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isabelle debrÉ - Page 33

  • VANVES ET LE GRAND PARIS : DEBAT SUR LE METRO AUTOMATIQUE CIRCULAIRE

    Petite paranthése à notre série sur le budget 2010 de notre commune, avec ce retour sur le débat du Grand Paris qui a commencé hier après midi au Sénat. Isabelle Debré a assisté au débat général, comme beaucoup de ses collégues franciliens et altoséquanais comme Charles  Pasqua (UMP), Jacques Gautier (UMP), Denis Badré (Modem) qui est intervenu. Vous allez entendre beaucoup parler de ce métro automatique prévu par le gouvernement dans son projet défendu par Christian Blanc, secrétaire d’Etat au développement de la Région Capitale, dénommé la grande boucle ou le grand huit. Ainsi que du projet défendu par la Région Ile de France et Jean Paul Huchon (PS) : Arc Express.

    Présentation des deux projets qui concernent Vanves, car l’un comme l’autre passeront dans notre ville ou à proximité. D’ailleurs Bernard Gauducheau a signé un communiqué de presse invitant à propos du métro circulaire d’éviter de dérailler, invitant les protagonistes « à trouver un concensus et à être pragmatique car c’est ce qu’attendent les franciliens » et à éviter que « l’examen de la chambre haute réveille une bataille politicienne entre la gauche et la droite francilienne ». Première prise de position d’un nouveau conseiller régional qui considèrent que « les différentes visions de métros circulaires peuvent être complémentaires plutôt qu’opposées notamment sur le circuit traversant le cœur de l’agglomération parisienne ».

     

    ARC « HUCHON» CONTRE BOUCLE « BLANC »

     

    Rocade Blanc : Le gouvernement défend  donc la Rocade dit « Blanc » sous la forme d’une grande boucle (grand 8). Ce serait un métro automatique qui desservirait une cinquantaine de gares situées dans des pôles,  à 3 ou 4 km de distance sur une longueur de 130 km.  Il impliquera l’abandon d’Arc Express et de CGD Express alors que Jean Pierre Fourcade, rapporteur du projet du Grand Paris au Sénat, parle d’intégration à la Grande Boucle.  Il circulerait à 60 km/h et  transporterait 6000 voyageurs en heure de pointe. Son coût serait de 21,4 milliards d’euros, mais il ne sera véritablement connu qu’en 2012 selon Jean Pierre Fourcade qui a parlé d’une dotation en capital  de l’Etat à la SGP ( 4 milliards) qui lui permettront de lancer plusieurs emprunts  (sur 40 ans) selon le rythme des travaux  à partir de 2013, puisque sa  mise en service totale est prévue en 2025. Le projet devrait être présenté en Octobre  pour lancer la procédure de concertation dés l’automne 2010 et les travaux un an après. « Une fois le texte voté, le projet sera établi par la future Société du Grand Paris, puis soumis à la région, au STIF, à Paris Métropole et à l'atelier international d'architecture, qui auront quatre mois pour donner leur avis » a précisé l'ancien ministre des Finances qui n’a pas caché sa préférence pour ce projet car il a l’avantage d’être une rocade bouclée, et que dans ce cas, les études montrent qu’elle augmentation sa fréquentation de 40%.  « Arc Express sera intégré dans la grande boucle » a t-il déclaré reconnaissant qu'il y a un problème de tracé à l'Est « pas réglé dans le texte ! ». Pour l'ouest, il a jugé « stupide » l’idée d'utiliser l'infrastructure du tramway T2 ».

     

    Arc Express : La Région défend bec et ongle Arc Express d’autant plus que des élus de droite comme de gauche défendent ce projet depuis que sa suppression a été annoncée, considérant qu’il est « inique d’empêcher un débat sur ce projet. On n’est pas isolé dans cette affaire. La CNDP (Commission Nationale du Débat Public) doit se prononcer le 7 avril en plein débat parlementaire sur la validation du dossier de présentation de e projet au grand public. Et je suis assez confiant » a déclaré Jean Paul Huchon en montrant deux grands cahiers « Arc Nord » et « Arc Est » qui est le résultats des concertations menées jusqu’à maintenant sur les tracés, « sur lesquels tous les maires sont d’accords » -  avec les observations. « Que va-t-il se passer si le couperet du sénat tombe et que la CNDP dit que nous pouvons organiser le débat public. Et bien, on le fera quoi qu’il arrive » prévient il. Ce projet propose un tracé situé dans le coeur de l’agglomération de 60 km avec une gare tous les kilométres ou 1,5 km. Il transporterait 15 000 voyageurs/heure de pointe à la vitesse de 40 km/h. Son côut est de 9,6 Milliards d’euros  sachant que 6 milliards sont déjà prévus – « Ils existent ! ce n’est pas le magicien d’Oz » -  et que sa mise en service est prévue en 2017.

    Curieusement, alors que le débat se développait ces jours-ci sur Arc Express, un communiqué de presse du Stif titré « 1 million de voyageurs par an – 100% des franciliens concernés » annonçait le premier numéro de la lettre « Fil d’infos Arc Express », la newsletter sur l’avancement du projet Arc Express qui tiendra régulièrement informé les francliens de l’état du projet et rappeler qu’ils pouvaient se documenter sur le site www.arcexpress.fr

  • VEILLE DE 2éme TOUR A VANVES ENTRE VISITES ET BUGS

    La gauche rayonne, peut être un peu trop sûre des résultats de Dimanche, avec les derniers sondages. La droite rame, espérant une éclaircie et un coup d’arrêt au grand chelem prévu à gauche qui ne veut plus en entendre parler à cause de Fréche. Cette ambiance se fait sentir à Vanves où le Nouveau Centre, dans son blog, a annoncé pour 11H30 aujourd’hui la présence de Valérie Pécresse, André Santini, Rama Yade, Roger Karoutchi et Jean Sarkozy autour d’Isabelle Debré (oublié puis rajouté dans un second temps) et Bernard Gauducheau,  pour un point de rencontre avec les militants et sympathisants, carrefour de l’insurrection qui se poursuivra par une visite du marché couvert de Vanves, rue Antoine Fratacci qui se trouve à proximité.

    Espérons que tout ce beau monde annoncé, sera là, car la dernière fois, à la galette des rois, point de Rama Yade pourtant annoncée (comme le Messie) et toujours attendue, et à la visite du marché par André Santini, où c’est Roger Karoutchi qui l’a remplacé au pied levé, pour une visite rapide sans même pouvoir s’arrêter à la buvette pour rencontrer les électeurs, prendre un verre avec une assiette de charcuterie comme ce fut le cas voilà 6 ans lors de la campagne 2004.

     

    LES DERNIERS DISCOURS

    Ainsi, les choses se sont un peu précipitées durant ses dernières heures de campagne officielle. Une bonne partie des élus, avec Bernard Gauducheau et Isabelle Debré,  étaient au meeting UMP/NC de Châtillon, Jeudi soir juste avant le débat Pécresse-Huchon sur France 3 Régionale qu’ils ont pu regarder. Ils ont trouvé André Santini en forme contre les « Huchonneries » et ont été satisfait du passage de Valérie Pécresse. « C’est dans notre département que Valérie Pécresse réalise son meilleur résultat avec 34,57%. Alors que le PS ne fait que 22,77%. Nous avons 12 points d’écart. A rapprocher des déclarations tonitruantes de Philippe Kaltenbach et Pascal Buchet, qui n’ont cessé d’annoncer que le PS arriverait devant l’UMP. Le PS, gêné aux entournures, a même dû se débarasser de son tartarin pour le deuxième tour : M. Kaltenbach est remplacé par M. Larrouturou, qui n’est qu’un socialiste repeint en vert » a expliqué Patrick Devedjian, le président du Conseil Général.

    Pendant ce temps là, au Zénith, où quelques socialistes vanvéens s’étaient déplacés avec 2600 personnes, Jean Paul Huchon (PS), lançait un appel : « J'appelle toute la gauche, les écologistes, et, au-delà, tous les humanistes, tous ceux qui se reconnaissent dans les beaux mots de liberté et d'égalité, mais aussi de fraternité, tous ceux qui ont au coeur les valeurs de laïcité, de tolérance et de respect qui sont les valeurs de la République à nous rejoindre dimanche… Dès le 22 mars, il faudra donner corps et chair au bouclier social » que la gauche « veut mettre en œuvre », dans « une région unie », « qui avance ». « Entre le gouvernement de Nicolas Sarkozy et les Franciliens, il doit y avoir la gauche et les écologistes rassemblés », a-t-il dit, souhaitant « que le 21 mars s'inscrive dans l'histoire des grandes victoires de la gauche (comme) une étape indispensable vers d'autres succès ».

     

    DERNIERS SONDAGES

    Vendredi matin, avant de se rendre à la cérémonie du 19 Mars sur le Plateau, nos élus ont pris connaissance du sondage paru dans le Figaro et présenté sur RTL et LCI où le socialiste Jean-Paul Huchon est donné vainqueur en Ile-de-France avec 57 % des voix, contre 43 % pour son adversaire UMP, Valérie Pécresse. « Le président socialiste sortant, fin prêt pour entamer son troisième mandat, est assuré, selon notre sondage réalisé jeudi et mercredi, du report de 100 % des voix du Front de gauche, de 93 % de celles d'Europe Écologie, de 62 % de celles du MoDem et même de 24 % de celles du FN ». Un «vote protestataire contre la majorité présidentielle» qui n'étonnait pas Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d'OpinionWay. Le pourcentage de ces voix FN en faveur de la gauche est cependant «bien plus élevé que lors du duel Sarkozy-Royal à la présidentielle» notait il.

     

    BUGS ET SOUVENIRS

    Pas de commentaires de leurs parts durant la cérémonie patriotique marquant le 19 Mars 1962, date (théorique) du cessez le feu durant la guerre d’Algérie, marquée par quelques incidents techniques (de sono) particulièrement gênants au moment de la sonnerie aux morts et lors de la chanson interprété par Serge Lama sur l’Algérie. Mais c’est maintenant devenu une habitude, contre lequel luttent nos élus : Vous pouvez être sûr pour un événement important que les essais de sono se sont bien déroulés, mais voilà au moment fatidique, plus rien, tout simplement parce qu’il y a toujours un technicien qui touche les boutons, module selon les voix ou le son. Là c’était un problème de piles parait il, qui ne tiennent pas.

    A tel point qu’un jour, lors d’une conférence de presse ou une inauguration, le député maire d’Issy a demandé d’une voix tonitruante au technicien de ne plus toucher à rien ! Le problème en France et à Vanvesn c’est qu’ils arrivent à être trois pour arriver à un tel résultat ! Bientôt, après la marseillaise, on chantera la sonnerie aux morts à capella ! Mais ce n’est pas bien grave !  Car l’ensemble des anciens combattants de la FNACA était bien sûr présent, presque serrées les uns prés des autres,  pour rendre hommage à leurs fréres et aux vanvéens tombés là bas, dont le président de la section FNACA Vanves avait retrouvé les noms après quelques recherches. Même si ce n’est plus la date officielle de commémoration du Cessez Le Feu à laquelle ils tiennent, ils seront toujours là…pour leurs camarades. ET cela, on ne peut pas le leur retirer.

     

    Enfin, en cette fin de journée, alors qu’une certaine douceur printanière se faisait sentir, avec ces jours qui se rallongent, malgré une petite pluie fine, des vanvéens rejoignaient leurs églises, à Saint François, à Saint Remy, pour prier et méditer devant la relique du cœur du curé d’Ars. Mais ceci est une autre histoire sur laquelle nous reviendrons.  

  • VANVES EN CAMPAGNE : C’ETAIT EN 2004 !

    4 VANVEENS CANDIDATS SEULEMENT AUX REGIONALES

    4 élus seulement étaient présents sur les listes aux élections régionales de Mars 2004 : Isabelle Debré (UMP) qui formait le binôme avec Roger Karoutchi conduisant la liste UMP dans les Hauts de Seine, Marc Lipinski (Verts) sur la liste PS/Verts conduite par JP Huchon et Lucille Schmid (PS), alors Secrétaire de la Section Locale du PS qui participait au staff de campagne de JP Huchon sur les questions de l’émigration, et Philippe Nicolas (UDF), alors maire adjoint qui avait fait des pieds et des mains pour être sur la liste conduite par André Santini. Il  avait obtenu la 19éme place – non éligible - sur la liste des Hauts de Seine.

    Isabelle Debré s‘était dépensée sans compter à l’époque en participant à de nombreux déplacements de campagne et meetings au niveau régional, toujours aux côtés de Roger Karoutchi. Elle avait même reçu un très bel hommage de Patrick Balkany, député maire de Levallois lors d’un meeting dans sa ville: « Isabelle est la plus ravissante des Debré que je connais. Elle serait mieux sur le Perchoir ! ». Une façon pour le grand copain de Sarko de montrer qu’il n’avait pas oublié les critiques que lui adressait en 1995 le chiraquien Jean  Louis Debré, alors président de l’Assemblée Nationale lorsqu’il soutenait Balladur. Jean François Copé, alors tête de la liste UMP en Ile de France était même venu le 27 Janvier à la galette des Rois de l’UMP Vanves/Issy avec R.Karoutchi, où  B.Gauducheau (UDF) avait fait des pieds et des mains pour être présent, mais Isabelle Debré avait refusée.

     

    Mais voilà, à l’époque, la campagne des régionales avait été plus ou moins occultée par celle des cantonales d’autant plus que Bernard Gauducheau remettait en jeu son fauteuil face à Guy Janvier (PS), Pierre Toulouse (Verts),  Jean Pierre Bourely (PC). Et les réunions publiques organisées alors dans la ville étaient plutôt concentrées sur l’enjeu de ses cantonales : Permettre à Guy Janvier (PS) de prendre sa revanche de Mars 2001. Mais c’était une autre histoire.  Au 1er tour le 21 Mars, André Santini (UDF) arrivait en tête (35,8%) suivi par JP Huchon  (PS) avec 34,1%, JF Copé (UMP) avec 13,6%, Marine Le Pen (FN) avec 6,9%, Marie Georges Buffet (PC) avec 4,2%, Arlette Laguiller (LO/LCR)  avec 2,7%, Carine Pellegrin (Oxygéne) avec 2,2%, Nicolas Bay (MNR) avec 0,5%.

    La semaine qui s’écoula entre le 1er et le 2éme tour fut particulière animée avec un meeting de Guy Janvier le 24 Mars qui avait invité Francine Bavay, Catherine Margaté et Robert Badinter. « Cette soirée est l’une des pierres du mur de la victoire » avait il même déclaré en annonçant le soutien de Bertrand Delanoë Maire de Paris. Le lendemain, c’était au tour de Nicolas Sarkozy et André Santini de venir soutenir Bernard Gauducheau pendant sa réunion publique. Au second le 29 Mars,  JP Huchon réalisait 50% des voix, suivi par JF Copé (44,2%) et Marine le Pen (5,4%), alors que la gauche remportait l’ensemble des régions sauf l’Alsace.

     

    Peut être est-ce l’une des raisons qui expliquait la victoire de Guy Janvier (PS) qui l’emportait avec 94 voix d’écart (35,38%) face à Bernard Gauchucheau (34,79%). Les craintes s’étaient faites jour dés le 1er tour, victime de la poussée générale de la gauche, alors qu’il bénéficiait de toutes les investitures UMP-RPF-UDF et du soutien personnel de Nicolas Sarkozy. Trois vanvéens se retrouvaient dans l’hémicycle de l’assemblée régionale : Marc Lipinski (Verts), élu Vice Président chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, Lucille Schmid (PS) et Isabelle Debré (UMP). Un seul a été reconduit, Marc Lipinski sur la liste Europe Ecologie. Lucile Schmid a été éliminée de la liste constituée sur les Hauts de Seine par ses camarades sociales qu’elle a quittée pour Europe Ecologie ses derniers jours. Enfin, Isabelle Debré, élu sénateur, a choisi de garder son mandat municipal, quittant la Région à l’automne 2004.