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commerces - Page 13

  • CARREFOUR EXPRESS A VANVES : PREUVE QUE LES GRANDS GROUPES OCCUPENT LE CRENEAU DU COMMERCE DE PROXIMITE POUR SURVIVRE

    Ce début de vacances d’été a été marqué par l’inauguration de quelques commerces et activités de services par la municipalité : SHIVA, Expert-Matelas, Carrefour Express notamment qui fonctionne bien depuis une semaine selon ses responsables. Son ouverture a coïncidé avec la parution par le CROCIS (Centre d’Observation du Commerce, de l’Industrie et des Services) d’Ile de France  d’une étude sur les « nouvelles stratégies face au changement » des «grandes surfaces alimentaires en Ile de France »

     

    « Les grandes surfaces alimentaires sont le résultat de l’explosion de la société de consommation à partir des années 50. L’idée fondatrice était que le consommateur devait pouvoir trouver ce qu’il cherche en un seul lieu ». Rappelez-vous, l’ouverture du premier centre commercial Parly 2 au Chesnay à la fin des années 60.  « Depuis, le secteur de la grande distribution alimentaire au niveau francilien comme national, est marquée par une centralisation élevée, proche d’un oligopole » racontent les auteurs de cette étude, en indiquant que  « les 6 principaux groupes sont tous d’origine française », avec un mode d’organisation qui tourne autour de deux mopdéles : Coopératif avec Leclerc, Intermarché et systéme U, Intégré avec Carrefour, Auchan, Casino. A Carrefour, notamment « c’est le groupe qui est propriétaire du point de vente, dont la gestion courante est déléguée à un responsable localement. Ainsi ce n’est pas ce dernier qui décide de la politique à mettre en œuvre pour assurer la pérénnité de son point de vente ».  

     

    Pendant les dernières décénnies, le développement intensif des grandes surfaces alimentaires s’est faite parfois au détriment de plus petites structures telles que les supérettes ou les commerces d’alimentations générales (épicerie générale) qui conviennent mieux à des zones denses comme Paris et sa proche banlieue. D’ailleurs du fait de la modification du comportement d’achat des clients, accentué par la crise économique, c’est l’effet inverse qui s’observe : les temples de « l’hyper consommation sont mis à mal par les consommateurs qui sont denandeurs de changements. Si le nombre d’hypermarchés (180) et de supermarchés (1500) en Ile de France  restent stable depuis 10 ans (20% du nombre total de commerces alimentaires franciliens), les supérettes se sont multipliés  (+ de 76% ) et leur part dans le commerce francilien augmente de 4 points sur la même période

     

    « Avec le temps et les aléas de la conjoncture, les besoins ont évolué, les consommateurs ont modifié leurs comportements d’achats, leurs dépenses étant orientés par obligation, vers le logement, les transports, les NTIC (portable,ordinateur…), faisant perdre aux grandes surfaces alimentaitrees leur attractivité. D’autant qu’ils ont fait le choix de la proximité dans un souci de maximisation de temps, et qu’au niveau des produits, il y a une volonté de consommer moins mais de meilleure qualité ». Ainsi  la proximité devient le nouveau lietmotiv. Le nombre de supérettes s’est renforcé, car la LME (Loi de Modernisation de l’Economie) a permit l’ouverture de commerce de moins de 1000 m2 sans demande d’autorisation préalable. Les deux acteurs majeurs à Paris sont Carrefour et Casino en terme de nombre de magasins et nombre de surface, suivis par Monoprix et Franprix.

     

    Le développement  des supérettes et des commerces d’alimentations générales se poursuit maintenant avec les Carrefour Market, City, et Express,  les Daily Mnop ‘ et Simply Markert (groupe Auchan), leur implantation ne répondant pas toujours à une logique particulière. « Les grands groupes ont ainsi élaborés de nouvelles stratégies pour répondre à ses changements, engageant un processus de développement d’enseigne de proximité en non propres afin de concurrencer les épiceries de quartier traditionnelle et les supérettes. Ainsi que le dévelopement de leurs propres marques bénéficiant toujours d’un prix attractif (25 à 30% moins chére que les marques nationales). Enfin, l’accent est mis sur les prestations offertes aux clients : élargissement des horaires d’ouverture notamment etc… Ainsi l’ouverture d’un Carrefour Express le 4 Juillet dernier  à Vanves réfléte toutes ces nouvelles tendances. Quelquefois contrecarré par des puissances locales : Ainsi, selon la rumeur, la mairie serait intervenue pour éviter que Carrefour Express vende du pain comme prévu, à cause de la proximité de la boulangerie du Moulin des Lavandière. Laquelle ne se prive pas de concurrencer d’autres commerces proposant café, bières et sandwichs… en attendant d’autres surprises pour la Rentrée ?

  • LE GROUPEMENT ECONOMIQUE DE VANVES A LA CROISEE DES CHEMINS 22 ANS APRES SA CREATION !

    Le GEV s’est réunie mardi dernier au Club Murillo pour tenir sa 22éme assemblée générale. Pendant près de 2H, ses membres ont pu échanger sur le devenir de cette association en présence du maire de Vanves qui a expliqué son action en matière commerciale, suite à l’ouverture réalisée ou annoncée de nouveaux commerces

     

    L’assemblée Générale du GEV a donné l’occasion au maire d’expliquer son action en matière de commerce dans une ville qui est devenue attractive. « Elle attire notamment des familles parisiennes – 20 000 habitants ont changé en 10 ans soit 70% de la population vanvéenne – 15 projets immobiliers sont en cours réalisation dans une commune qui a modifié son PLU en donnant quelques possibilités et facilités d’extension aux propriétaires de  pavillons notamment, de constructions nouvelles aux promoteurs immobiliers, de façon raisonable. Et ces familles qui arrivent sont des clients (potentiels) » a expliqué Bernard Gauducheau en parlant des nouveaux commerces et des projets comme la transformation de la brasserie Tout Va Mieux fermé depuis plusieurs années en restaurant italien et son extension dans les locaux du pressing automatique qui a déménagé à côté du café Le Bistroquet. L’ouverture de Picard rue J.Bleuzen  qui a battu les records de ventes en Ile de France le jour de son ouverture avec 500 clients: « On s’est battu pour avoir Picard alors que le promoteur avait payé à prix d’or une société spécialisée pour chercher un commerçant, et pas seulement pour éclairer la rue » a expliqué le maire alors que la présidente du GEV Francine Aurand rapportait que beaucoup de vanvéens consdérent que ce nouveau magasin éclaire et anime la rue le soir.

     

    « Nous faisons le travail de négociation alors que ce n’est pas notre rôle. On s’est battu pour éviter d’avoir un « G20 », mais plutôt un petit « Carrefour Express » à la place du Vidéo club à l’angle des rues de la République et Antoine Fratacci, ce qui ne devrait pas déranger Franprix selon ses patrons,  pour obtenir un magasin Bio place d e la République. Nous travaillons la rue Raymond Marcheron pour caser quelques commerces (notamment une boulangerie) » a-t-il expliqué en ayant constaté l’arrivée d’une nouvelle génération de commerçants qui s’installent, ont envie de travailler et de réussir… Tout en rappelant la dérogation « FISAC » permettant d’allonger d’un an supplémentaire l’aide aux rénovations des commerces, l’amélioration de la signalétique, l’aménagement d’un second parking sous les écoles du centre –îlot Cabourg) qui a permis « de relancer le marché, de lui permettre de retrouver son attractivité  parce qu’on a facilité le stationnement tant des professionnels que de leurs client qui reviennent »

     

    Cette assemblée générale du GEV a suscité énormément d’échanges entre ses membres, avec comme d’habitude dans toute réunion, l’adhérent qui joue le pinailleur, le procédurier en empêchant la présidente de mener à un « bon train » l’ordre du jour. Ce qui a étonné certains membres, car ce nouvel adhérent exerce tout de même à Vanves depuis 10 ans, et personne à Vanves ne peut l’ignorer depuis qu’il a fêté en grande pompe avec tout le landerneau politique cet anniversaire voilà quinze jours… Il a quelque peu oublié un peu trop vite le fonctionnement convivial d’une association où tous ses adhérents se font confiance,  alors que certains d’entre eux essaient d’animer (difficilement). Ce qui ne l’empêchait pas de constater avec interrogation qu’elle ne réunissait que « 50 membres sur 200 ». Ce qui lui valut cette réponse : « Beaucoup nous ont répondu que cela ne les intéressaient pas ! ». En dehors de l’hostilité de quelques uns vis-à-vis du GEV qui ne veulent rien entendre « beaucoup ont le nez dans le guidon, à cause de la crise et des difficultés rencontrées à faire vivre  le commerce de proximité » confiait un participant.     

     

    En 22 ans, le GEV a essayé difficilement de fédérer les commerçants, de développer une animation commerciale comme ce fut le cas  en 2011, avec la fête des méres, le Vide Grenier du Plateau en regrettant que les commerçants du quartier restent fernés ce jour là (eh oui !), le mois du Commerce de proximité « avec plus de 140 commerçants qui ont joué le jeu, chaque quartier ayant été mis à l’honneur grâce à des animations et des jeux » comme l’a constaté Francine Aurand, l’animation de Noêl avec les décorations de vitrines à laquelle ont participé 40 commerçants, le Marché des Terroirs. Elle a parlé de la subvention versé par la ville (5000 €), de la convention ville deVanves-CCIP 92 avec le manager de centre ville qui était présente avec Alain Toubiana, conseiller municipal délégué aux commerces, marché, entreprises. 

     

    C’est à ce moment là que les échanges se sont développés sur le fonctionnement de cette association, sur le conseil d’administration incomplet auquel cette réunion a permit de remédier, avec des réunions semestrielles à défaut de pouvoir les faire tous les mois, les rentrées difficiles des cotisations car il faut aller jusqu’à solliciter sur place certains membres (lorsque ses responsables ont le temps), et surtout  le site internet qu’il faut faite vivre pour le rendre attrayant. « Cela vaut la peine de vous réunir, pour redéfinir vos missions, profiter de ces débats pour aller plus loin » a déclaré le maire en précisant « que si la ville apporte son soutien en tant que partenaire, pas question pour elle de se substituer à vous. C’est à vous de vous donner les moyens d’être dynamique »  

  • LES CHEFS D’ENTREPRISES ET LES COMMERCANTS PESSIMISTES A VANVES COMME EN ILE DE FRANCE

    Le sauvetage de l’Euro et de l’Europe qui se joue aujoud’hui à Bruxelles, la crise qui perture depuis l’été, jouent énormement sur le moral  des chefs  d’entreprises de notre région et les acteurs économiques de nos communes franciliennes comme Vanves. Une enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) passée inaperçue refléte bien une montée du pessimisme et de l’inquiétude que n’arrangent guère les événementsde ces derniers jours. Il sufffit d’en parler avec les commerçants, les chefs d’entreprisees (TPE et PME) installés à Vanves  

     

    La 36éme enquête d’opinion sur la conjoncture économique de la CCIP (réalisée avec médiamétrie en Septembre)  qui est menée régulièrement chaque année, pratiquement sur les mêmes thémes, montre bien que 60% des chefs d’entreprises considèrent comme inévitable une dégradation de la situation économique de la France. Elle traduit une inquiétude persistante de ses dirigeants dans le cadre d’une conjoncture ralentie, accentuée par la crise financière. Ce pessimisme record atteint le niveau de celui exprimé lors de l’enquête de Septembre 2008 à l’époque des premiers effets de la crise internationale avec Leichmann Brothers.

     

    Différents indicateurs traduisent un ralentissement de l’activité des entreprises sur les 6 derniers mois et une inquiétude réelle pour les 6 mois à venir : Léger recul de leur chiffre d’affaires ( de -2% à - 3% ), stabilité de leur situation financière corrélée à leur activité (de -2 à +1), des investissements  et de l’emploi. La situation du commerce de détail non alimentaire est particulièrement préoccupante par rapport aux Services qui s’en sortent mieux. Seulement 15% des dirigeants de PME/PMI prévoient d’embaucher dans les 6 prochains mois. Pour 59% d’entre eux, la crise financière en cours est susceptible de remettre en cause des projets d’investissements, et 55% leurs projets d’embauches. Par contre, aucune tension n’est soulignée entre les chefs d’entreprises et leurs banques.

     

    Mais ce n’est pas tout, car la  période post-présidentielle les rend toujours attentistes : « Cette période est toujours marquée par un fort immobilisme. Mais là, on n’a jamais connu un début de campagne aussi alternante, et cela durant une crise financière. Cette période est pour eux anxiogéne » constate t-on à la CCIP. 61% des PME pensent que les élections présidentielles et législatives de 2012 auront un impact sur la situation économique  de la France. Pour 86% d’entre eux, il faut procéder à une baisse des dépenses publiques en rationalisant les dépenses publiques (54%) afin de rétablir l’équilibre des finances, sachant que 12% préconisent une augmentation des prélévements obligatoires (Réduction des niches fiscales pour 36%, augmentation de la taxation  du capital pour 31%, hausse de la TVA pour 19%).

     

    Leurs priorités pour la politique économique françaises sont d’assainir les comptes publics (29%), lutter contre la désindustrialisation (22%), adapter l’activité économique aux exigences d’une croissance durable (18%), restaurer la compétitivité française (16%). L’issue la plus favorable de la crise de la zone serait d’aller vers plus d’Europe (39%), vers une Europe à plusieurs vitesses (26%), accepter la sortie de la zone euro des pays trop endettés (30%).