A L’occasion de l’inauguration des Glacières du parc F.Pic, plusieurs tableaux de l’artiste Corsi seront exposées dans l’une d’entre elles aujourd'hui. Ses toiles ont pour thème le parc F.Pic qu’elle avait peint au cours des quatre saisons durant l’année 1989. L’un de ses tableaux représentant justement Les Glaciéres a été acquis par la ville de Vanves. Ils avaient été exposés dans la galerie du Théâtre Le Vanves entre le 16 Octobre et le 18 Novembre 1990 lors d’une exposition dénommée « Parc des Parques ». Monique Corsi avait, à l’époque, expliqué à l’auteur du blog, qu’elle avait eu une « révélation » en découvrant ce parc qui se situait entre son atelier du « 13 » et son appartement de l’avenue du Parc.
« J’ai découvert un îlot magique. J’y suis retournée. Je l’ai traversée, retraversé avant de commencer à faire des croquis, des gravures, et de commencer à peindre des toiles » intitulées « Le manège », « Les deux âges de la vie », « la promenade », « la solitude », « Le dieu des arbres », « le temps des cerises ». Tout un ensemble de tableaux qu’elle a réalisé entre sa série consacrée aux gares et celles à la découverte du monde de l’opéra
Monique Corsi a peint et dessiné pendant deux ans, ce parc sous toutes les couleurs des quatre saisons sans avoir jamais posé son tréteau avec ses pinceaux sur l’une de ses allées ou pelouses. Promenades, observations, croquis faits sur place rapidement d’un trait de crayon, notes de couleurs, lui ont permis de retenir des impressions, des couleurs, une ambiance, avant de travailler dans son atelier. « Au fur et à mesure, on a l’impression de ne pas connaître ce parc. Les vanvéens ne savent pas le regarder. Ont-ils remarqué ces couleurs qui se modifient au fil des saisons et qui créent un véritable enchantement, ses perspectives, ses motifs décoratifs, ses entrelacs de branches dans les allées, ses sites agréables et beaux comme la Maison des Gardiens (devenu le Kiosque ou la Guinguette), la chapelle (Les Glacières), les bassins avec leurs canards en liberté, ses endroits fouillis ou très symétriques » décrivait elle en constatant que « seul le coin de la butte et du manége est triste ». Des propos tenus voilà plus de trente ans qui restent d’actualité à ce jour tout au moins pour les habitués même si son aspect général a évolué au gré des évenements (tempête, canicule etc…)
« Il y a surtout ce sentiment de solitude et du temps qui passe en douceur que l’on ressent ». Peut être, est-ce la raison qu’il qu’il y a peu de personnages dans ces toiles. « D’ailleurs ce parc n’est-il pas complétement désert à certaines heures de la journée, et brouillant de bruits, des cris des enfants, du souffle des joggeurs » descrivait elle en confiant qu’elle aimait s’y promener lorsqu’il y avait le concours de pêche, le cross international, plus tard en fréquentant le « kiosque » avec Jacques Brachet son époux et des amis. « Ces tableaux sont un hommage à la nature, un hymne à la nature ». Mais bizzaremment, elle ne tenait absolument pas à ce que l’on reconnaisse le parc F.Pic.