Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

parc des expositions - Page 6

  • UN CONSEIL MUNICIPAL COURT ET TRES TECHNIQUE MAIS TRES INSTRUCTIF

    Ce conseil municipal qui s’est déroulé au lendemain du 11 Novembre s’est déroulé en moins de deux heures, sans véritables débats politiques. Le prochain, prévu le 15 Décembre « sera plus dense » a promis le maire. Mais il a permis de clarifier les choses. Tout d’abord, Omar Ijaz a été installé comme conseiller municipal à la suite de la démission de Jeremy Coste, puisqu’il était le suivant de la liste de la majorité municipale appelé à « monter » comme on dit, après Anne Marie Souby et avant Antoinette Girondo. « On connaît bien son engagement pour la ville de Vanves » a constaté le maire. « J’essaierai d’être à la hauteur parmi vous » a-t-il répondu. Ensuite il apparaît bien qu’Erwan Martin (UDI) sera le successeur de Jeremy Coste (UDI) comme maire adjoint aux écoles et à la jeunesse même si le maire s’est borné à répondre « qu’il assure la transition » à la question de Jean Cyril Le Goff (PS) : « Jeremy Coste était adjoint à l’Education. Allez-vous procéder à la nomination d’un maire adjoint ? ». Ce qui mettra un terme à la course à la succession à laquelle s’étaient livré certains élus UDI. « Et puis, pour nous, Erwan Martin est un bon choix, car il a montré qu’il maîtrise bien les dossiers. De surcroit, la maire adjoint chargé des anciens combattants est parfaite à ce poste, comme elle l’a montrée lors des cérémonies du 11 Novembre, en veillant au bon ordonnancement du défilé, au bon emplacement de chacun au cimétière, devant le monument, allant jusqu’à montrer la ligne blanche marqué au sol » constatait un élu socialiste

    Ce conseil municipal très technique a été aussi très consensuel, notamment sur le renouvellement de la charte « ville amie des enfants », avec certes des votes négatifs de l’opposition, mais même différencié à propos de la délibération concernant la participation de la ville aux dépenses de fonctionnement aux écoles privées ou celle sur le projet éducatif territorial (PEdT) dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires et de la convention passé avec la CAF. « On est favorable au PEdT même si on regrette la remise en cause de la gratuité des NAP. Il y a eu une sécurisation du fonds annoncé par le premier ministre. Les NAP seront ainsi financés à 50% avec la convention renouvelée avec la CAF » a calculé Jean Cyril Le Goff (PS) qui n’a pas arrêté de poser des questions, notamment sur l’arbre de Noël des enfants du personnel communal. Occasion d’apprendre que le spectacle extérieur était supprimé qui impliquait une dépense de 7000 € si l’on comptait les places d’entrée, le déplacement en car. ..mais pas les cadeaux aux enfants sous différentes formes (jouets, bons d’achats…). « On réfléchit à une formule plus locale » a laissé entendre le maire. Comme la diffusion d’un film à l’auditorium du nouveau conservatoire par exemple etc…

    Ce conseil municipal s’est terminé sur deux questions orales posées par Anne Laure Mondon et Jean Cyril Le Goff (PS) : La station GNV prévue rue Louis Vicat auquel a répondu Françoise Djian en reprenant les éléments donnés par le maire et les rresponables du SIGIEF lors de la réunon publique de lundi dernier. « C’est pour prendre date et acter cela en conseil municipal » expliquait on au groupe PS. Les nuisances du chantier du hall 7 dans le parc des expositions dont souffrent les riverains notamment la nuit, et la coconmittance de plusieurs salons comme ce fut le cas avec les salons des jeux Vidéo et du Chocolat, et la semaine prochaine avec le Congrés de France et le salon Educatech. Pascal Vertanessian a rappelé qu’un Comité des riverains avait été mis en place, qu’un effort est réalisé sur la collectedes déchets et les livraisons. « Il est clair que l’activité du parc n’est pas neutre. La ville a insisté sur l’activité Congrès plutôt que salons du Parc, dans la mesure où leurs participants utilisent les transports en commun. D’autant plus que les places de stationnement (du Palais Sud) seront divisées de moitié ». Mais il est vrai que sur ce point là, la ville ne peut plus être très offensive ou se faire très critique depuis que Viparis finance, en partie, la requalification du tunnel du métro, comme l’a annoncé le maire lors de sa réunion publique de quartier lundi dernier. La preuve : Elle accepte sans sourciller une diminution de moitié des places de parkings, ce qui va reporter le stationnement (sauvage) dans les rues riveraines.

  • A L’OCASION SU SALON DE L’AGRICULTURE, RETOUR DANS LE PASSE AGRICOLE DE VANVES (Suite et Fin): LA VIGNE

    Le parc des expositions, à côté de Vanves,  s’est transformé pour une semaine, en une grande ferme en accueillant le salon de l’agriculture. Occasion de s’intéresser aux traces d’un passé agricole et viticole sur les terres vanvéennes qui ont accueillis des vignes

    Des lieux dits comme « Clos Montholon » indiquent bien qu’ils existaient en ces lieux des vignes clôturées  (Clos) par des murs. Attesté dans le Cahier de Doléances de 1789, puiqu’un observateur parlait de 250 arpents de vignes à la veille de la Révolution, « sur des terres peu fertiles, et pas d’un bon rapport ». Rabelais par l’intermédiaire de Garguanta célébre le vin de Vanves, un excellent rouge issu de cépage noble à petits grains noirs dit « morillon » dont le nom est encore porté par une rue de l’ancien village de Vaugirard (XVéme arrondissement). Un bon cépage de l’espèce de Pinot Noir dont sortent, entre autres, les grands Bourgognes. Malheureusement, il fut remplacé plus tard par des cépages « grossiers » à grand rendement et plus rudes, tel que le « Gouais » ou « l’infâme » gros Gamay – le petit Gamay étant celui du Beaujolais qui contribuèrent à l’avilissement, la désaffection et la disparition des vignobles d’Ile de France

    Le livre d’Hyppolite Chailly (épuisé) « Vanves du Moyen à nos jours », au Xéme siécle, indiquait que Vanves comptait plusieurs pressoirs, un certain Eudes de Val obtenant du roi Philippe Auguste, des droits de pressurages. Deux siécles plus tard, en 1427,  des processions étaient même organisé pour hâter la floraison de la vigne qu’un temps rigoureux retardait. Dans les années 1600, Jean Liebaut dans « Agricultures et Maison rustique » citait des farces où il était question des vins de Vanves : « Entre tous les vins dont nous usons à Paris,  les meilleurs quant aux rouges, sont ceux de Cousy, Seurénes, de Vanves, de Meudon ». 

    A cette époque, au XVIIéme siécle, des plans et des cartes prouvaient l’existence de vignes dans le territoire vanvéen : « Si la production du vin obéit aux besoins du culte, la viticulture semble, en outre, avoir dés le XIéme siécle occupé la première place dans les ressources locales nécessitant plusieurs pressoirs. Sans doute ne faut il pas chercher plus loin la justification des caves médiévales mentionnées ou visibles (au 4 et 21 rue de la République) dont le rapprochement avec le cellier des Benardins n’est pas seulement formel » indique t-on dans le livre du Vanves de la collection « Image du Patrimoine » qui indique : « En 1163, un acte émanant du pape Alexandre III confirme à l’abbaye Royale de Sainte Geneviéve la possession de la cure de Vanves et de tous ces biens : « Apud Vanvas ecclesiam terras et vineas et capitalia cum omni justitua quaer ad terras verras pertinent (A Vanves,l’église, les terres cuiltivées, les vignes et les troupeaux, avec tous les droits qui se rattachent à vos terrres ) ».

    Le développement de la capitale et sa banlieue, du train et malheureusement, du phyloxera auront raison de toutes ces vignes et de ces cépages malheureusement grossiers de Vanves comme de l’Ile de France. Certaines vignes ont perdurées comme à Suresnes et Montmartre avec quelques replantations à Clamart, à Issy les Moulineaux et ailleurs. Mais malheureusement (ou heureusement) avec le réchauffement climatique, la vigne pourrait de nouveau se développer en région parisienne, et peut être à Vanves

  • A L’OCASION SU SALON DE L’AGRICULTURE, RETOUR DANS LE PASSE AGRICOLE DE VANVES : DES FERMES ET MEME UNE FOIRE AGRICOLE

    Le parc des expositions, à côté de Vanves,  s’est transformé pour une semaine, en une grande ferme avec le salon de l’agriculture. La Région Ile de France est d’ailleurs présente avec un stand dans le Hall 3 avec toutes ces consoeurs de la France métropolitaine et de la France d’Outre Mer. C’est l’occasion pout le blog  de s’intéresser aux traces d’un passé agricole et viticole sur les terres vanvéennes qui ont accueillis des fermes, la dernière à avoir fermée en  1970-71,  se trouvant Bd du Général de Gaulle à côté du Pére Tranquille et presque face au Rosier Rouge.

    Il y avait une petite boutique où un membre de la famille Picherit, propriétaire de la ferme, vendait du lait, de la créme, du fromage. Une grande allée donnait d’un côté sur une étable de 25 vaches, des cabanes à lapin, et une porcherie, et de l’autre sur des fosses pour le fumier, le tourteau pour les vaches et un  tas de pailles que ces fermiers allaient récupérer dans les fosses de l’Ecole Militaire et autres bâtiments de l’armée. Les vaches allaient paître, prés du Bd du Lycée où il y avait un champ ou un terrain vague. Pierre Meige qui habitait tout prés s’en souvient encore, tout comme Jean Marie Renault  qui se rappelait ses souvenirs d’enfance : A cette époque, mon pére louait un cheval à la ferme à côté du Rosier Rouge, pour aller au petit Clamart où il  cultivait un petit jardin, dans les années 50 ». Mais elle n’était pas la seule, avec cette ferme située le long de la rue Sadi Carnot à l’emplacement du marché et du théâtre où Jean Marie Renault  allait chercher du lait.

    Vanves a même accueilli une foire agricole entre les deux guerres qui avait fait l’objet de reportages dans « Le Petit Journal Agricole » avec des photos montrant un lot de vaches flamandes.  Elle rasssemblait pendant quelques jours surtout « des cultivateurs des environs qui venaient chercher de l’outillage, du matériel, des graines, des semences, des chevaux, de la volaille, des vaches latiéres, des moutons et des porcs » selon le Petit Journal Agricole. Ainsi en 1922, cette foire agricole a durée prés d’un mois, du 18 Juin au 16 Juillet, sur l’ensemble de son territoire : Une exposition d’horticulture place de la République. Les vaches laitiéres et autres animaux avaient été installés place Etienne Jarrousse. Et de nombreuses animations  étaient organisées, fêtes enfatines, défilés, bals. Elle a été renouvelée en 1923 et en 1924.