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URBANISME - Page 41

  • LES PROJETS IMMOBILIERS DANS VANVES FONT COULER BEAUCOUP D’ENCRES ET DE SALIVES… AINSI QUE DES RECOURS

    Depuis que le maire de Vanves est décidé à prendre le taureau par les cornes, les délinquants de tout poil et les individus qui rendent la vie infernale aux vanvéens par leurs incivilités ont intérêt à se méfier. Ainsi que les auteurs professionnels de recours judiciaires  contre des projets de constructions pour se faire de l’argent sur le dos des villes et des  propriétaires comme il l’a expliqué lors de  la réunion publique du quartier Saint Remy-Centre Ancien de lundi soir à l’hôtel de ville, à la veille de la première pierre de la résidence Niwa, mardi matin  

    Et il a pris l’exemple de ce pavillon du 21 rue René Coche qui « fait couler beaucoup d’encres et de salives » acquis par le promoteur Novim Promotion pour y édifier un immeuble de 21 logements (R+3 et R+4). Il s’agit d’un immeuble au gabarit léger. « Des personnes se sont inquiétés de la disparition de ce pavillon. D’autres ont subis le même sort. Il y a une réalité et personne ne s’en est ému ! Peut être y a-t-il une autre motivation que protéger un pavillon qui n’a bénéficié d’aucune protection. Je ne cache pas que cette construction puisse contrarier quelques voisins qui n’osent pas le dire. En tous les cas, tout est fait pour laisser penser que ce pavillon est classé. Et cette construction  va modifier le paysage dont ils ont l’habitude » a constaté Bernard Gauducheau  dans un premier temps. « On est partit du principe qu’on avait un tissu dense. On a réussit à faire valider un PLU qui est plus restrictif que d’autres en petite couronne parce que notre ville est déjà très dense. 3 à 4 étages semblent raisonnables pour maintenir un certain cadre de vie urbain. On a réussit à garder un contrôle dans le cadre de nos régles actuelles du PLU » a-t-il indiqué dans un second temps. Enfin, il n’a pas caché que « les propriétaires de ce pavillon le vivent très mal, alors qu’ils ont pris en compte les riverains avec un projet qui impacte le moins possible le voisinage » a-t-il ajouté. Une  habitante de la rue Victor Basch  s’est inquiétée de certains projets dans ce secteur de Vanves : « Ce secteur est resté calme ses dernières années. Il y a eu un peu plus de souplesses qui a provoqué des mouvements ! » a-t-il fait constater en citant le promoteur First Logement qui a un projet de  construction de  40 logements qui fait l’objet d’un recours contentieux sûrement par le même procédurier qui a suscité l’ire du maire.   

    En dehors de la sécurité et de la navette municipale avec les travaux de la ville et de GPSO, cette réunion a été consacré principalement aux projets immobiliers prévus dans ce quartier : Immobilière 3 F qui gère les 100 logements de cet immeuble remarquable en brique le long de la rue Larmatine entre Sadi Carnot et Victor Hugo, a  prévu  sur une place disponible devant cet édifice,  38 logements dans 3 petits bâtiments en quinconce aux deux extrémités et au milieu de ce terrain en jouant sur les différences de niveau.  Legendre Immobilier avec son immeuble de 34 logements  face à la mairie à l’emplacement des deux bâtiments occupés par le conservatoire jusqu’à l’été 2015 : Le promoteur avec l’architecte après la présentation au Conseil Municipal de Juin et une concertation avec les riverains, a amélioré la façade avec beaucoup de végétalisation sur le toit et sur les grandes terrasses, qui est le troisièmé élément avec la pierre et le verre de cet édifice, et bien sûr les accès parkings. La commune  prévoit sur  500 m2 au rez-de-chaussée d’aménager une extension de la bibliothèque municipale. Enfin, le Groupe Arcueil doit construire un immeuble de 36 logements sur 3 niveaux (R+4) à l’emplacement du pavillon (sur la photo) face au projet Legendre Immobilier et à l’hôtel de ville, à l’architecture contemporaine, avec toiture végétalisée mais pas de commerces au rez de chaussée.  

  • QUESTION ORALE AU CONSEIL MUNICIPAL DE VANVES SUR DES PAVILLONS EN VOIE DE DESTRUCTION

    La fin de chaque conseil municipal donne l’occasion aux groupes de l’opposition de poser des questions orales d’actualités locales bien sur à l’équipe municipale. Elles concernaient le 6 décembre le pavillon du 21 rue René Coche mais aussi ler pavillon à l’angle des ruies ansaet et du Docteur Arnaud présenté lors de la réunion publique des Hauts de Vanves le 1er Décembre derbir

    « De nombreux Vanvéens s'émeuvent de plusieurs projets immobiliers qui densifieront les rues pavillonnaires de notre ville qui font le charme du « Vanves-Village » si cher à notre cœur et dont vous vous étiez porté le garant et défenseur lors des dernières élections municipales de 2014 » a déclaré Valérie Mathey (PS) en faisant référence à la  pétition initiée par « Les Amis de la Gare Vanves – Malakoff » qui a rassemblé  de près de 1000 signataires pour vous interpeller afin d'empêcher la démolition de la maison située au 21 rue René Coche. « Allez-vous surseoir à votre décision d'autoriser la destruction de ce patrimoine architectural situé au 21 rue René Coche ? » 

    « Le pavillon du 21 rue René Coche ne bénéficie d’aucune protection particulière et le permis de construire ( qui vaut à la fois autorisation de démolir et de construire) a été délivré avec l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France. Plusieurs autres projets d’initiative privée vont être réalisés dans l’îlot qui abrite ce pavillon, îlot qui bénéficie d’une excellente desserte en transports en commun. Avec la mise en œuvre de ces projets, le pavillon n’aurait plus guère été visible dans le paysage urbain. Enfin, la co-visibilité avec l’Eglise Saint-Rémy n’existera plus après la mise en œuvre du permis de construire délivré sur le terrain situé 25 rue René Coche et avenue Victor Basch » lui a répondu Pascal Vertanessian (UDI) maire adjoint chargé de l’urbanisme qui a élargit sa réponse à l’autre projet évoqué par sa collègue concernant le projet d’habitation à l’angle des rues Mansard et du docteur Arnaud présenté lors de la réunion publique des Hauts de Vanves le 1ere décembre dernier et évoqué par sa collègue socialiste .   

    « Ces deux projets évoqués ont en commun d’être des projets d’initiative privée. Ils ont vu le jour parce que les propriétaires des pavillons concernés ont fait le choix de vendre leur bien. Ils  ont également  en commun d’être à destination d’habitation ( 11 logements pour le projet angle de la rue Mansard et de l’avenue du Docteur François Arnaud, 21 logements pour le projet 21 rue René Coche). Ce n’est pas la modification du PLU approuvée en 2015 qui donne la possibilité de réaliser ces projets. Ces projets auraient été possibles sur la base des seules dispositions introduites avec la révision du PLU approuvée en 2011. L’une des grandes orientations qui a guidé l’élaboration de ce document consistait à favoriser la production de logements, en particulier dans les secteurs les mieux desservis par les transports en commun, pour répondre au moins en partie aux exigences de l’Etat .Le calendrier de ces projets est différent. Le permis de construire est délivré pour le projet portant sur le 21 rue René Coche, alors que la demande de permis de construire n’a pas encore été déposée pour le projet angle rue Mansard et avenue du Docteur François Arnaud. Le dépôt de cette dernière demande est attendu dans les tous prochains jours.Ce dernier projet est inclus dans la zone UD du PLU, zone à l’intérieur de laquelle la hauteur maximale autorisée est de 12m. Cette  hauteur maximale de 12m est autorisée dans ce quartier depuis  la révision du POS approuvée en 1997. Aucune augmentation de hauteur dans ce secteur n’a été  décidée en 2011 ou en 2015. Les possibilités de construction ont en revanche été augmentées du fait de la suppression du coefficient d’occupation des sols décidée par l’Etat en mars 2014 avec la loi ALUR » a-t-il expliqué en concluant : «  La commune a été très attentive à la qualité du projet de construction autorisé sur le terrain 21 rue René Coche et elle veillera également à la qualité du projet envisagé angle rue Mansard et  avenue du Docteur François Arnaud ».

  • A VANVES, LES PAVILLONS AU COEUR DU DEBAT SUR LA DENSIFICATION DU GRAND PARIS

    La réunion publique du quartier des Hauts de Vanves, Jeudi soir à l’école Larmeroux,  a été quelque peu perturbée lors de la présentation d’un projet de petit immeuble à l’angle des rues Mansart et du Docteur Arnaud face à l’entrée du PMS André Roche lorsqu’a déboulé l’une des  voisines du  projet, prévenue par téléphone de cette présentation dont elle n’avait pas été informée, ni d’ailleurs les autres participants qui n’étaient pas au courant des sujets abordés, comme à l’habitude. Les échanges qui ont tournées au vinaigre, sont tout à fait symptomatiques de ce qui se passe à Vanves actuellement, et devrait toucher plus particulièrement ce quartier du clos Montholon comme en a prévenu le maire, quel que soit la qualité du projet en lui même.

    « C’est le premier projet qui apparaît dans ce quartier du Clos Montholon, et ce ne sûrement pas le dernier ! On a des contraintes d’urbanismes qui empêchent de faire n’importe quoi en matière de hauteur. Là, il s’agit d’une petite opération  mais on en aura d’autres, plus importantes, à l’emplacement de pavillons qui disposent de plus de terrains » a prévenu Bernard Gauducheau après la présentation du projet de résidence de 11 logements (de 3/4 piéces)  par le promoteur L&P Immobilier représenté par M.Lurette et l’architecte Chesnay à l’emplacement d’un pavillon à l’angle des rues Mansart et du Docteur Arnaud : D’après les photos et les plans présentés, sa façade sera constituée d’un jeu de terrasses en espaliers comme si 3 petites maisons avaient été mises l’une sur l’autre, avec d’un côté, un triplex et de l’autre un petit bâtiment rappelant un atelier d’artiste.  Un soin particulier a été apporté aux matériaux. Les travaux seront réalisés entre Septembre 2017 et Janvier 2019.

    « Je suis triste de voir que mon quartier se dégrade ! » déclare alors la voisine de ce futur immeuble qui est arrivée entretemps. « Je ne peux rien faire. Ce sont les propriétaires qui déclenchent l’opération ! Ce n’est pas moi ! » tente de répondre le maire face à cette femme qui lui dit alors « que la propriétaire de ce pavillon l’a prévenu » - « Mais elle m’a informée de rien du tout » assure alors le maire. « Le probléme n’est pas le projet en lui-même, mais ce que je vais vivre pendant deux ans. Lorsque j’ai acheté cette maison, on a dû construire un radier pour stabiliser le sol sur lequel repose la maison. J’espére ne pas voir glisser ma maison dans un trou que je viens justement terminer de payer » a-t-elle alors expliquée face à Pacal Vertanessian, maire ajdoint à l’urbanisme qui constate que dans ce quartier beaucoup de maisons ont peu de fondations. Il est vrai qu’il le connait bien pour avoir habité un des pavillons justement de la rue Mansart. « Ma vie s’est arrêtée lorsque ma voisine m’a prévenu qu’elle avait vendu à un promoteur ! » confie t-elle. « Et bien vous allez la voir et vous lui proposez de racheter son pavillon ! » répond alors le maire. « Densifier ! Densifier ! Mais que va devenir Vanves » commence alors à réagir certains participants à cette réunion         

    Et ils ne sont pas les seuls à réagir comme les Amis de la gare de Vanves/Malakoff qui se déménent actuellement pour préserver de la destruction, ce fameux pavillon du 21 rue René Coche, une petite merveille architecturale de style « Art Nouveau » inspirée de l'école Guimard. « Un projet immobilier (voir la photo) prévoit la démolition de cette maison qui présente une co-visibilité avec le clocher de l'église Saint-Rémy inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Cette maison figure non seulement sur la liste du patrimoine de Vanves dans l'inventaire général des monuments et richesses artistiques des Hauts-de-Seine, mais  aussi dans l'inventaire général du patrimoine culturel d'Ile-de-France. Elle est l'un des derniers témoins des lotissements de la fin du XIXème siècle construits au moment de l'ouverture de la gare de Vanves-Malakoff en 1882. Elle est construite dans le prolongement du vieux centre à la même époque que la reconstruction du clocher de l'église Saint-Rémy daté de 1871 à 1874. Ces édifices (le clocher, la gare, la maison) appartiennent à une même période d'extension urbaine. Ces architectures témoignent de l'élan bâtisseur de nos sociétés au tournant du XXème siècle avec l'arrivée du chemin de fer. Elles constituent aujourd’hui le patrimoine de la ville dont l'église et son clocher restent l'élément repère, dominant les perspectives que l'on ne peut masquer ou anéantir en niant la composition urbaine de l'époque » explique cette association sur son site internet

    Elle appelle d’ailleurs  à signer une pétition contre « l’autorisation donnée par la ville de Vanves pour démolir cet édifice par un promoteur, au détriment de l'histoire de notre quartier et de notre ville » soutenu  par l’association Agir Pour le Plateau: « Même s'il faut bien que chacun voit ses affaires profiter y compris les promoteurs immobiliers et les particuliers qui leur concèdent un bien, il est toujours regrettable qu'un morceau de l'histoire commune, communale, disparaisse. Nous sommes donc émus à l'idée que cet immeuble, témoin de notre Histoire, notre culture,  puisse disparaître ou tellement déformé » indiquent ses responsables en appelant les vanvéens à signer cette pétition . D’ailleurs les Amis de la gare de Vanves Malakoff ont précus de déposer un recours gracieux