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POLITIQUE DEPARTEMENTALE - Page 12

  • HERVE MORIN A VANVES : CAMPAGNE PRESIDENTIELLE ET CANTONALE ?

    La visite d’Hervé Morin à Vanves hier en fin d’après-midi entrait dans le cadre de sa campagne à la candidature à la présidentielle car l’ex-ministre de la Défense a décidé de consacrer chaque semaine 2 à 3 visites thématiques sur le terrain, comme il l’a annoncé Mercredi dans une conférence de presse. Mais par la même occasion, dans son rôle de président du NC qui vient soutenir l’un de ses candidats aux cantonales. Bernard Gauducheau lui avait proposé de venir se rendre compte de l’action de l’associatiion Simon de Cyréne avec le chantier de cette maison relais pour adultes handicapés en constructon sur une partie du terrain des bénédictines, et visiter cet appartement de vie partagé ouvert au rez-de-chaussée d’un immeuble de l’avenue du Général de Gaulle près du Rosier Rouge où sont accueillis pour des séjours d’essais des adultes handicapés. Visite qui s’est terminé par un « café politique » avec les militants NC au Bistroquet.

     

    « Ce projet appelle à la valeur citoyenne de la fraternité » déclarait Laurent de Cherisey, directeur de l’association Simon de Cyréne en accueillant Hervé Morin avec Bernard Gauducheau, maire de Vanves,  Hervé Marseille, maire de Meudon, Marie-Françoise Goulobizoff, et Vertanassian vers 17H30 devant l’entrée du chantier. Après une présentation du projet, il l’a entraîné alors dans le bâtiment du prieuré, ex-hôtelerie,  en cours de réhabilation et transformation, avec deux responsables du chantier réalisé par Bouygues,  le fait monter sur une plateforme d’échaffaudage pour lui présenter le bâtiment en cours de construction alors qu’une pluie très fine tombe dans l’obscurité de la nuit. La délégation rejoint après l’appartement de vie de l’avenue du Général de Gaulle où dans lequel Hervé Morin a passé plus d’une heure à dialoguer avec ses résidents, handicapés bien sûr – « racontez-moi comment cela se passe ? » -  mais aussi accompagnants aux statuts divers, volontaire du service civique, bénévoles et permanents très engagés qui expliquaient avoir carrément changé de métier comme cet ancien modéliste du prêt à porter ou consacrer entièrement son temps libre à côté de son activité professionnelle comme cette salariée de France Telecom, parce qu’ils avaient envie d’un projet qui ait plus de sens et qui les a séduit, plus engagé avec un besoin de compétence… Le maire a demandé comment on arrive à concilier cet engagement et sa vie privée dans un tel appartement aux bénévoles. Hervé Morin Morin s’st posé la question du coût et du financement. Bernard Gauducheau s’est inquiété de leur vie par rapport à la ville. Et les résidents lui ont parlé accessibilité et trottoirs. Du coup le maire leur a demandé de travailler sur les circuits qu’ils privilégient en prévision de l’ouverture de la Maison relais pour handicapés. De son côté, le président du NC, après les avoir interrogé sur leur vier dans cet apartement,  leur a promis de revenir le 23 Janvier prochain pour leur faire la recette de cuisine qu’il a présenté lors d’une émission politique du matin sur Canal qui sera diffusé le 22 Janvier : Des St Jacques-Haddock au curry.  

     

    Vers 18H45, la délégation rejoignait le Bistroquet place de la République où 50 à 60 militants et élus (Jean Loup Metton, Denis Laghero…)  du NC attendaient leur président qui a échangé avec eux pendant plus d’une heure et demi. « Je ne suis pas sûr que ce soit la première fois que tu viens à Vanves » a déclaré Bernard Gauducheau dans son mot d’accueil – « J’ai un cousin et une cousine qui vivent à Vanves » a t-il révélé -  en lui faisant remarquer que la section de Vanves est l’une des plus importantes de France, avec 100 adhérents – « Il y a un plus grand potentiel dans les Hauts de Seine ! » a-t-il  constaté – et qu’elle doit livrer un combat à Vanves « pour faire mordre la poussiére à notre adversaire » sachant « qu’on a l’habitude de gagner les élections à la force du poignet. Nos adversaires veulent politiser la campagne ! Nous, nous ferons une campagne locale ! Le climat se tend ! Mais on sera au rendez-vous ! ».

     

    Hervé Morin a tout d’abord parlé de cette visite : « Ce projet porté par Laurent de Cherisey montre qu’il a décidé de mettre sa foi au service de l’humanité », en rappelant sa genése que lui a expliqué cet ex-grand chef d’entreprise -  « Le handicap ne doit pas imposer un choix de vie mais à l’handicapé de choisir sa façon de vivre, son propre projet de vie »- et son application avec ce projet pilote à  Vanves. « Ce projet porte l’idée de la création d’une société de la reconnaissance, car beaucoup de gens ne se sentent pas considéré par ce qu’ils apportent à la société, ni respectés pour ce qu’ils font. Je suis convaincu que c’est le grand malaise actuellement en France. Chacun peut être reconnu et considéré pour ce qu’il apporte » a-t-il exliqué en parlant du livre de cette journaliste qui s’est mis dans la peau d’une femme de services ménagers, des agriculteurs déconsidérés, de la banlieue. Il a ensuite parlé de son projet, présenté lors d’une conférence de presse cette semaine, qui repose sur trois piliers : Dire la vérité aux français, construire un nouveau pacte social, porter une nouvelle idée de l’éthique. Enfin, il a expliqué que le NC a un projet, une résonance, les centristes ayant toujours fait entre 15 et 20% aux présidentielles. Que sa détermination est totale : « Il faut que quelqu’un porte ce message aux présidentielles ». Et ouvert « pour rassembler l’ensemble des centristes à condition qu’ils soient indépendant, avec un groupe parlementaire, un candidat aux présidentielles ». De toute façon, à ses yeux, beaucoup de français ne voteront pas au 1er tour pour Nicolas Sarkozy qui bénéficie d’un socle de 25% de gens qui lui restent fidéle. « Que feront ceux qui ne voteront pas pour lui au 1er tour s’ils n’ont pas une proposition alternative ? ».

  • SENATORIALES : LES SOCIALISTES DE VANVES SE PRONONCENT POUR BUCHET… ET DONNENT RAISON A SEGOLENE !

    Un vote internet était organisé dans les sections socialistes des Hauts de Seine hier soir pour désigner leurs candidats aux sénatoriales et surtout lerur tête de liste :

    A Vanves Pascal Buchet a recueillit 39% des voix, Pierre Gaborit  30,4% et Aïcha Moutaoukil 30,4%. Ce qui prouve que cette section était très partagée.

    Au niveau départemental, Pascal Buchet a fait 48,59%, Pierre Gaboritr 28,89% et Aïcha Moutaioukil 22,47%. Ainsi il devrait y avoir un second tour ce soir entre 17H et 22H

     

    Guy Janvier qui était candidat a finalement retiré sa candidature pour respecter l’une des régles que les militants du PS ont ratifié lors d’un vote similaire : le non cumul d’un mandat parlementaire avec un mandat exécutif (maire, président d’un Conseil Général). A noter tout de même qu’il remplissait ses conditions, alors que Pascal Buchet est maire de Fontenay aux Roses. Il est vrai qu’il avait annoncé au cas il serait élu en Septembre 2011, il quitterait sa fonction de maire. Mais comme rien n’est simple, le sortant qui ne se représente pas, Robert Badinter, soutenait Pierre Gaborit, qui a été élu de Boulogne et qui est connu en  dehors des cercles socialistes car il est avocat et a défendu certains recours déposés par les associations de défense de l’environnement, notamment contre la Fondation Hamon – qui fait beaucoup parler d’elle – sur l’Ile Saint Germain à Issy les Moulineaux  

    Par un second vote, les socialistes vanvéens se sont prononcés plus de 70% pour le texte sur « l’égalité réelle » c'est-à-dire le fameux texte de Benoït Hamon qui a fait beaucoup parlé de lui et divisé les socialistes.

     

    Et Ségoléne Royal dans tout cela ? Et bien, les socialistes vanvéens ne sont pas du tout perturbés comme le laissent à pensrr les médias : « C’est légitime. Une femme qui a presque gagnée ne va pas lâcher. Et tant qu’elle sollicite les suffrages des militants. Nous ne sommes pas étonnés. C’est presque obligée qu’ele y aille pour ce qu’elle a fait. Et elle n’a pas bénéficiée de tous les appuis la première fois. C’est peut être une façon de dire que les français s’étaient trompés la première fois. En tous c’est un signe démocratique dans un parti ». Voilà en tous les cas, comment les quelques militants présents hier soir à la permanence PS du 81 Sadi Carnot réagissaient. « Il y avait certes un pacte de non agression. Mais DKS est exilé à New York. Et le silence de Martine nous chagrine ! ».

  • CONSEILLER TERRITORIAL DE VANVES : NOUVEL ELU LISIBLE OU HYBRIDE ?

    Il a été beaucoup question du conseiller territorial tant durant ce Congrés des maires qui s’est déroulé aux portes de Vanves (parc des expositions) ses trois derniers jours, comme lors des congrés de l’ARF (Régions) et de l’ADP (Départements) voilà quelques semaines. Vanves est concerné car en 2014, c’est un conseiller territorial qui remplacera le Conseiller général et le Conseiller Général, mais dans un canton qui devrait voir ses limites se modifier puisque le Conseil Général passe de 45 conseillers généraux à 41 conseillers territoriaux

     

    Le nombre de conseillers territoriaux prévus  (3000) va augmenter les effectifs des assemblées régionales (passant de 1500 à 2000 conseillers régionaux) alors qu’elle baisse ceux des conseils généraux (de 4000 à 3500 conseillers généraux). Ainsi il est prévu 309 conseillers territoriaux en IDF contre 209 conseillers régionaux (55 à Paris, 41 dans le 92, 39 dans le 93, 35 dans le 94, 33 dans le 91, 37 dans le 95, 37 dans le 78 et 35 dans le 77). Ce qui va poser quelques problèmes d’infrastructures et de fonctionnement dans des hémicycles régionaux qui n’ont pas été prévus pour accueillir un tel nombre de nouveaux conseillers. Ainsi l’hémicycle de la rue de Babylone (à côté du cinéma La Pagôde dans le 7éme arrondissement) où siége Bernard Gauducheau, n’a pas été prévu pour 309 élus mais peut être 10 de plus que les 209 conseillers régionaux actuels, à moins de mettre des chaises et des tables sur les marches. Sans compter le redécoupage des cantons avec un minimum de 15 par départements. Qu’est-ce qui va être ajouter plutôt qu’enlever au canton ville de Vanves : Un bout d’Issy avec le canton de Paul Subrini, 1er Maire adjoint d’André santini, et vice Président du Conseil Général ou un bout si ce n’est la totalité de Malakoff, canton détenu par son maire PC Catherine Margaté ? A moins qu'il reste tel quel ? A la préfecture des Hauts de Seine, personne n’a encore été chargé de réfléchir à la nouvelle carte…Officiellement. Mais 4 cantons vont disparaître. Qui va en faire les frais ?  

     

    En tous les cas,le débat est vif  : « Nous avons inventé un nouvel élu, le conseiller territorial qui sera au fond, le rapprochement du conseiller général et du conseil régional. Il a des racines territoriales »… « Il restera donc dans un cadre cantonal. C’est d’autant plus facile que le conseil constitutionnel nous a demandé de refondre la carte des conseillers généraux. Et nous aurons les mêmes élus qui géreront le département et la Région » a expliqué Nicolas Sarkozy mardi dernier devant les maires,  en prenant l’exemple des colléges et des lycées gérés les uns par les départements et les autres par les régions, avec ces cités scolaires comme Michelet « où il faut négocier une convention pour savoir qui abandonne sa compétence au profit de l’autre ». Et on en sait quelque chose à Vanves puisque c’est le département a transféré sa responsabilité à la Région pour Michelet, ce qui a arrêté, entre parenthése, le projet d’ouverture d’une partie de son parc : « Ce seront les mêmes élus qui porteront cette responsabilité ». Le ministre Philippe Richert (Collectivités territoriales) a surenchérit en expliquant « qu’en siégeant à la fois au conseil régional  et au conseil général, cet  interlocuteur unique peut être un outil de meilleure visualisation des politiques et permettre à nos concitoyens de mieux comprendre le fonctionnement de nos institutions ».

     

    « Création digne du Dr frankestein, à partir d’un bout du défunt conseiller général et d’un morceau du regretté conseiller régional, et on en fait un hybride qui ne résoudra rien, qui complexifie, qui obscurcit et qui surtout, nuira à la proximité entre les élus et les territoire » a accusé l’opposition de gauche par la voix de  André Laignel, Secrétaire général de l’AMF. « Ils vont favoriser les équipements de leurs cantons. Que deviendront les grandes politiques régionales à long terme comme la formation professionnelle qui ne s’inaugurent pas. Cette réforme marque la victoire des salles des fêtes sur l’innovation » expliquait Alain Rousset président de l’ARF tant durant le congrés de son association des Régions de France que lors du congrés de l’AMF. « C’est l’équilibre total de la décentralisation et de nos institutions qui est en cause. Comment va-t-il pouvoir décider de voter une mesure d’ordre régional qui va à l’encontre de l’intérêt départemental ? Le conseiller territorial est un conseiller général qui siégera au conseil régional. C’est une tutelle du département sur la Région ». Pour ses opposants, « remettre en cause l’élection des conseillers régionaux, c’est porter atteinte à l’existence des régions reconnue par la Constitution depuis 2003, c’est mettre sous tutelle départementale cette collectivité et c’est porter atteinte à la parité qui sera appelé à régresser ». Il sera intéressant de connaître l’avis des candidats aux cantonales à Vanves sur l’une des pièces importantes de la réforme territoriale.