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VANVES ET LA REGION CAPITALE - Page 14

  • COMPLEMENT D’INFORMATIONS (EN VRAC) SUR VANVES APRES QUINZE JOURS DE VACANCES : CANTONALES, HELIPORT ET TRAM….

    CAMPAGNE CANTONALE

    Aujourd’hui  c’est jour de marché et de courses dans nos supérettes. Les candidats aux cantonales seront là, visibles car ils étaient plutôt invisibles cette semaine de vacances, même s’ils étaient sur le terrain pour des portes à portes, des rencontres privés. La dernière anedocte de campagne concerne  Fabien Lachaud,  le jeune candidat du Front de Gauche élargie. Voilà quelques jours, il distribuait avec ses troupes, ses tracts sur le marché et dans Vanves. Il a eu l’ocasion de se « friter » avec quelques militants UMP/NC dont l’un d’entre eux  l’a interpellé sur le théme « alors, comme cela vous êtes professeur d’histoire ! N’est-ce pas un peu contradictoire d’enseigner l’histoire et d’être communiste ? ». Regard interloqué du  candidat du Parti de Gauche. « Quand on voit tout le mal qu’a fait le communisme dans le monde, avec les camps, les peuples opprimés, comment peut on être encore communiste aujourd’hui ?  ». Il n’aurait pas répondu en partant distrbuer ses tracts.

     

    PANNEAUX ELECTORAUX

     A la suite du tirage au sort qui s'est déroulé hier en Préfecture des Hauts de Seine, l'ordre sur les panneaux électoraux du canton de Vanves sera le suivant : Philippe Bottet (Parti Ouvrier), Corinne Praznoczy (EELV), Guillaume Lhuillier (FN), Guy Janvier (PS), Bastien Lachaud (FdeG) et Bernaud Gauducheau (NC).

     

    VANVES ET L’HELIPORT D’ISSY LES MOULINEAUX  (Suite et Fin)

    Nous revenons et terminons notre série sur la présence des militaires aux portes de Vanves à l’occasion du projet de « pentagone français » sur les terrains Balard, après la parenthése consacré au passage à la TV Tout Numérique. Nous avions raconté l’histoire de ce terrain de manœuvre devenu le berceau de l’aviation en nous arrêtant à l’origine de la présence de cet héliport d’Issy les Moulineaux qui au fil des années, est devenu source de nuisances pour ses riverains. Et pas seulement des isséens, puisque les vanvéens notamment du Plateau se plaignent du bruit des hélicoptéres qui les survolent.

    Sachez que 200 000 riverains sont touchés par ses nuisances. Et que depuis des années, les maires des communes environnantes se plaignent, mettent la pression pour réduire les vols. De nombreuses mesures ont été prises pour les décolages et les atterrissages, ainsi que les vols au dessus du Périph ou de la Seine. Mais un nouveau pas a été franchi ses dernier temps. Le Secrétraire d’Etat aux Transports a annoncé durant l’automne dernier que le trafic de cet héliport devrait fortement baisser. Fini les baptémes ou les vols touristiques au dessus de Paris et commerciaux pour chefs d’entreprises pressés. Seuls les vols autorisés concerneraient les missions de services publics et d’urgence (SAMU, Pompiers, Sécurité Civil…). Cette nouvelle réglementation s’appliquera progressivement d’ici 2014, avec un relévement des itinéraires de 450 à 600 m, de nouvelles procédures d’atterrissage et de décollage, et un  accés de plus en plus réduit aux hélicoptères anciens plus bruyants.  

     

    LA NAVETTE DE VANVES DESSERT LE TRAM T2

    La municipalité a décidé que la navete de Vanves desservirait le tramway qui relie la Porte de Versailles à la Défense dans le quartier du « bout du monde » comme le Clos Montholon, enserré entre le Lycée Michelet, le parc des expositions et l’ex-manufacture des Tabacs. « Son itinéraire sera également adapté afin de desservir le secteur isséen de la rue Ernest Renan/Porte de Versailles et ainsi offrir un accès au tramway T2. Un nouvel arrêt sera donc prochainement créé au niveau de la rue du 4 septembre. En conséquence, l’itinéraire de la navette sera modifié et empruntera les rues suivantes : rue du 4 septembre, rue Ernest Renan, rue Georges Marie et rue Gabrielle d’Estrées. Il ne desservira plus l’arrêt Baudouin. Compte tenu de la nouvelle desserte, les temps de parcours seront allongés de 10 minutes pour une durée totale de 45 minutes » a annoncé la mairie dans un communiqué de presse. C’est une bonne nouvelle, mais le problème est que la rue du 4 Septembre se trouve entre le terminus et la première station et qu’il faudra tout de même marcher pour rejoindre la Porte de Versailles ou  Porte d’Issy. Malgré tout, les vanvéens seront gagnant, car GPSO a écidé d’investir dans un véhicule neuf à cette occasion, c onforme aux dernières normes anti-pollution, plus spacieux  avec plus de places assises.

  • LE PENTAGONE FRANÇAIS AUX PORTES DE VANVES

    Les médias ont beaucoup parlé du secteur Portes de Versailles et Balard depuis Vendredi, qui est à deux pas de Vanves, avec des incidences notoires passées, présentes et futures. Le salon de l’Agriculture dont on a beaucoup parlé hier avec la visite de jacques Chirac, le futur Pentagone Français dont le chantier a été confié Jeudi dernier à Bouygues. Ces événements ont fait revenir sur le devant de l’actualité tout ce quartier du sud Parisien ou du Nord Isséen et vanvéens, avec son héliport, dont le trafic est de plus en plus limité, l’Aquaboulevard, l’Hôtel Sévres Paris ex-Sofitel, sa plaine de Jeux installé sur l’ex-champ de manœuvre d’Issy devenu Plaine de Vaugirard dont le souvenir était rappelé à l’occasion de l’évocation de la Commune de Paris Dimanche dernier. Le Blog de Vanves Au Quotidien profite de cette trève des vacances de Février pour revenir sur l’histoire de quartier riverain de Vanves. En commençant par la présence de l’Armée…

     

    Ce sera un mini « pentagone » qui ouvrira ses portes aux portes de Vanves en 2014/15 : 300 00 m2 de Bureaux pour 10 000 personnes actuellement dispersées dans 15 endroits dans Paris, sur un terrain de 16,5 ha dénommé déjà par certains « Balardgone »  pour accueillir le ministre et son cabinet avec ses 15 services,  les états majors des trois armées, le centre opérationnel de commandement, la DGA (direction Générale de l’Armement), le Contrôle Général des armées, l’Inspection Générale des Armées…  Alors qu’à Washington, le siége du secrétariat d’Etat à la Défense accueille 22 000 personnnes dans 600 000 m2. Le groupe Bouygues, s’est associé à l'agence d'architecte Nicolas Michelin, l'architecte Jean-Michel Wilmotte qui sera chargé d'aménager « la Corne ouest » du site (immeubles de bureaux locatifs), que l’on aperçoit – vide – du Périph où se trouvait le célébre bassin d’essai que certains ont essayé de sauver sans succés,  et l'Atelier 2/3/4 de la rénovation de la Cité de l'Air, à l'est, plus proche du parc des expositions de son hall 1.

     

    Rappelons que ce site, propriété de l'Etat, a été initialement mis à la disposition des armées par la convention du 29 mars 1890 avec la ville de Paris, qui a instauré un champ de manœuvres de 63 ha le long et en dehors des fortifications parisiennes, sur le village d'Issy que celui-ci a cédé à son voisin parisien contre contribution financière contrairement à ce qu’a voulu laisser entendre, à une certaine époque, André Santini, le député maire d’Issy les Moulineaux. « En effet, la ville de Paris, soucieuse de préserver certains monuments de l'exposition universelle de 1889 et de retrouver le libre emploi du Champ de Mars utilisé jusqu'alors comme terrain de manœuvres, s'est portée acquéreur de terrains à Issy-les-Moulineaux pour procéder à un échange avec les armées. Ce domaine était limité au Nord par les fortifications construites sous le règne de Louis-Philippe. Utilisé dans un premier temps pour des manœuvres militaires, le site s'est distingué par sa vocation aéronautique, affirmée dès le début du XXème siècle » raconte un historien de la ville de Paris.

     

    « La Cité de l'air a été conçue dès son origine comme un lieu de vie autonome, avec ses services techniques et de recherche (Ecole nationale supérieure de l'aéronautique), son pôle de restauration, une coopérative d'achat, des services médicaux et une garderie d'enfants. Le monument en forme d'hélice situé Boulevard Victor devant le bâtiment n°26 de la base commémore les 30 ans de la création du ministère de l'air, le 15 septembre 1928. Les bâtiments du ministère de l'Air situés le long du boulevard Victor ont été construits, quant à eux, en 1934. La Base aérienne 117 a été créée, en tant qu'entité, en 1936. Situé avenue de la porte de Sèvres, « Le mur des fusillés » témoigne des faits de résistance pendant la seconde Guerre mondiale et commémore les 140 résistants fusillés dans le stand de tir de Balard » ajoute t-il.

     

    Le site de Balard tel qu’on le connait aujourd’hui, composée de deux parcelles,  séparées par l'avenue de la Porte de Sèvres depuis 1962, date de la construction du premier tronçon du boulevard périphérique. Les bâtiments F et G ont été réalisés en 1971 ainsi que la tour A et la rotonde entre  1978 à 1991. Au sud de la parcelle ouest, des bâtiments RATP ont été construits en 2003 pour l'entretien du tramway sur un terrain appartenant à la ville de Paris. Enfin, les travaux de déconstruction des bâtiments de la parcelle Ouest du site de Balard  (90 000 m2) dont l’ancien bassin d’esssai, mais pas le bâtiment Perret qui sera rénové, se sont déroulées entre Février et Décembre 2010. En passant à côté de ces terrains, tous les vanvéens remarquent surtout les deux tours F le long de l’avenue d’Issy, construite en 1971 dont la restructuration très lourde devrait s’achever en Mars 2012, et la tour A le long de l’avenue de la Porte de Sévres (ancienne tour de la Direction Générale de l'Armement, construite en 1979)  dont la rénovation a été engagée en mai 2010. Les travaux, qui comprendront du désamiantage, de la démolition, de la mise aux normes incendie ainsi que l'aménagement des espaces de travail, s'achèveront avant l'été 2012. Elle devrait pouvoir accueillir, grâce à une surface d'environ 8 600 m² de bureaux, 750 permanents. Enfin, pour la petite histoire, il est bon de savoir que l’actuel Président de la République, Nicolas Sarkozy,  a effectué son service militaire dans cette cité de l’Air du Bd Victor à la fin des années 70, avec ses compéres, Brice Hortefeux, actuel ministe de l’intérieur, et Eric Raoult, député Maire UMP du Raincy (93) et ex-ministre de la ville. Il parait que leur tâche d’appelé était de cirer les parquets…bonne préparation pour une carrière politique.

  • VANVES INVITEE A S’ENGAGER DANS LA REVOLUTION NUMERIQUE

    Il va être beaucoup questions de numérique ces temps-ci en Ile de France en dehors bien sûr des cantonales qui ont l’air, cette semaine, d’être mise en paranthése. Il y a le basculement de la TV dans le Tout Numérique, véritable révolution semblable au passage du Noir à la Couleir en 1968. Et il y a les nouvelles possiblités qu’offrent les technologies de l’information et de la communication. Et l’une des deux assemblées régionales, le CESER (Conseil Economique, Social et Environnemental ) de la Région Capitale qui rassemble les forces vives franciliennes s’est penché sur cete question notamment vis-à-vis des jeunes. Il invite les collectivités locales à s’engager dans la « révolution numérique »

     

     

    Le CESER a  voulu en savoir un peu plus les nouvelles possibilités qu’offrent les technologies de l’information et de la communication aux jeunes de 15 à 25 ans et les nouveaux usages nés de l’accélération du taux d’équipement en Internet mobile et de l’étudier sous l’angle de l’accès de la culture. « Il n’était pas question pour nous  d’appeler à un contrôle qui limiterait le champ des possibles de ces outils mais d’attirer l’attention sur le nécessaire accompagnement parental et éducatif des jeunes face aux immenses étendues de liberté qui s’offrent ainsi à eux. Il était donc nécessaire de leur apprendre à dompter ces nouvelles possibilités pour qu’ils en retiennent le meilleur et en excluent le pire. Bref qu’ils gagnent en liberté et ne soient pas asservis par cette technique » indique Jean Claude Boucherat en précisant que « les collectivités locales peuvent être des aides précieuses dans l’accompagnement éducatif des jeunes aux nouveaux usages d’Internet ».

     

    « Ces jeunes franciliens de 15 à 25 ans, au nombre de 1,7 millions sont les premiers natifs du numérique. Et les nouveaux outils dont ils disposent sont le vecteur privilégié de leurs loisirs et de leurs communications. Clés de leur univers et de leur vie quotidienne, ces nouveaux médias influent notablement sur leurs activités et leurs relations sociales et familiales » explique le rapporteur Frédéric Lefret, membre du CESER et élu municipal UMP à Nanterre,  en constatant « qu’ils passent de plus en plus leur temps libre aux écrans d’ordinateurs et aux claviers des téléphones portables au détriment d’autres activités » en donnant pour exemple le « flash mob » phénomène essentiellement urbain, qui permet, par le biais d’Internet le regroupement éphémère et bien réel de personnes qui ne se connaissent pas ». Par contre selon les différentes études (Credoc et autres) cela ne les empêche d’avoir nombre d’activités culturelles, de lectures et sportives au dessus de la pratique moyenne, les forts utilisateuurs de jeux vidéo sont de gros lecteurs de livres, les 15-19 qui surfent, chatent et jouent en ligne sont les mêmes qui pratiquent le plus de sport.

     

    Mais voilà, la médaille a son revers : « Assoifffées de curiosité bien naturelle, les plus jeunes se retrouvent abandonnés face à l’exhibition sans limite de l’humanité ? » C’est pourquoi le CESR préconise une véritable éducation aux nouveaux médias, une formation réorientée des enseignants pour responsabiliser les jeunes dans leur usage de ces nouveaux outils (acquisition de méthode de recherche, les accompagner à repérer les sources fiables, faire de la prévention des risques pour l’audition, présevation de la vie privée…). « Le B2i qui sanctionne les collégiens à un niveau de maîtrise des outils informatiques, devrait être réorienté dans ce sens, sur une utilisation raisonnée de ces outils » suggère le CESER tout en affirmant que « face au décalage entre l’extrême rapidité de la révolution numérique et le temps nécessaire aux évolutions des pratiques en classe, les pouvoirs publics ont un rôle à jouer aux côtés des famille ». Dés le vote de ce rapport par le CESR, La Région a fait savoir par un communiqué « qu’elle partage entièrement cette analyse », en rappelant qu’elle a été toujours présente aux côtés des acteurs (Slicon Sentier, Le Camping, Futur en Seine…) mais également des utilisateurs des NTICS (Lesmetiers.net,Lilie …). « L’objectif est d’offrir à tous les franciliens, et notamment les jeunes, la possibilité de se familiariser avec l’informatique dans toutes ces formes afin de contribuer à l’égalité des chances et réduire la fracture numérique ». 

     

    Quelques chiffres :

    Entre 2000 et 2007, l’équipement en numérique des jeunes a progressé à un rythme rapide. 99% des 18-24 ans ont un téléphone mobile alors que 82% seulement des adultes en sont équipés d’un.  89% disposent d’au moins un micro-ordinateur, alors que seulement 74% des adultes disposent d’un ordinateur à domicile (contre 10% en 1989) et que le taux d’équipement s’élève à 86% à Paris.  96% seraient membre d’au moins un réseau social et 35% d’entre eux de 4 réseaux de plus.