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confinement - Page 15

  • COMMENT VIT ON CE CONFINEMENT HISTORIQUE A VANVES … AVEC UN VOLONTAIRE DU RESEAU MUNICIPAL DE SOLIDARITE : François Hamdan

    Vanves au Quotidien a renconré l’un des130 Bénévoles du Réseau municipal de Santé qui a été constitué dés le 1er jour du confinement  auquel se sont greffés le réseau Voisin-age, l’association des Petits Fréres des Pauvres, la Communauté des Jésuites de Vanves…

    Vanves Au Quotidien - Pourquoi vous êtes-vous engagé dans le réseau de Municipal de Solidarité  ?

    François Hamdan : «J’ai l’esprit civique. J’ai constaté qu’il y a beaucoup de personnes vulnérables dans la ville, personnes âgées, isolées, malades. Or il faut être présent auprès d’eux lorsqu’on vit un tel événement. C’est notre devoir ! De surcroît je suis très actif dans le domaine de la solidarité, je participe aux Restos du Cœur,  à la collecte de la banque alimentaire, et dans celui de la citoyennté car je suis conseiller de quartier sur le Plateau, membre de l’association de la résidence Rabelais où j’ai animé la fête des voisins. De surcroît, j’ai une mére âgée, des voisins âgés… C’est pourquoi, dés le début, j’ai rejoint ce réseau municipal de Solidarité en ayant email dés le premier jour du confinement au maire et on m’a mis en contact avec l’association Voisin-Age

    VAQ - Qu’est-ce que l’on vous demande de faire ? Qui aidez-vous ?

    F.H. : « La première action est de prendre des nouvelles de ces personnes âgées et vulnérables qui ne sortent pas de chez elle avec ce confinement, sur leur vie de tous les jours, sur leur santé, leur moral. Beaucoup reconnaissent que le confinement est difficile à supporter et se confient. Mais ce n’est pas mon rôle de jouer les psychologues, mais le fait d’être présent (au téléphone), de les écouter suffit souvent.  Si elles ont besoin, je leur fais des courses dans les grandes surfaces, ou chez les pharmacies, deux fois par semaine. Et puis, nous rapportons certains événements au CCAS ou à l’association Voisin-Age qui prennent le relais, lorsque nous voyons que ces personnes ne vont pas bien. Je suis ainsi 11 personnes, selon un planning établi par l’association pour éviter que plusieurs d’entre nous appellent la même personne dans le même temps ou tout de suite après qu’elle ait reçu un coup fil d’un autre intervenant, pour étaler les appels dans la journée.   

    VAQ- Comment vous organisez-vous dans cette action de solidarité qui a l’air de vous occupez beaucoup ?

    F.H. : « Je télétravaille, mais comme toutes mes activités professionnelles, sont au ralentie, lorsqu’elles ne sont pas à l’arrêt, je dispose de temps que j’occupe ainsi. Et c’est tant mieux, car on se sent utile, valorisé en aidant son prochain. Dieu n’a-t-il pas prenez soin les uns des autres.

    VAQ- Comment vous protégez-vous et respectez vous les régles ?

    On nous fournit 2 masques par semaine, mais ma cousine qui est couturiére m’en fabrique aussi. J’ai acheté des gants et du gel hydroalcoolique, et je respecte les régles de distanciation lorsque je vais faire les courses, les gestes barrières.

    VAQ- De quoi vous êtes-vous rendu compte en aidant ces personnes plus vulnérables et fragiles

    F.H. : « On sent une détresse, le poids de la solitude, car elles voient plus leurs enfants et petits enfants, même lorsqu’elles utilisent Internet, mais ce n’est pas pareil de les voir physiquement. On entend quelquefois fois des propos plus politiques sur l’actualité, et on sent une défiance vis-à-vis des pouvoirs publics qu’elles jugent défailllants, peu compétents. Mais j’évite de parler politique ou d’entrer dans des propos plus personnels.

    VAQ- Que vous disent elles de leur vie confinée ?

    F.H. : « L’une d’ente elles, 82 ans, m’a dit qu’elle avait connu la seconde guerre mondiale, la guerre d’Algérie, mais elle n’avait vécu un tel événement ? Même s’ils ont été quelque peu confinés à cette époque ! Mais là, cela n’a rien à voir ! Elle ne voit personne dans les rues, n’entend plus rien du bruit de la ville.

  • CHRONIQUES VANVEENNES DE CONFINEMENT : « Ce virus est une saloperie ! »

    Si une quinzaine de Vanvéens sont décédés du corinavirus, d’autres ont été touchés mais s’en sont heureusement sortis, souvent très fatigués, avec une longue convalescence : «C’est une véritable saloperie » me confiait l’un d’entre eux revenu de l’hôpital où il a été mis sous oxygéne pendant quelques jours. «C’est une vacherie sans nom» me confiait une autre qui en a réchappé sans être hospitalisée mais confinée chez elle. Le scénario est le même pour tous : «On commence à se sentir mal, puis  à respirer mal, en ayant mal à se lever le matin, en ressentant une grande fatigue ! Avec une perte de goût et d’odorat  !» racontent-ils. «C’est bien simple, si vous avez par exemple été hospitalisé 6 jours ou plus, il vous faudra six semaines pour vous rétablir, car un jour correspond à unesemaine pour s’en remettre. Pour certains, cela va être trés long. J’ai toujours du mal à me lever le matin» témoigne ce vanvéen. De nombreux vanvéens, comme d’autres,  se sont rendus compte des effets de ce virus dans leur chair, mais aussi du travail extraordinaire de ces médecins, de ce personnel soignant, mais aussi de tous ceux qui permettent aux hôpitaux de fonctionner et que beaucoup de vanvéens applaudissent chaque soir à 20H, aux fenêtres. Mais aussi de tous ceux qui, dans les EHPAD touchés duremment, de la direction au personne soignants et de services font tout pour faire barrage au virus afin de protéger nos ainés. Et tos ceux qui ont des parents en EHPAD peuvent en témoigner

    D’où l’importance de rester confiné, de respecter les règles de distanciation, de barrière… et de porter un masque. Tous les professeurs de médecine, tous les médecins urgentistes insistent sur le port obligatoire du masques et pas uniquement dans les transports comme le demande Philippe Juvin, chef-urgentiste de l’hôpital européen Georges Pompidou :  «Toutes les recommandations scientifiques allaient dans le sens de se couvrir au maximum la bouche pour limiter la propagation du virus.  Les Français doivent porter un masque au moment du déconfinement mais aussi dès maintenant. Un masque vaut mieux que rien du tout, même fabriqué à la maison. Il vaut mieux se couvrir la bouche et le nez. C’est une intervention qui ne coûte pas très cher quand on le compare à un patient qui passe en réanimation et qui a probablement une efficacité importante» précisait ce colégue du maire de Vanves puisqu’il est aussi maire de La Garenne Colombes (92).   De plus en plus de voix s’élèvent sur ce sujet, comme l'Anses ou la communauté scientifique internationale. «Les politiques devraient commencer à les écouter. Je pense que sur ça, le président de la République se trompe» constatait-il. Pour permettre le déconfinement, «il faut également que nous ayons des capacités de testing de la population extrêmement massives , mais aussi des lits disponibles, surtout en réanimation. Quand vous faites la guerre, il faut avoir des munitions. Sinon, on ne pourra pas déconfiner les Français en toute sécurité».

    Il est même contre un déconfinement total le 11 mai : «Déconfiner tout le monde en même temps, c’est exposer les gens à une forme grave de la maladie !». Un groupe de chercheurs de l'Institut Pasteur, de l’INSERM de Santé Publique France insistent sur la nécessité maintenir des mesures de protection au-delà du 11 mai pour éviter une deuxième vague, comme vit actuellement Singapour. Plus intéressant : Ces chercheurs sont aussi parvenus à mesurer l'impact des gestes barrières, du respect des distances et du confinement : il est très fort. Le taux de transmission du Covid-19 s'effondre de plus de 84%, et la perspective d'un reflux du nombre quotidien des admissions en réanimation. Au moment du déconfinement, celle-ci devrait culminer à 50 par jour, contre 200 actuellement

  • COMMENT VIT ON CE CONFINEMENT HISTORIQUE A VANVES … A LA PHARMACIE DE L’EGLISE AVEC HERVE ARMAND : « Depuis une trentaine d’années que j’exerce, je n’ai pas connu cela de ma vie !».

    Depuis le début de la crise sanitaire, les pharmacies jouent un rôle central. Vanves au Quotidien a voulu savoir au boit de 5 semaines de confinement, comment sedéroule leur quotidien, surtout après un début assez sportif auprés d’Hervé Armand qui tient la pharmacie de l’Eglise (sur la photo) 

    Vanves Au Quotidien - Comment avez-vous fait face à ces premiers jours de confinement ?

    Hervé Armand : « Pendant trois jours, j’ai reçu 457 clients le lundi après l’annonce du confinement, 397 le mardi, 340 le mercredi  au lieu de 200 à 220 clients  durant une journée normale. Une quarantaine de vanvéens faisait la queue dehors, devant la pharmacie. C’était la panique, la plupart des clients ayant peur de ne pas obtenir le renouvellement de leur traitement. Ils voulaient tous des masques, du gel hydroalcoolique. Après la situation s’est un petit peu calmé, et depuis une dizaine jours, c’est beaucoup plus calme. 

    VAQ - Comment se sont traduits ses trois jours intensif pour vous ?

    H.A. : «Pendant ces trois jours, nous avions toures les commandes du matin, dans la pharmacie, soit 6 caisses que nous n’avions pas le temps de décharger et de ranger, ayant à l’époque deux distributions par jours des grossistes. Depuis quinze jours je n’en ai plus qu’une seule. Nous avons accumulé les retards.  Pascal, mon prédécesseur a pris de nos nouvelles, et s’est proposé de venir de Paris nous donner un coup de main. Depuis une trentaine d’années que je suis installé en tant que titulaire, je n’ai pas connu cela de ma vie.  

    VAQ - Certains de vos collègues ont été victimes d’actes d’incivilités et même d’agressions  parait il face au manque de masques et de gel hydroalcoolique !  En avez-vous été victime ?

    H.A. : « Pas du tout, les vanvéens étaient très compréhensifs au contraire ! Dés qu’ils étaient plus de 3 dans la pharmacie, je fermais les portes, car comme nous étions 3 derrière les comptoirs.  Je ne voulais pas plus 3 clients dans l’officine. A aucun moment, il n’y a eu d’actes d’incivilités.  J’ai installé des vitres en plexiglass devant les comptoirs, et j’ai revêtu une blouse que je n’avais plus mis depuis des années

    VAQ - De quoi avez-vous manqué ? Et que vous manque t-il encore ?

    H.A. : «Principalement de gel hydroalcoolique. Je n’en ai reçu qu’en fin de semaine dernière. Après avoir fait des demandes de masques, on arrive à en avoir, de la part de personnes qui en retrouvent au fond d’une boutique. A part les masques qui nous sont résevés en tant que professionnel, il m’arrive d’en donner quelques uns de ma dotation à des clients. Mis à part la rupture classique de médicaments, j’avoue que les grossistes répartiteurs ne gérent pas trop mal les livraisons. On arrive à s’arranger entre confrères, on se dépanne !.   

    VAQ - Pourquoi  d’un coup, votre activité a baissée ?

    H.A. : « Parce que beaucoup de personne télétravaillent, sorte un peu moins, n’ayant pas besoin du superflux, comme les crémes solaires. Il y a aussi la crainte d’aller chez le médecin, de tomber sur une salle d’attente pleine. Des médecins m’ont appelé pour que je rassure les clients, et éviter qu’ils aillent à l’hôpital ou appellent le 15. La fréquentation de la pharmacie a baissée de 10 à 15% , avec 140 clients aujourd’hui.

    VAQ - L’image des pharmaciens n’a-t-elle pas changé  parce que vous rassurez et aider les plus fragiles ?

    H.A. : «Je pense que nous avons un rôle de cobeil qui est plus important qu’avant. On a une très bonne considération de la part de notre clientèle. On les a beaucoup rassurés lorsqu’elles se plaignaient de ne pas pouvoir aller chez leur médécin, de ne pas pouvoir renouveler leur ordonnance. Nous avons l’accord des caisses pour procéder à des renouvellement exceptionnel des ordonnances. Nous faisons un métier où nous répétons beaucoup les mêmes choses, mais c’est notre rôle, pour protéger. Tout le monde s’est adapté à la situation.

    Au niveau de mon métier, je ne vois pas de changement particulier. Les gens nous parlent surtout de la difficulté d’être en confinement, surtout avec les enfants. Certains craquent en fin de journée. On ne voit bien sur la place de république, où  il y des parents  avec leurs enfants en fin d’après midi. Mais aucun geste de mauvaise humeur ou de parole déplacée.