres commencent leur campagne, malgré les vacances, comme le Front de Gauche, rassemblant des citoyens et des mouvements, comme le Parti Communiste et lF Parti de Gauche, « pour un département solidaire, écologique et citoyen » : « Non seulement contre les politiques d'austérité appliquées par le gouvernement, qui réduit les services publics et est prêt à supprimer les départements. Aussi face à la droite qui est prête à tout pour garder sa mainmise sur le département le plus riche de France, et où elle applique sa politique inégalitaire depuis 50 ans, favorisant spéculation immobilière et sélection par l'argent » dénonce Boris Amoriz dans un communiqué. « Les candidats du Front de Gauche à Clamart et à Vanves, Boris Amoroz (conseiller vanvéen) et Lucie Heurtier, accompagnés de Françoise Bacqué et Gérard Aubineau (conseiller clamartois) porteront haut et fort ce message : L'austérité, ça suffit ! L'Humain d'abord ! ». Les premiers accueils, tant au marché qu'en échangeant avec les citoyens du canton, « seraient d'ailleurs très positifs quant à notre candidature pour ces départementales » assure Boris Amoroz.
Pour les écologistes, Vanves/Clamart fait parti des 10 cantons où EELV présente des candidats autonomes – Catherine Naviaux et Roland Rabeau, avec notamment Pierre Toulouse comme suppléant – à côté d’alliance avec des associatifs, le Fdeg/PC et même le PS dans d’autres cantons. Tout simplement, parce que le mode de fonctionnement d’EELV est tout à fait différents des autres partis : C’est au niveau départemental et au sein de chaque groupe local (26 à 27 sur 36 communes dans les Hauts de Seine) que les décisions se prennent au niveau des candidatures et des alliances. Ils espèrent reconquérir un siège après le retrait de Vincent Gazeilles qui était élu dans le canton de Clamart où ils ont peu de chance. Peut être à Malakoff/Montrouge grâce aux bobos parisiens qui s’y installent. En tous les cas, ils mèneront campagne sur, notamment, « l’absence de concertation et de prise en compte de l’avis des habitants, les choix faits étant le plus souvent à contre courant des exigences écologistes »
Enfin, le FN présente un ticket Gabrielle Girard – Jean-Charles Saglietti avec pour objectif « de participer à un maximum de seconds tours », selon Guillaume L'Huillier, responsable de la Fédération 92 du FN et par ailleurs directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen, qui s’était présenté à Vanves aux élections cantonales de 2011 (mais sans faire campagne). Ce qui ne l’avait pas empêché de faire 9,36% des voix (720).
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