Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • LA GARE SNCF-TRANSILIEN VANVES MALAKOFF LABELLISEE « GARE REMARQUABLE »

    Lancée le 16 septembre 2026 à Paris Gare de Lyon par Alain Resplandy-Bernard, Directeur général de SNCF Gares & Connexions, ce label « Gare Remarquable » met à l’honneur les gares reconnues pour leur valeur architecturale, mémorielle ou esthétique, sur l’ensemble du territoire. La gare de Vanves-Malakoff fait partie des 57 premières gares retenues avec l’ensemble des gars parisiennnes et Versailles-Chantiers en Ile de France, déjà inscrites au titre des Monuments Historiques ou labellisées Architecture Contemporaine Remarquable, et même « patrimoine d’intérêt régional » en 2021 par la Région capitale. « Une belle reconnaissance de son architecture et de son histoire à l’occasion des Journées européennes du patrimoine ! Une plaque sera d'ailleurs prochainement installée sur le bâtiment pour matérialiser cette distinction » avait réagit le maire.  

    Avec la création de ce label, SNCF Gares & Connexions réaffirme la place essentielle des gares dans le patrimoine français, en tant que sites emblématiques des villes et des territoires, témoins de notre histoire collective. Il distingue les gares présentant un intérêt architectural et patrimonial particulier. Cette singularité peut notamment tenir à leur appartenance à un ensemble architectural ou à l’œuvre d’un auteur bénéficiant d’une reconnaissance nationale ou locale. Elle peut également résider dans leur capacité à témoigner de l’histoire ferroviaire, urbaine, sociale ou culturelle de leur territoire. Le label poursuit plusieurs objectifs : mieux faire connaître ce patrimoine remarquable au grand public, sensibiliser à sa préservation en apportant un nouveau regard sur les gares, comme symboles et témoignages passés et présents des territoires. Il rappelle le rôle central de la gare dans les villes et les territoires : à la fois porte d’entrée, point de rencontre et repère socio-historique partagé.

    « Nos 3 000 gares sont bien plus que des lieux de passage : elles font pleinement partie de notre patrimoine - nombre d’entre elles sont d’ailleurs classées ou inscrites aux Monuments historiques - et nous pouvons en être fiers. Certaines sont de véritables joyaux architecturaux, et ont inspiré des peintres, tel Claude Monet et sa série des Gares Saint-Lazare, des écrivains, tel Emile Zola pour La Bête humaine, des cinéastes ou des musiciens. Et toutes sont le cœur battant de nos villes et de nos territoires » souligne Alain Resplandy-Bernard, Directeur général de SNCF Gares & Connexions. « Le label « Gare remarquable » nous invite à prendre conscience du caractère patrimonial unique de ces lieux de vie du quotidien, à les regarder autrement et à célébrer leur beauté. Tout comme les mairies, les places ou les rues commerçantes, chaque gare raconte son territoire, ses paysages et son histoire »

    L’originalité de la gare Vanves-Malakff a été sa reconstruction en 1934  sous la forme d’un pont gare sur les plans de l’architecte Jean Philippot. Edifice ambitieux pour l’époque qui fut inaugurée le 1er Octobre 1934 par F Pic. Elle a permis la suppression des passages à niveau extrêmement dangereux tout comme l’élargissement du pont du clos Montholon en 1931.

    «Jean Philippot avait, après la gare Deauville-Trouvile (1931) et Meudon Rive-Gauche (1935), signé un équipement d’un esthétique moderne et fonctionnelle, proche de l’esthétique industrielle » selon l’auteur de l’ouvrage « Images du Patrimoine » consacré à Vanves

  • LE MAIRE DE VANVES AUDITIONNE AU SENAT SUR LES VIOLENCES EN MILIEU PERISCOLAIRE EN TANT QUE PRESIDENT DE L’IFAC 92

    La commission d’enquête sur les violences sexuelles et sexistes dans les structures périscolaires du Sénat qui mène des auditions approfondies de responsables politiques, d'associations et d'experts (notamment sur les affaires de violences sexuelles et défaillances de contrôle constatées ces derniers mois) a auditionné Bernard Gauducheau en tant que président de l’Institut de formation des animateurs de collectivités du 92 (IFAC92), à l’occasion d’une table ronde réunissant les principaux acteurs de l’éducation populaire où il était accompagné de Philippe Sueur , président de l'IFAC France et maire d'Enghien-les-Bains, de Martial Dutailly, directeur général de l'IFAC, et des représentants de la Ligue de l'enseignement, de la Fédération Léo Lagrange et de l'UFCV.

    Présidée par Agnés Evren, sénatrice (LR), ex-vice présidente du conseil régional, cette mission d'information / d'enquête du Sénat s'est penchée activement sur les défaillances de surveillance et les cas de violences sexuelles ou sexistes commis sur des enfants dans les temps périscolaires, à la suite des faits graves de violences commis sur des enfants pendant le temps périscolaire, révélée dans la presse, notamment dans la ville de Paris. Elle a notamment entendu d'anciens et actuels responsables de la Ville de Paris (dont l'ancien maire Anne Hidalgo et l'édile Emmanuel Grégoire) ainsi que d'anciens ministres de l'Éducation nationale (comme Jean-Michel Blanquer) pour faire la lumière sur le traitement des signalements et les failles de recrutement dans l'animation.

    Ses travaux mettent en cause les difficultés de recrutement, la rapidité des vérifications d'antécédents judiciaires et le suivi des signalements d'agressions au sein des structures d'accueil collectif de mineurs. D’ailleurs, à  l'Assemblée nationale, une commission spéciale examine par ailleurs en cette même rentrée de septembre 2026 une proposition de loi globale visant à apporter une réponse intégrale aux violences sexistes et sexuelles qui doit être examinée dés la rentrée parlementaire le 1er Octobre

    «Face à la multiplication des signalements, cette commission cherche à mesurer l'ampleur du phénomène, à évaluer les modalités de recrutement des animateurs, et à repérer les failles dans le recueil de la parole de l'enfant comme dans la coordination entre acteurs. C'est en effet la confiance des familles qui est en jeu. Cette audition a été pour moi l'occasion de porter la voix du terrain, celle des difficultés que nous rencontrons, nous les maires, au quotidien : le recrutement, la formation des animateurs, l'encadrement, les dispositifs de signalement, et les moyens nécessaires pour garantir un accueil de qualité. C'était aussi l'occasion de rappeler que la protection des enfants reste notre priorité absolue » soulignait Bernard Gauducheau sur son site Facebook

    Occasion de rappeler que l’IFAC 92 a été la première association créée sur le département des Hauts de Seine, en 1975 à l'initiative d'un groupe de jeunes responsables associatifs parmi lesquels André Santini Jean-Pierre Bourdon et Marc Guillemot. Leur volonté était de proposer une autre manière de concevoir la formation et l'animation : proximité avec les territoires et les populations, technicité, neutralité, indépendance et qualité. L’association nationale a été créée en 1984 qui offre une formation, propose l’animation d’activités et la  gestion  d'espaces socioculturels et éducatifs. Elle compte actuellement 22 délégations sur le territoire regroupe plus de 2 000 permanents, forme environ 25 000 stagiaires par an et intervient dans plus de 400 structures d'animation

    C’est l’une des raisons qui expliquerait que Vanves est resté jusqu’à présent à l’abri de ce genre d’affaire. Car Brnard Gauducheau a toujours été attentif au recrutement des animateurs et des professionnels qui côtoient les enfants vanvéens de la crèche aux écoles et aux centres de loisirs, en passant par l’ESCAL et les colonies de vacances. Pas un n’a été recruté avant d’avoir eu un rendez-vous en tête à tête avec lui

  • SOUVENIRS D’UNE RENCONTRE AVEC UN PAPE, JEAN PAUL II , PRES DE VANVES AU SEMINAIRE SAINT SULPICE

    La visite de Léon XIV à Paris et en France qui commence aujourd’hui sera le grand événement de ce week-end que vont vivre beaucoup de vanvéens, nos religieux invités aux vêpres à Note Dame en fin d’apré-midi,  des jeunes au Stade de France ce soir, et beaucoup d’entre nous place de la Concorde ou tout au moins avenues des Champs Elysées ou de la Grande Armée, vu l’affluence attendue. Et cette visite papale était attendue depuis celle de Benoit XVI en 2008, et de Jean Paul II en 1980.

    Ce pape polonaise était venu tout à côté de Vanves, au Séminaire Saint Sulpice d’Issy les Moulineaux qui jouxte quelques habitations de la rue d’Issy,  lors de sa première visite en France, un certain Dimanche 1er Juin 1980 où l’auteur de ce Blog qui faisait ses premières armes de journaliste, a pu faire un reportage paru dans la Tribune Régionale, Point D’appui, journal municipale de la ville d’Issy Les Moulineaux. Lors des Obséques d’André Santini à l’église Saint Etienne, une photo posé sur un chevalet devant son cercueil le représentait s’inclinant devant le pape Jean Paul II lorsqu’il l’avait accueilli au séminaire Saint Sulpice en 1980. « C’était l’une de ses grandes fiertés dont le parc garde la mémoire » avait souligné Mgr Rougié Evêque des Hauts de Seine, en référence au parc Jean Paul II ouvert quelques années après sa visite dans la partie haute du séminaire.  

    Ainsi en ce dimanche 1er Juin, le pape Jean Paul II était arrivé du Bourget, dans un hélicoptére blanc et bleu qui s’était posé dans le jardin intérieur grâce à un pilote expérimenté, mettant à mal toutes les fleurs avoisinantes à cause du souffle dégagé par les palmes, au grand dam du jardinier du séminaire. Il avait été salué dés sa descente par le tout jeune maire André Santini, entouré par la municipalité, Mgr Delarue alors Evêque de Nanterre, le pére Castagné curé de Saint Etienne. Le Saint Pére se vit remettre la médaille de la ville par André Santini, marqué par « sa perception des phénoménes vrais et son sens de l’humain » et signa le livre d’or de la ville. Déjà, beaucoup de ceux qui l’ont approché de prés à cette époque, étaient impressionné par son regard, l’attention aux autres que portait celui que l’on nommait « l’athléte de Dieu ». C’était bien avant l’attentat place Saint Pierre qui l’a affaiblit. 

    Très vite, il rejoignait la chapelle du séminaire, exacte réplique de celle du Château de Versailles dont les extérieurs venaient d’être rénové et réhabilité, où les 130 évêques de France l’attendaient pour une réunion à huis clos de 2H (immortalisé par le photographe officiel du Vatican, un journaliste  de Paris Match et un modeste localier). Une réunion où il avait dressé un bilan sans complaisance de la situation religieuse en France, après les avoir interpellé au Bourget le matin même par cette question restée sans réponse : « France, fille ainée de l’Eglise es-tu fidéle aux promesses de ton baptême ? ».

    « La question fondamentale que nous devons nous poser, nous, évêques sur lesquels pèse une responsabilité particulière en ce qui concerne la vérité de  l’Evangile et la mission de l’Eglise, est celle de la crédibilité de cette mission et de notre service ». Toutefois il remarquait « qu’on ne peut pas nier que l’Eglise en France ait entrepris, et entreprenne de grands efforts en vue d’atteindre ceux qui sont loin, surtout dans les milieux ouvriers et ruraux déchristianisés ». Il ajoutait alors : « On ne peut surtout pas oublier la très grande contribution de l’église et du catholicisme français dans le domaine missionnaire de l’Eglise par exemple, ou le domaine de la culture chrétienne. On ne peut pas accepter que ces chapitres soient clos ».

    En dehors des photos et des discours, il reste un autre témoignage de cette réunion : les fauteuils utilisés par Jean Paul II, l’Archevêque de Paris Mgr Marty et quelques grands cardinaux, étaient ceux du Conseil Municipal de l’époque qu’André Santini avait accepté de prêter. Ils trônent maintenant dans la salle des mariages de l’hôtel ville (ex-salle du Conseil) avec une plaque rappelant le nom de ces éminences qui s’y sont assis. Mais ce n’est pas tout, car André Santini a joué un grand rôle pour que Jean Paul II sorte en voiture décapotable (sur la photo avec Mgr Marty)  du séminaire pour traverser les rues d’Issy les Moulineaux où s’étaient amassée une foule très nombreuse. Il avait négocié pied à pied avec Mgr Marcinkus, célébre cardinal américain à la carrure de rugbyman qui était chargé de la sécurité du Pape et lui avait expliqué qu’il n’avait « aucune confiance dans les services de sécurité français ». Pendant ce temps là Jean Paul II rencontrait les représentants des autres cultes dont le grand Rabin de France, Jacob Kaplan, puis les 130 séminaristes avec lesquels il a dîné.

    Cette négociation fut couronnée de succès. Il est vrai que la sécurité d’alors, n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui, surtout après l’attentat de la place Saint Pierre. Le Saint Père apparaissait beaucoup plus accessible. Et quelle ne fut pas la surprise de l’un des officiers de police du commissariat d’Issy les Moulineaux de voir sa petite fille soulevée et embrassée par Jean Paul II pour le plus grand plaisir de la foule, lorsque le pape est reparti pour sa rencontre mémorable avec les jeunes au parc des Princes, en voiture décapotable à travers les rues d’Issy. La Papamobile n’existait pas encore. « Si le pape Jean Paul II n’avait pas été élu par les cardinaux, il le serait, à l’unanimité par la population » déclarait alors André Santini devant les caméras des journalistes de France 2. Cette journée restera à jamais gravée dans la mémoire de ceux qui ont vu, approché de prés et même salué ce pape qui a marqué le monde de son empreinte, a rassemblé bien au-delà de sa religion. Jamais un localier aujourd’hui n’aurait pu réaliser un tel reportage et approcher d’aussi prés un pape, et surtout Jean Paul II… son regard, son attention aux autres. Mais c’était avant les attentats !